CHAPITRE IV
Hcjhèli^s fift ^spftÇQp pour la reipe à l'ei^lrémiié. — 0(Ty ^\ son Ûls. — t^ reine d^E^pagnei pour ses derniers sacrements, congédie son conrêsieur jésuite et prend nn dominicain. — Sk mort. -^Retraite du rcil d^Sapagne ehec le duc de Medinà-Geli. -^ Déni! de la reine d^Espagike. «^ Genfèvenees ' de Basiadv barb<mli(éeii. «^ Oootad» à la epuv* -^ [CooMmneea} niioaéei4 ^ *m MiHiHfcjleté de ViUais* «^ La. paix signée à Uastafitj >^ ^nladt dpa •ppoKM) la AOftvel^, -y UoxU oarapière» «i^Îb^W) famille du 4uç de Fo^, ^r > ^oci 4e Mpae de Hioasens ; son caractère. — Bâ^uurds d'Alhrei expUqi^és» ^ , Marédial d^ÀIIirel ; sa fortune. — Mort et dépouille de Montpéroux. —7 Mort du Cbai^me^. r- Duret^ du roi. — Mort et caractère de la maréchale ' ' de La Fené et de sa ^èeur la comtesse d'Olonhe. -^ Le roi donne au prince ^ ChéirieB doMÉOtnilte liVi^s de fétLiéb èft fonds? >oit ed'partiétdiw l'électétt^ • 6» i|aviè»<| ^enneles.gsaiidei «ntréM au mwiéchàl fl« V)|ia*a, etésan Uer < la4afVivaDee4e.8«A cov«<)iwin«in^'dQ.Pfioveiice» •^. Villari^ dii:Iaio<«4-> iWPhfiowmPt wlïWSf^çur^ pl4»iliï»HP«»Uwre« ,^ Pwl^. -^ £plOq^f} de la j^n D^àce nréjeiji^itiou des copaeill^rs d'Etat de ne cédp qu^aux gçns titres, -*^ . ' SiXpiiliç livres de pènàion à Saint-Çoniest. -^ ViHàrs^ cl^evâliéjr delà fpiiiQi]^' ; ç'or, tait dënUer trois init|e UVr^s de pension âti cû'n)te de Cb'olséuL son' ' bçau-frèirél -^ Ahbé de Oaitoaches auditeur de relc; son Caractère.— Mare-; - elMl^d<pGhà«iilly feit dotmer à son neveu son eétenl&adletteiit de la Hif* chelle, etc. -• " "9
2^ . HELVÉTiUS En ESPAGNE. [17 1 à]
timi)t:i^tiou|k $ecours d^ mé4eoiQ3^ elle v<Hiltti avoir Hehrétia», et pria., le roi .par ^n courrier exprès de le bti envoyer. Helvétiu3 , iort îbcoiih medé.f et sachant d'aiUeurs l'état deia princesse, n'y vouloit point aller, mais le roi le lui commanda abaolument. IL partit aussitôt dans une chaise de poste, suivi d'^ine auire en cas que la sienne vînt à rompre, et dans cette autre éloit le fils d'ôrry. H eAt ^allu être bon prophète alors pour dire que nous le verrions contrôleur géo<^ral ici, très-absolu» très-longtemps,, et niiniatiEe d'I^tat, dont la France.se seroit au^si utilement passée qne l'Espagne ■ de son père ,r qui ^eut en ce même temps un bel appartement dans le palais , et dont la faveur et;l[adnûnisiratioa méconr t^iLloit de plus en plus les Espagnols.
He^vétius arriva à Jiladrid le 11 février. Dès qu'il eut vu la. reine, ti.^ dit qu'il n'y avoit qu'un miracle qui. pût ja sauver. EUe ayoit un conXesseur jésuite. Elle fit comme Mn^e la Dauphine sa sœur: lorsqu'il fui > qyeçUon des derniers sacrements et de penser tout de bon à la ntort, , eue le remercia et prit un dominicain. Le roi d'Espagne ne cessa que le 9 de^uej^er dans le lit de 4a reine; Ella mourul le mercredi 14 <avec beajucoup de courage , de connoissance et de piété. ■ jXe roi sortit au^sitAt après du paJiais , et alla se mettre à l'autre bout de là ville de Madrid ^ dans une des plus belles maisons, où logeoit lé duc de Medina-Geli , assez près du Buen- Retire , où le| princes d'És-" pagne furent con'dûlts bientôt après. Ce choix âù ~Iieu dû Retire parut bizarre; il n'est pas encore temps d'en parler.
