‹ Mʹemoirs complets et authentiques du duc de Saint-Simon sur le siècle du Louis XIV et la rʹegenceChapitre 7 sur 232 · BU DUC DE LA ROCHEFOUCAULD · texte numérisé non relu

BU DUC DE LA ROCHEFOUCAULD

fils lui avoient attiré quelques paroles du roi ; on en voit des traces dans les lettres de Mme de Sé?igné , mais toujours rares et peu naturelles.

M. de Harsillac, que je nommerai désormais duc de La Rochefoucauld, étoit le seul coniSdent des amours du roi, et le seul qui, le manteau sur le nez comme lui , le suivoit à distance lorsqu'il alloit à ses premiers rendez -vous. Il fut ainsi dans l'intimité de Mme de La Vallière , de Mme de Montespan , de Mme de Fontange , de tous leurs particuliers avec le roi , et de tout ce qui se passoit dans le secret de cet intérieur. Il demeura toute sa yie intimement avec Mme de Montespan , même depuis son éloignement , avec Mme de Thianges , avec ses filles. Il eût aimé d'Antin sans sa faveur. Aussi ne put^il jamais souffrir Mme de Maintenon , quoi qu*elle et le roi pussent faire. Jamais aussi elle n'osa l'entamer. Il se tenoit dans un respectueux silence , n'en approcha jamais ; force révérence s'il la rencontroit par quelque hasard ; et payoit toujours de monosyllabes et de révérences redoublées tout ce qu*en ces occasions elle lui disoit d'obligeant.

If. de La Rochefoucauld avoit beaucoup d'honneur, de valeur, de probité. Il étoit noble, bon, libéral, magnifique; il étbit obligeant et touché du malheur. Il savoit et osoit plus que personne rompre des glaces , et souvent forcer le roi. Mais , à force de prodiguer ses services avec peu de choix et de discernement, il fatigua et lassa enfin le roi, mais ce ne fut que sur les derniers temps; d'ailleurs sans aucun esprit, sans discernement , glorieux au dernier point , rude et rustre en toutes ses manières, très-volontiers brutal, désagréable en toutes ses façons, embarrassé avec tout ce qui n'étoit point ses complaisants , mais comme un homme qui ne sait pasi recevoir une visite, ni entrer ou sortir d'une chambre ; surtout désespéré si' une femme lui parloit en le rencontrant. Hors M. de Bouillon et les maréchaux de Duras et de Lorges, il n'alloit chez qui que ce fût, excepté un instant pour des compliments indispensables de mort, de mariage, etc. , et encore tout le moins qu'il pouvoit. Il vivoit chez lui avec un tel empire qu'il n'y voyoit personne aussi qu'à ces mêmes occasions ; il n'y avoit que des gens désœuvrés qui n'éloient guère, et la plupart point, reçus ailleurs, qu'on appeloit les ennuyeux de M. de La Rochefoucauld, et ses valets, qui étoient ses maîtres, qui s'y mêloient de la conversation, et pour lesquels il falloit avoir toutes sortes d'égards et de complaisance , si on avoit envie de fréquenter la maison.

Il avoit plusieurs gentilshommes tant à lui que de la vénerie ; mais , en cela , très-homogène à son maître , ils étoient peu comptés , et ses valets rétoient pour tout , jusque-là que ses enfants étoient réduits à leur faire la cour, et n'obtenoient rien de lui que par Bachelier , qui de son laquais étoit par sa protection devenu premier valet de garde-robe , et qui, contre l'ordinaire de ces gens-lâ, ne s'étoît jamais méconnu avec personne, quoique M. de La Rochefoucauld n^eût rien oublié pour te gâter. G'étoit un des meilleurs et des plus honnêtes hommes que j'ai vus dans ces étages-là , et le plus digne de sa fortune ; toujours faisant du bien tant qu'il pouvort , jamais de mal, infinimeiit respectueux avec

iî SURPRjrfB DÛ DUC DE CI<EVRÈX]f»B Êî DE MOI [1714}

iotit le Monde, nullèiiiéiit intéfeâiii^) qiii tiVdit aVé6 les ni^ii de k, de L^ Hochefoucauld c6mme avec ses camarade^, arec se& enfàûts cbmmei avec ses maîtres , toujours occupé de leur plaire et de leur être utile , bonteùx du besoin qu'ils avoient de lui , faisant sans eux mille choses poui* eilx j et, ayéc l'ascendant sans iuësure qu'il aroit naturellement, et sans aucun soin de sa patt sur M. de La Rbchefbucauld , toujours attentif â ne s'en serrîr que pour le bien, la paix, l'union, l'avantage de sa famille , et pour l'hotmeur et la gloire de son maître , sans jaftiàîs tobutrer au dëhoi*« tout ce ou'il pouvoît sui* lui.

