‹ Mémoires sur quelques mammifères fossiles des phosphorites du QuercyChapitre 17 sur 43 · EN · texte numérisé non relu

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l'os qui les supporte, ensuite j’exposerai les caractères de la dentition supérieure.

Canine {re Prém. 2e Prém. 3e Prém. 4e Prém. Carn. Tub. Diam. ant.-post. 0m0042 0m9020 00032 00060 00070 00085 0w0022 Diam. transverse 00030 0®0010 Om0014 0w0022 0®0030 0%0030 00020 ÉAUTEUT ee eh mecs 0®0015 020030 0»0046 0%0050 00055 00015

L'’étendue de l’espace occupé sur le bord alvéolaire par la portion de la série dentaire, située en arrière de la canine, est de 0w0036.

Les mesures relatives au corps du maxillaire sont les suivantes :

Hauteur au niveau de la première prémolaire : 0098.

Hauteur au niveau de la portion moyenne de la carnassière : 0w009.

Hauteur en arrière de la tuberculeuse : 0011.

Epaisseur au niveau de la portion moyenne de la carnassière : 0®0045.

Les incisives supérieures étaient petites et très serrées les unes contre les autres. L’espace qu’elles occupent sur chaque intermaxillaire est de 00035.

La première et la deuxième de ces dents étaient sensiblement égales entre elles ; leur diamètre transverse n’atteignait pas un millimètre. La troisième incisive était beaucoup plus forte et elle était surtout beaucoup plus développée dans son diamètre antéropostérieur qui atteignait deux millimètres au lieu d’un.

En arrière de la troisième incisive, la portion du bord alvéodaire correspondant à l’inter-maxillaire était fortement creusée pour recevoir la canine inférieure. La longueur de cette partie était de 0M0025.

La canine était très développée et son bord postérieur était garni sur toute son étendue de fines dénticulations. La couronne était convexe en dehors et presque plane en dedans. Les mesures relatives à cette dent sont les suivantes :

Mag gi

Diamètre antéro-postérieur au niveau du collet...... 00045

Diamètre transverse id. 0e 0®0030 Hauteur id. JhoDac 0»0110 Longueur du bord antérieur ............. co Ënoc 0m0120

id. postérieur....... Abe FD ac 00100

L’étendue de l’espace occupé par la série dentaire en arrière de la canine était de 0033. Ce nombre doit être décomposé de la manière suivante :

Espace occupé par les prémolaires .......... eee OR Espace occupé par la carnassière et la tuberculeuse. 001%

La première prémolaire était assez réduite et elle se trouvait être insérée à un millimètre et demi de la canine.

La deuxième prémolaire possédait une couronne peu élevée et fortement comprimée par ses faces latérales. Son bord antérieur était vertical; son bord postérieur, droit et tranchant, était dirigé de haut en bas et d’arrière en avant. A sa base l’on aperçoit un tout petit tubercule.

La troisième prémolaire était forte. Ce développement contraste de la manière la plus frappante avec le volume si réduit des premières prémolaires. On reconnaît, dès lors, que ces dents ne jouaient plus un rôle actif dans les phénomènes de la mastication et que toute la puissance du système dentaire se trouvait être transportée au niveau de ses éléments postérieurs.

La troisième prémolaire possédait trois racines. Sa forme et les proportions de ses différents éléments constitutifs sont les mêmes que sur les Proailurus Lemanensis et Julieni. Le bord antérieur est droit et il est dirigé très obliquement en bas et en arrière. Le bord postérieur est tranchant, et l’on doit remarquer au niveau de sa partie inférieure un fort mamelon, bien détaché, surmonté par une sorte de fort talon retroussé à son extrémité, correspondant au troisième lobe atrophié de la carnassière.

La carnassière était comme la dent précédente exactement semblable à celle des deux espèces de Proailurus provenant de Limagne. Elle présente comme chez les Felis, en avant de son lobe

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principal, à la partie antérieure de la première racine, un mamelon aigu très saillant, très détaché. Une seconde pointe, également assez forte, correspond à la racine antérieure et interne qui la supporte. Le lobe principal est aigu, tranchant comme sur les Chats, et le troisième lobe lui faisant suite s'unit de la même manière que sur les animaux appartenant au genre que je viens de citer.