I^a désolation lut générale en Espagne, où cette reine étoit universel-, l^ent adorée. Point de famille dans touâ les états où elle ne fût pieurée, et personne en Espagne qui s'en soit consçlé depuià. J'àûraî lieu d'>ea parler à-i'pccasion de mon ambassade.. Le, roi d'Ëspàgjpie en fût ezirèmement .touché, mais un peu à la reiyaleU)A l'obligea à fibasaer et à «lier tvrei' pour prendre l'air. Il se trouva en une de èes promenades lors an tratïspôft du corps 4e la reine à l'Escariah,- et à Jyortéé du oon- TdT. îl le regarda, le suivit dés yeux , et bontihua sa chassé. Ces princes sobit-tls faits comnàe les autres humains?'
. Le roi regretta fort la reine d'Espagne. Il en prit le deuil en violet pour si^ semaines. M» le duc de Berry drapa. Mme de Saint-^imon ne Youloit point draper;. Elle disoit. avec raison que, n'étant point séparée eemmeles duchesses- de Ventadoùr et de Braacas l'étoient de leurs nMiPte, les équipages êtoient à moi qui ne drapois point. Cela fut ooAtélté quelques jours, inaîs II. [le dnc] et Mme la duchesse de Berry le prirent à ITionneiir, et en prièrent Mme de Saint-Simon si instamment, qu'il fallut céder à la complaisance , tellement que nous fûmes mi-partis dans notre maison^ avec des carrosses^et une. livrée moitié mir et moi^é ordinaire. ■,
Les conférences continuoient à Rastadt. Yillars s*y embarbouilla^si mil à pt'opes quil fallut le' désavouer, c'est-à-dire lui brdonnef de cf»(trir après ee qu'Hàvoit Mehé, et, connue que ce fût, de racctim*^ moder la sottise qu'il avoit faite. Le chancelier, que j'en vis en grand d|6pH, tàe le conta sUr-le-chalnp , et trouvoit VillarsUn bien inalhàbue^ trôtoiUe ^àns toutes ses conférences ^ et longtemps depuis qiîej^ Ju$| eiij
[1^714] COi^tl£ilËMC£S DË^ftAStAM* BARBOOILtéss. 29
oomttierée ihtimé aveô Tbrey , It ne iD>n parla |«9 mieux, BOleieiilèment sur- Hastadt, maissur toutes les Dé^octationB dont Villari s'est mêlé-, 'et c'e&ft oe qui est Itnetk fisibto par les Pièces iei jointes. Ce retour de Villars à oe cfu'îl aroît lâché , et que je n'explique point nen plus, que cette nêgeclatton de paix a?ec l'empereur et l'empire ,. parce qu'elle m trouve dan» les I^ièGes* , ce retour, dis«je, surprit fort le prince Bugèoe qui avoit compté' sur ce que Villars avoit Iftch^, Cela fiorma entre eux une contestation toujours polie , mais an fond li forte que le prince Eur gène fil semblant de rompre , pour forcer la main au maréchal^ qui à la fin ne pot éviter de convenir d'envoyer au roi , et de se séparer en attendant ses ordres. Il se retira à Strasbourg le même jour que le prince Eugène à Stnttgard;, et que Contade Ait dépêché au roi. Torcy , chea qui il descendit , le mena au roi chei Mme de Ma intenon , où Contade demeura plus d'une heure. C'étoit le samedi 10 février. Contade repartit le jeudi suivant, 15. h son retour- tes deux généraux se rassemblèrent A Kastadt, ety.contmuèrent leurs conlérences. Elles fîotrent le mardi matin 6 mânrs, par la>signature de la paix. Les deux généraux convinrent de se rassembler à Bade en Suisse , promptement après l'échange des ratifications^ pôup y ajuster plusieurs détails, et quelques intérêts de prince de l'empire, qui n'avoient pas paru assex importants pour arrêter la patx. Contade* en apportala nouvelle.
Le duc de Fotx mourut à. Paris à sotiante-treiae ans, sans enfants., sans charge-, sans gouvernement. Il étoit chevalier de l'ordre et le dernier de sa niaîseni Avec lui sonduchérpairte fut éteint. C'étoit un foj^ petit homme , de fort petite mine , qui , avec de la noblesse dans ses manières 1 ée l'honneur dans sa conduite , de la valeur dans le peu qu'il avoit senn, et un esprit médiocre, n'avoit jamais été de rien, ni figuré nulle part; mais il s'étoit fait aimer partout par l'agrément et la douceur ée sa société II ne s'étoit jamais soucié que.de s'amuser et de se divertir. IL avoit trouvé la duchesse de Foix de même humeur, et on disoit d'eux avec raison qu'ils .n'avoient jamais eu que dix-huit ans, et étoient demeurés à cet âge , mais toujours dans la meilleure compagnie , et peu àla oour où il étoit peu- considéré; il finit la plus heureuse maison du monde, mais en qui le. bonheur ne se fixa pas.
