‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegenceChapitre 3 sur 232 · CONTRE LA CONSTITUTION EN FRANCE · texte numérisé non relu

CONTRE LA CONSTITUTION EN FRANCE

Je frémis à ce langage , et je lui répondis que cela s'appeloit jardiner et choisir, a Vraiment , répliqua-t-il avec feu , c'est bien aussi ce que je veux faire, et ne m*abandonner pas aux députations. — Mais, lui dis-je, quel pouvoir auront des évêques fortuitement à Paris, ou qui y seront mandés , d'accepter pour leurs comprovinciaux , destitués de procurations d'eux? — J'en conviens, me répondit le confesseur, mais de deut inconvénients il faut éviter le pire ; or le pire est de se livrer au hasard , et de ne pas se bien assurer. Pourvu qu'ils acceptent dans l'assemblée , je ne m'embarrasse pas du reste ; et avec ce chausse-pied , nous verrons qui osera résister au pape et au roi. Les défauts se suppléei^nt par l'autorilé , et la bulle sera reçue comme que ce 'soit : voilà ce qu'il faut. »

Nous disputâmes et discourûmes encore quelque temps sur ces évèques in partibus , et ces autres nommés et encore sans bulles , moins de ma . part pour le persuader que pour le fkire parler , et j'admirois en moimême également ce fond de supercherie, d'adresse, de violence, de renversement de toute règle , et cette incroyable nicilité de me le montrer à découvert. C'est une franchise que je n'ai jamais pu comprendre d'un homme si faux , si artificieux , si profond , encore moins à quoi il la pou voit croire utile. Je le quittai épouvanté de lui , et des suites que je prévoyois.

Nous primes un autre rendez-vous pour parler de la bulle même , après qu'il m'en auroit donné un exemplaire. Nous nous revîmes trèspeu de jours avant le départ de Fontainebleau. Je le trouvai radieux. Il avoit rangé Bissy et le cardinal de Rohan à ses volontés , et reçu apparemment de bonnes nouvelles de ses batteries de Paris. Je ne cherchois pas à gagner à la raison et à la vérité un homme que je voyois faire si peu de cas de l'une et de l'autre , et engagé si avant à les opprimer, mais je n'osois rompre avec un homme si dangereux qui me ménageoit jusqu'à une folle confiance. Je lui dis donc qu'enéore que j'eusse fort OUI parler sur la doctrine de la constitution , que je fusse choqué comme tout le monde de cette foule de propositions condamnées , et avec une généralité d'injures atroces et sans nombre , qui , en tombant sur toutes , ne topaboient pourtant en particulier sur aucune , encore que je lusse effrayé de censures directes sur des textes formels de saint Paul , et peu édifié d'une constitution de doctrine qui s'enveloppoit dans l'obscurité , au lieu de porter dans l'esprit une clarté, une netteté, une précision instructive , j'étois trop ignorant pour me jeter avec lui dans des disputes théologiques; mais que pour ce qui regardoit les prétentions romaines, et en particulier la proposition touchant l'excommunication , j'avois la présomption de me croire bastànt pour lui dire que ces endroits de la constitution étoient insoutenables , et ne se pouvoient jamais recevoir. Il me dit que nous reviendrions là-dessus ; et tout de suite il enfila assez longuement ce qui lui plut sur la doctrine , sur quoi je le contredis peu, parce que j'en sentois la plus qu*inutilité. Cette matière consomma presque tout le temps de notre conférence.

Revenu à l'excommunication , il se mit à battre la campagne , convint que ses jréponses n'étoientpas bien solides; mais ajouta qu'il me fleman* doit une audience chez moi à Versailles, le vendredi après le premier

P , SiPQUJUÉBfiS CONVERSATIONS ^ C^^^^]

xeiîfJwdi flpè le roi y «erpit furivé, pw* Jl»e iMÎ n'irpit pa^ sortant 4e FORtainel^leau ; e$ qu'il ^é pfoioettoit 4aog cette conversaiion me convaincre (jue la censure dont je me plaignois n*attiquoit en rien lea droits 4u roi m de sa couronne.

