‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegence (volume 2)Chapitre 47 sur 200 · Éteint. (iVô/tf di Sâlnt-^imn · texte numérisé non relu

Éteint. (iVô/tf di Sâlnt-^imn

116 DUC DE GANDIE.

de PesarO) Alphonse d'Aragon, duc de Bisceglia, et Alphonse d'Esté, duc de Ferrare. Les fils furent Pierre-Louis Borgia , fait par Ferdinand le Catholique duc de Gandie en 1485 , qui mourut accordé ayec M. Enriquez , fille de l'amiral de Sicile ; César Borgia , d'abord cardinal qu'il ne demeura pas , et qui devint célèbre par ses crimes , sous le nom de duc de Yalentinois ; Jean Borgia , qui succéda au duché de Gandie de soa frère aîné , et qui épousa M. Enriquez , qui lui ayoit été destinée ; enfin Godefroy Borgia , prince d'Esmiillace* , marié à une bâtarde d'Alphonse ^ roi d'Aragon , et dont la branclie qui a duré longtemps s'est éteinte. César Borgia fit tuer Jean Borgia dans Bome, et jeter son corps dans le Tibre; mais il laissa un fils et une fille. Ce fils fut Jean II Borgia, duc de Gandie y qui de J. , fille d'Alphonse , bâtard de Ferdinand, roi d'Aragon,, laissa François Borgia , duc de Gandie , qui , après avoir perdu sa femme , F. de Castro , se fit jésuite , dont il fut bientôt après général : c'est le célèbre saint François de Borgia, mort 1572, et canonisé cent ans après. Il laissa une grande postérité qui se divisa en plusieurs branches , desquelles l'aînée a toujours masculinement conservé le duché et le titre de duc de Gandie. C'est le treizième duc de Gandie, que j'ai vu en Espagne, jeune, sans monde ni esprit, obscur et embarrassé de tout, que toutefois la considération de son nom , du duc d'Hijar son beau-père , du cardinal Borgia son oncle, fit l'un des deux gentilshommes delà chambre du prince des Asturies à son mariage.

GiovENAzzo del Giudicey Génois transplanté à Naples. C'étoit le prince de Cellamare, ambassadeur en France , qui ourdit avec le duc et la duchesse du Maine la conspiration dont il a été parlé, et tant de lui à cette occasion qu'il n'en reste rien à ajouter ici , non plus que sur le cardinal del Giudice , son oncle paternel , dont il a été beaucoup parlé ici , tant à l'occasion de son voyage à Paris qu'à celle de son expulsion d'Espagne par le cardinal Albéroni. Son frère, le vieux duc de Giovenazzo, qui avoit encore plus d'esprit et d'intrigue que lui, et bien plus de sens, alla s'établir en Espagne, où il parvint à une grande considération. Charles II le fit grand , mais seulement pour trois races , et enfin conseiller d'Etat. Son fils Cellamare , qui , étant encore ambassadeur à Paris , prit à sa mort le nom de duc de Giovenazzo , avoit épousé à Rome une Borghèse, veuve du duc de La Mirandole, et mère du duc de LaMirandole que je trouvai établi en Espagne. Cellamare en avoit une fille unique , demeurée à Rome dans un couvent , qui avoit cette troisième race de grandesse et de grands biens à porter au mari qui l'épouseroit* On la disoit étrangement laide. Je ne sais ce qu'elle est devenue.

Longues années après mon retour, la cour d'Espagne fit un long voyage à Cadix, Séville, Grenade, etc., et don Joseph Patine étoit lors premier ministre et chef des finances en particulier. Cellamare, je l'appelle toujours ainsi, y étoit comme grand écuyer de la reine, charge qu'il avoit dès le temps qu'il étoit à Paris. Patiiio avoit le défaut d'ôtre également infatigable en promesses réitérées et en inexécution , même

4 . Nous avons suivi l'orthographe de Saint-Simon ; mais le nom de cette ville du royaume de Naples est Squillace (Galabre ultérieure).

