Le premier président était alors Pomponne de Bellièvre
4. Ces détails se trouvent dans le journal anonyme que j'ai cité plus haut.
vu. ÀPIGBS.
I^ës épices , dotit il est question dans ce volume de Saint-Simon (p. 231) , étaient primitivement des présents en nature que l'on offrait $ux juçcs après le gain d'uti procès. Cet usage était très- ancien : saint Louis défendit aux j liges de recevoir en épices plus de la valeur de dix sous par semaine. Phiflppe le Bel leur interdit d'en accepter au delà de ce quMls pourraient consommer journellement dans leur maison. Peu à pea Tusage s'introduisit de remplacer les épices par de l'argent; mais le nom resta lé même. On voit en 1369 un sire de Tournon donner vingt francs d'or à ses deux rapporteurs , et ce après l'avoir obtenu en présentant requête au parlement. Les juges finirent par considérer les épices comme une redevance qui leur était due, et un arrêt de 1402 prononça dans ce sens. On obligea même les plaideurs à les remettre d'avance, et depuis cette époque on appela épices la somme que les juge^ des divers tribunaux recevaient des parties dont ils avaient examiné 2e procès.
Vin. LE ÇJiRDlJ^kl DE BOUILLON.
I>age 296.
II ne sera pas Mutile de rapprocher de ce passage, où Saint-Simon résume (p. i96 et suiv. de ce volume) la vie du cardinal de Bouillon, un Ouvrage intitulé : Apologie de M. le cù/rdindl de ÉouilUm , écrite paf lui-même. «cG'étoit l'abbé d'Anfreville , dit le président Hénault<, qui en étoit l'auteur. La lecture en est curieuse et infiniment agréable. »
On trouve aussi , dans les Nouveauâp portraits des personnes qui coni* posent la eour de France (1706) , un morceati où le cardihal de Bouillon est présenté sous les traits les plus favorables. Je transcrirai loi cd portrait, qui est assez court : «Ge prélat étoit né pour être plus heureux; ayaUt autant de mérite que de naissance. Il a brillé dans le monde par ses belles qualités , et encore plus par ses disgrâces. Son dernier nuil^ heur £ait sa gloire : bon parent, il S'est sacrifié pour sa famille; exoellent sujet, il a paru aussi sensible à la colère de son prince qu'il a de zèle pour son service ; et , tout utile , tout important qu'il étoit à l'Btat , il a mieux aimé s'exiler que de désobéir à son roi. Il s'est fait estimer des grands et s'est fait adorer des petits. Il doit une partie de son élévation k un oncle*, dont le nom et le mérité seront immortels; mais il ne doit qu'à soi-même sa réputation. Tous ceux qui connoissent Son Éminence la plaignent, et il ry a pas un honnête homme qui ne lui «ouhaite autant de bonheur qu'il y a de travers et de bizarrerie dans son «ort. •
•I. Mémoires, 1^. hi et 48.