‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 80 sur 107 · Chapitre tr. troisième · texte numérisé non relu

Chapitre tr. troisième

tr LES ÉDUCATEURS CANADIENS.

La seule mention de l’œuvre de nos fondateurs de colges et de nombre d’autres maisons d’éducation supéeure dans le Bas-Canadh, est un tribut d’éloges plus éloment que.tout ce que je pourrais dire de plus, pour établir nm mérite et le faire apprécier. C’est pourquoi, je ne viendrai pas, par rapport à eux, sur Ce sujet intéressant

itres précédents, pour satisfaire au devoir et à toute juste lamation.

Mais, comme il est un grand nombre d’autres amis de ducation qui, par leurs efforts et leurs sacrifices, ont ntribué à la répandre utilement dans le pays, il serait

onnaissance publique,

le de mentionner ici tous nos éducateurs vivants, je merai ma liste aux défunts qui me sont le plus connus, it parmi les laïques, soit dans le clergé.

r, outre les fundateurs de colléges classiques, dans le Canada, les éducateurs pris parmi les laïques dans la ke des défunts qui méritent,à plus d’un titre, une mention

morable dans l’histoire, sont : Jos. Frs. Perrault, le Dr. * Blanchet, Amable Berthelot, le Dr. Jacques Labrie,

ui, d’ailleurs, a été traité assez longuement dans les cha-

jnste de ne pas en signaler au moins quelques-uns à la

Cependant, comme il serait trop long et peut-être impos-

D a té cer sh rar ts

Jean Joseph Girouard, Michel Bibaud, l’'Hon. B. Joliette, MA L°

A l'exception de M. Bibaud, tous ces hommes disti. F2 S gués ont été membres du parlement pour le Bas-Canad, M°°2 Parmi les membres du clergé défunts qui sont des édu. MP cateurs sans être fondateurs de collèges, on compte, entr M! d Das AU

beaucoup d’autres, Messire J. Päquin, M. l’abbé Duchai. 3 ne, M. l'abbé Chartier, M. l'abbé John Holmes, Messi E''° ” F. X,. Mercier, Messire J. Duquet, Messire Jérôme De. néral mers, Messire Paul Loup Archambault, et Messire Nil 4ma colas Dufresne. | ee, éta

Du nombre total de ces zélateurs de l’éducation, quatr ni zil ont été instituteurs, savoir : le Dr. J. Labrie et M. Michel Br un Bibaud, parmi les laïques,ét MM. l’abbé Duchaîne et L'abbé us lo Chartier, décédé, ce dernier, curé de St. Gilles, diocèse deMRisseau Québec. teur d

Le vénérable Jos. F, Perrault, protonotaire à Québe Mtition véritable philanthrope, est auteur de nombreux ouvragall® Suiv: élémentaires sur l’histoire du Canada, sur l’agriculture et très sur l’éducation primaire dont un, en manuscrit, se trouvent | dans la bibliothèque du bureau de l'instruction publique Pure à laquelle je l’ai envoyé comme étant la piace où on pour Le Dr. ra mieux le conserver et le consulter au besoin. L’auteuBBatréa],

tde ma Que et st bérieure nue par epar deux, e

me l’avait donné quelques années avant son décès, arri vé à un âge très avancé.

M. Perrault fonda des écoles et des fermes-modèles qu' faisait fonctionner d’une manière exemplaire. Il saval faire partager à ses amis son goût pour l'éducation et pol l'agriculture, et nous voyons aujourd’hui son petit fils, Je seph Perrault, occuper avec distinction la place de secrgt et de taire du bureau d’agriculture de la province, après avollK 400] été élève de l’école d'agriculture de Grignon, à Paris, examen

1, B. Joliette, mmes distin:

Bas-Canad sont des eédu.

-ompte, entr abbé Duchai. mes, Messir , Jérôme De.

Messire Ni

cation, quatre , et M. Michel haîne et l’abbé les, diocèse de

aire à Québe, reux ouvrage

’agriculture € scrit, se trouve tion publique

ce où on pour soin. L’autel

n décès, arii

-modèles qu' Ï1 saval cation et pol

petit fils, J

re.

lace de secri 2, après avo D, àP aris.