Il me conta , toujours avec eette naïveté dpnt h peipe je pus croire mes oreilles, le nombre d'évèque» qn'il ayqjt m^^ndéa dçg provinces, à quçi ffina doute il s'étoit pris avant dç m'en avoir p^rJé pourlji pre^iière fois, et pour lea ^voif à jemps, et d'autres mesures générale^, av§c un é^nguijfi^ment singulier. Nous qqus sépartoèç de Ift ^r^e pq\)p nQU^ revoir

jçheg, Df^oi ^u Jonr dont nous v^nièps de convenir,

lie niercredi 11 octobre, le roi ^int conseil d*$tat ^ To^ipaire e^ d!na ensuite, puia alla cou(:her 4 Petit-Bourg chez d'Antin, et le lendemain i Versailles.

14'intelligence de ce qui yuit et de ce qui m'arriva depiSfpde celle de mon ]ogemen^ 4 Versailles. Il donnoit d'un côté et de plaîn-pifid dans la galerie de V9,}1^ neuve qui est de plain-pied 4 la tribune de la çliapelle , lippuyé de loutre côté ji un degré , et tenoit la moitié du large corridor qui e^^ifi-i^'Vis du grand escalier qui communique l^ galerie basse avec ù^aute; w deipi-donble d'abord suc ce corridor , qui en tiroit le jpnr pour des commodités et des sorties ; une antichambre à dèu^ crôî^éçs qni dlstribuoit à droite et i^ gauche, où de chaque côté U y ayoit une

. g^KFnbre % deiui epoiséee ; «t n^ eabinet après ^ lu^e prbisée \ et fontes cea

. pinq pi^ei k çbemip^ 4m^i que la ppf qière anticb^mb^^ qb»çure. Tout M demi'^vble qbc^çqp étqit coup^ d'e^tre^scils , soua lesquels chaque ca- Wnst ayoit ^n arriiro-cibinet. cet arriàre-'C^biliPt, inoin^ ^laut que Je ^inet, n'%voit 4e jour que par je cabinet même. Tout étoit bpisé; et eee en^ière^oahinets avôient u^e fiprté et das f^être? qui , étant fermées, »e perni^soient poJQt du tout et laissoient croire qu'il n'y avoit rjpn derfière. J'avois daiici mon arrièrerçabinet un bureai|, dç9 eiége^, des )ivres g| tout ^ qu'il niA fallpit; le^ gens fort fomiliere qui cpnnpi^Splent ce^a i'ftPpelAient josl boutique > §t e^^ effet cela p'y ressepbloit pas ni^l.

j^e p. Tuilier ne manqua pas au rendez-^voù^ qu'il m'avoit demandé, le lui di| qu'il avqit mal pria son tezppp, parce que M. le due et Mme la

. duchesse de Bqrry f^voiept demandé une collation à ^me de3aint-Siimen, qu'ils ailoieni arriver, qu'ils étoïent tout propres h ce prpmei^er dans taui i'appeptemant » gt gug jç ne pouyoia être le inaitre de ma çhàpibre

ni de m^n ^binet* Le p? teiuei: parut fort P^i^^ d^ cpntr^rtempei ^t il în^ipt^ 9i fort à. tr^^?es quelque réduit inaccessible i U compagnie, peur pe mk sem^tl* fti>trp conférepfle i 900 retour à Ifi huitaine, que,

. P9f 3^ paF lui 4 l'eioès , je }ui dis que je ne saypie qu-une seuf ei^pédiei^t ,

. ^iti^tpit qu'il renvoyât sop frère vatblé) pour que ce q^i alloit ^'rriyêr pe U \Tfènii\ pas dane 1-antjchambrê; que lui ot ippi nous enferma^pns

, depe n^ boutique , que je lui niontrai^ que npu^ y eussions 4es bougief , 9^1^ M eoint dépendra éx^ jour dp i»abinet, ^t qu'alorg nous ^qns en sûreté contre les promenades , qqittet POHil fUUlè tf^MPI t si 9$Hi# e^endio^s