Du reste H. de ta llocfaefoucauld ne regarda jamais sa belle-fiUe que Cofnme la fille de l'homme du tilonde qu'il halssoii le plus , ni son fiîë que comme le gendte de Louyois. Il en avoit si bien pris l'habitude que la moi't de ce înihistre n^ changea rien. If. de Liancourt n'étoit pas aïeux traité dé lui. Sa disgtâcê du roi lui tourna toute sa vie â crime auprès de son père. Ses sœurs , il ne fàisoit cas que dé l'aînée , qui en effet avoit beaucoup d'esprit et de inérite, mats ce cas n'alloit à rieil. Des autres et de son frère l'abbé de Verteuil, il U'én faisoit aucun, et le leûf mohtroit sans cesse aussi bien qu'à ses fils , l'abbé de Marsillac et le chevalier, niofts depuis longtemps; il ne les almoit pas davantage , mais il les comptoit plus , pàfce que le mohd^ les comptoit , et qu'ils se faîsoieiii compter. Us ressembloient assez en esprit à leur père. 11 h*j avolt donc que l'àbbé de Là Rochefoucauld que M. de La Kochefbuoauld aimât. Quoique son oucle paternel, ils étoietit de ihême âge, et il eu avoit tifè secours en jeunesse en ses besoins. En tout temps , il fut panier percé , incapable de tout âbin domestique et de toute affaire , et toute sa vie livté à des valets qui , en vrais valets , en abusèrent sans cesse, et s^enrichirent tous â seà dèpénl, et quelques-uns de son crédit.

' je n'oûblîëtâl jamais ée qui rious âtfiVâ â là moft du fils unlqiie dti pritice dé Vaûdemont , pâi* la mof t duquel touâ les biens de la première femme du duc d'Elboeuf, père de celui-cl, revinrent aux enfants de M. de La Rochefoucauld , fils de sa fille du premier lit. On étoità Marly . et le Wi avoit couru le cerf. M. de Chevreuse , que je trouvai au débotté du roi j me proposa d'aller avec lui chez M. de La Rochefoucauld sur ce éomplimeiit à lui faire , et noUs nous amusâmes dans le salon pour le laisser l'etourner et être quelque temps chez lui. En y entrant quelle fut tiotfé âUrpriSé, J'ajouterai tiotre bonté, de trouver M. dé La Rochefoucauld seul dans sa chambre jouant aux échecs avec lin de ses laquais en livrée assis vis-à-vis de lui! La parole en manqua à M. de ChevreUse et â moi qui le SuiVois. M. de ta Rochefoucauld s'en aperçut et demeura éonfondu lui-même. Il ûe lui en falloit pas tant pour recevoir la visité de U. de Chevreuse, qu'il rie vôyoit jamais qu'aux occasions. Il balbutia , il s*empêtra , il essaya des ^excuses de ce que rious voyions , il dit que ce laquais jouoit très-bien, et qu'aux échecs on jouoit avec tout lé monde. M. de Gnevreuse n'étoit pas venu pour le contredire, moi encore moiniÉ. On glissa, on s'assit, on se releva bientôt pour ne pas troubler la partie , et nous nous en allâmes au plus tôt. Dés que nous fûmes dehors, tious noUâ dîmes, tf. dé Chevreuse et moi, ce que nous

[1^14} CHEZ ÈË mrc DIS LA ROŒfiix)i^cÂtLi>. ii

pensions 'd*uiië reûCDnttô si i^re, mzii nous île roulûmes point U publier.

If. dé Là tldchefôucâtlld ne fllt ddUc fegfôttâ qtie de ses talets , qui le déshonorèrent par l'empire qu'ils exercèrent dans toas les temps sur lui , et par cette tidlcule et sèche retraite du Chenil où ils le tenoient écarté de sa famille et des honnêtes gens , mais à portée d'aller importuner lé roi pour eux. Ses ennuyeux le regrettèrent aussi , mais beaucoup moins depuis sa retraite. Jamaià H cour ne Ta voit aimé, parce qu'il n'avoit jamais vécu aVéC elle. Son gdât et son assiduité prodigieuse à toutes les heures de son service et des promenades du roi l'en avoii toujours entièrement séquestré, et cette assiduité introduisit celle de tous les grands officiers , qui se piquèrent à qui mieux mieux de rimiter.