DUC Ï)E GIOVENAZZO. 117

de choses à faire sur-le-champ , surtout quand il s*agissoit d'argent. U y avoit longtemps qu'il menoit Cellamare de la sorte sur le payement de l'écurie de la reine, livrée, fourrages et réparations de voitures, dont Cellamare étoit outré , n'osant trop pousser un premier ministre dans le plus haut crédit et la puissance la plus vaste et la plus absolue. La chose traîna ainsi jusqu'au départ de la cour pour revenir à Madrid, toujours en promesses, et la plupart d'être payé sur-le-champ, sans jamais d'exécution la plus légère. Le matin du départ , Cellamare fut chez' Patine lui représenter l'état de l'écurie de la Veine, etc. ; il en eut peu de satisfaction , il se fâcha , en vint aux grosses paroles , et entra dans une telle colère qu'il eut peine à regagner son logis , où il se trouva si mal qu'il en mourut le jour même à près de quatre-vingts ans.

Gravina des Ursins , à Naples et à Rome. C'est à présent l'aîné de cette grande maison, si tant est qu'il en reste d'autres branches. Mme des Ursins fit donner la grandesse au duc de Gravina, neveu du pape Benoît XIII. ^'

HAVRé Croi^ en Flandre. Philippe III l'érigea en duché pour Charles- Alexandre de Croî , de la branche de d'Arschot , qui , de gentilhomme de la chambre de l'archiduc Albert, et conseiller au conseil de guerre à Bruxelles , prit le nom de duc de Croi après la mort de Charles duc de Croi, son cousin et son beaii-frère. Philippe III le fit conseiller d'Ëtat^ surintendant des finances des Pays-Bas , chevalier de la Toison d'or et grand d'Espagne. Il fut tué dans sa maison à Bruxelles, à cinquante ans ,-en 1624^ d'un coup de mousquet qui lui fut tiré par une fenêtre. Il avoit épousé, en 1599, Yolande, fille de Lamoral, prince de Ligne, dont il n'eut qu'une fille unique , qui porta sa grandesse et tous ses biens en mariage à Pierre-François, second fils de Philippe de Croî, comte de Solre, qui prit par elle le nom de duc d'Havre. Il fut chevalier de la Toison d'or, gouverneur de Luxembourg et du comté de Chiny , et chef des finances des Pays-Bas, mort à Bruxelles en 1650. Son fils unique, Ferdinand-François-Joseph de Cro!, duc d'Havre, fut chevalier de la Toison d'or, et mourut à Bruxelles en 1694. Il avoit épousé, en 1668, l'héritière d'Halluyn dans le château de Wailly près d'Amiens, dont il eut Charles-Joseph , duc d'Havre ; tué sans alliance à la bataille de Sa* ragosse, 10 septembre 1710, lieutenant général et colonel du régiment des gardes wallonnes, et Jean-Baptiste- Joseph , duc d'Havre et colonel du régiment des gardes wallonnes après son frère. La princesse des Ursins lui fit épouser la fille de sa sœur et d'Antoine Lanti , dit délia Kovere, seigneur romain, à qui sa belle-sœur procura l'ordre du Saint- Esprit en 1669. La chute de la princesse des Ursins attira des dégoûts au duc et à la duchesse d'Havre qui étoit dame du palais de la reine. Le duc d'Havre quitta l'Espagne et se retira en France avec sa femme , et mourut à Paris en 1627. Il laissa deux fils, dont l'aîné, duc d'Havre, grand d'Espagne , s'est fixé au service de France où il est lieutenant général, et a épousé une fille du maréchal de Montmorency , dernier fils du maréchal duc de Luxembourg. Le cadet s'est marié en Espagne à la fille héritière du frère de sa mère qui, comme on le verra ci-après, le fera grand d'Espagne.

