CHAPITRE III
MONUMENTS D'UTIUTÉ PUBLIQUE.
COLLÈGES , ÉCOLES , BIBLIOTHÈQUES , ARSENAUX , HÔPITAUX , ÉGLISES , MUSÉES, MAISONS PÉNITENTIAIRES , HOSPICES, ÉGLISES ET TEMPLES.
^i. MtmumerUs iCuiUiii publique.
Les peuples libres^ régis par de bonnes institutions , n'élèvent pas de monuments de luxe ; ils consacrent leurs ressources aux établissements publics y et en leur donnant le caractère 'convenable à leur destination , ils créent, sans luxe inutile , de beaux monuments.
En Suisse , cbaque chef-lieu de canton , chaque ville de commerce , a des établissements d'utilité plus nombreux et mieux dirigés que dans les autres Etats voisins.
, Après les révolutions religieuses et la réforme , chaque canton est resté propriétaire des couvents supprimés , de leurs dotations en rente et en immeubles.
Les administrateurs prévoyants n'ont démoli ni vendu aucun édifice ; ils ont transformé les couvents en collèges, en bibliothèques, en hôpitaux, en arsenaux, etc., en ajoutant aux anciens bâtiments de nouvelles constructions projetées avec intelligence et dirigées avec économie.
D'autres monuments utiles, plus nombreux, ont été fondés par la pieuse générosité de riches habitants, ou par des associations de propriétaires et de capitalistes dans chaque canton.
Les fondateurs portant au loio leur prévoyance , ont assuré la perpétuité des bienfiiits de leurs œuvres ; ils ont doté les établissements puMics d'un capital dont le revenu suffit aux frais de réparation ^ au payement de l'annuité destinée à recomposer le capital. Us ont en outre désigné leurs héritiers ou les notables habitants de la cité comme administrateurs gratuits y et ceux-ci ajoutent constamment aux revenus par de généreuses subventions. Dans une seule ville comme Genève on compte vingt-deux institutions publiques, dues presqu'en totalité, à la munificence des particuliers et destinées au soulagement des infortunés et à Téducation des enfants de toutes les classes.
Il est digne de remarque que les administrateurs de ces établissements sont parvenus par leur intelligence et leur dévouement à les conserver pendant la réunion à la France; quoique des lois partout ailleurs inflexibles aient ordonné la suppression de ces établissements et la vente des biens au profit du Trésor.
Il n'entre pas dans le plan de cet écrit de donner de chaque édifice pu-
blic la description détaillée qu'on trouve d'ailleurs dans les divers ouvrages publiés ; nous cherchons seulement à établir la corrélation entre le système d'oi^anisation locale et provinciale , et la situation des populations soumises ici à un régime municipal , indépendant , ailleurs à une centralisation administrative éloignée et absolue.
Si dans les deux cas les résultats sont contraires; les uns favorables, les autres funestes , on sera plus en droit de réclamer une réforme jugée partout indispensable et urgente.
§2. Collèges m Suiitê.
L'éducation publique des enfants des habitants riches ou pauvres com» mence dès les premières années , et elle est dirigée vers nn but moral spécial et utile. A douze ans, un enfant sait les éléments d'arithmétique, de géographie, de dessin , et parle deux langues ; à seize ans il a terminé le cours général d'instruction , et commence les études spéciales de la carrière qu'il doit suivre ; à vingt ans il exerce la profession d'artisan , kf artiste , de financier, qu'il a choisie.
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lia plupart des jeunefi.geB6 aiaés à dixJiuit ans écrivent et parlent trois langues vivantes, et vcHit résider plusieurs années à l'étmnger pour compléter leur éducation et étendre leurs connaissances des pays et des hoofitmes avec lesquels ils sont appelés à avoir des relations.
L'instruction générale » positive et précoce des Suisses est un élément fécond de richesses particulières et de puissance nationale»
Les fils des riches banquiers , sachant les langues des pays qu ils veulent visiter, vont sur les divers points du globe établir des comptoirs, des maisons de coomierce.
