CHAPITRE VI
Mariage du fils du marquis du Chàtelet avec la ûUe du duc de Richelieu; [il oblieni] la survivance de Vinceunes. -^ Publication et réjouissances dé la
' paix. — Gontade grand-croix surnuméraire de Saint-Louis. — Marly. -* Giudice bien traité du roi. — Ducasse malade.. — Ghalais mandé de l'armée i Madrid. ^ i^onquillo et d'autres exilés. ^ Bérgfaeyck se reOre tout A fait des affaires ; son éloge. *-« Rérorme de troupes. •— Éleeteinr de Bavière à la chasse A Marlf . — M. le duc de Renry aiabuie et empoiseuné. —«Mort de. M. le duc de ^rry ; son caractère. — « Quelavec sa famille. — Jtf. [le daç| et Mme la duchesse de Berry ; comment ensemble. — Ordres du roi. — * Le corps de M. le duc de Benry trèsproroptement porté à Paris aux Tuileries. — Deuil drapé de six mois. — Le roi né veut point derévérenceg, de manteaux, de mantes, de harangues ni de compliments. «^ État du roi. —
' Sa visite A JCme ladutbesse de Rerry. *- M. [le duc] et Mme la dùehesse d'Orléans fort touchés. -^ Baisons partiiMiitèireB ii M. le duc dH)rlteiis. <*«• Mme de Màiotenon et duo du Maine, --r Duchesse du Maine, — - Évéqiie». usurpent pour la première fois, en gardant, fauteuils et carreaux. *~ £aa< bénite. -^Gointe dé Charolois et duc.de Fronsac conduisent lé cmur au' Val-de-Gnice. — M. le Duc èr le duc de La Trémoille èonduisent le corps. à Saint-Dems. — Fils et petit-fils de France tendent seuls ches le roi. ~^ Précaiittons cih6s Mme la duchesse de Berry, qui font quelques aventaret
• visibles ...
; Uni événement singulier , et qui fit honneur à la eou^, imposera, poor. quelqoea mom^ents dé ces tdsteatea. Parmi toutes les dames- du- pklaié' dont il y avoit forée dévotes , une ;seUle n'était occupée que de^Diëu, son. nuri ttB trit-galant iiqmi&ei. ^Clni djBUtpetsomieé dii'ipimdi8,lalpai^
[1714] MARIAGE DU FILS Di; MARQUIS DU CBAtELET. 49
peu d'entregent , elle par n'être occupée que de son salut , les moins propres à tirer le moindre parti d'aucune chose , et fort pauvres. G'étoit la marquise du Châtelet, fiile du feu maréchal de Bellefonds. Un reste de considération pour la mémoire de son père , et d'aroir été fille d'honneur de Mme la dauphine de Bayière, avec une grande réputation de sagesse et de vertu , la tirèrent de Vincennes où elle vivoit avec sa mère, pour la faire dame du palais lorsqu'elle y pensoit le moins. Elle aimoit tellement sa retraite qu'elle évita le voyage du Pont-Beauvoisin , et tant qu'elle put, Marly dans la suite, pour s'en aller à Vincennes; et à Versailles tant qu'elle pouvoit aussi à la chapelle ou dans sa chambre. Du reste gaie , paisible , assidue à ses fonctions ^ ne se mêlant de rien, mait à force de vertu, de douceur, de piété sincère, aimée, considérée, respectée de tout le monde , de Mme la duchesse de Bourgogne même , et de la jeunesse de la cour dont la vie ressembloit le moins à la sienne.
