‹ Mémoires sur les Comités de salut public, de sureté générale et sur les prisonsChapitre 18 sur 126 · XXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXII INTRODUCTION

Il arriva un moment où les gens révolutionnaires, partisans du gouvernement populaire, se virent avec dépit et avec terreur débordés et menacés par les gens de la haute main, poursuivant avec la ténacité et le flegme des hommes absolus, le triomphe de leur plan d'absorption systématique de tous les pouvoirs au profit d'un idéal de dictature plus ou moins déguisée. Les gens d'examen et les travailleurs ne s'inquiétaient guère des gens révolutionnaires, incapables de viser à l'empire et bons d'ailleurs pour la rédaction des rapports et le gouverne ment des clubs ; mais ils se méfiaient des gens de la haut main qui les jalousaient et les redoutaient. « Il se manifestait souvent, dit l'auteur des Mémoires sur Carnot entre les membres du Comité, des dissidences sérieuse sur certains points de la politique et de la législation particulièrement sur l'emploi des moyens révolutionnai res; mais l'accord fondamental ne fut rompu que pa des exagérations et par des prétentions ambitieuses. »

Cet accord fondamental fut rompu, nous l'avons di à la fin de 1793, et surtout au milieu de 94, durant cet! période d'effervescence que Grégoire a caractérisée e l'appelant, « les jours caniculaires de la Révolution Robespierre et Saint-Just étaient mécontents de Carne dont ils enviaient la supériorité dans la conduite d affaires militaires, et dont ils accusaient la modératio Ils poursuivaient leur plan de domination: en essayant i faire attribuer au bureau de police générale une sor de dictature indépendante des comités et de la Conve tion elle-même. Ils avaient tenté de faire donner à Ce thon le rôle de rapporteur attitré du Comité de sa] public par méfiance de Barère lui-même dont les suc<

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