DES PATS-BAS EN FRANCE
§ 1 . AnnotatioAi hiiUniques.
Une tempête extraordinaire, vers Tannée i5o6, ayant rompu les digues de plusieurs polders des Pays-Bas , le fond du lac de Haarlem fut inondé; la surface des eaux n'était alors que de 34oo hectares, d'après la chronique de Simon van Leeuwen.
Le lac ne s'étendait pas entre les villages de Rhinzater - Noude et Hillegom.
En i53i , le lac avait déjà une superficie de 5,607 hectares.
En i537 , plusieurs géomètres et particulièrement Maarten G>meli8K, constatèrent , par des nivellements , que le niveau des eaux du lac était plus élevé que la mer du Nord à marée basse) Gomelisz proposa , en i538 , de procurer un écoulement aux eaux du lac au moyen d'un long conduit souterrain , formé de tonneaux emboîtés , traversant les dunes et arrivant à la mer du Nord.
Cette proposition ne fut pas adoptée , en raison des dépenses qu'on jugea très-considérables.
En mars 157 1 , on entreprit , à travers les dunes de Katwyk , une coupure qui fut achevée en avril 157a; mais ce canal de dérivation , de trop faibles dimensions , fut bientôt ensaUé.
En iSqi ^ et dans les années suivantes, de la fin du seizième siècle , le lac s'étendant toujours , recouvrait 1 1 ,000 hectares , et avait submergé les villages de Yqfhuizen, de Neeuweiierii, de Byck, et plusieurs hameaux.
En 1641 , Jan Adriaansz , surnommé Leeghwater^ fut le premier qui présenta un projet étudié , détaillé et complet, sur le dessèchement du lac de Haarlem. Ha été publié dans un ouvrage sous le titre de Haarlenimermeerbeck. ^
Leeghwater proposait d'établir 160 moulins à vent pour dessécher le lac d'une surface alors de 16,000 hectares. H évaluait les dépenses des travaux à la somme de 7,660,000 francs.
En 1 727 , le célèbre ingénieur Comelis Velsen , publia des observations sur Tétat du lac à cette époque, et défendit le projet de Leeghwater que Colevedt avait critiqué, et releva les erreurs d^ ce dernier.
En 1740 , la surface du lac embrassait 17,000 hectares ; les géomètres Balstra , Cruques et Noppen , présentèrent un nouveau projet de dessèchement d'une portion du lac , et proposèrent d'établir des écluses à Katwyk pour l'écoulement des eaux.
En 1742 , les mêmes géomètres démontrèrent que le lac de Haarlem s'était agrandi , terme moyen , de 60 hectares par an , depuis deux siècles ; ils dressèrent un projet de dessèchement dont la dépense s'élevait à 1 5,000,000 de francs; ils soutinrent que la réduction de la capacité du lac, considéré comme le réservoir du Rhynlande, ne pouvait nuire au système de dessèchement général, si on élargissait les canaux de décharge tombant dant la mer du Nord.
La môme année 1743, Conradus Zumbaq van Kafleld, célèbre médecin à Leyde , et membre de l'académie de Berlin , soumit un nouveau projet. Il montrait que le canal de dérivation devait être rendu navigable. Il estimait que les dépenses des écluses à construire à Katwyk, l'ouverture du canal de décharge , et l'établissement de lao moulins à vent s'élèveraient de 9 à II millions de francs.
En 1745, la superficie du lac était de 17,000 hectares. Les envahissement successifs, de i53i à 1740, sont indiqués dans la carte jointe à la treizième édition de l'ouvrage de Leeghwater.
En 1 769 , Goudrian et Kleinkenberg dressèrent un projet de dessèchement dont le devis s'élevait à no millions de francs. En 1771 , Dionysius van de Wynperse , chargé d'étudier les mémoires
présentés depuis 1 767 , démontra les avantages d'une lai^e dérivation débouchant dans la mer du nord à ELatwyk.