Nielle ni son mari, ancien, lieutenant général et de qualité distinguée , et fort estimé , ne savoient que faire de leur fils qui avoit un régiment et peu ou point de quoi y vivre, avec cela brave et honnête garçon, mais aussi demeuré que le père, et faute de savoir qu'en faire } ils n'y songeoient point du tout. Un beau jour qu'ils étoient tous à Vincennes et la cour à Versailles , Cavoye , qui prenoit soin du vieux duc de Richelieu , le trouva fort en peine de sa fille qui venoit chez lui d'an couvent de province. Il lui coiaseilla de s'en défaire promptement à un mari. Il chercha, il imagina Glefmont, fils de M. et d* Mme du Châtelet , avec la survivance de Vincennes. Sur tout le bien qu'il loi dit d'eux tous , le bon homme y entra si bien que dans la Hiêm« oanversa*^ tion Cavoye régla tout ce qu'il pouvoit donner, et l'aflàire tout de suite résolue. Pour savoir des nouvelles de ce qu'auroit le prétendu , ils envoyèrent à l'heure même chercher Mme de Saint-Géran , qui avoit passé ses premières années chez le maréchal de Bellefonds , et qui étoit leur amie intime. Elle vint et leur dit ce qu'elle en savoit. Malgré le peu de bien , M. de Richelieu la chargea de parler au père et à la mère. Au sortir d'avec eux Mme de Saint-GÔran en parla A Mme de Nogaret son amie, et qui l'étoit aussi de Mme du Cbàtelet , et avoit été sa compagne fille d'honneur et dame du palais chez les deux Dauphines. Mme de Nogaret , qui avoit un excellent esprit , trouva que rien ne pouvoit être plus avantageux à M. de Glefmont, et tandis qu'elles envoyèrent chercher Mme du Châtelet â Vincennes , Mme de Saint-Géran retourna , de l'avis de Mme de Nogaret, presser l'aflaire, tellement que le même soir, car cela ne fiit pas plus long , M. de Richelieu fut parler à Mme de Maintenon un moment avant que le roi y entrât. Elle se piquoit d'amitié pour lui, et s» porte lui étoit toujours ouverte. Elle le renvoya écrire au roi, et se chargea du reste. Il lui envoya sa lettre dé» qu'elle fut faite; elle la pr^ senta au roi , qui accorda la survivance en faveur du mariage , et sur-lechamp Mme de Maintenon le manda à M. de Richelieu, de manière que du dîner au souper l'affaire fut imaginée, réglée et consommée, saas que M. ni Mme du Châtelet en eussent la première notion.
Le lendemain ils arrivèrent à Versailles. Mmes de Saint-Géran et de Nogaret les furent trouver aussitôt et hai apprirent qua leur fils éteii SAnvr-âBMMi vu .3..
poii^voi^fit çQmii^ren^ra quQ U çj^osa l'ut vraiet te thanage s^l^t |ùs$î{^^ apr^^. pa^ vu gud la qousid^r^tlpfii s^viie. âe Amé du cbâtei^i ayoii.vâlà àsqi% mari, ^t s^LUf g^>ile aV ni^lâii/. luj non pjus^ lé^goùvé^neipènl d^ Ymç^Aiifis ^ la au)iH da ^ii Jièveu^. Aj^@i la veriu fui doubjémeuf TffiompenPi^Q iipii<]Luemeat pa^]: des^^iits de î^royidQnce,^ et il est i>îe;i r^; HUiKqualilf qu9 4e tou|es Us d^.imp du.palai^» c^ lut la éeuie q^i eii tîr^ parti , et toujours sai»? f>*m 4onper ixLcifix soin , et n^i^nie sans le savoir; , L^ p.aij( avec Teppereur ^ ^'empira fut publiée ^ le Ti? iXeurf^ cûànfé ' des fwx de joie. If poif. I^ ypi qiù étpjt 4 Marly ,^ pu le ^(^peijm pç put ôtte cinantéiàjs^ ZQes^, raUa entendre sur les cinq j^ei^f/^s du soir à k pâTpiseft. is. /ïw de Trames .donn^. ùpiÇ. grande collàtiçih a rJ^ôtéf de TÎUet et à.0iin^ii uji gr^d.rep^s.chez lui a beaucoup àe daines et d^ètran«ei»;età,4aa»0.n»><i^^cour. , ,,. i- i. .t -. .^
