Rivalité
890 VILLEROT FAIT LA Pl«US TERfUBL^ SCÈNE [I7tt]
Mdtur, «t «tUfitOt tmà. ce çaoapii si bi«n garai. U n« vit plu9 qu« lui ^rinstant) jl y courut, rendit miju hommage» pqblics au maréchal, »veo force plaintes d'ôtre prévenu , lorsqu'il n'attendoit que sa permis* pion pour lûler chez lui, et pria Bi^sy et lui de pfisser 4an« son cabinet. Tandis qu'ils y allèrent, il en Qt excuse aux ambassadeurs sur ce que les fonctions et l'assiduité du maréchal de Villeroy auprès du foi ne lui permettoient pas de s'absenter pour longtemps d'auprès de sf persQ&Qe; |t, avec ce compliment les quitta et rentra dans son cabioeU D'abord, force compliments réciproques çt propos du cardinal de Bissy cpoy«nabies au sujet, D9 là protestations 4» cardinal Dubois, et répqnses 4u maréchal; mais à force de réponses, il s'empêtra dans le musical de ses phrases, bientôt so piqua 4e franchise et de dire des vérités, puis, peu à peu, s'échauffant dans sou barnois, des vérités dures et qui s^ntpie^t l'injure. Dubois, bien étonné, ne Qt pas semblant de sentir la force de ees propos; mais comme elle s'augmentoit 4e moment i autre, Bissy, avec raison 1 voulut mettre le holi, interrompre, expliquer en bien 1^ phoses, persuader le maréchal quelle étoit son intention. Hais la m^r^ qui montoit toujours tourna tout 4 /ait U tête au maréchal, et le Yq\\i aux injures et ^ux plus sanglants reproches. En vain Bissy le vQulut faire taire , lui représenter de combien il s'écartqit de ce qu'il lui avoit promis et chargé de rapporter à Dubois , l'indécence sans exemple d'al^ 1er maltraiter un homme ches lui, où il ne venoit que pour achever de consommer une réconciliation conclue. Tout ce que put dire Bissy ne fit qu'animer le maréchal, et lui faire vomir tout ce que l'iusolence et \b mépris peuvent suggérer ds plus extravagant. Dubois, confondu et hors de lui<-même, rentroit en terre sans proférer un seul mot, et Bissy, justement outré de colèr^, t4choit inutilement 4'iQterrompre. Dans le feu subit qui evoit saisi le maréchal, il s'étoit placé de façon qu'il leur avoit bouché le passage pour sortir, et en disoit toujours de pliis belle. lias d'injures, il se mit sur les menaces et sur les dérisions, il dit ^ ^^' bois que nuintenant qu'il s'étoit montré à découvert, ils u'étoient plus f n termes de se pardonner l'un à l'autre ; qu'il vouloit bien encore l'a* vertir que tôt ou tard il lui feroit du pis qu'il pourroit , mais qu'il youloit bien aussi, avec la même candeur, lui donner uu bon conseil. « Vous êtes tout-puissant, ajouta-t-il; tout plie devant vous* rien ne TOUS résiste; qu'est-ce que les plus grands en comparaison devons? Groyee-moi, vous n'avez qu'une seule chose à faire, use^ de tout votre pouvoir, mettez-vous en repos, et faites^moi i^rréter, si vous l'osez, Qui pourra vous en empêcher? Faites-moi arrêter, vous dis-je, vous n'avez que ce parti à prendre. » Et là-dessus, à paraphraser, à défier, à insul'^ ter en homme qui très-sincèrement étoit persuadé qu'entre escalader les oieux et l'arrêter, il n'y avoit point de différence. On peut bien s'imagijier que tant de si étonnants propos ne furent pas tenus sans interr ruptions et sans vives altercations du cardinal de Bissy , maia sans en pouvoir arrêter le torrent. Enfin , outré de colère et de dépit contre le maréehal qui lui manquoit si essentiellement à lui-même, il saisit le maréchal par le bras et par les épaules et l'entraîna à la porte qu'il ouvrit, et le fit sortir et sortit lui-même. Dubois, plus mort que vif, les