Les jeunes gens et les jeunes personnes sans fortune se livrent à l'éducation des riches familles étrangères.
Les Sis d'artisans sont recherchés par les voyageurs et leur servent d'interprètes dans les divers Etats qu'ils ont à visiter.
Les administrateurs des cantons sachant apprécier les ressources d'une instruction étendue , appellent dans les collèges de tous les points des professeurs reuonunés^ et s'attachent à éclairer les générations nouvelles plus capables alors de bien comprendre les vrais intérêts du pays et de les défendre avec dévouement.
Mettons en regard le système universaire des grands empires voisins de la Suîsse.
Dans ces États , un ministre et son conseil universitaire , en résidence dans lacapitale, ont la prétention d'envoyer dans chaque ville, à cent lieues, à deux cents lieues, des professeurs qu'il nomment sans les connaître , et sans que les autorités locales aient le pouvoir de les révoquer.
Ces professeurs ne savent aucune langue vivante.
Us obligent , pendant sept ans > les jeunes gens à étudier presque exclusivement le grec et le latin.
Aucune instruction spéciale, utile, n'est donnée aux jeunes gens qui se destinent, aq commerce , aux arts, à fagriculture et k des voyages lointains.
Deux carrières seulement semblent ouvertes à la jeunesse de ces empires : le barreau et la médecine; et toutes deux sont -encombrées et pour ainsi dire fern^es.
Cette instruction spéciale est rarement utile au dehors ; d'abord , les
autres États sool régis par d'autres lois , les arocatine peuvent s y transplanter ; les médecins, très-instruits , n'ayant pas appris les langues vivantes, n'osent se hasarder, pour le plus grand nombre , à exercer leur art dans les autres empires.
Un système universitaire , ainsi institué et dirigé , est le plus grand obstacle au développement des prospérités nationales ; c'est pour ainsi dire une institution créée contre un pays , et pour Tunique avantage et triomphe des puissances rivales.
L'étude des langues vivantes est également indispensable à l'dScier de terre et de marine , au commerçant comme à Tartisan.
Si ce système universitaire absolu est en général funeste, il e&t surtout mortel pour les départements éloignés où l'on n'envoie que les professeurs les plus mal rétribués et aussi les moins capables. La réforme est réclamée avec instance par tous les hommes titrés.
$ 3. BMioihéques publiqueê el archives.
Les cantons , à la suppression des abbayes , des couvents, étant souverains , ont été propriétaires des bâtiments , des revenus et des bibKotkèques, en ont conservé précieusement les ouvrages et les archives , et ont accru ces richesses littéraires par des dotations annuelles.
Les bibliothèques sont confiées à de savants professeurs sous l'administration immédiate des autorités locales. On y trouve des manuscrits rares et précieux et des ouvrages très-estimés.
On ne remarque , il est vrai, dans ces établissements que peu de; lecteurs , parce que les personnes instruites sont autorisées à emporter les livres à domicile.
Les moyens d'instruction étant plus faciles et très-étendus , la Snisse compte généralement plus de savants que les autres pays. Les jeunes gens sachant les diverses langues ont devant eux un plus vaste champ d'instmction. Ds se trouvent d'ailleurs en communication avec les savants voyageurs étrangers qui séjournent en Snisse.
La Suisse n'aurait , comme hommes supérieurs , dans les scienoeB et les
lettres y que les bibliothécaires et les principaux professeurs » qu'elle serait plus riche en saTants relativement que les Etats voisins.
§ k. Anmaux, écoles militaireê et organisaiwn de Formée,
Chaque chef-lieu de canton a un arsenal où se trouvent réunis les canons, les armes, les munitions, l'équipement, les équipages , et tout ce qui serait nécessaire au contingent fédéral pour entrer immédiatement en campagne.
