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de ce caoal de Thérièh, les eaux arriveront sur la partie la plus élevée des terrains qu'il s'agit de rendre à la culture, elles les couvriront d'une couche d'eau suffisante.
Ces terrains étant plus élevés que ceux de l'autre partie du lac, celle où sont les plaines de sel et la cuvette, les eaux qui pourront le couvrir en arrivant par le canal de Thérièh, aprëâ être restées quelques jours sur ces terrains, seront déversées dans l'autre partie plus basse ; et quand, dans cette partie, elles seront assez élevées pour s'écouler dans la mer, on leur ouvrira un passage non à Hex où il y en a déjà un, car ]es troubles apportés de ce côté pourraient nuire au port, mais à Âbou Sir, tout à fait à l'ouest et en dehors de la rade d'Alexandrie.
La partie haute, comme nous l'avons dit, est évaluée à AOl.637.600 mètres carrés.
Comme il faut la recouvrir d'une couche d'eau de 0,50 centimètres en moyenne, il faut donc pour cela 200.818.800 mètres cubes d'eau.
On doit à chaque saison des crues renouveler six fois ces eaux; il faut donc que le canal pdsse apporter ces eaux et qu'il ait des dimensions convenables pour fournir cette énorme quantité d'eau en six mois, temps pendant lequel les eaux peuvent couler dans cette partie. Ce serait donc par quinzaine 200. 818.800 mètres cubes et en six mois 1.20&.912.800 mètres cubes.
La pente du NU à Thériéh, pendant les hautes eaux, est jusqu'aux terrains hauts du lac de 8 mètres (1) ; la vitesse déduite de celle que Ton a observée dans le canal actuel est de 0",50 par minute.
Ce canal a une hauteur moyenne d'eau, pendant six mois, de A mètres; un canal, qui aurait une section de 06 mètres, fournirait en six mois une quantité de 1 .2iA.160.000 mètres cubes ; ce qui est plus que suffisant pour recouvrir six fois ces terrains d^une couche d'eau de 0",60, et produire, par conséquent, six lavages dans une saison : ce qui est plus qu'il n'en faut pour les rendre à la culture dans deux années.
(1) Elle est de il",60 Jusqu'à la mer; le fonds du lac est à 0",80 plus has que la mer.
Dans la digne qui séparerait la partie haate de la basse, on établirait des déversoirs, pennettant aux eanx de couler de Tune dans l'autre, après s'être saturées des sels de la partie supérieure.
L'écoulement des eaux qui auraient inondé le bassin supérieur apporterût déjà dans l'autre une partie des troubles prov^iant du Nil et du lavage des terrains de ce bassin.
Après les deux années nécesssdres pour rendre à la culture ce bassin supérieur, le canal s^t entièrement employé pour le bassin inférieur et la cuvette du lac.
La superficie de celle-ci est estimée à i7.6l9 feddans oa 199 999.800 mètres carrés, dont une partie au niveau de la mer et l'autre à 0",80 en contre-bas; ce qui fait une moyenne de 0",&0 qu'il faudrait remplir. Pu» encore autant pour avoir des terrûns à O^^AO au-dessus de la mer, ce qui est plus que suffisant; car il n'y a pas d'infiltration de la mer à l'intérieur.
Ce serait donc un cubage de 1.599. 998. AOO mètres cubes de limon qu'il s'agirait de faire apporter par les eaux du Nil.
Il est prouvé, par un grand nombre d'observations, que dans certains lieux bas. pris dans une digue, dans les bassins d'inoDdation de la Haute-Egypte surtout, il se déposait pendant une crue ordinaire de 0"',i0 à 0",50 de limon et même davantage, mais ce sont des cas exceptionnels.
Par d'autres études et expériences nous avons trouvé que par mètre cube d'eau, on n*obtenût qu'un dépôt de O'^yOiS d'^iaisseur dans des circonstances favorables; nous prendrons seulement 0'*,0i ou la centième partie du mètre cube.
Le canal apportera, comme nous avons dit, 1.2Ail. 160.000 mètres cubes d*eau dans les six mois où il coulera ; ce sera donc, selon l'expérience, un apport de 12.iA1.600 mètres cubes par saison de crue.