Le Dr. Frs. Blanchet, auteur d’une savante dissertaon sur la chimie animale appliquée à la médecine, est stensiblement l’auteur de l'acte des écoles de fabrique, ussé en 1824, pour suppléer au défaut de l'acte d'instituin des écoles royales, passé en 1801, qui ne convenait usaux catholiques, les officiers et les instituteurs de tte institution, nommés par le gouvernement, étant très ueralement protestants.

Amable Berthelot, bibliophile, avocat distingué de Quée, était un de nos littérateurs les plus appréciés, et un ni zélé de l'éducation. Outre sa savante dissertation mun canon de bronze trouvé en 1827, à Champlain, ns Le fleuve St. Laurent, et une autre sur les restes du isseau français de mer appelé la Petite Hermine, il est teur de nombre d’écrits ayant trait à l’histoire et à l’écation, et notamment d’essais d’analyses grammaticusuivant les principes de l'abbé Gauthier. Ces essais it très recommandables,surtout aux instituteurs qui ne ment pas leur enseignement de la grammaire à la parpurement mécanique.

Le Dr. Jacques Labrie, de St. Eustache, distriet de ntréal, auteur d’une Æistoire du Canada, restée à l’etde manuscrit, et d’un essai sur la constitution britanque et sur celle du Bas-Canada, avait établi deux écoles érieures en cette paroisse, dont l’une pour les garcons, nue par M. Paul KRochon,et l'autre pour les filles, teepar plusieurs personnes du sexe. Il les dirigeait toudeux, et prenait part à l'enseignement avec autant de set de talent que de succès.

Son école de filles était une véritable école normale, et

examens publics de ces deux écoles étaient regardés G

comme autant de fêtes littéraires et scientifiques auxque. les les amis de l’éducation de l’endroit, de tout le voisin. ge, et surtout de la ville de Montréal se rendaient en fouk

J’ai rencontré, dans le cours de mes visites, en qualit de Surintendant de l'Education, quelques institutrices qu avaient été formécs à l’école du Dr. Labrie, et je puisdife, pa qu’elles faisaient preuve de connaissances exactes etui; profondies dans les branches d’instruction qui étaient (à, s; leur ressort, et d’un grand talent dans l’enseignement 4 dans la tenue de leurs écoles respectives.

Gris rissa et les fants

ducat

htive Le Dr. Labrie est mort victime de son zèle pour l’éd législe

cation populaire, ayant contracté une maladie mortel causée par des misères et la fatigue extrême qu’il ai eues, en visitant, en l’antomne de 1831, les écolesi comté qu’il représentait dans le parlement du Bas-Cani

Son Histoire du Canada, dont M. J. J. Girouard tives le dépositaire, a été malheureusement brûlée dans le ifontre de St. Benoit, en 1838. oùnai

Le Dr. Labrie était, pendant la guerre de 1812 avecrenit Etats-Unis, le médecin du second bataillon de milice Monster corporé, et il remplissait les devoirs de sa charge toujo avec empressement, habileté et charité,

ment

Mic Jivré’ à

onora M. I xacte l'est ai imée e es. M:

instruc w’il a

artie d (1) Les

CaRpin ellleur et

Jean Joseph Girouard, de St. Benoit, était notaire] blic et un homme très distingué dans sa profession. était un ami zélé de l’éducation, et l’on peut dire q était aussi un homme de génie. Sans avoir jamais 4 dié l’art de peindre, il tirait très facilement, au cral des portraits d’une ressemblance frappante. Ila lai après lui, une preuve très-honorable de sa charité pi les pauvres et de son zèle pour l’éducation, en fondai ses propres frais, le Couvent des Sœurs de Charité (Sa

ques auixque, out le voisin aient en fou, tes, en qualit nstitutrices qu , et je puisdi exactes el 4 qui étaient nseignement#

Grises) de l’ordre de l’Hôpital-Général, que l’on voit florissant à St. Benoit. Ces dames y recueillent les pauvres et les infirmes de leur sexe, et font encore l’école aux enfants des deux sexes.

