‹ Mémoires sur quelques mammifères fossiles des phosphorites du QuercyChapitre 20 sur 43 · AGE · texte numérisé non relu

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Les crêtes temporales étaient dans toute leur étendue régulièrement convexes en arrière, et elles donnaient naissance en se réunissant à une crête temporale très remarquablé par son développement vraiment extraordinaire. La figure 7 de notre planche IX permet d'apprécier les proportions de cette saillie osseuse, qui est certainement aussi développée chez ce pachyderme que sur un carnassier. La portion de tête que j'ai fait représenter est malheureusement brisée au niveau du point d'origine postérieur de l’arcade zygomatique , et je n’ai trouvé d’autre part aucune pièce qui me permit de savoir comment le cràne était conformé dans sa partie occipitale.

L'échantillon qui vient de servir à cette description ne correspond pas à la taille maximum que les Mirtotherium ont acquis. Ainsi, une forme ou une espèce différente m’est indiquée par une deuxième molaire supérieure mesurant 0016 de longueur et 0018 de largeur maximum.

G. HYRACODONTHERIUM (Filh.).

J’ai établi le genre Hyracodontherium pour servir à classer des mammifères à dents en série continue, à canine dépassant à peine, par le sommet de sa couronne, la première prémolaire, à première incisive excessivement développée et rappelant ainsi par sa forme la première dent des Damans. La seule espèce que j'avais rencontrée jusqu'ici avait été désignée sous le nom d’AHyracodontherium primævum; j'ai fait représenter son maxillaire supérieur dans mon travail sur les Mammifères fossiles du Quercy, figures 283, 284.

HYRACODONTHERIUM CRASSUM (Filh.).

Je considèrerai comme provenant d’une espèce encore inconnue d’Hyracodontherium, une portion du maxillaire inférieur trouvée tout dernièrement dans les gisements de phosphate de chaux de Mouillac. Jamais jusqu’à ce jour l’on n'avait eu l’occasion d’observer de mandibule, ni de fragment de mandibule d’Hyracodonthe-

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rium. L'échantillon que je possède comprend l’alvéole de la première incisive, l’alvéole de la deuxième incisive, puis en place la troisième incisive, la canine et les deux premières prémolaires.

Les dents inférieures étaient, comme au maxillaire supérieur, en série continue et elles étaient toutes implantées suivant une ligne droite d’avant en arrière. L’os qui les supportait ne subissait aucune flexion en dedans au niveau de la canine et des incisives. Ce caractère est parfaitement d'accord avec celui qui est relatif au mode d'implantation des dents au maxillaire supérieur.

La première incisive était certainement la dent la plus développée parmi toutes celles qui constituaient la série dentaire inférieure. L’alvéole qui la renfermait mesurait un centimètre de diamètre antéro-postérieur et 0"008 de diamètre transverse.

Le volume de la deuxième incisive contrastait avec celui que nous venons de voir être accusé par la dent précédente. Ainsi l’alvéole de cette dent n’avait que 0"005 de diamètre antéropostérieur, et également que 0"(05 de diamètre transverse.

La troisième incisive avait sa couronne dirigée directement en avant. Son bord antérieur était court et convexe. Son bord postérieur était très oblique en bas et en arrière à partir de son point d’origine du sommet de la dent. La face externe était concave dans toute sa partie antérieure et moyenne. Au niveau de sa partie postérieure, l’on observe un tout petit sillon précédant un talon rudimentaire.

La face interne de la troisième incisive était convexe dans sa partie médiane, et cette saillie était précédée et suivie par deux sillons bien accusés.

La canine était uni-radiculée. Elle présentait une partie antérieure assez élevée, suivie d’un talon bien développé. Sa pointe et ses bords étaient mousses. La structure de cette dent rappelle beaucoup celle de la canine des Eurytherium.

La première prémolaire et la deuxième prémolaire étaient identiques à celles de ces derniers animaux.

En présence des caractères si nets fournis par l'examen des dernières dents dont je viens d'exposer la structure, en même temps qu’en présence des caractères particuliers à la dentition supérieure (caractères qui nous sont connus pour le maxillaire supérieur de ’Hyracodontherium primævum), l'on est amené à considérer les

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