Le roi , qui ne s'en pouvôit passer , mais à qui sur les fins il étott devenu à chargé , qui se trouvoit soulagé de sa retraite ^ mais qui étoit fort importuné de sorties fréquentes qu'il en fkisoit sur lui pour ses valets et en dernier lieu pour sa fatnille , se trouva fort soulagé de vA mort. Tels ont été ses sentiments à la mort de presque tous ceux qttll ft aimés et comblés de faveurs et de gr&ces.

On a toujours crii que le peu d'esprit de 1^. de La AoCfaefbucaUld ayoit fait sa fortune. Le roi commençoit lors à sentir la supériorité d'esprit de 1^ plupart de cet élixir dé CoUr qui Vivoit sans cesse avec Itki chez la comtesse dé Soissons. Le rogue , le dUr , le désagréable de H. de La Rochefoucauld n'étoit pas poiii* le f Ôi | son court lui plut et le mit à l'aise. Avec ce défaut il avoit celui d'envier tout Jusqu'à un prieuré de cinq cents livres ; et avec tant de charges et de grâces de toutes les sortes pour lui et pour les siens , avec ses dettes payées trois ou quatre fois par le roi, avec des présents d'argeût gros et fréquents, il trouvoit tout le monde bien traité , hors lui.

il ne s'étolt point consolé que le mariage de la fille de Loutois avee son fils, que le roi avoit eiigé de lui pour raccommoder ces deux lipmmes fort ennemis et qu'il voyoit sans cesse, ne lui eût pu faire obtenir le rang de prince étranger , à quoi son père et lui , comme on l'a vu ailleurs (t. YI , p. 357) , tendirent toute leur vie , et que tout se fût borné à cet égard au duché V* de La Rocheguyon pour son fils , comme M. de Luynes avoit eu celui de Chevreuse pour le sien en épousant la fille de Colbert.

Cette envie générale étoit bien plus forte à Tégard de ceux de sa sorfe qui paroissoient en faveur. M. de Chevreuse , M. de Beauvilliers < M. le Grand surtout étoient ses bêtes. Il haïssoit lés ministres , et eux le crai« gnoient et le ménageoient. Quoiqu'il n'eût presque point de commerce avec la maison de Condé et de Gonti , il s'étolt conservé une tradition d'estime et d'amitié qui se marquoit en toute occasion, et qui étoit fort entretenue par ses enfants, trop intimes du prince de Conti, comme on l'a vu , et qui le sont demeurés Jusqu'à sa mort.

Pour achever ce qui regarde un favori si singulier , il faut à son honneur se souvenir du trait, rapporté t. ï", p. 833, qu'il fit à Portland , que jusqu'à M. le frihce, tout ce qu'il y atolt de plus eonsidérablé s'empressoit à festoyer et à courtiser.

2k GÉNÉKOSITÉ DU DUC DE LA ROCHEFOUCAULD. [1714]

J'ai été témoin d'un autre bien plus fort pour un courtisan tel qu'il rétoit. Ce fut pendant un voyage de Marly, dans les jardins où le roi s'amusoit à une fontaine qu'il faisoit faire. Je ne me souviens plus sur quoi le roi se mit en propos , lui qui fut toujours si réservé. Mais ce jour-là il parla de Montgaillard , évêque de Saint-Pons , avec chaleur , qui étoit lors en disgrâce profonde , et dans laquelle il est mort , à l'occasion des affaires de Port-Royal et de celles de la régale '. M. de La Rochefoucauld laissa dire le roi , mais , dès qu'il eut cessé de parler , il se mit sur les louanges de l'évêque. Le silence peu approbatif du roi l'échauffa. Il poussa sa pointe , et il raconta que , visitant son diocèse , il enfila un chemin qui alla toujours en étrécissant , et qui aboutit à la fin à un précipice. Nul moyen d'en sortir qu'en retournant, et aucun espace pour tourner ni pour pouvoir mettre pied à terre. Le saint évêque , car ce fut soix terme que je remarquai bien , leva les yeux au ciel , rendit toute la bride , et s'abandonna à la Providence. Aussitôt sa mule se dressa sur ses pieds de derrière, et, ainsi dressée, se tourna doucement, lui toujours dessus , et ne remit les pieds de devant à terre que lorsqu'elle se trouva la tète où elle avoit la' queue. Tout aussitôt elle se remit à marcher par où elle étoit venue jusqu'à ce qu'elle eût trouvé à rentrer dans le bon chemin. Tout ce qui étoit autour du roi imita son silence, qui excita encore le duc à commenter ce qu'il venoit de raconter. Cette générosité me charma , et surprit tous ceux qui en furent témoins.