M. Girouard a été membre du dernier parlement pour le Bas-Canada, et, comme tel, membre du comité d’édu- «ation où nous avons travaillé ensemble, avec feu Hectr Simon Huot, avocat de Québec, à un projet de loi d’éducation qui, après avoir été agréé par l’assemblée légishtive avec peu de changements, fut rejeté par le conseil égislatif (1). La partie seule qui pourvoyait à l’établissement d’écoles normales en ayant été détachée, devint loi en 1835.

Michel Bibaud, né en la paroisse de Montréal, s'était livré à l’enscignement dès sa jeunesse. Il était un des lèves les plus remarquables du Collége St. Raphaël, à Montréal, D'un caractère positif, réfléchi et studieux, ses onnaissances étaient exactes, étendues et profondes, et il reuait grand plaisir à les communiquer, suivant les cironstences, à ses nombreux élèves. Plusieurs ont figuré onorablement dans les professions savantes.

M. Bibaud est auteur d’une Histoire du Canada, fort xacte et fort appréciée par ceux qui en ont fait l’étude. l'est aussi auteur d’une arithmétique marchande tres esimée et très répandue dans les écoles et dans nos collées. Mais Michel Bibaud a surtout contribué à répandre instruction par la part active qu’il a prise et les succès wila obtenus dans la presse, pendant la plus grande hitie de sa vie.

zèle pour leds aladie mortel ême qu’il avi 1, les écolest du Bas-Canai , Girouard ét ûlée dans le

e 1812 avec on de milice charge toujo

était notaire!

profession.

peut dire q voir jamais t ent, au ra] te. Ila lai sa charité N n, en fondai Charité (Sa

(1) Les membres composant ce comité étaient: T. Boutillier, Jos. CARDINAL. ..... Child, André Fraser, V. Guillet, Girouard, Auot, élleuret W, Power. Cardinal, Child, Girouard et Huot sont défunts

L’honorable Barthélémi Joliette, originaire d’une ft mille historique, en Canada, (1) est le seul défunt, par mi les laïques, qui a fondé un collége à lui seul ; c’estke Collége Joliette sis à St, Charles de l’Industrie, distri de Montréal. On peut dire aussi qu’il a le plus contr: bué à fonder ce beau et florissant village, commencé pur lui au milieu de la forêt, en 1825. La belle église qu’ y voit doit aussi son existence à sa générosité.

L’hon. Joliette a été, successivement, membre de l’Assemblée Législative et du Conseil Législatif pour ke Bas-Canada, et, partout, il s’est montré aussi généreux que zélé pour la causé de l’éducation.—(Voir l’article XXXII.)

Messire J. Pâäquin, curé de St. Eustache, était un ami constant et zélé de l’éducation. On lui doit principale ment l’existence du couvent des Dames religieuses de la Congrégation établi en cette paroisse.

La pierre nécessaire, pour la bâtisse de cette maison d'éducation, fut amenée par corvée sur les lieux, en Dé. cembre de l’année 1828, et j'ai eu le plaisir d’y prendre part, pendant toute une semaine en conduisant-ma pro pre voiture, Les principaux habitants du village de St Eustache en firent autant, ayant à leur tête leur digne curé.

Cette pierre fut tirée des carrières de la côte St. Joseph, formant maintenant partie d’une nouvelle paroisse,

(1) L'illustre Joliet, qui a découvert le Mississipi, en compagnie du R. P. Marquet, qui lui avait été donné pour adjoint par le comte de Fror.t:nac, est né à Québec, y fut baptisé le 21 Septembre 1645, pa le R. P. Burthélémi Vimont, et fit ses études dans leur collége, à Qué bec. Les RR. PP, Jésuites peuvent donc, à bon droit, réclamer ce gne sujet,

le progr lement qu'elles des res} de la 80 Len comme Chacun presque lèves a

ire d’une ft défunt, par seul ; c’estke strie, district e plus conti ommencé par église qu’on ité.

