CASTEL-RODRIGO
petit-fils lui succédèrent et furent l'un après l'autre gouverneurs généraux des Pays-Bas. La fille héritière du dernier épousa, à la fin de 1678 , Charles Homodeï , marquis d'Almonacid , qui devint marquis de Gastel- Bodrigo, et en prit le nom, mais qui ne put faire sa couverture qu'un an après, sur les difBcultés qu'il essuya; je n'ai point su sur quoi fondées. Il n'eut point d'enfants , et perdit sa femme dont hérita sa sœur cadette, qui avoit épousé Gilbert Pio, mère du prince Pio, que j'ai vu en Espagne, qui recueillit la grandesse après elle, sans préjudice du rang et des honneurs restés personnellement au marquis d'Almonacid avec , sa vie durant , le nom et le titre de marquis de Castel-Bodrigo.
ToRRBCUSA, marquisat, vers 1630, pour Gh. André Garraccioli, dont la grandesse est masculinement demeurée à sa postérité.
CoLONNB , principauté , connétable héréditaire du royaume de Naples vers 1632, pour Laurent-Onuphre , septième connétable Colonne. Cette grandesse est demeurée dans sa postérité masculine.
Cam ARAÇA , marquisat vers 1635 , pour Diego de Los Gobos , dans la maison duquel cette grandesse s'est conservée.
Aguilar , comté janvier 1640 , pour Jean-Bamirez d'Arellano. Il épousa Anne-Marie , fille unique de J. de Mendoza , premier marquis d'Hinoyosa qu'elle lui apporta, et fut ainsi doublement grand d'Espagne, comme comte d'Aguilar et marquis d'Hinoyosa. Lui et les siens ont préféré au titre d'Hinoyosa celui d'Aguilar , dont il étoit huitième comte. J. Bamirez d'Arellano eut Aguilar du roi Jean I*', en 1681. Il étoit rico-hombre de Gastille. Son petit-fils , Alph. Bam. d'Arellano en fut fait comte en 1475, par les rois catholiques, et jouit des honneurs de la grandesse ou rico - hombrerie d'alors. Mais n'ayant point passé en grandesse sous Charles-Quint, elle dei^eura abrogée jusqu'au rétablissement qui vient d'être expliqué. Celui qui fut rétabli ne laissa qu'une fille qui épousa , en 1670, Emmanuel Manrique de Lara, deuxième marquis de Frigilliana à qui elle apporta ces deux grandesses , et qui a laissé un fils , comte d'Aguilar, que j'ai vu à Paris, et depuis en Espagne. C'est de ce père et de ce fils qu'il est parlé ici à plusieurs reprises.
Arembbrg, duché vers 1650, pour Ph. Fr. de Ligne, fils aîné de Ph. Ch. de ligne , de la branche de Barbançon , prince d'Aremberg , chevalier de la Toison d'or , mort à Madrid en 1640, et de sa deuxième femme Is. de Barleymont. Ph. Fr. , premier duc d'Aremberg, et fait grand d'Espagne , fut chevalier de la Toison , général des mers des Pays-Bas espagnols, gouverneur du Hainaut et de Valenciennes, et capitaine des archers de la garde bourguignonne de Philippe lY , et de Charles II. en Flandre , oii il mourut sans postérité en 1674. Ses biens et sa grandesse passèrent à Ch. Eugène, son frère, dans la postérité masculine duquel elle est demeurée, mais passée et retournée au service de la maison d'Autriche, depuis que les Pays-Bas espagnols sont rentrés sous son obéissance. Jai voulu suppléer ici à la négligence de cet article dans le précédent état détaillé.
Ligne, principauté 1660, pour Cl. Lamoral de Ligne, grand-père de celui qui existoit lorsque j'étois en Espagne, qui a postérité masculine, et est à Bruxelles au service de l'empereur. Il est de Philippe IV.
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