Tous les ouvrages entrepris de 177a k 1797 , pour défendre les rives ' du lac et les garantir de son extension progressive, ont coûté des sommes considérables sans donner des résultats proportionnés aux sacrifices.
En 1802 , A. P. Twent, dans l'ouvrage important qu'il a. publié, a reproduit la proposition de conduire le canal de dérivation dans la mer du Nord.
Une commission ayant été chargée d'étudier les projets et de présenter des propositions, le gouvernement, sur son avis, arrêta , le 4 m^i 1804, que l'écluse de Katv^yk serait exécutée. La dépense était évaluée à 1 ,700,000 francs.
En i8o5 , on posa la première pierre de l'écluse; en 1807 elle fut terminée ainsi que le canal de décharge, et on obtint d'abord le succès qu'on espérait; mais, bientôt après, on reconnut que les dimensions de l'écluse et du canal étaient insuffisantes , et on r^retta d'avoir modifié , par des motifs d'économie , le projet de la ccMtnmission ( qui a été complètement exécuté de i838 à 1840).
En 1808, après l'achèvement des écluses et du canal de Katwyk, le célèbre ingénieur A. Blanken Iz fut charg|§ de revoir les divers projets du dessèchement du lac de Haarlem , et d'évaluer la dépense du meilleur travail. Son devis estimatif s'élevait à la somme de 18 millions de francs.
On doit citer comme les principaux promoteurs du dessèchement du lac: La Société de Haarlem, le baron Dutour, le baron Van Driel, MM. Roël, Repelar, Van Driel et Engelman; tous ont contribué, par leurs talents et leur influence, à montrer que le dessèchement du lac était devenu une nécessité.
En i8ai , M. le baron PTin Ljrnden Fan Hemmen , dans un ouvrage dicté par l'amour de la science et de son pays, a démontré que le projet de Leeghwater éXaXt préférable et devait être adopté, à quelques modifications près.
M. le baron Van Ljnden évalue la dépense de Fentreprise & 1 5 millions de francs , et le temps du dessèchement à s i mois. Le gouvernement) voulant assurer la prompte exécution du projet de
dessèchement du lac, nomma , le 7 août 1837 y une commission composée de personnages prépondérants et éclairés , et Finvita à présenter un rapport avant le i*' novembre de la même année. Elle était composée de MM. Éwyk, président; Joukbuz-Yan-Bei^en , Beyerenck, de Bmyn- Kops , Jonkbeer-Gévants , Grinevis , Jonkbeer^Hoolf , Mentz et du Pin.
La commission , dans son rapport du ^4 octobre 1837, propose d'établir une digue de pour^tour , d'acheter 400 hectares de terrains pour Fexécnter , de construire 79 moulins à vent et 3 machines à vapeur de la force de 40 chevaux (ce système d'épuisement par machines a été modifié); elle évalue toutes les dépenses à 1 7 millions de francs.
Les propositions de la commission adoptées par le gouvernement ont été par lui présentées à la seconde chambre des Etats généraux , et votées à une grande majorité dans la séance du a avril 1839. L'emprunt autorisé est de 17,000,000 de francs.
La loi ayant laissé au gouvernement le choix de la force motrice, le roi, par son arrêté du 2 1 novembre 1 840 • a décidé qu'on emploierait des machines à vapeur pour le dessèchement du lac de Haarlem.
Le 6 mai 1840, l'ouverture des travaux a été inaugurée en présence des autorités supérieures et sous la direction d'une conmiission spéciale , composée de onze personnes les plus notables de la contrée, présidée par le conseiller d'Etat Fan-de^Polly cette commission est chaînée de la direction des travaux concurremment avec le département de l'intérieur.
Depuis cette époque , les travaux sont poursuivis avec activité , sous la direction et l'administration de cette même commission augmentée de quatre nouveaux membres.