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sant, pour premier curé, Messire F, Bourgeault, élève distingué du Collége de l’Assomption. (1) Messire Pâquin aurait sans doute fait bien davantage

(1) Une suité de faits dont le souvenir m'est cher, et dont la simple mention peut intéresser le lecteur, se présente ici, et semble réclamer we petite place dans l'intérêt de l’histoire,

C'est à St. Eustache que j'ai commencé, par des écrits anonymes, tour-à-tour attaqués et appuyés, à donner publiquement l'idée de la fondation du florissant Collége de l’Assomption, à l'existence, à l’embellissement et à la prospérité duquel tant de mains généreuses et hables ont courageusement contribué.

Le premier de mes écrits, sur ce sujet, mais dont le but apparent était de signaler la corvée faite en faveur du couvent de St, Eustache, était daté du 25 Décembre 1828, et signé—UN PASSANT.

Un autre écrit daté de St. Hyacinthe, afin de détourner l'opinion à l'égard de l’auteur, était signé—oPTIMISTE, et, pendant une discussion qui a duré plus de six mois, j'envoyai nombre d’autres écrits à la pres- & en faveur de la proposition d'augmenter, dans nos campagnes, nos établissements d'éducation supérieure qui étaient alors en petit nombre. L'extension et le développement qu'ils y ont pris par tout le pays, depuis cette époque, prouvent le triomphe que cette proposition a obtenu sur ses adversaires,

Les amis du Collége de Ste. Thérèse, surtout, prirent une part trèsactive dans cette discussion, parce qu’ils craignaient que l’établissement d’un collége à l’Assomption ne fût nuisible à celui de Ste. Thérèse dont le succès était encore douteux.

Enfin, l'opposition comptait les amis trop exclusifs des colléges de Québec et de Montréal. Ils prétendaient que ces institutions seules sufisaiont pour répondre au besoin, et que les autres colléges classiques, établis dans nos campagnes, étaient moins qu’utiles, “quand bien même on y singerait le grec et le latin.” Je cite de mémoire, mais je garantis le sens de l'expression qui est plus que triviale,

À ma connaissance, trois des champions sont décédés ; mais je ne sais ccmbien il en est resté, de part et d'autre, vivant, pour contempler le progrès que nos institutions ont fait, depuis cette époque, non seulement en nombre, mais encore en améliorations de toutes espèces, qu'elles ont faites, à l’envi les unes des autres, dans leurs cours d’études respectifs, pour mieux les adapter aux besoins nouveaux et variés de la société, aujourd’hui plus progressive que jamais.

Le nombre de nos institutions classiques a bien augmenté depuis, comme on peut s'en convaincre, en lisant les chapitres précédents. Chacune de nos anciennes a vu le nombre de ses élèves se doubler presque, tandis que les nouvelles contiennent chacune un nombre d’élèves au moins égal à celui que leurs dévancières avaient auparavant.

pour l’éducation, n’eût-ce été la nécessité de rebâtir son église et son presbytère, à la suite de l’incendie et du sac de St. Eustache et de St. Benoit, par les volontaires et par les troupes anglaises en 1838. Ces trois bâtisses font honneur à Messire Pâquin, ainsi qu'aux habitants de hi paroisse. ÆErigées, les deux dernières, à la suite de grand désastre, on a lieu de s’étonner à la vue de lew dimension et de leur élégance.

Cependant, Messire Pâquin ne bornait pas ses soinset ses veilles à l’érection de ces monuments de son zèle, de sa générosité et de son bon goût. Ilse livrait simultané. ment à des travaux littéraires considérables dans l’inte. rêt de l’instruction, mais qui, malheureusement, n’ont pas été imprimés. Îl est l'auteur d’une Histoire eccl. siastique du Canada, restée à l’état de manuscrit, qui es malheureusement devenue la proïe des flammes, lors de

incendie de l'Evêché de Montréal en 1852, où ce tra vail avait été déposé, après la mort de l’auteur, arrivée prématurément peu de temps avant cet autre désastre qui, bien qw’accidentel, n’a pas été moins grand que ce. lui de St. Eustache. En effet, outre l’Evéché et la Ca. thédrale de Montréal, l’incendie de 1852 a réduit en cen: dres presque tout un faubourg de cette ville.