La tuberculeuse présente des caractères un peu différents de ceux que possède la même dent sur les Proailurus Lemanensis et Julieni. Elle était moins féline que sur ces deux carnassiers. Les caractères des Stenoplesictis ne sont pas aussi effacés et ils se traduisent par un plus grand développement de la dent suivant son diamètre transverse et par un moindre développement du diamètre transversal. Sur les Proailurus Lemanensis et Julieni, la tuberculeuse est mince et développée seulement suivant son diamètre transverse. Chez le Proailurus Lemanensis, cette dent mesure un millimètre et demi de diamètre antéro-postérieur à son extrémité externe, et elle est presque cachée, lorsqu'on veut l’examiner en dehors, par le troisième lobe de la carnassière dont l’extrémité postérieure s’avance un peu au’devant d’elle. Sur le Cryptoprocte, qui offre avec le Proailurus Lemanensis de très remarquables ressemblances, cette dent est insérée encore plus en dedans de la carnassière et elle est en même temps plus réduite suivant son diamètre transverse. Les caractères de la tuberculeuse supérieure du Proailurus Lemanensis se retrouvent sur le Proailurus Julieni.

L’extrémité externe de la tuberculeuse du Proailurus medius n'étant pas en partie masquée par l’extrémité postérieure du dernier lobe de la carnassière, ce fait nous indique évidemment un moindre raccourcissement de la face que sur les espèces de Proailurus dont je viens de rappeler les caractères. Les deux tubercules situés à la portion moyenne de la couronne sont plus dissociés, disposition qui est en rapport avec le plus grand développement transversal de la dent à ce niveau. Enrésumé, l’on voit que par toutes ses dents supérieures le Proailurus medius se rapproche des Proailurus Lemanensis et Julieni et qu’il s'éloigne de ces carnassiers par la forme de sa tuberculeuse. Cette dent constitue évidemment par sa forme un passage très remarquable entre celle qui lui correspond sur les carnassiers que nous avons examinés jusqu'ici et celle

qui lui correspond sur les animaux accusant le type Proailurus le plus accusé.

Les dimensions relatives à la voûte palatine sont les suivantes :

Longueur mesurée sur la ligne médiane depuis le bord incisif jusqu’au bord palatin postérieur : 0M046.

Largeur au niveau de la portion moyenne de la face interne de la carnassière : 0M008.

Largeur au niveau du bord interne de la racine interne de la carnassière : 0013.

Largeur entre l'extrémité interne des tuberculeuses : 0M019.

Diamètre antéro-postérieur des trous palatins antérieurs : 0m006.

Diamètre transverse des trous palatins antérieurs : 0002.

Etendue de la portion des inter-maxillaires contribuant à constituer la voûte palatine : 0M008.

Etendue de la portion du maxillaire supérieur contribuant à constituer la voûte palatine : 0MQ17.

Etendue de la portion des palatins contribuant à constituer la voûte palatine : 0M021. (Ces trois dernières mesures ont été prises sur la ligne médiane.)

Les orifices palatins postérieurs sont très petits et ils correspondent à la portion moyenne de la face interne de la dernière prémolaire. Ils sont situés à trois millimètres en dedans de la ligne médiane de la voûte palatine.

La face examinée en dehors se montre plus allongée que celle des Proailurus Lemanensis et Juliem, fait qui est parfaitement d’accord avec les caractères et la position de la tuberculeuse supérieure. Ainsi l’espace compris entre l’orifice antérieur des trous sous-orbitaires et le bord incisif est, mesuré horizontalement, de 0m026. La même mesure prise sur le Proailurus Lemanensis fournit le nombre de 0M040. Or, sur le Proailurus medius, l'étendue de la série dentaire supérieure est de 0"033, et elle n'est que de 0041 sur le Proailurus Lemanensis. Cette observation m’a paru importante à présenter, car elle montre comment chez les carnassiers dont je m'occupe, en même temps que les caractères de la dentition se modifiaient pour devenir de plus en plus semblables à ceux des Felis, la tète se raccourcissait pour revêtir la forme que nous pré-

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sentent aujourd’hui les carnassiers de ce genre. La face du Proailurus medius était plus développée que celle du Proailurus Lemanensis et cette dernière l'était davantage que celle du Cryptoprocte dont il a dû très probablement être l'ancêtre.

