‹ Mémoires sur les principaux travaux d'utilité publiqué éxécutés en Egypte depuis la plus haute antiquité jusqu'à nos joursChapitre 51 sur 61 · CHEMINS DE FER · texte numérisé non relu

CHEMINS DE FER

Les chemins de fer furent introduits en Egypte du temps de Méhémet-Ali; mais ce ne fut que pour établir le projet de la ligne de Suez au Caire, qui ne fut point exécutée et se réduisit seulement à un petit chemin d'exploitation des carrières de Torah.

Sous Abbas-Pacha on commença la ligne d'Alexandrie au Caire; mais à peine arriva-t-on à Cafr-Zsdat, à peu près à 70 milles anglais; Saîd-Pacha continua cette ligne jusqu'au Caire avec les différents points qui se trouvent sur son tracé.

11 fit faire la ligne directe du Caire à Suez, la première de milles. 70 milles, entre le Caire et Alexandrie 70

La seconde de 90

Il fît aussi l'embranchement de Benha au village de Mit-Béré, absolument pour la propriété qu'il possédait dans ce village 8

L'embranchement, ou plutôt la ligne également toute personnelle pour lui d'Alexandrie à tf arîout 12

L'embranchement de Calioub au Barrage, indispensable mais spécial à la forteresse de Calat-Saïdiéh 7 4/2

La ligne de Tantha à Samanoud fut faite sous Saïd-Pacha ; c'est une direction importante passant par de riches villages et par la ville de Mahallet, la plus grande du Delta, et arrivant au Nil à Samanoud, ville importante ; cette ligne a de longueur 33

Total 2201/2

Sous Ssud-Pacha il fut donc établi environ 220 milles, dont 90 de la route de Suez ont été enlevés pour faire la nouvelle ligne.

La voie de Tantha jusqu'à Samanoud n'était pas complète, et le Khédive actuel la fit continuer jusqu'à Talrha, vis-à-vis Mansoura, ce qui donne, aujourd'hui, à cette ligne toute son impor

tance; cette continuation est de 10 milles, aujourd'hui elle ?a jusqu'à Damiette, ce qui fait environ S6 milles de plus.

La ligne du Caire à Suez, quoique la plus courte, étant presque directe, avait de graves inconvénients, par exemple, elle n'avait pas d'eau, et par conséquent on était obligé, pour toutes les stations et pour le service des locomotives, d'établir des trains spéciaux pour en apporter, ce qui était fort coûteux. On était obligé de gravir des pentes qui nécessitaient des locomotives plus fortes, et puis cette ligne ne pouvait desservir aucune localité sur son parcours.

Certes, si quand on a établi le chemin de fer sur cette ligne, k Canal d'eau douce avait existé jusqu'à Suez, jamais on n'aurait dû songer à l'établir autrement que sur ses bords ; aussi S. A. le ELhédive, aussitôt que cela se put, reconnaissant parfaitement les avantages de cette direction sur l'ancienne, h fit immédiatement changer. La ville d*lsmaîliéh étant un point que l'on devait relier au Caire avec l'intérieur de l'Egypte, quoique le développement de la ligne du Caire à Suez fût bien plus grand que l'Ouadée, S. A. n'hésita point à la prendre, puisqu'elle offre beaucoup d'avantages sur l'autre en longeant partout le Canal d'eau douce. C'est donc au Khédive que l'on doit la vo^ ferrée partant de Zagazig, parcourant toute l'Ouadée Toumilat, ayant à Néfiché un embranchement sur Ismaïliéh et tournant directement au Sud pour se continuer près du Canal d'eau douce jusqu'à Suez.

Cette ligne est certainement, surtout pour les voyageurs allant directement de Suez à Alexandrie, bien préférable à l'ancienne; elle a de Zagazig à Suez un développement de 103 milles.

Les provinces de la Basse-Egypte avaient des transports difficiles et coûteux pour leurs produits ; le Khédive a établi plusieurs lignes très-productives pour les habitants qui auparavant ne sortaient pour ainsi dire pas de chez eux et qui aujourd'hui remplissent tous les trains.

Les lignes et embranchements faits par le Khédive sont : La ligne de Calioub à Zagazig, en passant à Bulbâs, parties de la province de Calioubiéh et de celle de Gherkiëb éloignées

des canaux et dont le transport des denrées se faisait à dos de chameau et sur des ânes; cette ligne à un développement d'environ SO milles.

On pourrait peut-être désirer que de Bulbeîs, cette ligne eût un embranchement direct vers TOuadée en aboutissant à Aboli- Hamad , ce qui épargnerait la distance de Bulbeîs à Zagazig et de Zagazig à Abou -Hamad, et alors tous les villages populeux de Bulbeîs à TOuadée profiteraient de cette voie.

La ligne de Zagazig à Mansourah, en passant à Hiehé, Abou- moiet. Kebir, Âbou-Ghequoug,etc., est ane de celles qui ont donné la vie à ces grands villages qui étaient tout à fait éloignés de toute communication ; elle a de développement environ ... 55 1/2 La ligne embranchement de Benha à Zagazig, qui est une

Page 1