Il avoit toujours conservé de cet ancien levain de Liancourt un penchant pour tout ce qu'il y avoit vu et entendu , et du commerce et de la liaison avec plusieurs de ceux qui avoient survécu à M. et Mme de Liancourt, jusque-là que quelques-uns de ceâ saints persécutés passèrent de longues années dans Liancourt , de son temps , et y sont morts. Il avoit un tel respect pour M.' et Mme de Liancourt ; qui fit ce beau lieu pour amuser M. de Liancourt dans cette retraite , qu4l ne voulut jamais souffrir qu'on y changeât rien de ce qu'ils y avoient fait , quoique bien des choses eussent vieilli et eussent été bieû mieux autrement; et c'étoit un plaisir que de l'entendre parler d^eux avec l'affection et la vénération qu'il conserva toujours pour eux.

Ses deux fils, malvoulus du roi , prirent différentes routes; aussi , nonobstant leur intime et inaltérable union , chose également rare et respectable entre deux frères , rien en tout de plus différent l'un de l'autre : l'aîné , rogue , avare à l'excès , sans esprit que silence , ricanerie , mali" gnité qui lui avoit fait donner le nom de Monseigneur le Diable , force gloire et bassesse tout à la fois , et un long usage du monde en supplément d'esprit , fit la charge de grand maître de la garde-robe servilement, sans nul agrément, en valet assidu et enragé de l'être. Son nom sonore à trois syllabes , car il prit celui de son père , qui , après avoir retenti dans les partis , s'étoît fait craindre dans les cabinets , lui donna un reste de considération qui ne passa guère un certain étage, ^et qui ne

4. Droit qu*aYAienl les rois de France de jouir des fruits et revenus des évOchés et archevêchés pendaut la vacance des siégea, et de conrérer les bénéfices qui en dépendaient^

[17141 SES DBUX lUS. i$

, itovfék en Boi nal «ppnii. Sans tobte, sans éqvipaisir mais dv grand»

biens , fine cour de cailtettes de Paris les soirs chei sa feamie , avee on

. soaper et des tables de jeu , et grande bassesse avec la robe qui lenr fil

I gagner force procès. Son frère , donx , liaot , poli , orné de beaucoup de

\ I simplicité , de lecture et d'esprit, plein d*bonneur , de courage , de soif*

ttment , de bohD« gloire , étoit , à force de disgrâces , devenu soUtatre et

sawvage, et fut, ce qui est fùtt nme, également estimé, honoré et peu

cMnpté.