L'organisation des travaux publics dans les Pays-Bas , et les noms des commissaires, font connaître l'esprit des institutions de ce royaume, et expliquent les grands résultats obtenus : par ces motifs , nous donnons la liste des membres de la commission :
i"" M. Gevers d'Endegent , membre des Etats généraux, président;
a° M. Barnaart de Bergen , membre des Etats députés de la province
de Nord-Hollande.
3* M. Beyerinck , ingénieur en chef de Waterstaat de la province de la Hollande-Méridionale.
4* M. de Brum-Kops, bourguemestre de H^arlem, memlve du ooUi^e de RhyolaDde.
5* M. Ewyk , conseiller adviseur du d^rtement de Tintérieur.
ô"" M. Van Gennep, inspecteur général des domaines;
7*" M. de Gevijerts , conseiller d*£tat , membre des Etats députés de la Hollande-Méridionale.
8!" M. Grinwis , ingénieur en chef du Waterstaat de la province du Nord-HoUande.
9"* M. Hoofl , membre des Etats généraux ;
lo*" Al. Van Oeeteren, membre du collège de Rhynlande.
1 1"" M. A. Lipkem , conseiller d'Etat ;
la"" M. Simom, conseiller adviseur;
i3* M. Ackermam, colonel du génie;
i4'' M. MerkeSy major du génie , adjudant de S. M. le roi.
M. I. Ewyk, secrétaire.
§ 2. CircmtUmceB locales ef faiU reloHfs au iesiéchemeni du tac de Haarlem.
Le lac de Haarlem, le plus grand du royaume des Pays-Bas, d'une surfece de 1 8,ooo à 1 9,000 hectares , est un vaste bassin représenté comme endigué , sur les cartes , au milieu de la Rhynlande , et dont le fond est la partie la plus basse de la Rhynlande.
La Rhynlande est une des grandes divisions de l'ancienne province de Hollande en districts , qui sont séparés les uns des autres par des digues avec écluses , et qui ont chacun une administration spéciale hydraulique , et un système particulier d'écoulement d'eau.
Dans chacun de ces districts , il existe , et on a conservé i^ne certaine étendue d'eau , soit en canaux et fossés , soit en marécages et en lacs , formant ensemble un réservoir nommé Coezem, destiné à recevoir et à déverser sur la mer ou sur les grandes rivières les eaux de pluie recueillies ou élevées par les mouUns de dessèchement dans ces bassins.
Le réservoir de la Rhynlande se déchaîne sur la mer du Nord par les écluses de Katvvyk , et sur la mer duiZuyderzee par les écluses de Sparendam et de Halweq.
Le réservoir du district est à un niveau intermédiaire entre le fond dfes polders desséchés et les hautes marées ; à marée basse , le réservoir étant plus élevé , 'décharge ses eaux par des écluses qu'on ferme avec soin à marée montante.
Mais il arrive que , par des vents violents et permanents^ le niveau de la mer reste plusieurs jours plus élevé que celui du réservoir: il faut donc quil ait assez de capacité pour recevoir et conserver, pendant cette interruption d'écoulement^ toutes les eaux que la pluie et les moulins continuent à y réunir, pour maintenir l'état de dessèchement des
polders.
On comprend dès lors le danger de réduire , au delà de certaines limites , la capacité du réservoir d'un district.
Le réservoir actuel de la Rhynlande a une étendue maintenant excédant les besoins : elle est de 34>o^o hectares ; mais après le dessèchement du lac de Haarlem , de 1 8,000 hectares , la capacité du réservoir réduite à 6,000 hectares sera-t-elle suffisante? Tel est le doute qui a préocupé les esprits pendant les séculaires discussions sur les divers projets de dessèchement du lac, et telle est aussi l'explication des retards apportés à Texécntion de cette grande oeuvre !