Le cubage en limon que nous avons calculé nécessûre peur combler la partie basse, ou le bassin inférieur du lac, étant de 1.599.998.A00 mètres cubes, elle serait donc exhaussée audessus de la mer de O^fAO et parfaitement cultivable en douz« ou treize années; mais beaucoup de ses parties seraient rendues à la culture ayant ce temps; plus tard, Técoulement des eaux
servant à rinondation de ces terrains pourra s'écouler facilement à la mer.
On voit donc que par ce moyen les terrains composant ce que l'on nomme le lac de Mariout et ses dépendances peuvent être entièrement rendus à la culture en treize années, et deux années seulement sufSraient pour la partie haute.
Les travaux à exécuter pour cela sont :
Une digue préservatrice pour les terrains et les jardins le m. cvb.
long du Mahmoudiéh, cubage 62.955
La digue de séparation de la partie haute ( bassin supérieur) et de la basse (bassin inférieur) 100.755
La digue formant le bassin supérieur et le séparant des
terrains déjà cultivés 50.320
Le canal de Thériéh à creuser et h élargir 1.884.045
Total en mètres cubes 2.098. 076t
Ce qui représente l'ouvrage de 21.000 hommes à peu près pendant cent jours, et un travail bien minime comparé à ceux que Ton exécute d'ordinaire en Egypte.
Quant aux travaux d'art, tel que :
Le déversoir à la mer à Âbousir avec vannes ; on peut Tes- fnnu.
timerà. . • 25.000
Déversoirs k la digue de séparation des deux bassins supérieur et inférieur 400.000
Syphon avec vannes sous le canal de Rhatatbé 200.000
Total 625.000
La valeur des terrains serait de cent fois supérieure à celle de la dépense, et les revenus que l'on en obtiendrait par année seraient de plus du quadruple; tout en transformant un terrain aride, un lac malsain, infect, en magnifiques campagnes comme le reste de l'Egypte. C'est ainsi que les désastres occasionnés par la guerre en 1800 seraient entièrement réparés.
Quant aux 76.753 feddans de terrains cultivables situés aux environs de Mariout, de Hoche Issé et dans la province de Béhéré en remontant le long du désert jusqu'au Nil, ils n'attendent que le curage d'anciens canaux existant déjà et des bras pour devenir aussi productifs que toutes les autres terres du Béhéré.
CANAL DB COMMUNICATION DE LA BRANCHB DB ROSBHB A CBLLB DB DAMKTTB.
Ed 18S5, M. Linant présenta au Conseil général des Pont&-et- Chaussées, dont il avait Thooneur d'être président, un projet ponr améliorer les transports à Alexandrie des denrées provenant des provinces de Daocaliéh, Bas-Gherkiéh et de la partie nord du Delta.
U est vrai qu'à cette époque les voies ferrées que possède rÉgypte aujourd'hui n'existaient pas encore ; mais quoiqu'il y ait aujourd'hui uoe voie de Talkha à HahaUet et à Dessouk, cela n'empêche pas qu'une voie de communication à l'aide de canaux et au nord des voies ferrées serait encore fort utile, surtout si les dépenses pour l'établir devaient être minimes; la circulation par ces canaux* des produits de bas prix, coûterait moins que par le chemin de fer.
Par exemple, à l'époque dont nous parlons, les barques chargées de riz et de coton qui, des environs de Damiette, de Hansourah, et du côté du Delta où sont Diast, Chirbine et Nabaro devaient se rendre à Alexandrie, étaient obligées de remonter jusqu'à la pointe du Delta et ensuite de descendre la Branche de Rosette pour prendre le canal du Hahmoudiéh. Ce voyage devenait extrêmement long, quelquefois même il durait quarante jours; aussi les transports revenaient-ils fort chers.