Poar acbever cette ^Matière, le nxMureau d«c de La RoclielbuoaQkl« qfut avoit la gcwtle , seflt porter , pen de jours spîtés la aaof t de son pèra , dans 1« cabinet dn roi , qui lui dit merveilles sur son père, et pas un mot dôs cinquante ontte lirres qne le roi. lui doimoit tous les ans de sa cassette pour augmentation à sa charge de grand, veneur , et qpie l'équipage lot pks magnifique* Ce sileqce, soutenu pendant près de deui mois, patmi les divera comptes que M» de La Eocheltnieauld dierebcât à rendre aur M des chassas et de féquipage , et la situation peesoanelle ea laquelle il se senitoit auprès de lui, le persuadèrent qu'il h'avott point de continuation i espérer ^ et par conséquent de se défoire d'une charg* fatigante j qu'il tmùtoit trop pesante sans oè supplément, et qui ne J# privoit de rien ikvec Tautra qu'il conservait*. Il en fit donner envie par Mme la Duchesse à M. le comte de Toulouse, qui. Tacheta cinq ceot mille libres comptant y' dQiit il y en «voit deux «nt trente mille livret en brevet de retenue, pour les créanciers. Comme snrvivancier, M. de La Roeheroucauld 9voit neuf mille livres de penidon , qui s^étéignoit par la titre de ia diarge. Le roi, en faveur du Marché, iui donna douce raille livres de pension -personnelle,, et M. le comte de TouhNiae joignit sa meute à celle du- roi', et augmenta fort l'équipage. • Le lendemain: dé la mort de M. de La Rochefoucanld , le cha)taelief ifcsuya une scède bien tragique. Un vice4»aîUi d'Alençon venoit de perdre fn procès apparemment fort intéressant pour son honoewr ou pour son l'en. Il vint à Pontchartrain , où étoit le chancelier, et l'attendit dans I co«tr ', qui' alioit inotater en carrosse* Là il lui .demanda U révision de t>n procès et: un rapporteui:. Le ehancelter avecdouoeur et boi^té lu» Bprésehta^ue les voic^ de eàssation ètoient ouvertes de droit qiàiaà il avoit lieu, mais que de révision on n'en connoissoit.point l'usage, et ! mit à moîiter dâiis son càrrdsse^ Pendant qu'U y montrât , oe malhienmx.dit quil yàroit un moyen plus court pour sorlir d'embarras, et se 3Bna en inômè temps deux coups de poignard. Aux oria des damesqnes.ie f^ancelîer déscen4ît de carrosse ^ lis .fit, porter dans une lainbre , et envoya eborcher un chirurgien qit'il avOit , et> un confesmr. Cet homme se confessa assez tranquAilemientj et meuxut une ' eure- après. : ., • ^. * ■ ; ; : '' . ., • .. .; .f. , -.. ••■ ; ."■•:. Kotts tôici parvenus àifépoqué des premiers coups d'Ëtld eo Caveur d# . consCitatian, et.de la persécution. qui a fait tant de milliecs de con-* sseurs et quelques martyrs , dépeuplé les écoles et les places , inti^duit! ignorance, le iïiàatllsine et le: dérâglémeht, xottrenfmle^ Yk^y mis Mites. Us communautés dans la demière tc«fusiaa, le désordre par-.. Aitv établi la:.plna!a£batsàire;iôt4ni^lu&;^arl)arfl inq[tû»itW«;Mt9Ul§« SAnrr-Smoa vxi 2

M MARUGE DU HUNOE DS PONS.

«M li«tr«if ft n^QDt liti ^ rddottblar dans cesse AepiMfl tfante an», te «m • (MNiteoto de M mot, et je n'-en boifoirai pas oea Mémoires* 0«tr« oe qti'eo én\W\ taus les jours, biea dés pltimes s'en sont Oeaupées et «'ea odciqMrQnt. Cein'^st pafc 14 rapoetoUm de Jésus -(ibfist, ams o^st oeiiû-^ des-réi^ceoda pèves et de leurt ambitieux dJeâtSk ' RequelaurB ftmiva de Languedoc, où on TaToit envoyé ooittDpiaodtf, api^ssoB aventure des lignes, etd'oài il a'éMit pas sorti depuis huit âne* Sa femme , qui lui avoit valu cet emploi , avoit fait le mariage de M sébtode flllé aYbo le j^rincè de Pona, fils idné dttfeu eomte.dd Manuiii , à qui , en hdine de raî&ée , ils dpnbèrent tout ee ctu'ils porei^t et qui aÙ» àittuiQiliioni dont la -moitié après eUx et saps rettQA<6er, Roquelaurcj éteit tFès4nal dans ses afiiUrei, et son père aussi quand il se maiia sauai quoi que œ seit en dot que son brevet de duo* De oe rien M-iu^ de Uorrtfuislauite trouva aêi^ywi^ ,4 foroe de procès» do oradit, d'affilés et d'4u-'i duÉlriii^ de {iàrvenir à Isire une dtfs p^us riphea maisons du cojiauine*: In ndee se fit ^ Parts ohe^ Roqueiaure iàrêù toMi peu d^'apl^atiat.' • IfédavT, n^a)|raQt qu'une fille ^ la voulut marier À eoA aère,. et abtifit. pour cela de faire piasser sur sa tète son gouvernement de Dunl^erqufl eià s'cnité^ervant les appointementa. C'est ainsi qu'on esoe^j^^rdoit tes; surviv^anees depUis que le iroi n^eu voulait plue doôner que des Obaf gea desecrétairsid^État.r . ■- ' •' • - ■