Les arsenaux sont aussi des musées d'artillerie : on y a réuni les anciennes armures recueillies , par des fouilles , sur les champs de bataille des Suisses contre les Romains, les Sarrasins , les Allemands , les Bourguignons , les Italiens , les Savoyards et les Piémontais. On y remarque les anciens casques et cuirasses en fer des guerriers célèbres; et des armures de si grandes dimensions qu'il fallait des géants pour les porter.
Indépendamment des armes réunies dans les arsenaux , et destinées au contingent fédéral , chaque habitant est tenu d'avoir un fusil et un sabre d'ordonnance, et un habillement militaire complet, et de s'exercer le dimanche en été au tir de la carabine et du fusil.
Depuis la paix de 1816, laSuissea établi une école d'artillerie, du génie et d'état-major , où Ton enseigne les sciences militaires théoriques , et la pratique de l'art dans chaque spécialité.
Cette institution est due à M. le colonel du génie Dufour, dont nous avons fait connaître les beaux travaux dans le précédent volume; ancien élève de l'École polytechnique, et ingénieur militaire en France, ses services, comme ceux des autres ingénieurs militaires d'un grand mérite, restaient ignorés et presque stériles. En temps de paix, rentré en 181 5 au sein de sa patrie, où les belles institutions permettent au génie et au dévouement tout son essort, le colonel Dufour a fait des prodiges ; il léguera à son pays de beaux travaux , de jeunes officiers habiles très-exercés , des éléments de puissance militaire , des cartes admirables et un nom vénéré.
A l'organisation de l'École militaire, M. Dufour a su distinguer les élèves les plus capables , s'est attaché à les instruire et en a fait des professeurs distingués.
Chaque année ^ les âèves vont à pied faire des reconnaissances dans les nipntagpes ; ils en dessinent à vue les cartes, et font un rapport sur les moyens d'attaque et de défense des cantons qu'ils ont visités. .
Lie contingent de chaque canton s'assemble plusieurs semaines par an et s'exerce aux manœuvres et au tir; les déplacements de soldats, qui leur coûtent peu , n'occasionnent aucune dépense du trésor. On choisit le temps des manœuvres à la fin de l'automne , lorsque les récoltes sont faites ; le soldat, pendant son séjour au chef-lieu , est logé et nouiri gratis par l'hahitant désigné , qui ne reçoit aucune indemnité , ni du sdldat , ni du gouvernement. '
Les populations des chefs-lieux payent ainsi une indemnité , comme compensation des avantages que leur procurent les écol^ puUiques et gratuites , le siège du gouvernement et les divers établissements d'intérêt général.
Ainsi , par cette prévoyante organisation , la confédération suisse a des écoles militaires, des officiers instruits et expérimentés , 64 mille hommes exercés, qui, en huit jours, seraient armés, formés et prêts à entrer en campagne ; et enfin 3oo mille hommes de milices de réserve pour soutenir le premier corps mobile.
On verra , par les budgets des cantons et des villes suisses à la suite du mémoire, que les dépenses militaires, par canton, sont très-modérées , et que le gouvernement fédéral ne paye , pour les états-majors et les écoles , que la somme de 80,000 fr.
$ 5. H&pitauXy hospices , maisoni de secours.
Chaque chef-lieu de canton et chaque viUe a des établissements pour les malades, les infirmes et les vieillards , et leur entretien est payé par les revenus des dotations à perpétuité. ,
L'ordre et la propreté qu'on y remarque , la bonne nourriture qu'on donne , les excellents résultats qu'on obtient avec des sommes modiques , sont dus à la sollicitude vigilante des notables du pays, administrateurs gratuits de ces établissements.
Le» chefs de maison, eo Suisse^ ont TÎsité l'Europe, et qudques^iis les autres parties du monde , et ont recueilli dans leurs voyages des cotihais^ sances et une eicpérience qui leur servent à mieux remplir leurs fonctions municipales , et à proposer des perfectionnements aux institutions cantonales.
