CHAPITRE VIII
Retraite du chancelier de Pontchartrain. — Voysin chancelier, et conserve sa plaee de secrétaire, d'État. — M. du Maine. — Mot plaisant et salé de M. de Laozan. — Électeur de Bavière deux fois à Marly. — Roi Stanislas aux Deux-Ponts. — Arrivée de la flotte des Indes au Port-Louis. — Trois mille livres d'augmentation de pension à Mme de Saint-Géran. — Le flis de Fagon intendant des finances. — Mariage de Brassac avec la fille du feu maréchal de Tourviile. — Reine de Pologne veuve de Jean Sobieski ; causes de M haine pour la France, de son séjour à Rome, de sa retraite à Blols. — Égalité de rois du cardinal Masarin. — Reine de Pologne, médiocrement reçue, ne veut aucune réception ; va droit à Blois, sans pouvoir approcher de la cour ni de Paris. — Service de M. le duc de Berry à Saint-Denis. — Prince de Dombes y hïi le troisième deuil. — Tranchée ouverte devant Barcelone, 42 juillet. — Maisons président à mortier; sa femme; leur famille, leur caractère, leur conduite, leur situation, leurs vues. — Désir de Maisons de lier avec moi; comment il y réussit. — Première entrevue de Maison» avec moi fort singulière. — Notre commerce s'établit. — Maisons me fait aller de Marly le trouver. — Il m'apprend que les bâtards et leur postérité sont devenus princes du sang en plein, et capables de succéder i la couronne. — Scène singulière chez Maisons. — La nouvelle se publie à Marly, effet qu'elle y produit. — Mon compliment aux bâtards. — Comte de Toulouse, — Cause secrète de la conservation de la place de secrétaire d'État au nouveau chancelier.
Le chancelier fit alors un événement qui n'avoit point encore eu de sonblable et qui surprit étrangement , on pourroit ajouter funestement. Toute ïà tie il avoit formé le dessein de mettre un intervalle entre la tie et la mort , souvent il me l'avoit dit. Sa femme l'avoit empêché bien des fois de se retirer avant qu'il fût chancelier; elle le retint encore depuis, et en mourant elle lui fit promettre que, s'il vonloit enfin se retirer, il demeureroit encore six semaines à y penser. Dès qu'il alla après sia mort à l'institution des pères de l'Oratoire, dans un petit appartement qu'il y avoit , où il se retiroit les bonnes fêtes , il songea À exécuter son dessein , et il y prit secrètement toutes ses mesures.
EUes ne purent être si caiÀées qu'elles ne transpirassent dans sa fitmilW. La Vrillière qui en fut alarmé m'en avertit; nous consultâmes 1«
10 kÈTRÀITÊ DU CHANCELIER {ili^]
