ÉTATS GÉNÉRAUX DANS LE PARLEMENT
devenir l6 ^rsmier ctyrpê de TËtat. Si [elle] rétoit^ et dans son plus gnand lustre , qui est lorsque le roi , accompagné de tout ce qu'il y a de plus grand dans TËtat , Thonore de ^a présence , ce corps entier qui ne parle que découyert et à genoui aux pieds den pairs et des officiers de ' la couronne qui parlent assis et couverts ,^ comment tous les autres corps du royaume pou rroient-il s paroltre devant le roi? Il n*y a Jïlus que le prostemement et le visage contre terre qui pût être leur posture, avec ce silence profond des Orientaux d'aujourd'hui. En vérité, le premier corps de l'Etat, en môme temps partie intégrante ^ essentielle, membre de tous les temps jusqu'à aujourd'hui du tiers état ^ sont deux extrémités par trop incompatibles.
One lé parlement se dise le preihier dé tous \eh Côrîis qui toui ensemble composent le tiers état , aucun de ceux des deux premiers ordres iie prendra . je crois , le soin de le contester ^ ce sera alors à cette compagnie à voir comnient le grand conSell » , qui lui dispute la préséance , trouvera cette proposition , et le conseil privé ■ qui cassé ses arrêts, dont les conseillers, qui sontcohnus sous le nom de conseillent d'Ëiat, le disputent partout aux présidents à mortier, et leur doyen aa premier président , et dont les maîtres des requêtes qui n'y sont jamais assis , viennent quand il leur plaît , à titré Unique de maîtres des requêtes, s'asseoir et juger à la grand'chambre , et y précéder le doyen
du parlement. ' • ' i -
Enfin , un premier corps, de TÈtàt , n*être dfe nature et d*effet que de» geils du tiers étal revêtus d'ofïîcè de pure judicature pour leur argent et comme légistes, pour juger u.nif^uèment les Causes des partictiliérs , et sans com|)étence par eux-mêmes pour les grandes Sanctions de l'État et ïe jugement des causes, majeures , c'est un paradoxe que tout l'art et le pouvoir ne sauroit persuader. ,
Après une digression si étendue ibais si néCel^sâirë pour riiitelligenc* de l'affaire, cju'on va raconter et pour beaucoup d'autret suites qui se retrouveront dans je cours des années de la régence , il est temps de revenir à ce qui y a donné lieu, on se souviendra donc ici dé ce qui & été expliqué avant la digression , de la situation Suprême du duc du Maine auprès du roi , de sa frayeur de ce qu'il pouvoit perdre par sa ' moft, qu'il voyoit peu éloignée, de son projet de s'en mettre à couvert p$,r mettre aux mains d'une manière irréconciliable les ducs et lé parlement qu'il craignoit également l'un et l'autre; et plus anciennenîent ce qu*on a vu de son caractère , dé celui de la duchesse du Maine , de leurs profonds artifices , de leur ambition , du comble aussi èffVayant que prodigieux où les liaenées de M, du Maine l'avoiént porté , et de tout ce 4ù'il avoit à perdre. Voyons maintenant la trame qu'il sut ourdir.
4. Voy,, sur le grand conseil, t. II, p. 474, noie. ,i , ^«. . . . , .
2. Le conseil privé est le même que le conseil des parties dont il a été qieslion, t. !•'«', [). 484.