fille étoit de Bresse , du nom de Greilly , et par corruption Grailly. I^ hasard d'une alliance redoublée de la maison des comtes de Foix lui porta, contre. toute apparence, le. comté, de Foix et tous les États de cette puissante maison. Un .autre hasard aussi peu apparent la rendit hér^ière du royaume de. Navarre. Un troisième hasard aussi bizarre lui enleva le tout presque aussitôt pour le faire passer dans la maison d'Albret, et.de là. bientôt après dans la. maison de Bourbon par la mère d'Henri IV.. Celle 'd'Anne, duchesse héritière de Bretagne et deux fols reine de France, étoit Greilly-Foix ; et le fameux Gaston de Foix» duc de. Kemours.^ qui gagna la bataille de Havenne où il fut tué , et sa ««ur germaine, seconde femme du roi d'Aragon Ferdinand le Catholique,
. 4 . Toup les passages où Saint-Simon parle des Pièces annexées à ses Mémoires ont été sapprimés dans les précédentes éditions.
aO WAJSON» FAIOXiE l»U J^UG 06 r(«( ; (.1:7 11^]
étomA aussi Gi'eilly^Foix ^ et enfanta tfune «osar de not^9 roi Louia.^J. tSi c'en étcit le lieu j^eti pourrois rapporter d'autre» grao^eucs. M. 4e Foii avoit aussi les eieaues dao» sa branche, quoiqu'il ne ylpJL pas 4e «elleB4l|L. Cependant, av^o toute la faveur constapte de U m^rqvite de fiendcey et de la eomtesâie de Fleix sa fiUe, mère du dùo de Wq\x , il a^ iùt pas mention de rah^ de prince pour une maison si. distinguée « dai^s un tempe où Ui reine mère étoit régeotei où elle pouvoit tout , où eU^ se piquoit d9 rboonnoissanee, d'amitié et de toute eorte de coasidérati^ l^ourlCme de Seneoey qui avoit été chassée pour elle étant si^ d^in^e d'himneur, qu'elle rappela et remit dans ea charge dès quIeUe fuûa maîtresse, et en donna la -survivance à sa fille ^ dans uil temps où l^s Bouillon y parvinrent à Corée de féloaies et d'épouvanter le <»irdinal Mazarili; dans uft temps où les menées et la faveur.de Ja duchesse de Chevreuse et de tfmes de Montbacon et de Guéméné en eurent quelques prémices et s'en frayèrent le chemin pouir les Rohan i qu'auroient fait eés gentilshommes princisés s'ils avaient eu comme les Grreilly des Etats étendus et des royaumes dans leur maison, et surtMit les BouiUoa, des allianées pareilles?
Mme de Senecey n'avoit d'enfants que la comtesse de Fleix, veuve comme elle^ et oeUe^oi que deux garçons^ Ces dames cependant n'eurent qu'un tabouret de. grâce avec la pointe de oelui des Bohan* Le bruit qu'en fit la noblesse, plus sage et plus instruite de ses intérêts dan^ la iilinoi'ité de Louis XIV qu'elle ne se l'est montrée ep oeUe de Louis XV, les fit ôter h les troubles passés, ils furent rendus , c'est4«dire à la seule princesse de Ouéméné pour les Rohan, qui seule l'atoit attrapé, je djs attrapé comme on l'a vu (t. I*', p* 867), et aux deux dames d'imnneur mère et fille , lesquelles enfin furent comprises dans cette étrange 'loumée de dues et pairs de la fin de 1668 ^
Bandaii fût érigé en leur faveur à toutes deux^ et en oeUe du fils afaiéde la comtesse de Fleix ; et le cadet , qui eat celui dont il s'agit' ici ^ filt appelé dans les lettresi l'alné parut à peine dans le mo^de et mourut tréÂprodoptem^t, sans enfants de la fille unique du duo de Chauhws frère iHaé de l'ambassadeur y et de la fille atnée du premier maréchal de Villeroy, qui se remaria si étrangement à ce U, d'Hauterive dont on a parlé , et qui fut toujours connue depuis sous le ncmi de Mme d'Hàiltetive de ChaulneSi M. de Foix , de la mort duquel on vient de parler, dit- Yint ainsi duc et pair de fort bonne heure ; il ne prétendit jamais à princerie, mais il étoit bon è entendre et à voir sur ces rangs étrangers, quoique d'ftilleuhs simple et modeste. Il fut généralement et beaucoup regretté , et mérita de l'être^
Mme de Miossens mourut en mémo tempa à eoixanteodix-buit «na, dans un beau logement complet des basses cours de Liixembouiig qde le roi lui avoit donné , et que Mme de Oaylus eut après elle. Mme de Miosiens étoit aussi bonne femme que sa ftœur cadette, Mme d'fleudicouH,
I. Voy. sur les discordes relatives i ces tabourets, 1. 1*', p. 367.
2i Toy.', à la fin du I*' volume, p. 489, la note rehiUve à cette lUuhiéë de
ducs cl pairs.