4. tt aot wftblé éUài toiitMnl pwr iérigoif le Éért 4ui leeeW^iail fin

{17 la] EN7H& L9 p. nvujss^ m UOI. 9

fMiP 4a9ii tàû» ea)>inet, jiistin'^ e^ (ju^oii »i fût-Mtti. I) troiT« r«xpi- 4ieii|^diiiHr^l0 , reoyaya #09 compagnoia • et qou9 ;u)u« «iDenQ&ines tU- &-?i# Tua de r^uiie, pan )i)ureau âptr^^ux, fT^ deux bougies lUli^-

méM dM«QA«

U il fl(9 mit ii m piraiAm^? )il «xçellaaM» de la c<matituUop Unignfiâiff, doBt il aroit »]M;»ovt6 ^ f^ep^plaire qu'il pif #ur |a table. 4^ 14ottfwwpU pptt? rmf 4 U^ pf opoaitiou d9 ye^çomiouAipatioa* Nouj» U diflcvtâmee ma hmumoia^ d« ppliteef e » ipa^ ayep lôrt peu d'accord« Tout la QttDdp eait que la piiop^aitipu o^nsuxé^ eat : gif'uM momm^nUaiiaii ntimU ne doit pmnl ew^é$h$f de p^u $0^ dwQif s par coueéqueut qu'il vésttlte de sa cesauTe ; qu*WM mKomwunieatU» ù^usU doit empêcher dt faite «en demir. L'én^rwit^ de eette (i^f oière frappe encore plua fortenient que ne fait U limple viirité fje la propoaitiou cenaurée. C'en eet «ne ombre qui la fait mieux Feasortir . Les suitea et les oonaéqueucea affireQaea de la eensure lautent aux yeux.

Je ne pritoula paa rapporter notre dispute. lUle fut ?if e et Ipngut* Bom l'abréger Je lui fis Kmasquer que daafi la situation présente des clioses , oà , quand on raisonne on doit tout prévQir i suriput les cas les ^lus naturds, oonséquemment les plus ppssibleSt le roi poufoit paourir ot ]e Dauphin aussi ^ qui tous les deux fi% trouToient l^ux deuf extrémités opposées de Tâgé; que» si ce double malbeue ^rriYoit, la ooui^onne ^r droit ée naissanee appartiendroit ftu roi d'Sspagne et à sa brancbe ; que par le droit que lea ienonoiat|ons renoient d'établir, elle appar- Âsudroit à X. le duo cle Berry et à sa branebcii et 4 #on défaut 4 M, le duo d^Oriéana et à la aienne; que ai lesdeuY frères «9 la vouloien^ disputer , lia aurdent ehaoun des forées , des alliés et eu France def partisans ; qu'alors le pape autoit beau jeu» ai sa oonstitution étolt crue et reçue Ans restriction , de donner la couronne 4 eelui des deux ooatendanta qu'il lui plairoit, en -exeonmaunlant l'autre, pui^quét moyennapt fa cfpsure refueeterue , quelque Juste que pOt étreledrôit de l'excommunié, qael- . que devoir qu'il y eOt-à eontenir sra patti , il faudvoit l'abandonner et passer de Dautse eôté, puisqu^il seooit établi, et qu*on Mrpit perfiuadé qu^one eicnmmunioa^ton injùile doi^ empèebec de flaire son devoir; et dès là, d^uiie façpn ou d'une autre, voilà le pape matire de toutes les eouronnes de sa ooramiinion, de lea Atev 4 qui Us doit porter, 4 qui les porte mimé , et de lée doaâer à quioonque À lui pleii^ , Mmmfl t9Pt de papes depuis Grégoire YII ont osé le prétendre , et tant qu'ils se lont crus eu feree de Vàttenter.

