‹ Mémoires sur les cent jours: en forme de lettresChapitre 27 sur 30 · SEPTIÈME NOTE · texte numérisé non relu

SEPTIÈME NOTE

Pagea7.— <( Le systèmedece ministre de i8i4r y> qui avait considéré la Charte comme un leurre y> jeté au peuplé français, pour satisfaire une faù- » taisie d'un jour, dont ce peuple se dégoûterait » bientôt lui-même. »

Tel étitîl en effet le système da ministère de 1 8 ï 4 ;^ mais il a été remplacé par un systènie béatt6^>up plus habile. Ce n'est plas d^ l^CWte qti*on veut se défaire ; c'est à< l'aide de ladiârté^ qu'on veut enlever au peuple français les gai^iftl^jf qu'il croy^ avoir conquises. Un écrivain célèbre' a le premier indiqué la route qu'il fallait suivre potir aftteindré ce but. L'ordoimati^e du 5 «eptetnbre* nôuV avait éloignés de cette* rôiite \ utt d)éploràbl4 événement nous y a rameniés bn- 1820. £n 'èâtec, si'la ioi^d^v lections est calculée dé manière & foirci de lafichfrtttjb bre des députés la réunion des âttS'^thl miliistérrë ; si en même tewps i'a$oenâant*de4a gtfàinde prdpriévé foncière est tel "que le ministère soit forcé d'obëir à la classe privitégiée qui possède encote^la grande moitié du sol ; si oette classe, qui «déporte elle-mémè^ à la chambre élective , dirige les lois dans un seubs faTÔràbte à la coHeentration de ^lei 'propriété, et contraire & l'influence de rindùsiriè ; si'IeiS ministres,,

contraints à une soumission passive^ confient toutes les places aux membres ou aux instrumens de cetteclasse \ si les fonctionnaires sont mis à l'abri de toute poursuite , et trbuyent uu brevet d'impunité dans des dispositiofis impériales soigneusement conservées dans cette intention ; si la publicité devient impossible à la tribune par des^ règle:zien3 oppressifs et des vociférations sauvages^ si la pç^se est également rendue muette par la privation du jugement ' par jijirés , il fliudcait être bien difilciie pour n« pas ^ conteûteir d^ la Charte ^ et bien: ^aveuglé par FaxQkOurt 4n pa^é .pour regretter r^uicieu régime; J^ussi.^uis-ja^;lQ;n^ d'accuser dà maïuvaise foi ceux ^.iy j^rès aif^jr- ijUravaillé toiUQ ■ Icfiir. vie an rétabli^^ipent dorÇ^t. ancien régime^ .se proclament an* )Pi^f(i'h»<i le^<amis 9i>de|LS.idQ la Charte* .Ils l'aiment tf4iç> ({Q.'iU trfkVfuilient^à laifairepâ&aepit ans detàton- 9jÇii»e9A et,d^ i^^tatilves \ ils'KainMnt., parce qu'ils verdiraient . ia J^^ià^e^ le levier, da rariatocratie, et que ]M»«f1 qv'feU^ Iffîa^ive à souhait , ihnà; leur manque quç Yéltkiff94tnjdf9i: de: quelques hommes> qu'ils esparlent prolQfjiire,.' le perf«kïiioQnemeDLt de quelques lois qu'ils tâii;h^ront4je façonner à leur gré> d'imposer parja^vîpli^c^y d exécute^ par la ruse, enfin, l'esclavage dfL.f^|te:i^ribune, qui ne les importunera ..pas long-temp$« ; i

' Ces choses obtepUes , qu'importe <fu'un ministre des finances n;e puisse pas, comme labbé Terray^

donner des croupes et des pensions de sa seule autorité , s'il n'a besoin, pour dispenser ce génie de bienfaits , que de l'aveu des pensionnaires euxmëines s'iiilitutant députés ? Qu'importe que tes intendans ne soient plus investis d'une autorité' sans bornes, si cette autorité est dévolue à des préfets inattaquables et irresponsables? Qu'importe qu'il n'y BÀt plus de prison» seus le nom de Bastille , sr la police a ses dépôts, se^ salles, ses cachots, d'où nul i^e peut sortir, au nul ne peut pénétrer? Qu'imparte que lai presse ne seit plus sous, le joug de la censure , si la détention et les amendes sont le priv de toute réclamation courageuse ou* de toute véri téindiscrète 7 Bien au contiraire, ce changement de &>rmes serait pour ceux qui l'exploiieni un immense avantage : la fiction du vœu populaire les affranchie rait de toute responsabilité indWiduell^. Heureux le pouvoir , quand il a pour excuse et pour autorisation l'apparence de la volonté nationale-, et qu'en gouvernant un peuple comme ce peuple ne veut pas être gouverné, il peut faire dire aux organes ostensibles de ce peuple qu'il est gouvorné comme il veut l'être..

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