Le réservoir de 6,000 hectares de la Rhynlande devra non-seulement recevoir les eaux de tous les polders actuels d'une surface de 70,193 hectares , mais encore celles du grand polder du lac de Haarlem , lorsqu'il sera desséché.
Pour assurer l'écoulement de toutes les eaux recueilUes dans le réservoir ainsi réduit , deux moyens ont été jugés nécessaires :
1^ L'ouverture d'un nouveau canal destiné à donner plus de capacité au réservoir, h conduire plus directement et à déchaîner avec plus d'abondance les eaux par les écluses de Katwyk.
2^ L'établissement d'une machine à vapeur de la force de 200 chevaux, qui chassera, en toutes circonstances, les eaux trop abondantes du réservoir dans le bras de mer l' Y, lors même que le niveau de la mer serait plus élevé que celui du canal.
Ces deux moyens sont d'autant plus indispensables que les eaux du lac , pendant et après le dessèchement , ne seront pas déversées directe-
ment sur la mery mais d*abord dans le réservoir Coe%em , d'où elles se déchargeront dans la mer naturellement pendant les basses marées , et artificiellement et en tout temps par la machine à vapeur.
La machine «era placée aux écluses de Sparendam, où le courant d'eau de l'écoulement accéléré ouvrira un chenal de navigation à travers les atterrissements.
On a pensé que le déversement direct des eaux du lac dans la mer entraînerait dans de trop grandes dépenses , parce qu'il aurait &llu élever ces eaux à une plus grande hauteur au-dessus du niveau de la mer haute , et surtout pendant la durée des vents qui soutiennent les eaux au-dessus du niveau ordinaire.
Le bassin de la Rh jnlande , dont les eaux se réunissent dans le réservoir, a pour surface :
1"* Le rëservoir actuel de : . 24,000 hectares.
2^ Les polders dont 15,261 hect. sont déjà d'anciens lacs desséchés et profondément encaissés, d'une surface de : . , . 70,093
S^'Les terrains plus élevés et les dunes , d'une surface ensemble de 33,465
* En tout. > 127,558 hectaras.
Les polders, à l'exception des 1 5,ooo hectares profondément endigués, ont le fond du sol à 6 ou 7 décimètres en contre-bas du niveau moyen de la mer du Nord.
Le sol a 4 décimètres de terre argileuse de profondeur ; en contre-bas régne une couche de tourbe de 3 mètres environ d'épaisseur.
Sous la tourbe r^ne une couche générale de bmne terre glaise.
Cest au niveau de la couche de terre glaise que correspond le fond du lac de Haarlem , qui est dès lors à environ 4 mètres en contre^bas da niveau moyen de la mer du Nord.
U est à remarquer que les opérations faites récemment ont constaté l'exactitude d^ nivellements et sondages faits en 1 76 1 .
On a aussi reconnu que le sol du lac n'avait pas assez de consistance pour y asseoir les digues d'un canal de ceinture dont le niveau des ^ux To».. 2, SEGT. 11. * 27
doit rester beaucoup plus élevé que le terrain , et que les ouvrages devaient être exécutés avec précaution par couches successives pour donner le temps aux terres de tasser et de prendre de la ccmsistance et devenir imperméables.
Autrefois , le lac moins étendu avait des rives et des digues qui ont été détruites par le clapotement des vagues ; les terres sont-elles déposées au fond du lac , ou ont-elles été entraînées par les courants ? Ces deux opinions ont été avancées et soutenues. Il est probable que les parties argileuses tenues en suspension dans les flots agités ont été emportées avec les eaux d'écoulement par les écluses , et que les parties siliceuses plus lourdes sont tombées au fond du lac.
On a aussi soulevé et discuté la grave question » si le lac de Haarlem communiquait souterrainement avec la mer du Nord ou avec TY. Dans ce cas, il surgirait du fond du lac des sources d'eau saumàtre abondantes qui augmenteraient les difficultés et les dépenses du dessèchement , et les frais d'entretien du polder après le dessèchement du lac.