Les soins journaliers donnés par les familles patriciennes aux maisons d'asile des malheureux, lient les habitants par des sentiments réciproques d'affiaction et de reconnaissance.
Le nombre des hospices augmente , non en raison de la population , qui reste par calcul stationnaire dans les villes, mais selon l'accroissement rapide des richesses des principaux habitants , qui fondent des institutions nouvelles ou dotent les anciennes d'immeubles ; de telle sorte que les secours préviennent et dépassent pour ainsi dire les besoins des malheureux.
On conçoit que lorsqu'un riche propriétaire est appelé , par ses devoirs municipaux, à visiter fréquemment les hospices et les prisons, il est incité , par le spectacle de la misère , à concourir de sa fortune au bien*être de ses compatriotes.
Le sort favorable du peuple est donc le fruit d'institutions paternelles qui confèrent les fonctions publiques , comme des charges honorifiques , aux plus dignes habitants.
$6. Églises, Temples,
Dans les divers cantons, à l'époque de la réforme, les bâtiments des églises et des abbayes catholiques ont été abandonnés à ces états souverains et par eux conservés; ils servent au culte protestant et quelquefois tour fc tour aux deux cultes.
Ces monuments sont bien entretenus et décorés intérieurement avec élégance et goût.
Les mausolées et les inscriptions en l'honneur des héros morts pour la défense du pays attestent que le dévouement à la patrie est vénéré conime le culte de la religion.
Malgré quelques a§it9tîoii§ fsaaBfjj^rm que suscîte»! des divergeaces d'opinioas religieuses , le peuple suisse ^ de plus &k plus éclairé , deriént plus tolérant; et tout porte à croire que des divisioos intestines ne conl* promettront pas Ta venir de la Suisse ; qu'elles céderaient , dans le cas de péril , aux inspirations patriotiques contre l'étranger.
§ 7. Musées.
La Suisse a de beaaz musées d'histoire naturelle ; elle est ncbe en minéraux et en plantes des Alpes , et en savants professeurs pour les recueillir et les classer. Les Delus, Saussure, Piclet, Jurine, ont les premiers visité avec fruit et décrit les Alpes , et leurs ouvrages seront toujours consultés avec fruil.
Les Suisses , avant des établissements et des comptoirs sur tou» les points du globe , rapportent de leurs voyages des objets curieux qu'ils offirent aux musées comme des hommages de leur affection pour leur pays que le temps et la distance n'affaiblissent pas.
Les musées étant pour ainsi dire des monuments de luxe^ les administrateurs donnent à ces édifices le caractère de leur destination. Ils admettent les portiques , les colonnes , les décorations d'une ardiitecture sévère; mais ils s'attachent surtout au but utile, l'instruction des élèves.
Les musées sont particulièrement des éeoles de dessin , de sculpture , de peintures , où les jeunes ouvriers acquièrent l'instruction nécessaire à un artisan distingué ; où ceux qui montrent quelques germes de génie reçoivent des encouragements et des pensions de leurs villes et des notables administrateurs, pour aller dans les capitale» prendre des leçons des grands maîtres.
La prospérité extraordinaire des fabriques de Suisse est prinâpakmcDt due à rinstruction préooee et étendue des enfiuits dans les eeioices , et dans les diverses branches des arts du dessin et de la gravute.
La Suisse doit aussi à ses musées, et aus ^xiura ^'on y professe, la foule d'artistes qui prodAiisent des vues^, des tableaux et des reiiels de toiiK les sites remanquableBdea Alpes.
Les musées, comme les autres établissements publics de la Suisse , sont administrés f^tuitranent par les notables habitants , et surtout par les donataires de collections : de tels administrateurs sont plus instruits et plus intéressés au succès de ces institutions. De là économie dans les dépenses et accroissement perpétuel des richesses nationales.
Il est rare que les riches capitalistes et les savants professeurs ne lèguent pas à leur mort des dons pour les musées , les écoles et les institutions publiques.