la ëoilf. Q'ét»it'ùKte teintlié ttîis^mkigr«,' d^ti^ tIttUe ^iTrfeffrayoH pAt 8a tiàiitôlii* extîaorfclinaîwi , àréc dès yetix vift ^ tlh tisage allumé , de longues dents blahched qui pftroissoient fort* elle tesfeembtelt à tittè Wféièré. Elle TÎVdlt tfès - retîi'éè et datî!» la péié. Blîe fl'tr^t point Mi é'enftîit* dé ëOn wart^ tu* en duel en 16Î5 liar Saînt^Léger-Cofbôn ; et ce mari iêtbit frèi^ cadet du maréchal d'Albtiet, doùt le ffère ft!fté ftt
Xwp ifttnfelle d'ètjjliquer une fois pouf pour la manquer, d'autant que la foHune ii étfàngfemeut ptodigieufle dont Mme de ttaltttënon trouva !â source chei le maréehal d'Albret', et Celles qUe \^ts bônnbîâisances qu'halle fit dans cette mâiison ont Diites; dot- • tent exfcitef la feuflbdtê sur le maréchal d'Albret."
Gilles d'Albret étolt ciAquième fils de Charles ÎI sire d'Albret , cbmte to Bréu* , ticomie de Tartas , fils aîné du connétable d'Albret Charles !•* itié à là bataille d'Aaîriconrt, ÎS octobre 1415, gag^née Jkarles Anfrldis, si ftiheste à la ï'ranéè. Les fl-ères dé Gilles d'Albret étoîent : lean d'Albret tîedmte âé Tartas, grand^père de îeati strë tfAlbret, qui detlht roi ée Kavâfr&, tôtoté dé î'oli, éttt., par son mariage avec CatheridedeGueiliy , dite de FOix, héritière dé tous ces Stats, et dont \i petlte^fllle leanire 'd'JUbrêt fui héritière, et les porta dans la maison de Bourboix eti époiigant Amoînè de Bourbon duc de Vendôme, dont elle etit notre rtU Héùti IV, Lés aulré^frèred de GiUeis furent le cardftial d'Albret , le sef- Ineul" d^Ôrvâl dont là branché finit à son fils qui n'eut que des filles, et îé ^éigilèUT de âaintè-Bâzeille ()[Ui ne laissa point d'enfants , et eut ta tète coupée à t»oitiers , 7 avril 1473, pour avoir trahi Pierre de Bburbon sire de Beàujéu, et l'avoir lîVré àu comte d'Armagnac. Hais, si de boni^ atLtèdi^ mettent ïiotré ailles pour lé dernier fils de Charles II d^Albrct avec îé titi-é dé feèigtieur dé Castelmorbn , d'autres aussi bous lui èotrtestéïlt tettenaiss^aticè , etïè font bâtard de Jéaud*Altn:et gtànd*p6ré de celui-éi qui par isoh tflàrialijé filt toi dé Navarre , comté dé Poix, etc.