L'orifice antérieur du trou sous-orbitaire était large et haut. Son diamètre vertical est de : 0045 ; son diamètre transverse est de : 0"003: IL était situé à 0"003 du bord alvéolaire et à 0"043 de la portion correspondante du profil supérieur de la face.

Le front était bombé sur ses parties latérales et il présentait une dépression assez forte dans sa portion médiane. Sa largeur était de 0002,

Je terminerai l'exposé des caractères offerts par la face du Proailurus medius en transcrivant quelques mesures relatives à l'étendue des os qui la forment et à la longueur des sutures qui les réunissent entre eux.

Longueur des os propres du nez : 0"020.

Longueur du front comprise sur la ligne médiane entre le point le plus élevé de la suture fronto-nasale et le point d’origine de la crête sagittale : 0023.

Diamètre vertical de l’orifice antérieur des fosses nasales : 0043,

Diamètre transverse de l'orifice antérieur des fosses nasales :

Longueur de la suture unissant le bord postérieur de la branche montante de l’inter-maxillaire au maxillaire supérieur : 0044.

Etendue de la suture réunissant le bord supérieur du maxillaire supérieur au bord externe des os du nez : Ow011.

Hauteur du maxillaire au point de réunion de cet os avec le frontal et les os propres du nez : 0"0149.

Largeur de la face mesurée au niveau du bord interne des trous sous-orbitaires : 0"018.

Hauteur du sommet de l’apophyse orbitaire supérieure au-dessus du front correspondant de la voûte palatine : 0020.

L'échantillon que je viens de décrire m’a paru intéressant à faire connaître avec détails, car il me semble posséder une grande valeur en nous permettant de saisir comment le type Proailurus s’est constitué aux dépens des types Plesictis et Stenoplesictis. Il m'est parvenu malheureusement trop tard pour que j'aie pu le faire dessiner sur une des planches jointes à ce travail et je dois

ne de

renvoyer sa reproduction à une de mes prochaines publications dans ces annales.

PROAILURUS JULIENI var. Priscus (Filh.).

J'ai fait connaître cette espèce de mammifère dans mon travail sur les Mammifères fossiles de Saint-Gérand-le-Puy, et jusqu'à présent elle n’avait été rencontrée que dans cette localité. Parmi les échantillons que j'ai obtenu durant ces dernières années des gisements de phosphorite des environs de Caylux, figure une portion de face de ce carnassier qui offre un assez grand intérêt, parce que l’on aperçoit sur elle, immédiatement en arrière de la tuberculeuse supérieure, un petit alvéole dans lequel est logée la racine d'une deuxième tuberculeuse. Cette racine indique une dent aussi réduite que possible, car elle ne mesure pas un quart de millimètre de diamètre antéro-postérieur. La présence de ce petit organite, bien évidemment sur le point de disparaître, correspond très exactement avec les observations précédentes. Elle nous prouve que les Proailurus constituaient une forme descendue de carnassiers ayant deux tuberculeuses supérieures. Les races issues de ces derniers ont, à mesure qu'elles variaient pour revêtir les formes particulières aux Felis, possédé une tuberculeuse supérieure de plus en plus réduite, et sur l'échantillon que je fais connaître, nous sommes évidemment arrivés à la période à laquelle elle va disparaître. En effet, sur les Proailurus Julieni du miocène de Saint-Gérand, nous ne les retrouvons plus. Pourtant, comme on va le voir par les mesures que je vais transcrire, ces carnassiers étaient, par la constitution, la proportion de leur face et les dimensions de leur système dentaire, absolument identiques. Je mets en paralièle dans les différents tableaux suivants les mesures relatives à l’échantillon type du Proailurus Julieni et celles qui sont propres à la face de la même espèce de carnassier trouvée dans les Phosphorites :

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