HiJAR, 5t^a, fii^cieiine baronnie en Aragon, puis duché, ^. ças^i d'héritière en hérUiôre çn différentes maisons , et eqfip en ceÏÏQ 4e ^ilya , oi\ elle ne fut que sur une seule tête par son ipariage , dont uuq seul9 fille héritière , qui port^ s^s biens et cette grandesse à Rodrigue de ^i^va y gamiento et VillandradO) comte de Salinas et Eibadapeo, &ieQon4 mf^rquis d'Alenquer , mort au château de Léon , prisonuier d'état , ayani trempé dans la copjuration de Charles Pa^iUo coutre Philippe IV. Soa fils aîné, duc d'Hijar, eut des fils qui n'eurent point d'enfants, et laisse sèrept leur §our héritière , qui pprta ses biens et cetle gra^ndes^e en ma-* liage, décembre 168S, à son cousin paternel Frédéric d§ ^ilva y ?ortUti gai, marquis d'Oraui, dont le petitrfils, par mâles, est le huitième 4u(ï d'Hljar , que j'ai vu eu Espagne , qui fréquentoi^ peu 1|^ çpur. et le pioQde , mais qui avoit de la cousidération* h Vai fqh peu y\i ^\ pQÎnt du tout fréquenté.

L'Infantado*, Silva- Cette ffiaison, cette grandesse çt le duc del Infantado , du temps de mon ambassade en Espagne , sont tffiités çi-> devant, e^ sorte qu'il n'en reste à expliquer ici, sinou que l'érection eu est des rois catholiques çn 1476, sous )e nom d^ l'Iufautado , §t ^'hér ritage en héritage tpmba eufin yers 1Q&] 4^n§ 1^ m^isou dç l^vft, au cinquièine duc de Pastrane,

Pastrane, terre en Qastille, yendue avec d'autres, en 157^, p^r Gafri pard Gaston de Ls^ Cerda et Mepdo^ , h liuy Gomez 4e Silva , prince d'Ëboli , qu'il Qt peu après ériger en duch^ et graude§^e pour lui par Philippe Û , qui Tfivoit fait grai^d d'Espagne et duc d'Ëstrejnera dès 15685 et Je noayeau dup de Pastrane eu pppféri^ Ip titre ^ celui 4e duo d'Estrem^ra qu'il quitta, U çut plusieurs enfantg 4'AUPe Mendoza y La Gerda sqn épouse , f^yorite ^i déclarée 4e Philippe II , dont descendent » outre les duçs de pai^tr^ne , les cpmte^ 4e Câlinas , les ducs d'Hljar et les marquis d'Qrani d'Elisede et 4'Aguilar. Vaine f jioderic de Silva y MendQza , fut seoppd duc de P^str^^ne et trQi§ièQ)Q priuQe d'Eboli , et grandrpèrp 4*ôutr^ Ro4erie de Siiva, einquième duç 4<5 pastrane, qui devint duc del'lnfant^dQ et de Leriqa p^r s^ feipn)§, sœur et héritière de Roderic cii^z de Yiv^p Purt^do 4e ICeudojif^ et San4QV^ , septième duc del Infantadq, mort ^apa enfanta eu jfknyÎQj 1657, et de Diego Gomez de 3|Li|dov^, mort âus3i ^^ps enfaut^^ juillet 1668. Le duc del Infaptadp , du temps que j'étois ep psp^gne , est petit-fils du duc dQ - Pastrape, d^vepu, çapapie il vient d'être expliquai duc de l'Infantado, dont les Silya, dfpuis cette éppqpe, ont préf^r^ le titrç h C^lui dP du? de pastran^.

Il résulte d^ çe détail que Is^ d^te 4p la g rap4es9e del Infantado doit être prise deJa prepiière qu'il ait ppe, qui est ^ellq 4e }^% 4e duçd'Es-v tremera qui, I^QUs Ch^rlesTQuint, a pas^ô dp l'étut 4e rico-hepiibre i celui 4e gr^d 4'Espagpe,

LiCBRA y Arq^on-

l^karA», 4ienç(k^pfQ^ (vpir l, H, p, 17?.) 4 quoi tm ici ^ ajouter,

4 . Saint-Simon écrit VJnfantade et Ylnfankulo iDdistifkCtMie^t.

