LIS PREHIERS TEMPS DE LA PRESIDENCE
blée et elle se vengeait sur M. Léon Faucher du discrédit qui pesait sur elle. Le renversement du ministre de l'iolérieur était le dernier acte important de cette Chambre.
Le S7 mai 1849, elle se séparait, et, le lendemain 28, l'Assemblée législative venait siéger à sa place.
Ainsi finissait sa carrière cette Assemblée née dans un jour de tourmente et enveloppée dans de telles obscurités' qu'il eût été dillicile, au début, de pressentir exactement ses tendances. Élue sous la pression despotique d'un pouvoir révolutionnaire, elle avait eu le courage de manifester son aversion pour la révolution. Sa majorité était hostile à la République, et cependant elle avait accepté cette forme de gouvernement; elle l'avait fait par sagesse, pour ne pas accuser trop vite ses tendances réactionnaires, et par esprit de conciliation, pour ne pas provoquer, dans son sein, des divisions qui eussent exposé le pays aux plus graves périls. Pour la migorite, la République voulait dire trêve, continuation de l'interrègne. L'avenir restait ouvert aux espérances de tous les partis ; mais cette magorité avait compté sans le pays, et, ce qu'elle n'avait pas osé faire, nous avons vu comment, au Dix-Décembre, la nation le lui avait imposé.
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