‹ Mémoires sur les principaux travaux d'utilité publiqué éxécutés en Egypte depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos joursChapitre 18 sur 61 · feddans X 84^=1.330.000 fr · texte numérisé non relu

feddans X 84^=1.330.000 fr

Les autres, au nombre de 187.311, ne pourraient être évalués qu'à au plus 1/4 de la valeur de ceux de l'Ouadée en plein rapport; on a 21 francs le feddan et pour les 139.311 feddans 2.925.581 francs. Ce chiffre semblerait trop minime quand on pense que ces terres ont été évaluées à 30.000.000 de francs.

Mais prenons un autre système, qui semblera plus juste.

Les terrains de l'Ouadée, qui étaient en plein rapport, pouvant être arrosés par les eaux des crues pendant les inondations, et ensuite en partie par irrigations pendant les étiages, ont été payés par la Compagnie 200 francs l'hectare ou Sk francs le

feddan. En appliquant ce prix à tous les terrains que pouvait posséder la Compagnie, même d'après l'arbitrage, c'est-à-dire 60.000 hectares, ce serait 12.000.000 de francs.

Faisons une autre estimation : les terrains dans les plus belles conditions possibles, à proximité des eaux d'étiages et des crues, comme dans le Gherkiëh, coûtaient dans l'année de l'arbitrage 250 francs le feddan. Sur le parcours du Canal d'eau douce, depuis Abou Zabel jusqu'à VOuadée, on pouvait à la même époque acheter les terrains sur le bord du désert à 200 piastres le feddan, ce qui fait environ 60 francs; or ces terrains sont encore bien meilleurs que ceux qui existent du Sérapéum à Suez et de Timsah à Ferdanne et Cantarrat, etc., etc.

Ainsi en mettant les 15.8i0 feddans de bons terrsdns à 260 francs le feddan, on aurait 3.920.000 francs; les 139.311 feddans à 50 francs font 6.965.550 francs; et le total 10.886.660 francs.

Qui a jamais pensé à faire l'achat de terrains dans le désert, le long même du Canal d'eau douce, aujourd'hui? quel est le cultivateur ou l'homme connaissant l'Egypte qui ira employer ses fonds à faire l'acquisition de terrains dans le désert, quand il peut en posséder à des prix très-bas dans les terres cultivées, où ils sont bien meilleurs et où pour ainsi dire il n'y a qu'à en semencer pour avoir immédiatement un produit. Dans le Fayoum, dans les environs d'Alexandrie ou la province de Béhéré , dans le nord du Delta ou du Daccaliëh il y a des 100.000 feddans à cultiver et dont beaucoup rapporteraient, la première année de leur mise en culture, un produit net plus considérable que le prix d'achat. Des feddans de terre sur d'autres parcours pourraient s'acquérir à 200 piastres, et pourraient rapporter en une récolte, en orge, plus de 400 piastres, produit net.

Autre calcul :

Dans une grande propriété, on admet que l'on cultive ordinairement en produits riches ou d'été arrosables pendant l'étiage, un tiers de la propriété. Puis admettons encore que les deux tiers ne soient cultivés que par inondation, comme dans la Haute-Egypte, et comme d'ailleurs M. de Lesseps l'avait admis et annoncé dans ses instructions, 100.000 feddans par inonda-

tion et 30.000 sëfi. Mettons la première catégorie à 250 francs et les deux autres tiers à 70 ; et en admettant les résultats donnés parla Commission, c'est-à-dire 60.000 hectares pour la culture ou ii2»857 feddans , on aura :

Un tiers = 47,619 k 250 = H. 904.750 fr. Deux tiers = 95,238 k 70 = 6.666.660

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