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Par ce dernier calcul, le plus avantageux de tous pour la Compagnie, on aurait payé en plus, d'après le calcul adopté à l'arbitrage et sans raison : 11.428.680 francs.
La seconde question sur laquelle nous allons donner notre avis est celle des ouvriers.
Nous ferons remarquer avant tout que dans le règlement des ouvriers du 20 juillet 1856 , il est dit à Tartide 2 que la paie allouée aux ouvriers sera fixée suivant les prix payés en moyenne pour les travaux des particuliers.
D'après ceci on doit bien comprendre que le salaire n'était pas fixé pour toujours , et comme les travaux devaient durer plus de quatre années (ils en ont duré dix au moins) on ne peut penser que le salaire de l'ouvrier devait être le même pendant toute la durée du travail , quand celui des ouvriers travaillant pour des particuliers aurait augmenté. Etait-ce le Gouvernement égyptien qui devait donner aux ouvriers travaillant pour laCompagnie la différence occasionnée par Taugmentation de salaire des ouvriers travaillant pour des particuliers? ou bien les ouvriers du Canal devaient-ils perdre cette augmentation qu'ils pouvaieiit trouver en travaillant ailleurs? Certainement ni l'un ni l'autre ; et puisque le salaire avait été fixé selon ce qui se payait par des particuliers à la date du règlement, la Compagnie devait toujours continuer à donner comme salaire à ses ouvriers ce que les particuliers auraient pu donner aux mêmes ouvriers.
Le Gouvernement devait donc fournir les ouvriers, et la corvée étant abolie, il devait seulement être responsable de la différence du prix du salaire que l'on devait donner aux ouvriers qu'il fournirsdt aux prix que donneraient les particuliers pour
leurs travaux, et celui des ouvriers libres qui se présenteraient à la Compagnie; c'était à elle à s'en pourvoir où elle pourrait.
Toujours selon l'article .2 du règlement, il est dit : que la paie de l'ouvrier sera de la somme de deux piastres et demie à trois piastres par jour, non compris les rations. Ceci devsùt être satis-^ faisant à l'époque même de la date du règlement, car s'il n'en devait pas être ainsi, comment aurait-on fait pour les rations? devaient-elles rester toujours à la même valeur? alors, comme elles augmentaient tous les jours de valeur, la Compagnie eûtelle été dans son droit en ne donnant que demi-ration, si celles-ci étaient montées au double de valeur?
Il est donc bien entendu, pour tout homme équitable, que la paie de l'ouvrier devait augmenter, ainsi que la valeur des rations, selon ce que les particuliers payaient, et cela aux frais de la Compagnie.
A la date du règlement, d'après ce qui a été dit, la paie était: pour un enfant au-dessous de 12 ans de 1 piastre, pour les hommes ordinaires 2 piastres et demie; pour les hommes forts 3 piastres.
Ordinairement sur les travaux, on avait :
!/S hommes forts k 3 piastres.
1/4 hommes ordinaires k 2i/2id.
Mk enfants à i id.
la moyenne serait donc sur 20.000 ouvriers qui travaillaient à
l'Isthme :