PIECES JUSTIFICATIVES
DE LA KELATION DH VOt:AGE DE M. DE VOLTAIKE A PARIS ET DE SA MORT.
CLii lUM» qui «cçBDipagaeaï et» leitfD» «iiii de Wagmirt.)
Lettre de madame Denis à M. WAGmÈRE.
3 5 mai 1 778 1 Paria.
flfloîï cher JVagntère^ je suis dans une inquj<5tui]e morte lie. Mon oncle est tombé malade depuis que vous ^les parti, de sa strangurie. Elle a toujours augmenté , et la fièvre s'y est jointe. Tous les accidens sont cessés (a) ^ mais il est d'une faiblesse si grande qu'elle nous effraie, et elle cause la même inquiétude à JVL Tronchin,
\ous savez, mon cher ami, que je n*ai de confiance qu'en vous. Revenez : votre maître a besoin de vous , f en ai besoin moi--même. Apportez tous les papiers que vous pourrez ; emballez des liwes. Il vous demande avec impatience (/^), Je crois que vous ne pouvez pas revenir avec la
(n) Cependant, madame, vous aviez dans ce momenMà mem^i la prvcimtion d^ordonner qu'on préparât le cairosse pour le mener en lerrcr. Oh l c^est tu vérité une belle chose ^wt la prévoyance l
ifi) Pourquoi donc ne m'avcT^tous pa^ cc?it ipiand il y<m» Pavait
berline , cela serait trop long. Il faut pourtant que la Permchon et cette berline reviennent. Je voulais envoyer Jean- François la chercher; mon oncle s'y est opposé avant sa maladie, et je n'ose transgresser ses ordres. Il faudra prendre un charretier de la ferme , qui mène bien et qui soît sûr. Enfin, je ne peux vous donner des conseils, vous êtes sur les lieux , faites de votre mieux. Prenez quatre chevaux pour traîner la berline ; nous en vendrons deux , et nous en garderons deux. Si vous avez quelque reste d'affaires à Ferriey, je m'en vais mander à Christin de vous aller trouver, et vous raisonnerez ensemble. Excepté M. Christin , je vous supplie de dire à madame Wagnière de ne confier les cle& du château qu'à. lui.
J'espère, mon cher ami, qu'a votre retour vous trouverez votre maître en meilleur état. Nous faisons de notre mieux pour le fortifier. J'ai grand besoin de vous , car mon cœur emporte ma tête. Apportez tous les papiers d'afiaires que vous pourrez , c'est l'essentiel (c) , et venez au plus vite. Vous connaissez mon amitié pour vous; elle est inaltérable (rf).