‹ Mémoires sur les animaux sans vertèbresChapitre 11 sur 83 · J'JO O*' MÉMOIRE, DESCRIPTION · texte numérisé non relu

J'JO O*' MÉMOIRE, DESCRIPTION

au plus haut degré des prérogatives de i'animiil composé. L'analomie était en quelque sorte nécessaiie pour dév'oiler sa vraie nature; et l'on peut dire que, sans elle, les animaux dont se forme chaque étoile du Botrylle eussent toujours été coiisitlérés comme un seul animal (a).

On voit aussi que si un degré trop élevé dans l'organisation s'oppose à la réunion matérielle de plusieurs individus en un seul être, un degré moyen pourrait bien lui être favorable, puisque le sys'ème nerveux des Ascidies, loin de nuire aux facultés de l'animal composé par elles, lui en procure d'innninentes qu'on chercherait peutêtre vainement dans les classes inférieures.

Le propre, l'essence des Ascidies composées réside donc dans la convergence et dans l'union plus ou moins directe des orifices de l'anus, union qui établit la réciprocité de certaines impressions

» tanta vi exploduntur, ut ingeiiti saltii opposituin fove,œ Tù ?naT'gifiem tranniUanty). G.ertn. apud Pall. Spicii. Zool. ^ fa.'C. Xj pag. 58.

(a) Pallas se faisait une idée singulière de ces étoiles ; il les regardait coninie des animaux pourvus de plusieurs têtes, et qui en acquéraient tous les jours de nouvelle.-;. « Quis en'un e Gœrtneri ohservationibus non conchidal . ■» singulccm liujus crustœ Zioophytœ slellani ?ion iniiiin » cs&e jlosculum seu laiicum capiit , sed Polypiun qucisi » ?niilticipitem j et subnasceiitibits cofitinno novia capl- 5) tihus puUulantem » ? Spicii. Zool.^ fasc. x^ pag. 35.

DES ASCiniES SIMPLES. 121

cl la société où la vie cominune. Voilà le caractère qui résulte de leurs qualités actuelles et positives. Quant à l'origine de ces qualités , il faut la chercher dans la composition même de l'œuf; car il est évident que le dépôt successif de plusieurs germes indépendans, quelque régulier et symétrique qu'on le suppose, ne produirait jamais que des groupes analogues à ceux de l'Ascidie rameuse ou de l'Ascidie lépadiforme, dont les individus s'attachent les uns aux autres sans que ce rapprochement puisse établir entre eux aucune véritable liaison organique.

Nous avons déjà prouvé l'existence de ces germes composés, cjui seuls excluent les suppositions cju'on pourrait faire à l'aide de germes simples. Je conviens que le nombre apparent des embryons particuliers est très -borné dans chac|ue œuf. Celui d'un Pyrosome , qui aura quelques milliers d'individus, n'en olîre cjue quatre; et je n'oserais assurer que ceux des Botrylles et des autres Ascidies sociales en montrent autant de bien distincts [a). Mais ne doit-on pas supposer que l'accroissement antérieur de ces fœtus visibles, est nécessaire à l'apparition et aux premiers dé veloppemens des fœtus invisibles, qui profitent de leur nourriture, et c[ui, s'alimentant

(a) J'ai fait l'eprésenter l'œuf du Ilotrylle plandie xxi, fis i.-t.

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