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LES TRAVAUX DE LA CHAMBRE DES DÉPUTÉS

Le gouvernement paye six cent quarante mille fonctionnaires , agents et soldats. Il perçoit 1,200 millions d'impôts. Il enlève à la production félite de la jeunesse, les hommes les plus capables d'accroître les prospérités publiques , et ensemble au moins 2 milliards par an. Par une conséquence infaillible , le pays est forcé de prendre une grande partie de ses délégués parmi les fonctionnaires qui se trouvent engagés à maintenir le système de centralisation administrative , cause évidente de toutes

les convulsions intestines depuis cinquante ans.

Par cet ordre de choses, trente millions d'habitants des campagnes se trouvent déshérités du maniement des afikires publiques, et n'apprécient la valeur du gouvernement , et ne mesurent leurs affections que par le tarif plus ou moins bas des impôts.

Les associations étant appelées à exécuter tous les travaux productifs » le nombre des salariés par FEtat se trouverait diminué de plus de trois cent mille personnes que les associations emploieraient; et les dépenses étant réduites, les impôts diminueraient rapidement.

Ces travaux formant un grand nombre d*hommes d'Etat, d'administrateurs, d'ingénieurs, très-versés dans l'étude de l'économie politique, le pays nommerait membres delà Chambre les plus capables, qui réuniraient l'expérieace, finstruclion à l'indépendance.

Alors la Chambre ne passerait plus de longues séances et une partie des sessions en débats politiques ou personnels qui jettent le trouble et la division dans rassemblée, sans résultat pour les contribuables. Ce ne serait plus uue majorité représentant un parti (jui dicterait des lois à un autre parti eu minorité. Les projets législatifs ne seraient plus débattus, en séances solennelles, ni les dispositions imposées par d* éloquents orateurs étrangers aux spécialités à régler; les codes ne seraient plus altérés par des amendements improvisés et votés de confiance; ils seraient préparés, dans le recueillement des bureaux , par des commissions législatives d'enquête, confiées à la direction d'hommes spéciaux les plus éminents.

Les Chambres s'occuperaient presque exclusivement à régler des lois de concession de travaux publics; elles sauraient assurer de l'occupation' et de l'aisance aux classes laborieuses par des entreprises nationales destinées à développer les prospérités publiques sans accroître les charges des contribuables.

Ainsi , les associations produiraient des hommes supérieurs qui multiplieraient les associations. Elles seraient ainsi tour à tour causes et effets. Le gouvernement aurait, sans doute, moins d'action directe sur les Chambres et moins de revenus ; mais la Chambre étant plus nationale et les populations plus enrichies , le gouvernement serait affranchi de détails minutieux , d'une responsabilité chanceuse , et serait plus respecté

et plus populaire ; sa puissance deviendrait plus formidable, au dedans , contre les factions qui s'éteindraient rapidement, et au dehors, contre Tennemi qui redouterait une nation associée, unie par mille liens et parfaitement organisée.

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