M. DU MAINE ME DIT UN MOT DU BONNET. 23Ô
CHAPItfeÉ kX.
M. du Maine, devena prince du sang^ me dit \m, mot, du bouaet, qu^ i« laieee ' toml^r. *- M. du Maine, lans qu'on pût t'y attendre, s'offre sur l'affaire du bonnet, dont il n'éloit pat quesUen, et, à force d'art et d'avancesi, jette les duQflr dans lo danger du refus ou de l'acceptation, -r lî répond du roi, du premier président et du parlement. — On accepte, et Jiourqaoi, mais malgré soi, les offres du duc du Maine. — M. du Majne répond des princes du sang et de Mme la Princesse. — Merveilles du premier président aui du<» de Nosilies ^ d'Âumoht. -*• Le roi parle le premier k d'Antin du bonnet. *^ Échappatoire préparée. — M. du Maine exige un court mémoire au roi% 't^ PnkaUttons ettrêmea sur ee mémoire. — M. le auc d'Orléans me donne Ba parolç positive, et ^me la Duchesse aux ducs: de La Rochefoucauld, Yillero^ et d'Antin, d'être en tout favorables aux duos sur le bonnet, et la tiennent exactement et parfaitemeiil. — Précédentes avances sur le bonnet à moi et à d'autres ducs froidement reçues, et de plus en plus redoublées par , le duc du Maine jusqu'à rengagement torcé de l'affaire. — Premie» président à Marly, tout changé, y reçoit la recommandation de M,, le duo d'Orléans et k mémoire du roi, qui lui parle favorablement. ^- Éclat da premier président sur le mémoire, contre parole «t vérité;^ d«. propos déiif> l^vé, ^11 fait lopgtempB le malade. -^ Premier président visité des ducs de Noailles et d'Antin, leur propose, en équivalent dif bonnet, de suivre lef présidents entrant et sortant de séance. — Divers points singulièrement discutés, sans que les deux ducs eussent compté de parler de quoi que ce fût au premier président, lesquels rejettent celte suite et tout équivalent du bonnet.' — Inquiétude des présidents, -r- Personnage de Maisons ; son extraction» -*■ RuSe de Novion qui dévoue Maisons aux présidents. — Dtner «iigagé chez d'Antin, à Paris, avec le premier président ; convives. •— ht arol y envoie les s^igneoirs de son service ; s'en passe pour la première foip ^e sa vie ; est servi par Souvré, maître de la garde-robe, et cela se répète irqis fois ; les deux dernières sans repas, simples conféyeivces. — Tout sans succès^ -r Premier président manque malhonoêtement au dîner. — ^ Maisons s'y trouve ; sa conduite ; se relie plus que jamais au duc et à la duchesse du Maine, dont il étoit mécontent.
Il Y avoît grand hombrô d'années que MM. du parlement jôuissoîeûi paisiDlement de leurs usurpations et de leurs entreprises sur les pâirS , dont la foiblesse et l'incurie les laissoit en pleine tranquillité , sans que rien les eût réveillés à cet égard. liOrsque je fis mon compliment à M. du Maine sur son nouvel. être de prince du sàng^ comme on l*a vu en son. lieu-, il me 4it un mot du bonnet dans les protestations qu'il me fit sur les ducs,. et personnelles. Je pris cela pour un entbousiasine d'uû homme comblé au delà de tQUtes mesures , qui cberchoit à rabattre Fin* dignatioû de? plus intéressés , et qui yeut ramener à lui par des offres vagues et fausses. Je glissai, dQnc. fort légèrement, et j'étouffai une réponse vague dans l'entassement des compliments , eu quoi je fus favorisé de l'heure , qui étoit pendant le souper dû roî , comme on Ta vu. J'ai différé exprès à mettre, ipi cette circonstance pour la. rapprocher de l'affairé du bonnet. Je ne sais si, comme je le crus alors , ce propos me ftit jeté dans Tesprit que je viens de marquer, ou si dès lors il avoit conçu la noirceur profonde qu'on ya expliquer, lorsqu'il seroit paryenu à se