TOM. 2, SECT. H. «M
Le aouverain des Pays-Bas va sigoaler son rëgoe par uae entreprise plus mémorable y le dessèchement de la mer de Haarlem.
Ce lac immense , cette mer d'eau douce , qui recouvre depuis trois siècles d'anciens villages , de belles campagnes, semblait attester que les générations dernières avaient dégénéré de leurs ancêtres. Peu d'années suffiront pour accomplir cette grande œuvre , et faire éclater la puissance du génie et des institutions des Pays-Bas.
M. le lieutenant-général comte de Fagel ^ ambassadeur de S. M. le roi des Pays-Bas , en France , m'ayant fait l'honneur de me remettre , de la part de son gouvernement, une notice du plus haut intérêt , sur les diverses publications et propositions des derniers siècles , relatives au dessèchement du lac de Haarlem , sur les travaux entrepris , et sur les questions hydrauliques à résoudre , je me suis livré à l'étude de ce projet important , avec l'attrait que donne .à un ingénieur la recherche d'un grand problème.
Un autre sentiment m'a aussi incité à m'en occuper ; honoré d'un témoignage de l'auguste bienveillance de S. M< Frédéric GuillàiAne , roi des Pays-Bas , je soumets mes observations comme un hommage respectueux de reconnaissance , mais avec la juste réserve de ma grande estime pour les ingénieurs des Pays-Bas, dont les prédécesseurs ont inventé la science hydraulique et ses plus nombreuses et heureuses applications, et qui de nos jours ont mérité la renommée de leurs ancêtres par de magnifiques travaux, la gloire d'un règne et d'un siècle à une autre époque.
Nous devons encore à la bienveillance de M. le lieutenant-général de Fagel , cet ami éclairé des sciences et des arts , l'envoi des grands et beaux travaux exécutés récemment à Amsterdam, et dont nous rendrons compte dans une prochaine publication.
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