DUC m mAfés. 119

siaoB qae, la grandessa étant toçabéa à révêque de Ouença, qui en prit le titre et eessa de perler le nom d'é?êque de Cuença, je le laissai ea partant d'Espagne sans aveir fait sa couverture , parce qu'il 'veoloit la foire avec sen bonnet , et que les grands s'y opposaient et vouloient qu'il se couvrît avec sen chapeau. Qette contestation, qui duroit depuis leng^ temps , reteneit ce prélat à la cour , qui p'en étoit pas fâché , et qui n'é* toit pas sans ambition ni sans esprit. 11 étoit , comme on l'a vu au renvoi, de la maison d'Alencastro.

Liâarès , en Portugal , érigé en comté par le roi Emmanuel de Por? tugal pour Antoine de Nerona ; fils puîné de Pierre de Nerona y Meneseï , issu de la maison royale de Gastille. Une fille héritière épousa un autre Nerona, dont le fils fut fait due de Linarès par Jean IV, roi de Portugal. Son filp fut &it grand d'Bspagne par Charles XI , et gran4 écuyer de la reiee sa seconde femme , et mpurut à sa suite à Tolède en 1703. Ses deux fils moururent sans postérité, et sa fille aînée porta 1q duché et grandesse de Linarès en mariage au second duc d'Abrantès.

LiRiA. , fils unique du premier lit du duo de Berwick ei-dessus , qui , après avoir fait ses premières armes en Hongrie , retourna en Angleterre sur le point de la révolution, et passa en France avec Jacques II, dout il étoit ^Is naturel. Il y servit d'abord volontaire, et tôt après lieutenant général tout d'un coup ; il eut bientôt des cemmandements en chef. Il a tant été parlé de lui dans ces Mémoires , et de l'occasion glorieuse qui lui acquit la grandesse et la Toison à lui et à son fils , qu'il n'est besoin de s'arrêter que sur la singularité de sa grandesse , sur quoi il fout. reprendre les choses de plus haut. Il aVoit été marié deux fois, et n'avoit de son premier lit qu'un fils unique et plusieurs du second. Il s'étoit si parfaitement fiatté d'obtenir son rétablissement eu Angleterre que , lorsqu'il fut fait duc et pair de France, il obtint une chose inouïe dans ses lettres , qui fut rex<ûusion de son fils aîné , parce qu'il le des» tinoit à succéder en Angleterre à ses dignités et è ses biens; mais lorsqu'il fut (ait grand d'Espagne , il s'étoit enfin désabusé de cette trop longue espérance , et voulut établir tout 4 fait en Bspagne ee fila atné. Philippe Y, en le faisant grand d'Bspagne, lui avoit donné en même temps les duchés de Liria et de Quirica , dans le royaume de Valence , qui avoient été des apanages des infiints d'Aragon* Le due de Berwick obtint de les pouvoir donner aatuellement à son fils aîné , et qu'il jouît en môme temps de )a grandesse conjointement avee lui, ce qui étoit jusqu'alors lana exemplêt son fils aîné prit donc alors le nom da duQ de Liria, fit sa couverture , re(}ut Tordre de la Toison d'or i 9t biantôt après épousa la sceur uiiique du duc de Yeragua qui , par l'événement , devint héritière de trèsrgrands biens. C'était une femme très-bien faite i l'air fort noble et les manières, avec de l'esprit, du sens et de la piété, et fort estimée et considérée. On a vu qu^elle fut dame du paûia de la princesse des Asturies è son mafiage*

