C. H. L. Gastel, âgé de 5 i ans, né â Bocanne
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DE LA MALSOM LAZARE. n5çf
ex -noble , lieutenant des mousquetaires, rue Louis au Marais.
G. F. Rougeot-de-Montcrif , âgé de ans, né à Stigni , ex-noble , garde-du-corps , rue des Pères.
F. T. B. Bessejouls-dc-Roquelaure, âgé de 46 ans, né à Toulouse, ex-marquis, colonel du ci-devant régiment de Beauce, rue Dominique.
C. A. Créqui-de-Montmorency , âgé de 60 ans , né au château de Chitzlemberg , en Allemagne , ex-noble , rue Cocatrix.
C. Doley , âgé de 5 o ans , né à Florence , exvicomte , sous-lieutenant au ci-devant régiment d’Alsace , rue Verdelet.
L. Sers , âgé de 5 o ans , né à Castres , officier de l’état-major de l’armée de Bussy, ex-commandant de Chandernagor , officier d’infanterie , rue de Grenelle-Honoré.
H. J. Bourdeilles , âgé de 46 ans , né à Paris > ex-comte , mestre de camp à la suite de la cavalerie, au bois Guillaume.
L. V. Goësmann, âgé de 64 ans, né à Landser, conseiller au ci-devant parlement Meaùpou , employé par l’ancien gouvernement en Angleterre , rue des Bons-Enfans.
J. F. M. Coattarel , âgéde 52 »ns , né à Plouvie , exf noble , rue du Bouloy.
J. Raoul , âgéde 56 ans , né à Graveson , exprètre de la Doctrine , dite Chrétienne , marchand mercier, rue des IjOmbards.
2ÔO TABLEAU HISTORIQUE
M. M. C. Dartigue , âgëe de 46 ans , née à Coulommiers , veuve Marcou , ex-noble.
J. M. Peaume , âgée de 4® ans , née à Marseille , veuve de Gauthier Sainl-Prest f avocat au ci-devant parlement , cloître Saint-Étienne-des- Grés.
P. Hébert , âgé de 5a ans ; né à Bréville , excuré de Courbevoye près Paris rue de la Fraternité.
L. J. C. Assy , âgé de 36 ans , né à Paris , ex- . bénéficier de l’église de Paris , Parvis ci-devant Notre-Dame.
J. B. Maldagne , âgé de 58 ans , né à Plaisan , ex-curé de Louvres.
P. Buquet , âgé de 46 ans , né à Gonches , excuré de Gagny.
T. Meynier , âgé’de 65 ans , né au Buis , exprétre et chantre de l’Hôtel-Dieu de Paris , cloître Oportune.
.J. N. Voyot , ‘âgé de 3y ans , né à Tendon , département des Vosges , ex-curé de Bouqueval , maître de langues. ^ ^
L. Sello^, âgé de 29 atis , né à Roux-Perron, ex-prêtre , rue d’Qrmesson .
P. E. Constant , âgé de 65 ans , ex-minime , né à Paris , cloître Saint-Jacques-l’Hopital , ( ngn jugé, renvQyé à Lazare. )
Tous ayant subi le même jugement que les premiers.
DE LA MAISON LAZARE. 361
P. Auphant , âgé de 6o ans , né au Roussillon , ex-prêtre, rue Saint-Denis , a été acquitté.
On ne doit pas perdre de vue que Pépin avait été appelé le 6 pour témoigner au tribunal révolutionnaire dans la cause des personnes parties le 5 au soir ; il en était revenu avant le départ de Ja seconde liste ; mais il resta chez le concierge Verney , et ne parut dans la maison qu’après la disparition des corbillards.
Tout le monde s’empressa d’aller au-devant de lui , pour connaître le sort des premières victimes j Pépin fut fort mystérieux à ce sujet , et nous laissa complètement dans l’ignorance , après nous avoir vanté le patriotisme de Fouquier - Tinville et de Coffinhal , qu’il disait très-disposés en faveur des patriotes ; il ne nous laissa pas ignorer la considération dont il jouissait dans ce tribunal ; et combien son témoignage avait de poids auprès des juges et des jurés qui le composaient ; il annonça qu’il serait appelé le lendemain avec d’autres bons patriotes de la maison qu’il avait désignés.
Pépin , après cette conversation , rentra dans sa chambre ; Jeaubert , Molin , Roger dit Laloupe, et Gagnant , furent l’y joindre avec quelques autres ; il se forma chez lui un consistoire auquel les élus seulepient furent admis. . >
Le bruit sur les listes de proscription se multiplia , et Jeaubert , qu’on disait ouvertement en être l’auteur avec Robinet son secrétaire , se rendit
a6a TABLEAO HISTORrQOE
le leiidemaUi 7 , chez Pépin, au moment de son départ pour le tribunal révolutionnaire , lui confia une des listes, pour la remettre àFouquier-Tinville; Pépin , qui a certifié ce fait dans sa déclaration au comité de salut pxiblic , s’en chargea et remplit exactement sa commission .