9i\f>ii.cf^u^y^ poijk lji^:„<iMi., 4epujs 1^ D[ipr]t. dé sa fep^nQ qii*e.Ue àvQJ^ toujOUF^.aipée ^ Q^p^td^r^^ , vl^^ pl^s àe /[footre-poiiis ^ ç^iie pçit^ haiiie eU'opioioQ^^Ui? ^jpçi avpit prj^e de hm&xe midn.4u ÀâQâepiimé^àupIiaQîT eeli«r, î'iBi^i jÇori Qhang^ à, son ég^rd ^Tjiabituiiè ibt .l'aQçien goût qu't( ayoit pour lui ne laissoient pa§ de préy^alptit*, et dç ;sp fàir9 sentir dan^ toute leur étendue quand il fut question d'une véritable séparation. Le roi n'oublia rieû potif 16 retenir par ses raisons et par tout ce qu'il y put ajouter de tendre , et qui mar^oit le plus son estime ; il le trouva ferme et déterminé. Le roi se rabattit à liii demander quinze jours pour ypeûSét" tbùrnk apr^
i^a^pietteié dé,60d esprât,.l^agréio.ent i» ses ]^anièrei^t,Ia jùsié^§« e^la préoisioii ée ses raisonnements toi^otirs courts ^ iumi(usuj( i 4loi«Us , sttfMut sën ànti{K)dè de |)é9ahteTi0 , et cet alliage qu'il sayett Csiire afec fatitâétneàui'e SI dé lè^r^fé dU reé])eet avec là libehé^ du sèHteai^ arec
t^iaîsbit * le
1)6 biujt à» i-é¥étiçmenlt qui 9^ pr.l;pajrpit i^ boiurjjonhà q\i^ qn^^ti^ ou cinq jours Avant l'exécutioÉ , pt d^une jmanièce eoeer» fort dottt(8ui9e> Xe dimincfae 1" juillet; lé êiianéeller resta seul asses longtaaips «te» le
roi ii-pt^ qûé îeâ aiifréiâ inihlètres ^l^ént sbrt!s du èofiséll d'Ëttft, «t ce fui là où^ mâigi^é les derniers éûoiïs du t^, le cMncfeliei» a^hchà ébu congé.,, te roi, (opî attendri; lui fît dç^npr pif'çle dé le Vehir y^lf" &e tennpseii ienips,par Us der;'igres> É'n .é^tratt^ euJontaut, m jp4a^âiit,le conseil , à ce que dirent après les Attti:«s laioi^r^s» Ujae par^,fli4>i que ce soit sur le visage ni dans les manières du chancelier, et la plupart
de la.coaréloiteDOorfedaij^nficertitude* r .. . i ■., t..
. Le l^idemain luji^di^ 2 j.uijllei^.c.Qinj«^ le roi f«^t F^nlr^ çiJaé^ ]i^9JK^ agi siâsae , myiX Arriven ict ohanoeli^ ei» chaise , à.l&;PortQ 4u i^tij^ sa-} loQ â*9nV» rappMAement 4u toi st celui de Vjoae ^e M^t^oi^, Co|aniil il n'y Aveit peint de. «onseU « cii^^uA coiurut. du. gr^ saloi^. Çq, It; yif entrer. dbes.le roi asreo la cassette df s gceaui^, et en np 4pi^ plus/fdo^s ôfi la retraita. Ce (at une k>i«ang9 et usa» consternation géi^^I^. M^.
mindlt.iMiivliû '^«^UBa vset ^sn^iop il« irei^t^rsU Bûtte.MFi!»^» iiU^ dience, il demanda au roi d'avoir soin de i^s deux secrétaires , qui en
titÎ4J bÊ Î^ÔNTdtÎARTkAW. ^i
effe^ étoiéht ae trés-nohnétes gens, et sur -le- champ le roi donnai çhficu^ u^ pppwon dû deujç 9wlle livres, » , ,., , ,^
piôdinj^u'i} étoU cn^ lé foij U i^ouyelle pourj^^, ei ûi ajxmssér tout cç (jji| sfeiroùyj^ d'hômmoj^ 4âw Marly qui^J^eiit presque fpulfi sui" sbi^ g^fâge. Il io;:tit dç çhejç ie rpi comme il y étoii entré , sans c^u'il parfit ^jiejfi: aimvpjiï de «4q^ ordin^e;. s^^^^^i, ^ 4^^^^^^ ^^ ^.j^^M^l^.^f lôâ^ SAfi'f jparj^r i, parsonii^, pi p^^Qoe 4 lui. Il a^ mit dans sa. çbais^