Le due de. Iiiria étoit lieutepant général , et fut gentilhomme de la chambre du roi 4'£;spagne très^peu avant que j'y arrivasse, un a vu toute l'amitié et les aervieea que j'ep feçus. Il avoit par deux fois couru grand risque m Baosae et ea Angleterre, Il avoit 4e l'eapril » beaufioup

120 DUC DE LIRU.

d'honneur et de valeur , et une grande mais sage ambition , étoit aimé , estimé et compté en Espagne , et le fut partout où il alla.* Sa conversation étoit très-agréable et gaie , instructive quand on le mettoit sur ce qu'il avoit vu et très-Bien vu en pays divers et en affaires , très-bien avec tout ce qu'il y avoit de meilleur en Espagne , ami le plus intime de Grimaldo qu'il n'avoit point abandonné dans sa disgrâce du temps d'Aïbéroni , et Grimaldo ne l'avoit jamais oublié ; quoiqu'il eût beaucoup de dignité , il ne laissoit pas d'être souple avec mesure et justesse , et fort propre à la cour qu'il connoissoit extrêmement bien. Il avoit un talent si particulier pour les langues, qu'il parloit latin, françois, espagnol , italien , anglois , écossois , irlandois , allemand et russien comme un naturel du pays , sans jamais la moindre confusion de langues. Avec cela il aimoit passionnément le plaisir ; et la vie compassée , uniforme ^ languissante, triste de l'Espagne lui étoit insupportable. Il étoit fait pour la société libre, variée, agréable, et c'étoit ce qu'on n'y trouvoit pas.

Quelque temps après mon départ, il obtint Pambassade de Russie, avec une commission à exécuter à Vienne. Il réussit en l'une et en l'autre, tellement que la czarine, sans l'en avertir, lui jeta un jour le collier de son ordre au cou. Il repassa à Paris , où il se dédommagea tant qu'il put de l'ennui de l'Espagne , et où nous nous revîmes avec grand plaisir. Il me voulut même bien donner quelques morceaux fort curieux qu'il avoit faits sur Tétat de la cour et du gouvernement de Russie. Il demeura à Paris tant qu'il put , et bien moins qu'il n'eût voulu , et pour éloigner son retour en Espagne , il obtint permission d'aller voir le roi d'Angleterre à Rome; de là il alla à Naples, où il fit si bien, qu'il demeura si longtemps que, s'y abandonnant aux plaisirs de la société, et peu à peu à l'amour d'une grande dame, il en mourut de phthisié, laissant plusieurs enfants. C'est un homme que je regretterai toujours. Son fils aîné a recueilli sa grandesse, est grandement établi, mais ne jui ressemble pas.

Medina-Cœli , Figuerroa y La Cerda, La grandeur de l'origine de cette grandesse , et la singularité de sa première continuation , m'enga« gent à m'y étendre. Alphonse X, roi de Castille, dit l'Astrologue , de son goût pour l'étude, et en particulier pour les mathématiques et l'astronomie , et des fameuses tables dites Alphonsines de son nom qu'il fit dresser sous ses yeux , eut deux fils d'Yolande , infante d'Aragon , son épouse *. Ferdinand l'aîné fut gendre de Saint-Louis; et Sanche dit le Brave. Ferdinand donna des preuves de son courage contre les Mores, et mourut à vingt et un ans , en 1275, neuf ans avant son père , et laissa deux fils, Alphonse et Ferdinand, qui, je n'ai pu savoir pourquoi, prirent dans la suite le nom de La Cerda. Sanche, fils cadet de l'Astrologue, voyant les deux fils de son aîné si fort en bas âge, et le roi son père si enterré dans ses études qu'il ne put jamais se résoudre d'aller en Aile* magne où il avoit été élu unanimement empereur , le méprisa et conçut le dessein de régner. Les instances persévérantes des princes d'Aile* magne, ni les exhortations du pape, n'ayant pu l'ébranler pendant plusieurs années, quoiqu'il eût accepté l'empire^ pris le nom d'empereur,

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