Les musées suisses , ainsi enrichis , appellent les voyageurs et les jeunes gens du dehors , et deviennent ainsi une des sources de prospérité des villes de la confédération.
$8. Midsom pénitentiaires.
Les Suisses empêchent renseignement mutuel du crime et la corruption par un silence perpétuel rigoureusement observé : ils ont ainsi résolu le problème de l'isolement, sans aggraver la peine des prisonniers.
Les détenus , en entrant dans la prison , sont conduits dans leurs cellules les yeux bandés , et ne connaissent pas les corridors, les issues et les moyens de s'échapper.
Les cellules où ils ne restent que la nuit sont très-propres, élevées, aérées et sans odeur.
Des cellules, ils sont conduits le matin dans les ateliers communs , où ils travaillent aux ouvrages et métiers qu'ils connaissent et préfèrent.
Les prisonniers ne parlent qu'aux contre-maîtres , à voix basse, et lorsque leur travail les autorise à s'adresser à eux.
Le régime de la prison est paternel , la nourriture abondante , les logements sains.
Les prisonniers, sans cesse préoccupés de la pensée d'obtenir plus tôt la liberté , cherchent à mériter une diminution de temps, par une rigoureuse observation de la discipline pénitentiaire. On ne les conduit point par la crainte des chàtimenls, mais par Fespérance des grâces.
Telle est cette iofluence , qu'on emploie les prisonniers à des travaux
de menuisiers , de serruriers , qu'on leur met en main dès armes offensives y et que la direction et la surveillance d'une prison sont confiées k cinq ou six contre^maitres et à autant de soldats sédentaires.
La maison pénitentiaire de Saint-Gall et celle de Genève peuvent £tre citées comme des modèles par les dispositions intelligentes des logements et par Tordre établi intérieurement.
Les salles de travail viennent converger au centre » et le directeur , en quelques instants , observe , par une ouverture , tous les ateliers , et juge si les prisonniers et les gardiens remplissent leurs tâches.
Par cette même influence de l'espérance d'une libération anticipée; on autorise à Berne les condamnés à travailler librement dans les champs aux divers ouvrages agricoles ; ils ne sont point enchaînés , mais habillés d'un costume particulier , et accompagnés de gardiens d'ailleurs en petit nombre.
Les prisonniers , sous ce r^me de famille , gagnent à l'établissement le montant de leur nourriture. Il ne reste à payer que les dépenses d'in • firmerie et les frais généraux , d'ailleurs peu considérables.
Le mystère des économies des Suisses dans l'administration des prisons, des hospices, etc., s'explique paille génie des institutions qui appellent à la direction , aux conseils , à la surveillance supérieure , les notables habitants dont les fonctions sont toujours gratuites et l'intervention prévoyante et paternelle.
Remplacez les patriciens aux fonctions gratuites par des étrangers bien rétribués, les dépenses de toute nature s'accroîtront au delà de toute mesure, et le but philanthropique serait d'ailleurs complètement manqué.
Des réprimandes sévères, dures, impitoyables, une nourriture malsaine, insuffisante, amènent des révoltes, des évasions , et les divers in< convénients signalés ailleurs et inconnus dans les maisons pénitentiaires de la Suisse.
Le système du silence et de la vie commune garantit les détenus de la corruption , du désespoir, de la folie , et leur enseigne une vie laborieuse , réglée et morale. Ils sortent en connaissant un métier, et reçoivent la réserve faite sur le prix de leurs ouvrages.
On a prétendu que les condamnés au r^me pénitentiaire en Suisse Ton. 2, sicr. 11. 37
éuîeot trop bieo traités « et que la crainte de la prisoo ne prévenait pua les crimes*; mais Vexamen attentif de Tinstitution donne une conviction couiraire; le silence ^ religieusement observé, est un châtiment de tous les instants; le prisonnier, sans cesse surveillé, souvent visité, subit une peine perpétuelle que nulle distraction ne fait oublier. L'isolcmeot complet y prolongé, est , pour ainsi direi un assassinat.