Si nous revenons sur ce projet, c'est que nous pensons qu'aujourd'hui encore il y aurait avantage à le mettre à exécotion : un pays où les communications sont si faciles à établir par la nature du sol, n'en a jamais trop,
Le canal projeté allait à peu près directement de Diast ei Cafr-Batra à la prise d'eau du Bahr Saîdi, au nord de Dessoui, presque à Fouah. On avait pensé que l'établissement d'un td canal serait beaucoup moins dispendieux qu'une voie fiorée; l'établissement de la chaussée, pour ce dernier moyen de
;i) Voir la planche 1.
communication, et les travaux d'art à exécuter pour franchir les canaux devaient entraîner des frais plus considérables, car pour le canal on devait profiter de plusieurs parties de canaux qui se trouvaient déjà creusées.
Le tracé qui va être indiqué ét^t le plus économique, il ne coupait aucun des canaux servant à Farrosage de la province ; afin d'éviter les travaux d'art, il était établi à la limite extrême des terrains cultivés et les séparait des parties incultes, marécageuses du lac Bourlos; il formait ainsi une entrave à l'eau des lacs qui quelquefois, lorsqu'ils sont trop pleins et que les vents du nord soufflent avec violence, arrivent jusqu'aux terres ensemencées.
L'entrée de ce canal dans la Branche de Damielte étant à , Diast, serait creusée à nouveau au village de Gottamieh, puis par le canal de ce nom qu'il faudrait approprier à ce projet jusqu au grand canal de Nabaro, conduisant à Gafr Gératdé, par le pont de Demiré, déversoir du canal de Nabaro.
Plus loin il faudrait approprier le canal à la navigation jusqu'à Gafr Geraïdé.
De Gafr Geraïdé, il se rendrait à Bialé et au déversoir de Tiréh. De Bialé à Ebichan on profiterait d'un ancien canal, et à ce point on voit un pont servant de déversoir vers les terres incultes du Berriéh.
Ensuite on gagnait le pont El-Homaf , qui est le déversoir du canal de Gafr Ghek.
Dans ce parcours on profitait de plusieurs parties de digues et de canaux, qui indiquent la ligne de démarcation des terres cultivées et de celles qui ne lé sont pas.
Du pont de El-Homar à celui de Necherté, le canal devra être creusé à nouveau, quoique l'on profite aussi des mêmes circonstances que dans la distance précédente.
De Necherté au pont de Sanhour autre déversoir, ce sera un nouveau canal à faire.
Enfin U en est de même du déversoir de Sanhour au Bahr El Saîdi.
Ge canal serait d'une longueur totale de 77 kilomètres, et les travaux de terrassements sendentde 3.500.000 mètres cubes.
— Uh -
A l'entrée an Bahr Saldi et à Diast, il faudrait établir deux sas édosés pour le passage des barques dans toutes les saisons, plus deux déversoirs et des modifications au anciens; ce qui ne peut coûter moins de 2.000.000 fr. en total.
Le tracé de ce canal ainsi conçu, le place en amont, mais il rencontre tous les déyersoirs des canaux vers les terres incultes qui environnent le lac Bourlos, et les eaux de ces canaux, au liea de se déverser inutilement dans le Berriéb, seront celles qui alimenteront le canal sur tout son parcours, sans nuire en rien aux irrigations.
Dans cette partie du Delta les eaux ont une petite profondeur, et on les aura avec l'écoulement des canaux d'airosages toujours au moins au niveau des terrains ; les déversoirs serviront pour en laisser écouler le trop plein.
Les deux extrémités de ce canal sont presque de niveau, à deux décimètres près; il présentera donc un long bief pour ainsi dire sans autre courant que celui qui ira momentanément tantôt d'un côté, tantôt de l'autre avec bien peu de vitesse, soit qu'il reçoive l'eau d'un autre canal, soit qu'il laisse échapper par un de ses déversoirs le trop plein de ses eaux.
Ce canal qui serait alimenté par les eaux des canaux d'écoulement des provinces, qui ne sont plus chargées de limon, puisqu'elles l'ont déjà déposé sur les terrains de leur parcours, ne recevrait que de l'eau claire, et par conséquent ne ae comblerait pas facilement.
De plus, se trouvant éloigné des prises d'eau des canaux alimentaires qui arrivent jusqu'à lui à cause de la différence de niveau qui existe du canal projeté à la prise d'eau des autres, il pourrait être alimenté à 3 mètres même au dessus du sol où on le creuserait, et par conséquent être fait en remblais ; ce qui n'aurait d'ailleurs aucun avantage.