Pépin partitune seconde foispour aller témoigner au tribunal révolutionnaire ; et comme il avait annoncé la veille qu’il y fei’ait paraître en qualité de témoins de bons patriotes , il se fit accompagner par Molin , Gagnant , et Roger dit Laloupe.
Les voyages de Pépin , ses liaisons avec Jeaubert , les conciliabules tenus chez lui , les compagnons qu’il s’associa p>our aller déposer au tribunal révolutionnaire sur un fait ignoré de toute la maison , les bruits multipliés sur les listes de proscription , tout annonça le dessein de perdre les détenus de Lazare , et les conduire en masse à l’échafaud ; mais on était éloigné de croire que le représentant de l’Etre suprême , que l’homme qui ne parlait jamais que justice ^humanité et vertus , fût le ressort caché de ce noir attentat.
Les détenus à Lazare ne pouvaient plus se faire illusion sur le sort qui les attendait. Jeaubert avait acquis sur eux le droit de vie et de môrt ; il faisait tous les jours des listes de proscription que son secrétaire Robinet copiait , et Herman venait tous les matins marquer à la craie , sur la liste générale , ceux qui devaient partir l’après-midi pour l’échafaud.
DE LA MAISON^LALABE. 365
Il n’était donc plus possible d’échapper à la proscription (générale (i), la vieillesse et l’enfance n’étaient plus respectées ; tous étaient également condamnés , comme convaincus du projet d’évasion , et l’homme le plus paisible et le plus dévoué à sa patrie n’en était pas plus exempt.
Nous apprîmes, le 8 au matin , que nos compagnons d’infortune partis le 6 , furent condamnés le 7 , et avaient subi leur jugement.
Jeaubert redoubla d’audace ce jour-là ; il jouissait de nos craintes et annonçait ouvertement au réfectoire que les chariots devaient revenir l’aprèsmidi et les jom's suivans.
En effet ils reparurent , et d’après les listes , les victimes furent amoncelées sur les chars funèbres ; et Jeaubert qui annonça dès le matin le départ de Dervilly , eut le raffinement de scélératesse d’aller prendre du café chez lui , afin de jouir plus à son aise du plaisir de le voir partir pour l’échafaud où il l’envoyait.
( 1 ) « Un jour on demande un citoyen pour aller a u tribunal r^volutionnaire ; le nom était mal écrit ; on ne pouvait le déchiffrer; on croit y lire le nom du citoyen Gouttière, artiste renommé. C’est égal , efi/ un gendarme , il m’en faut encore un , peu m’importe lequel, il s’expliquera au tribunal. Ce scélérat ne sentait pas les angoisses qu’il préparait à ce vieillard infortuné , jusqu’au moment oii cesserait cette méprise cruelle. Il est revetm au milieu de nous , fort étonné de son propre bonheur, » ( Extrait du mémoire de ce Jobert qui parait si terriblement inculpé.)
; AWe des édit. )
a64 TABLEAU HISTOBIQDE
Liste des personnes qui partirent le 7 et Jurent condamnées le 8.
L. M. A. (l’Usson , 52 ans , né à Paris , exmarquis , ex-maréchal-de-camp , à Sevran.
A. Coessin Laberay , 29 ans , né à Laberay , ex-noble , rue Denis.
P. Rock , 3o ans , né à Montpellier , militaire employé dans les charrois , à Vincénnes.
N. Arcbambaud-Renard-du-Coudray, 54 ans , né à Paris , ex-chevalier du tyran , rue des Fontaines.
S. Loizerolles (i) père , 61 ans , né’à Paris , ancien lieutenant du bailliage de l’Arsenal.
( 1) L'extrait suivant d'un autre mémoire sur la maison de Saint- Lazare , consacre un trait sublime de dévouement paternel , que nous devons rapporter ici ;
« Loizerolles père était détenu à Saint-Lazare avec son fils.
» Le système des conspirations des prisons, si heureusement imaginé au Luxembourg, venait d’être mis en pleine activité à Saint- Lazare , et avait déjà réussi complètement pour une première tournée, par les spins de ~Verney, concierge, qui s’était formé sous Guiard au Luxembourg.
» On apprend à Saint-Lazare qu’une seconde liste allait commander une seconde fournée , et les malheureux prisonniers attendaient dans le silence du désespoir le fatal appel.
» Le 7 thermidor, sur les quatre heures du soir , l’huissier du tribunal se présente à la prison avec la liste mortuaire.
» On appelle Loizerolles : c’était Loizerolles fils que la mort appelait. Loizerolles père n’hésite point à se pr^enter ; il compare scs soixaotc-un ans aux vingt-deux ans de son fils; il lui donne
DE LA MAISON LAZARE. 205
C. L. Trudaine , 29 ans , né à Paris, ex-noble , conseiller au ci-devant parlement de Paris , à Montigrii.