Le roi fit en ce mènie tem^ 'Wa% frAoe an ptiemm président* asnt' ékèm^le^ et qui ne se pouvoit Imaginer è denander que par ua panier pévlé' ^kf U detfnlène' împudenop , et aiiaai lértemeiit' appuyé qu'iil lîétoit* : li-ttvnittin breveU de Retenue de éinq cent ; mille livsest U (Ma proposfff. que 4e roi lui eu payât les intérêts^ el il Tobtint toi^ideaultekCéteit. une vraie pension de vingtHsinq mille livres qu'il eût été mcdBa énfinna d« lut 4&ànesf è biii. M^ du Maine <av6it ifes raiaons dé là pftedre par san fbiHe quôi^e déjà tout à lui ^ et la roi ht Mme de Xaintenun les :leur*> de lui eu dommr tous les mqye&s. Le seandala ne laissa, pas d'être > ^aiid*-

' Bragelegne^ qui avait été capitaine nu régimcni des gardes et luaioe. général derannée d'Allemagne , maie qui ne servqit plua par mauvaise stfnfé , loxuba inoH ebez Le Rebours , à Paris ,- le jonr/de la Cbandeleuf > . jèuant à rhotnbr^.

Buys et^losAinga^ ambasqadeubs de Hollande « arrivèreaDt à Paria rie-. preibierpour y Âerneurev coinlme ambassad.eur ordiioairq, L'autre pour s'en retôurdertau bout 4e quelques mqis de la cozpmiBsion d'ambaaaaii de^rs efitraordinairès. Ile saluèrent le roi, quelques jours aprèé, dapi sofi^i)abin«t> éa patticuller» Suys^qui portott la panle i fit un beiui]dia^> cdU¥s/ OU- fti pu voii< dasks les Pièces quk étoii souxaraotèm , aon animo?* . site contre la France, et tout ce qu'il fît pour empêcher Jappiz^fioai anibaifadè In bbâiigea eutièremena^ et le eéjoùr. qu'il fit en Franntie rendit lout françoîs. Cette singularité m'a patu mériter d'être oeaf séâfr^u'éii;- '.:,.!:-': .:, . •-:••<-■:■ --^ •■'.'- :■ "- .-,.. d1

La reine d'Anglelenre tqmba fort maladaè Sainfenfiândain, tt seful) tous les Éàcremedts. Lès jtnédeoinalneondimmbient^ etnUn en étoit «eii}; tèntafUJvie-n^Intdt^fien ^qutf^C^rattàober.daiiiibt ailBée^^jd<

[1TI43* MORT W OtJ(J M MtFÔRÏ). at

elle faiioit là plné saint tttâife de ses mallietiAi. Le roi lui wudlt et ^fattder soitts^Adant eette maladie, et Urne de Maintenon auMi.

Le due dé Mélibfd «loonit à Saint-Germain. Il avoit la JafntiètV) aroH été sèerétaife d'État d'Ëoosse, et étoit frère du due de Pertb , anatf cheYftlier dé la Jarretière. Il avoit essayé des soupçons et des «tils. Ott i vu que le feu roi Jacques ayoit cru en mourant qu'ils avoient été mal ' fondés, et qu*en répamtion il Taroit fait duo. Tout le monde à Sttnt^ Gennain et à Versailles n'en fût pas aussi persuadé qa« ee prinœ.

Mahôni, Irlandois, lieutenant général, qui atolt beaucoup d'esprit, d'honneur et de talents , et qui s'étoit fort distingué à la guen^ , surtout à la journée de Crémone , dont il apporta la nouTelle au roi , mourut ett Espagne , où il s'étoit attaché et oit il avoit aequis des biens. Il avoit épousé la éteùr de la ducheSse de Berwick , veuve et mère des comtés de CA^reV«t lé dud de Berwielt vitoit avec hii avéo beaucoup d'estime «f ' d'amitié; Il laissa des enfants qui soiit aussi devenus officiers géttérauï avec distinction.

Lë-ft fèvHét ir. 10 due dé Bérry entra , potit la ptemière fbis , àu éon- ' seil des finances. Le roi voulut qu'il assistât à plusieurs avant ^ue €f opiner, comme 11 aTOlt'Ibît lei^u'il ftit a<)mi8 en celui de dépêches , ^t il se jjfessofipourle faire entrer au conseil d'fitat*.

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