Snméme ^uaj^ [Ip roi] donna .^ Cqntade une grand'cro^;^ aje T^ord/i deSaist-I^uis suniiu^éravre | n'y en ayant poini de vacante, en âtten* dant un g9UTei:neiQent. , , , ^
.tC4Marily-w CuteiM^i^rf biflflfune^e*uil«pi îi propç^f dj5 U.péprçîidj'j éha le. ccnamenoemeat, ear t'eM.k m^ïo» ^.iji. arriva Iç pcjarquîs de Braiicas i ni où le «aniiml dsl Gi^di$e nt le rpi» ^t pendant lequel se sont passées liBts cftoasa qui ont été jraQQn|é9S;d^iB. . i .^t ,;]. ,\3 ; Quelque temps auparavant* Mme 4e Saint-Sii|3i9A s'pjiétb^t^Ul^^ 4f Vorsailbt à Paiys iBi&oimnodé^i; elli^ y eut Ja. cougoic^e. $i^ la nn 4^ éette, rougeole, le. toi alla à Mariy.lejsaercredi U .a;^riji(p;eu dejour^ après { Mme jie Lautiun «t moijr^çâJPiea obacun ^un bi|i^ 4^ .^loi^j q^i nous mandoit que le roi noUs ayoit donné à cl^acun ^n logement à Marly 4 que la rougeole n'étoit pas comme |a pet^e vérole s e( q^Q i^ou^ pouvions aller à Uarly dès le iMidemain. Peraiettre en pe genrp c'étoit ordonner, et cet ordre étoit une distinction ^ une gr^ç, qui,, sous prétexte de peur, fit jaki^isiû & bien des gens. Mme de ^aintrSimoifi alla s'établir cliiez Mme de :^au£tti)L à Passy dès qu'elle fut en .état 4e îe faire ^^ pour prendre l'air ,. en changer , et revenir À Yeirsailles le même jour <mé lé roi y tetoui*neroit , car le voyage de Maiiy étoit annoncé pqur jêV^^long^ MiUe la duchesse de- Berry , qui étoit grosse > se trouvoit ijicoii^uçdée , 4I avott été hien aisé dé demeurera Versailles ^mme il lui arrivoit.qûèil^ qurfois pendant lès Matlys ; et cçBune ilJs'en falloit tout qu'elle .fût l'amû^ sèment du roi et de Mme de Maint^on; fiomme ajqit été M9i9«lja Pa^-^ phtne ^ 1b roi s'im trduvôit coulage quoiqu'il n'iftimât pas ces séparation&i .Le roi permit au cardinal deLGiudiee de lui venir fairç «a Pour 4 Marly sans le demaiidér, toùtea les fois qu'il jroudroil. U le disting^^ fi»%\ et prit plaisir à lui montrer pea jardins v et .tout 4>fîa fioU ^om paç lui donner un logement i ifai^fy: On y apprit. la..iQEtadie df Duoas«tfr( cfiie ehaliti efai étoit «no tes^ttèupcs quiaUment iûxt h H^ d>e %ir- MOÉstusniil ét^^nlaBdA A Maïkid^pDlir une tcmmissm^iseeréil^ \ ^. RonquiUd- ayoit été exilé avec quelques autres qui dépltisoiaatÀiaprin^
[171^3 BÉTOaÉYck; son éloge. ii
cessé "34» UrsîûS-.lf foi apprît aiisâî avei cliagrih ^ge bei^heyck aTOii obtea^ i^S6 relirar de Uut»s les âfiairEs , et d'aller achever sa vie tranquillemeuf dans une de ses terres en Flandre. C'Ëloit un honune infiniméiit modeste, analile, iom, équitabU et pârrailfmeat iUsiDldress4: 'aiec bçaiicoiip d'es^rjt, mais sage et réglé, el qui possédoit fc fona toutes leÀ BÔrties (lit isiaistècé doQt il ètoil cbargê , qui étoient les Blye-Bas espagnols où il fut loujours adorî. pllis vÉritablB , le blus tàrdl à dire IS U piils le bien pour le bien , ei qtil ïtoit 1b oi d'Espagne, poussé enfin i bout <le toiii ^ut,i,tâ cour de Madrid, p.ti Pli nS s'aciiipiëgre, SI èclairS, si libre, e^désespéetoii ^0 «mbilidn^ unique^ quoîdu'il eflt tout gjiitter , au g|:aid soùifigement d'Orrï lé ïerw[i3 passer à k coût r^yguant d< M upe petite Urfe ^e Flandre,, a^ U v^cùl H iijfoè, respecté ëf |Considérè de tbul Ig yoit «H'és^jifloit Wh'^P"P-,..