lAavgument étoit également simple, peéaent, 9iti|iiel et premant} il Voffroit-desoi-^même. ;àiissi iè eonlsaseor en lilt-tl étqufdif le rouge loi mbftta, il battit la eampagné; moi de le presser. Il reprit se» espnts peu à peu) et, aveo pu sourire de satisfaetion de la solution péremptoire qu^l mfàlloit donner i n Vota n?y êtes paa, me dit-il { tenez, d'un seul mot je vais faire tomber tout votre raisonnement; éQoutet-moî: fli, daaii le das que voila prOposeg; et qui malb^uieusement n^eat que tsopsilseeptibliifl'amver, le pape a'aTisoil de prendre patti pour Ton deqdeui eontendaata, et d'exeommuaier l^ntie el oJMix qui l^MtiMefo|ent > alom cette eifoqmmunic^timi nt mrpU paa dann le naade la fiao-

8 ÈTkANGÊ TÊTE- A-TÊTE [1713]

sure que le pape fait dans sa Bulle , elle ne seroit pas îhjttsté âétuement, mais elle seroît fausse. Voyez bien , monsieur , cette différence , èi sentez-la ; car le pape ne peut avoir aucune raison d'excommunier aucun des deux partis, ni des deux contendants. Or, cela étant comme celia est vrai , son excommunication séroit fausse. Jamais il n'^a été décidé qu'une excommunication fausse puisse ni doive empêcber de faire' son devoir; par conséquent cette excommunication porteroit à faux, et ne porteroit aucun avantage à Tun ni aucun préjudice à l'autre, qui agirolt tout comme s'il n'y avoit point d'excommunication. — Voilà, mon père, qui est admirable , lui répondis-jë ; la distinction est subtile et babile , j'en conviens, et j'avoue encore que je ne m'y attendois pas ; mais quelques petites objections encore , je vous supplie. Les tiltramontains conviendroient-ils de la nullité de l'excommunication ? N'est-^Ue pas nulle dès qu'elle est injuste? car qui peut enjoindre de commettre l'injustice , et l'enjoindre sous peine d'excommunication? Si le pape a le pouvoir d'ezcommuniër injustement, et de faire obéir à son excommunication, qui est-ce qui à limité un pouvoir aussi illimité, et pourquoi son excommunication nulle ne serôit-elle pas respectée et obéie autant que son excommunication injuste? Enfin, quand, par la réception des évêques, des parlements de tout le royaume , et qu'en conséquence par la chaire , les confessions et les instructions , il sera bien établi et inculqué à toutes sortes de personnes que l'excommunication injuste doit empêcher de faire son devoir, qu'ensuite le cas proposé arrivera en France, et qu'en conséquence le pape excommuniera l'un des contendants et ceux qui soutiendront son parti , pensez-vous qu'alors il fût facile de faire comprendre votre subtile distinction entre l'excommunication injuste et l'excommunication fausse aux peuples , aux soldats , aux officiers ^ aux bourgeois, aux seigneurs, aux femmes, au gros du monde, de leur en prouver la différence , d'appliquer cette diiTérence à l'excommunication fulminée, de les en bieU convaincre, et tout cela dans le mommt qu'il seroit question d'agir et de prendre les armes? Voilà , mon père , de grands inconvénients *, et je n'en vois aucun à ne pas recevoir la censure dont if s'agit entre nous dans la bulle, que celui de ne pas laisser prendre au pape ce nouveau titre qu'il se donne à lui-même de pouvoir déposer les rois , dispenser leurs sujets du serment de fidélité , et disposer de leur couronne , contre les paroles formelles de Jésus-Christ et de toute l'Écriture. »

Cette courte exposition transporta le jésuite, parce qu'elle mettoit le doigt sur la' lettre malgl^ ses caviUations et ses adresses. Il évita toujours de me rien dire de personnel, mais il rageoit; et plus il se cootenoit à mon égard , moins il le put sur la matière; et, comme pour se dédommager de sa modération à mon égard , plus il s'emporta et selâcha sur la manière de forcer tout le royaume à recevoir la bulle sans en modifier la moindre chose.