La berge de ce canal servira de défense contre les eaux des marais de la partie sud du lac Bourlos, et en même temps sa berge et ses cavaliers présenteront une ligne de défense et une route stratégique très-fortes ; ce sera donc une ligne de fortifications qui ira de la Branche de Damiette à celle de Rosette, comme l'est le Mahmoudiéh d'Alexandrie pour la Branche de
Rosette, pouvant annuler facilement une expédition débarquant sur les côtes, et empêcher qu'elle puisse s'interner en laissant & droite et à gauche les forts de la Bouche de Rosette, ceux de Diamette et de Bourlos. Sur une ligne de défense semblable il est facile, avec peu de troupes md)iles, d'empêcher une invasion de ce côté.
PROJETS POUR RENDRE LE KHALI6 DU CAIRE CANAL SÉFI, ET POUR EFFECTUER UNE DISTRIBUTION D'EAU.
Une des plus grandes préoccupations de Méhémet-Ali fut de fournir de l'eau à la ville du Caire, et bien des projets avtiient été conçus et étudiés dans ce but, avant d'en venir à celui d'une distribution d'eau bien ent^due sur une grande échelle; parce que l'on ne permettait pas alors les grandes dépenses en machines et en matériel, comme cela fut accordé plus tard.
Nous parlerons ici de plusieurs projets, et de celui de la grande distribution d'eau qui fut fait en 18i9.
Du moment où l'on eut déjà fait des canaux séfi, c'est-à-dire donnant de l'eau pendant l'éUage, on pensa d'abord à creuser le Khalig du Caire assez profondément pour y avoir de l'eau courante toute l'année, ce qui aurait servi encore à arroser les terrains au nord du Caire; mais il se présenta plusieurs obstacles à ce projet.
Le bras du fleuve, où le Canal du Caire a sa prise d'eau et qui forme l'Ile de Rhoda, se trouvait souvent entièrement à sec pendant l'étiage; il aurait donc fallu d'abord creuser ce bras très* souvent ensablé sur une assez grande longueur.
Les fondations des édifices qui sont sur les deux côtés du Khalig, les ponts, maisons, mosquées, etc., n'ont pas leurs fondations assez profondément établies pour la profondeur où devrait être ci*eu8é le canal, et tout s'écroulerait si l'on excavait plus bas.
On pensa aussi à établir des machines élévatoires à la prise d'eau du canal ; mais tous les égouts des mosquées» des mai-
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sons, qai viennent aboutir dans le Khalig, en auraient fait un 6goat infect toute Tannée.
On pensa alors à fûre un égout collecteur au milieu du Khalig, où les eaux pendant les crues auraient passé et eotralné toutes les .immondices, puis, sur cet égout, un canal en nuiçonnerie où les eaux élevées par des machines auraient coulé, et où la population serait venue puiser l'eau pour sa consommation soit à des bassins, soit à des fontaines.
C'eût été sans doute une amélioration, mais ce n'était pas encore ce qu'il fallait, d'autant plus que le Khalig n'a que douze à quinze mètres de largeur environ, et qu'avec ces dimenâons on ne pouvait en faire une grande voie de circulation.
Alors on pensa à une autre combinaison , toujours parce que l'on reculait devant les dépenses d'une grande et vraie distribution d'eau pour la ville.
On pensa à creuser un canal qui aurait sa prise d'eau assez loin au-dessus du Caire pour que, à Tétiage, avec la pœte qui existe, en venant tomber dans le Khalig, il pût être alimenté sans être creusé plus bas que ne le permettaient les fondations qui se trouvaient sur ses rives.
Comme la pente du Nil au-dessus du Caire est d*en^ron O'^.OSQ par kilomètre, en prenant la prise d'eau du canal un peu au-dessus du village de Kérématte, là où l'on voit un rocher sur la bei^e, on aurait eu une pente assez grande pour que les eaux conduites par ce canal pussent arriver à la {râe d'eau du Khalig, en lui donnant une nappe d'eau de deux mètres au-dessus de Tétiage.