s par cjjnjpagnie d'intajilerie ^fliii 4epieiicai^lerie qui mtèiéat ï ireiite, If'iiei;le\)i jeudi, S6 aTril^ rt ne vil if pi qu'à Ij et joua daiifi le aalop après av^c w. lé duc et, PJU9 retounia aSaiai-clQui, , .
t inedeei^e. e( travailla l'iif)rès-^DJe aveq
1 — -, ùresdu ^bir jl ei^lra.clie* 4- lé duc ds
Berry V* avojteu-lafièyie.Uulelaïuilt-lla'ÉiêjiUvè sans ^ rien dire, atpit ét^.àlaiijèdeçlite.agÊof , et,poB3ptoit ali^r.cp.iurc l^.cer^j mal^it^ soft^nt 4e cl^z Je toi sur les neuf iteacès d V piatii} . i\ lui prit ,ui> grand bis^n (jui fqiljgËa {le se remettre 4u^it. l^ fi^vra lui vicaenU ^nsiiite. U (uisa^Bé, ^roi daof fa cbambre , e(Ie#ttng&l troliv.£trÈ?.niauviiis( àucoût^rilu^rjii, iej,iQèdecinslu\4>^nt,q,uçla ijiuladje étoit deiiatùre^i iepr fajre. ié^siifr jqjiê, i^'e^ fût line ds venip. l) âyoîl ieaucouf ïomi, ptof gu'jl^ToityoBjiftoUjjôir. jFagpn dispiHï^ »MUrance flup c'étpijUlu,«iBg]leSBUtre«wédeBinsxe,rejeloi.e)its^.jiu ckoco'kt, doi]i ilaïj9iiçr'.*i*d^'''?*çclié. DÈS ce, «ijp4à', je sjjp qu'emirçir^ liculduc, âpudiica^e dii rpi, qifi était, eitrâmement attaché & Uut de Saiot-r Slmop et,4,mcvL, tu fimt j'ai ^k quelquejbis. ocça^qn de pfçler, ii)é gliaaa È ];oje(Jl^.qu'il.ç,'euf:eyieB4tpit,paî, pi qu'avec quelqiie» peiii^ chïngém^pis, c'éloit 3u.toÀd;l4 mèin'e éltosequ'à Jf. [le DaupiiiitJ et Kmela DaupK^LB. Il ip^.lfl confirma Je,lendem^a, ne far|a,^ pendait^ !a courte .n;ialadje,,n^d^ui3( et il ina dit i«,irâùiËaiej'Qur.qu« ouï des mèdecins.qiû voyaient ce «rificen'éadqiitpjt, éi ;ie «'«» étoit «aoJti.^ li^i qui JOB. parioit, ,£«s médecins ^n il^eticé^ent persuadas diu» la
suite, et s'en ïjipfiijuèrMitfiiims SSfeîïWliérenieQi- ,
Le mafi^j y- ntai , .Eaig»é«, di) pied ^ ^ept h^i^rf s du maiù> > ^rès wm trés-^iq&uja^eâwti^eui fnis.de t'éiaétiiiuei{uiËtun gr«ad«aH> j>ui» delà |Wpiufe^,ma^3.d^u?.r*4p.ul))eça«Bt»,^« /i>i,y.aH*ii» joriinJa». messe, tint conseil de Snances, os Toultil point aller tirer comme il