Dans cette fougue , où , n'étant plus maître de soi , il s'échappa à bien des choses dont je suis certain qu'il auroit après racheté très-chèrement le silence , il me dit tant de choses sur le fo&d et sur la violence pour faire recevoir) si éiionnes, si atroces, si effroyables, et aveb une pas-

[17 lé] ENTRE LE P. TELUEH ET HOI. 9

sion si extrême , que J'en tombai en yéritable syncope. Je le Toyoîs bec à bec entre deux bougies , n'y ayant du tout que la largeur de la table entre>deux (j'ai décrit ailleurs son horrible physionomie); éperdu tout à coup par Touie et par I^ vue, je fus saisi, tandis qu*il parloit, de ce que c'étoit qu'un jésuite , qui , par son néant personnel et avoué , ne pouvoit rien espérer pour sa famille , ni par son état et par ses vœux , pour soi-même , pas même une pomme ni un coup de vin plus que tous les autres, qui par son âge touchoit au moment de rendre compte à Dieu, et qui, de propos délibéré et amené avec grand artifice, aXLcHi mettre l'Ëtat et la religion dans la plus terrible combustion , et ouvrir la persécution la plus affreuse pour des questions qui ne lui faisoient rien , et qui ne touchoient que l'honneur de leur école de Molina.

Ses profondeurs , les violences qu'il me montra , tout cela ensemble me jeta en une telle extase, que tout à coup je me pris à lui dire en l'interrompant: « Mon père, quel âge avez -vous? > Son extrême surprise , car je le regardois de tous mes yeux qui la virent se peindre sur son visage, rappeU mes sens, et sa réponse acheva de me faire revenir à inoF-même. < Hé t pourquoi, me di^-il en souriant, me demandez^tous cela? » L'eflTort que je me fis pour sortir d'un tpir&poiito si unique, et dont je sentis toute TeATrayante valeur, me fournit une issue : « C'est, lui dis -je, que je ne vous avois jamais tant regardé de suite qu'en ce vifràrvis et entre ces deux bougies, et que vous avez le visage si^on et si sain avec tout votre travail que j'en suis surjpris. » U goba la repartie, ou en fit si lùen le semblant qu'il n'y a jamais paru ni lors ni deinis , et qu'il ne cessa point de me parler très- souvent et presque en toufses voyages de Yenailles comme il ftiisoit auparavant, et arec la même ouverture , quoique je ne recherchasse rien moins. Il me répliqua qu'il avoit soixante -quatorze ans, qu'en effet il se portoit très- bien, qu'il étoit accoutumé de toute sa vie â une vie dure et de travail; et d^ là reprit où je l'avois interrompu.

Nous le fûmes peu après , et réduits au silence , et à a'ostr même remuer, par la compagnie que nous entoidîmes entrer dans mon eabinet. Heureusement elle ne s'y arrêta guère, et Uiàe de Saint-Simon, qui n'ignoroit pas mon tête-à-tête, contribua à nous délivrer.

Plus de deux heures àe passèrent de la sorte : lui , à payer dé siibti- Htés puériles pour le fond , d'autèritë et d^im]mdettce pour l'acceptatibli et pour la forme d'accepter ; wm , à ne plus remuer que des siiperilciest, dans la parfaite conviction où il vnalott de me mettre que les partis toi plus désespérés et les plus enragés étoient pris et bien arrêtés. Kow BOUS séparâmes sans nous être persuadés: lui, me disant sur oefonse gentillesses sur mon esprit , que je n'y étois pas, que je n'entendois pt» la matière , que je ne m'arrêtois qu'à du spécieux futile, qu'il en étoit surpris, et qu'il me prioit d'y iàire bien aies réflexions^ moi, de ié«> pondre rondement qu'elles étoient toutes faites, et que ma capacité ne pouvoit aller plus loin. Malgré cette franchise il parut lors et depuis fort content de moi, quoiqu'il n'en pût jamais tirer autre choie; et je A'avois gard» aussi de ne me pas montrer fort content dé lui. - •

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