‹ Mémoires sur les principaux travaux d'utilité publiqué éxécutés en Egypte depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos joursChapitre 38 sur 61 · à 6 fr. le mètre cube · texte numérisé non relu

à 6 fr. le mètre cube

Excavation terre, travail obligatoire 61.138.895"* à

0,20 le mètre cube 12.784.719

Excavation pierre friable, graviers 12.840.000

24 ponts barrages sur le canal, à 150.000 fr. Fun. . . 3.600.000

24 déversoirs du canal sur les terres 2.400.000

Murs de soutènement à Siout 200 000

Autres murs de soutènement à différents torrents. . 300.000

Total 39.189.151 fr.

Somme à valoir 10 p. 100. . . . 3.918.915

Total général ' 43.108.066 fr.

Quant à l'excavation du canal» elle se fera par la population agricole, car chacun profite des avantages d'une œuvre semblable ; c'est donc un travail obligatoire rémunéré par les bénéfices que chacun en retirera pour son terrain ; d'ailleurs chacun travaille pour ainsi dire non dans sa province, mais près de son village même.

Le cubage du travail étant de 61.138.895 mètres cubes, c'est un travail facile pour 100.000 hommes en six campagnes de cent jours.

Or, dans la Haute*Égypte la population, pendant le ten^ où commence Tinondation jusqu'à l'époque des semailles, c'està-dire de juillet à octobre ou cent vingt jours, n'a pour ainsi dire rien à faire ; car on n'ensemence pas le doura et les cultures d'été comme dans la Basse -Egypte. Puis après les semailles jusqu'à la saison des récoltes qui commencent en avril, la population est encore libre pendant quatre mois et peut fort bien travailler au creusement du canal, puisqu'il est tracé en dehors des terres inondées et cultivées. Le travail, donc, opéré par 100.000 ouvriers est fort léger pour la population de la Haute- Egypte.

Si les bras ne manquaient pas, on pourrait encore acquérir, par les eaux de ce canal, de nouveaux terrains sur les bords du désert, comme en amont de El-Kel, à Esnè, à l'ouest d'Asfoun, à Réségate, Arminte, dans les environs de Farchiout, à Benè- Ali près Monfalout, à Hiniet, Behnessè ; msds surtout dans le Fayoum, où l'on peut trouver quelques centaines de mille feddans à cultiver à nouveau : dans les plaines de El-Garac, l'Ouadée-Relan, etc.

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