Dans ce but, on creusa à Kérématte une nouvelle prise d'eau pour le canal de Cherg Atféh ; celui-ci fut aussi creusé plus profondément et élargi. Plusieurs canaux devant servir pour celai que l'on projetait furent également creusés jusqu'à Eter-d- Nabè.
On avait projeté de faire passer ce canal dans les décombres de l'ancienne ville de Fostat ou Vieux-Caire; et aussi on avut pensé de le conduire par derrière la Citadelle, pour qu'un de 9es embranchements vint déverser dans le Khadig, au nord da Caire; mais le rocher étant à la cote de 6A"',78 plus haut que
l'étiage du Nil aa Mékias, on ne pouvait penser à ouvrir sur ce point vifïe tranchée pour y faire passer un canal.
Le travail du creusement du canal alimentaire pour le Khalig fut alors abandonné.
En 18&9, S. À. Abas-Pacha voulut que Ton travaillât enfin à la distribution d'eau pour la ville du Caire; il voulait un grand embranchement allant à son palais de TAbasdéh. M. linant-Bey fut chargé de ce projet.
On commença les nivellements et les plans des rues où les conduites principales devaient passer; les repères furent placés partout.
Le projet était de placer à l'aqueduc, au \ieux-Gaire, des machines à vapeur élevant les eaux à la hauteur de l'aqueduc qui, étant réparé, pouvait parfaitement alors servir de conduite jusqu'à la place de Garamédan où auraient été placés les filtres et le grand bassin de distributiou, ayant pour fondation le rocher même.
Pour monter l'eau de cet endroit à la Citadelle, la hauteur étant de 6&"* jusqu'à la place du jardin du palais de Héhémet- Ali, on employait une petite machine proportionnée à la quantité d'eau à fournir à la Citadelle.
Du bassin de distribution placé à Garamédan dérivaient toutes les autres conduites des différents quartiers du Caire.
Le plan général était fait lorsque MM. Lambert-Bey et Boudsot, ingénieurs civils, furent adjoints à M. Linant-Bey, et l'on s'occupa alors des détails. Déjà S. A. Abas-Pacha avait voulu faire venir un tiers de la fourniture des tuyaux dont M. Linant-Bey lui donna l'état, 1*' septembre 1850; le projet entier se montait à 8.669.S3A francs.
Plus tard, M. Lambert-Bey étant retourné en France, et M. Linant-Bey étant en inspection dans les provinces, ce fut M. Boudsot qui seul fut chargé de continuer les études des détails de la distribution des eaux dans la ville du Caire; mais bientôt cette grande affaire fut abandonnée sans avoir eu d'autre résultat que l'étude d'un projet, des relevés de rues où Ton plaça un grand nombre de repères de nivellements, et des détails de constructions avec études de machines.
Lorsque Sald-Pacha parvint au pouvoir, on lui parla encore de la distribution d'eau dans la ville du Caire; il autorisa, par Tentremise de M. Sabatier^M. Gordier à lui faire un nouveau projet. Naturellement Saîd-Pacba permit à M. Linant-Bey de communiquer tout ce qui avait été fait par lui ou sous sa direction à M. Cordier,afm de lui faciliter ses travaux ; et d'sdlleurs M. Sabatier, en envoyant M. Gordier près de M. Linant-Bey pour cette affaire, lui demandait, par sa lettre du lA juin 1856, qu'il voulût bien consentir à communiquer à M. Gordier tous ses travaux et ses projets et à lui en faciliter l'exécution, choses que M. Linant-Bey ne manqua pas de faire avec le désintéressement qu'il a toujours mis en ces sortes d'affaires.
M. Gordier établit donc son projet et noua cette affaire avec Saîd-Pacba. On commença plus tard les travaux préparatoires ; il se forma une Compagnie, qui vient d'être refondue, mais il faut espérer que bientôt enfin nous verrons la réalisation de ce grand projet, qui a peu varié depuis celui qui fut \yom la première fois commencé par M. Linant. (Voir Distribution d'eau pour le Caire^ chapitre V.)