ipjù^.aî ^VpU ^^^^9<C>^9^^ ^9? ^y^lio^Y^^À Ù.xQ^Ù ^ou^ ^e 8,uiiç dki|^ {^yd-.c^rrii^s^ qui ratt^ndpit, é^ s'^n ilU i Pads,. il y ^ut .prè3 à[m jpo}9 ^^,9^^i§Q9^ en ^qtte à ce qu'^^^, put Refuser j^ea premiers loursi ]^i% se ^e»^rr^ .lân^ j^u'iî p^t.. ta n^ai^op que la m^ori du ÇharmeJ /avo|f lai^ée ^u>Â,^i vi^^p4f ^i^tgu'U faûoit a^eomiQpcLer ppur lui » j^^éioU p^ «B/coffSi prô^,. Dès qufily put l^lût^, ijL fy retira. J'aurai lisif A^lç^rs de p^Uf de sa solitude, et de la vie qu*ii y m^ ëgàlenieiit fiaiB^.Qtc(V9tâQt<i.: .....,,. ... ,,...,,,. j
p,utpei.l'4ge».lfk doulepr, pt là libejté .qj^è lui çiûnnoit ^a pprte.de )i ob^e^lii^re^^r cetif^ jréi^Jutipn .d<) tpus jes tefQps de mettre ui^ ^^Fr TaVf.p^tTfiJfi vi(^ ^t ,l$i ^prjt , il sa sentit bâté, de ïl^zé^ut^f w les ,éve; p^m^ais ju'U prév$)typit]deTe]ur de jo^r pn jo^i^r plus ditficiks k sp^i^ir dans sapliice. Il.voymi^.d6fiseips4u P.,Tellier» les progrès df l'aiïairç de la constitution , le renversement des libertés de relise ^liçanjç,, ^dç celles .des :^oles,^a pe^sécutiop q<,ii s'éçhaufiçôiti çt le^ plus saii^tcs ]^rrièçes qiii E'#^rétpienti)lus. 4 prévit que là lyraJjinie dç^ jé^^ites ,pl djç^e^flisuPl^rtf ) qpi avaient transformé Mur caufe en cellp deJL'autariii du rM eoi çe,im^^ et de son s^ut .^ î^aû^fe.,. se porteroit peu f peu A tCAitQP W WX^ de violentent H n'en youipit. pas ê^re 1^ mini$ti;e par Jje §(>eau.i iM.-isôme..Ie ^vo^m muet. P^vlei^ et refuser le sç^&u c'ëipi^ »e perdra .s^mvlff^ arBftxçf . et ^. ftilfc%ie, de ses plus pressjantes raisçns de iBjf difiëfer.pj^^ s^ m^tre à Téoart ]Un# Autre 1 4}ui n^ le d^Ugenta pas movip , fut le. yôl Qipide qu'il ys>ym% pjpewJre à 1« bâterdise qu^ , délivrée d^ M^. 4e France ^t, des.pdne^a-du sapg d'&g9 ^ la copt«njvr» np dolUMftQlt riHs>de liiArp«# à em audace ei.^ aes çonquôto^. Clétoit encore qa ariîolfi sui lequel .P.&-«ip.P9ttrAit se i»as^r dç soa mjmis^j.e„auqu4 il âvoit horreur de le prêter , où ses représentations. l'aHrpje^t perdi^ WBs ejo. ppuypir esf^rar auctua fruit. I»a .proopte suite a l^it ^ntir tp^te la Mga^l^. de sm vue^s^ M avoit é|é ^j^ti|51eur g^érai dix.a^ , «t p^u »pr^ qu'4 le M |iû«i»tre ,d'£iat, puis eeci:éta^e d'£t^t 4la mpr^lde $(N«Re^y m.imj^ ^:mifûi^.t^9 ohaîàc^Uer et gar^e des.speapi et .kH^ Â^.m iretcait^ il «LvoÀt •aPizÀnte. et &»3» an^^ eaoi ia«i«^ la plu# légère ii]iârieiti,Q(iia,tàle .comme ijquioraiite.. .. ^
Fort pe» Sj^rés. qu'il fut .sorti du eabioet dif roi, Pelletier 4e.SpuAy ï iftmp(9ur^aQ|i $raM»il ordinaire sua: les lorti^tiôns. Cela, dura pe».; et qmMdd il mX ésà ,h. rôi^ qui a^oit isu le temps de cbonsii: uo (^eiu^eli^r d^^$<Ii*9 66lui.q«Mi.quijl^tât eette, placé .bii ea. aveit demandé lA|D$r* l^p§id&4iW^ taut,,de;.pei:séy)é|rfmc6.ii»É»itt,jeiure|faQh^^ lui remit la cassette des sceaux, et le dâelaraiObttntttltfr..i)njle:dAillï l»e.«1l, 9âi tmi%M <Gi^9^ M JMcràtaieq lilJÈtal.^ dépJâAnteat.. de la guerre. Il n'y avoit point d'exemple d'aucun chancelier secrétaire