Mais on est rassuré par cette considération : en hiver , le lac gèle également partout; ce qui dénote qu'il n'existe pas de sources de fond de quelque importance ; car alors au-dessus de cette source , la glace prendrait plus tard, et aurait moins d'épaisseur (i).
Quelques personnes craignent que lorsque le lac sera desséché , la vaste étendue de terrain , sans v^étation , ne corrompe l'air et n'occasionne des maladies pestilentielles.
Mais on sait que le fond du lac est composé d'une couche de terre végétale de bonne nature ; dès lors le sol desséché se couvrira promptement de plantes non aquatiques qu'on y sèmera , et dont la v^tation sera rapide et riche. Ainsi le terrain ne répandra pas les miasmes délétères que produisent les marais et les plantes aquatiques par leur pourriture après le retrait des eaux en automne.
A l'écluse de Katwyk , la marée basse descend au-dessous du niveau de la marée moyenne de o".8o , et quelquefois de i mètre par les vents
(1) Ce fait ne donne pas la garantie que lorsque la différence de niveau entre la mer et le fond du lac desséché sera de 4 mètres, des sources presque nulles maintenant ne prendront pas de Pintensité par la pression due à cette différence de nireau.
d*est ; elle monte au-dessus de ce niTeau de o*«70, et par les Tents d'ouest et du nord-ouest, de im.^o à 2 mètres au-dessus de oe niveau moyen.
Sur ]*¥, vis-à-vis du lac de Haarlem , le reflux ou la marée basse ne descend au-dessous du niveau moyen que de o"'.34 ; le flux ou la marée liante ne s'élève au-dessus du niveau moyen que de o'^.io ou o*«i6; et par les vents violents du nord , ou du nord-ouest , de a mètres.
Les vents occasionnent de grandes modifications sur les niveaux des hautes et basses mers.
En hiver, la basse mer descend fréquemment de o".4^ au-dessous du niveau moyen , et reste longtemps à ce niveau ; ce qui permet de laisser les écluses de Katwyk , ainsi que celles de Sparendam et de Hàflv^egen , ouvertes pendant un jour et deux.
La hauteur ordinaire du niveau des eaux du lac est, pendant Thiver, de o"'.29 au-dessous du niveau moyen de la mer à Amsterdam, marqué zéro à l'échelle d' /émsterdamsche-'Pj'l ^ qu'on a l'usage de désigner ainsi : ÂP.
Le niveau du lac est donc o'^.ag — AP.
En été il est de o™.54 — AP.
Le niveau du lac est sujet à de fréquentes etiongues variations.
Pendant un grand nombre d'hivers , il a été de o'°.453 — AP.
Du 20 au 25 juin 1 838, on avait o^.Sg — AP ; en décembre , o".4o — AP ; et en septembre 1826 , après une longue sécheresse, la hauteur moyacme pendant tout ce mois a été de o'^.qs — AP.
Le grand réservoir reçoit les eaux fournies par 2^ moulins à vent , employés au dessèchement du Rhyniande.
L'entretien de chaque motdin à vent ^ y compris le traitement du conducteur, coûte par an i3oo fr. ii 1600 fr.
La profondeur du lac de Haarlem la plus grande est de 4"'*^; ^U^ diminue, en se rapprochant de ses bords; on peut fixer à 4 t^^^^^^i^^ ^ profondeur moyenne.
Les eaux du lac devant être déversées dans le réservoir restant^ qui est au même niveau , la plus grande hauteur où les eaux du fond du lac seront élevées par des machines, sera de 4 mètres 1/2 à 4 mètres 3/4*
L'entreprise du dessèchement du lac de Haarlero comprend quatre grands travaux principaux :
I • Le canal de dérivation vers Katwyk 9 ^^i doit être élargi et redressé ;
2. La machine & vapeur de Sparendam de la force de deux cents chevaux dont il a été parlé ;