QUbi qu'il èh soit , ce Gilles d*Albret , bfttârd oU légitihie , ïié ftit poîijt tààrié ; et de Jèànnbtte Le Sèllièr eut un bâtard nommé Etienne , qui éii là Souche des Miôssens, dont il s'agît Ici. Cet Etienûe fut sénéchal tfb ï^ix , préniier chambèllaU de j^ean d'Àlbrèt , rbî de Kavarré et comte dfe Foix, par sôii îtiari âgé avec Catherine susdite, et obtint quelques terré* ■tf'e ce prinëè'. 11 fut auèèl îfe pi-emier des âmbâskâdéurs de cette reîne Ca- Iheriûé îjdui" son trâhédé tonfédération aveo LÔul^ ÎU'éû ISIÎ; et 11 eût de ce priiice, en 1527 , dfes lettres dé légitlinatloïi , où' il est irsiit* de Obùsin^ èf son pérè liommé fils puîné de Charles lî d*Âïbrèt. Ètîentîfe jiorta le nom de seîgneui* de Miossens dépuîè son inarjâgé avec Frâù- ÇOiéè , fille et héritière dé Pieri'é , baron dé jiliossens , qù^il épousa eii 1516 , dont il eut un fils Unique , qui fut Jeah dît d'Albret »^Jbârou de lÉIio^seilé et de Coarazé. lï fût lieutenâilt général d*Hénri tfilbrèt, foi de Navarre, comte de Foix, etc. , en ses pays et Etats | il épousa Suzanne, dite dé Bôiirbéu, fille du seigneur de ïrusset , bâtard Af tlégé, IJquel^ fat gouvernante de notre roi Henri lY. Ils eurent un fils et une filfé qiii
?^ BAliçï^I^ D'aIBPW ElEPUÔÎîÉSi. [1 f\ k]
jéfHMisa u^ ^oelieQletv ];.e fila f^t Heari dst d'Àib^^t,, bt^B^ lU Mi^-
sens, etc. f qui fut, en i59âr, chevalier du Samt-£sprit\ gouyerneur et
.sénéchal de Navarre et Béarn: Il épousa Antoinette de Pons, sœurd'ai|-
Jre Antoinette de Pqbs , qui fut la célèbre marquise de GuercheviUe ,
.dame d'honneur de la reine Marie de Médicis ^ femme de M. de Lian-
court et mère du duc de Liancourt. De ce mariage une fiUe qui épousi^ ,
jeu 1609, Jean de Grossolles, baron de Flamarens^ et deux lilsj doutée
cadet fut d'église et peu connu.
L'aîné) Henri dit d'Albret , baron de Miossens et, par sa mère, comte de Marennes , épousa Anne de Pardailkn sœur du père de Montespan , mari de la trop célèbre Mme de Montespan.
De ce mariage trois fils, en qui finit cette bâtardise, et six filles doz^t i'atné épousa^ en 1637 , Eenée Gruel, seigneur de La Frette, comte de Jonsac en Saintonge ' , frère du père de MM, de La Frette , si connus par Jieur célèbre di^el; deux autres mariées et trois a,bbesses. . Les trois fils furent Fr. Alexandre dit d'Albret , comte 4e Marenne^ , mort, en 1648^9 premier mari d'Anne Poussart, depuis remariée au duc de Richelieu ,: et dame d'honneur de la reine, etc. Il mourut de bonne lieure , ne figura point ^ et laissa un fils qui porta hardiment le nom 4^ marquis d'Albret et les armes pleines sans nulle brisure ^ moins encore . de marques de bâtardise , -comme avoient fait ses pères depuis l'extinction de la maison d'Albret. Mme de Richelieu, sa mère., 1«l maria foft Jeune à la fiUe unique du maréchal d'Albret , son beau-frère et oncle paternel de son fils. Elle étoit franche héritière, c'est-à-dire riche, laide et maussade. Le marquis d'Albret , jeune , galant , bien fait, étourdi, et qui se croyoit du sang des rois de Navarre , n'en fit pas grand cas, et se fit tuer malheureusement pour une galanterie , à la première fleur de son âge. .$à veuve demeura sans enfants avec sa belle-mère, qui la fit faire dame du palais de la reine, aux premières que le roi lui donna. Le comte de Marsan , jeune., avide et gueux , qui avoit accoutumé de vivre d'industrie , et qui avoit ruiné la maréchale d'Aumont , fit si bien sa cour à la marquise d'Albret , qui n'avoit pas accoutumé d'être, courtisée « qu'elle Vépousa en lui donnant tout soii bien parle contrat de mariage, sans que la duchesse de Richelieu en sût rien que lorsqu'il fallut s'épouser. Elle en fut la dupe. M. de Marsan la laissa dans un coin de sa maison, avec le dernier mépris et dans la dernière indigence, tandis qu'il se réjouissoit de son bien. Elle mourut dans ce malheur sans enfants.
Le maréchal d'Albret fut le second des trois frères ; il porta le nom de Miossens. C'étoit un homme d'esprit, de main, de tête et plus encore d'intrigue et d'industrie, qui se dévoua au cardinal Mazarin, mais qui tut s'en faire compter , et monter rapidement à la tète des gens d'armes de la garde, que le comte de Coligny commandoit, mais qui paroissoit peu. Lorsque le cardinal eut tout arrangé pour arrêter M. le Prince, M. le prince de Gonti et M. de Longue ville dans l'appartement de la reine mère, Taprès-midi du 18 janvier 1650, au Palais-Royal à Paris, il
i . Jonsac est en Saintonge, tandis ^e Lonsac, que portent les précédentfis éditîens, est en Angoiunois.