CHAPITRE XX LES DÉFAILLANCES MINISTÉRIELLES
T4ouvell«a tentatives iasurrectiouaelles. — Les défaillances ministériellBs. — Deux arrêtée. — Mouvement sui' Mazas. — Projet de coup de maia sur la Prérecture de police. — Ce qu'eet la Préfecture de police. — L'insQrreclion au centre de Paris. — Le géniral Herbillon la eulbufe> — Nouvelle attaque et nouvelle défaite des insurgés. —Leurs oruButds. — Les barricades de la soirée. — Divergence entre l'autorité civile et l'autorité militaire. — Deux lellres inédiles du général Magnan.
Après les premières barricades déiruites, le faubourg Saint-Antoine était si solidement occupé par le général Marûlaz qu'aucune chance ne restait à l'insurrection pour s'y reformer et reprendre l'orfensive.
Les ex-représentaat9 l'avaient compris, et, vers midi, suivis des insurgés qu'ils avaient pu rallier, ils se dirigeaient, par petits groupes, sur d'antres points de Paris, le faubourg Saint-Marceau, les quar^ tiers Saint-Denis, Saint-Martin, Belleville et l'Ecole
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de Médecine. Là, ils cherdiaient à exploiter la mort de BaudÎQ et à provoquer une nouvelle prise d'armes. Nous verrons bientôt que s'ils ne pouvaient obtenir tous les résultats qu'ils espéraient, ils réussissaient au moins à organiser une sérieuse insurrection.
Les attroupements devenaient nombreux sur les boulevards, à la place de la Bourse et surtout dans le voisinage des rues Saint-Denis, Rambuteau, Saint- Martin et du Temple. Dans ces derniers quartiers, l'attitude était infiniment plus menaçante que la veille. Les groupes étaient armés ; ils n'attendaient que le signal pour agir.
Dans ces guerres des rues, le personnel des combattants est toujours de deux natures essentiellement différentes : les meneurs et les menés. Les meneurs recrutent, tantôt par la menace, tantôt par l'appât d'un riche butin après la victoire, une foule de besogneux, de désœuvrés qui vont au combat sans entrain' et que le moindre incident pourrait en détourner. L'attitude énei^ique du gouvernement peut diminuer sensiblement le nombre de ces derniers, et c'est dans cette conviction que j'avais demandé, dès le matin, au ministre de l'intérieur, de faire afficher un manifeste, signé de tous les ministres, invitant les citoyens paisibles à ne se mêler à aucun groupe, et annonçant la ferme volonté de faire disperser tout rassemblement par la force, d'user, en face des insurgés pris les armes à la main, de toutes les rigueurs de l'état de siège. Je ne recevais pas de réponse de M. de Momy. Le partage de responsabilité me semblait si naturel que l'hésitation à l'accepter
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