L’abbé Duchaîne, une des lumières du Canada, était une de ces capacités rares que l'on ne rencontre qu longues distances dans la carrière littéraire. Il était orï ginaire de Yamachiche, district de Trois-Rivières. Lab bé Duchaîne, pendant une grande partie de sa vie, a enseigné, avec un succès incontestable, toutes les sciences usuelles et classiques, ainsi que les mathématiques dans toutes leurs branches, et a beaucoup écrit sur les sujets

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vières. Lab sa vie, à el

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sy rattachant. Nous avons de lui la prescription d'un raratonnerre qui est d’une exécution facile (1),et un plan d'éducation général qui a été plus apprécié qu'utiisé. Il n’a rien publié de.ses autres ouvrages, mais j’ai une copie manuscrite de son cours de logique.

L'idée que j’ai des travaux littéraires de l’abbé Duchaîne, c’est qu’ils sont nombreux et diffus.

Il est sans doute à regretter qu’une main habile et patiente n'entreprenne pas de les examiner, et de les classer pour les utiliser.

Les élèves de l’abbé Duchaine était très généralement des Jeunes canadiens de tout âge et de toute condition, dont il savait développer l'intelligence et cultiver l'aptitude d’une manière rapide et sûre. Il en est plusieurs qui figurent avec avantage dans les professions savantes en ce pays et à l’étranger.

Pendant un grand nombre d’années, l'abbé Duchaîne a rédigé l’almanach canadien, en remplacement de feu Messire Bédard, canadien aussi, et membre du séminaire de St. Sulnice de Montréal.

M. l'abbé Chartier, qui a été un des directeurs du Collége de Ste. Anne, est auteur d’une grammaire raisonnée à l’usage des élèves de cet établissément. Au préahble, il avait étudié le droit, été admis au barreau de Montréal, puis instituteur à l’Assomption avec un succès qui lui avait mérité la confiance universelle. Mgr. R. Gaulin, alors curé de cette paroisse, avait une haute estime pour l'abbé Chartier. Mais, doué d’un caractère ifet très ardent, ses belles qualités intellectuelles et ses grands talents n’ont pas servi autant les sciences qu’ils auraient pu le faire sans cela.

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(1) Voir les Mélanges Religieux du 18 juillet 1841.

M. l'abbé John Holmes, élève et condisciple du collé. ge de Montréal, qui a été un des professeurs du collége de Nicolet, puis professeur de philosophie au collége de

Québec, est auteur d’une géographie historique et uni. *

verselle très savante et très appréciée. Cette géogn. phie, qui a été traduite en anglais aux Etats-Unis, est; sa quatrième édition en Canada, et est adoptée dans pres. que toutes les maisons d'éducation supérieure. Agrégé au Séminaire de Québec peu de temps aprà avoir été ordonné prêtre, il en fut un des membres lu plus utiles et les plus propres à soutenir la haute réputa. tion qu’a acquise cette maison dans l’enseignement. L’abbé Holmes était naturaliste,et il donna beavcom de soins à l’enseignement de l’histoire naturelle, ety obtint sans contredit de grands succès au collége de Qué. bec. Il a su mettre ce département de l’instruction sw

un pied qui ne laisse rien à envier, sous ce rapport, au institutions littéraires et scientifiques de la vieille Er

rope.

L'abbé John Holmes est celui que le comité de régi d'écoles normales envoya en Europe en 1836, pour s procurer des instituteurs et un appareil de physiqueet de chimie pour l’usage des écoles normales. Voir larti cle XXIII.

Messire F. X. Mercier, curé de St. Vincent de Paul a doté cette paroisse de propriétés considérables pour; établir les Dames religieuses du Sacré-Cœur, donth maison-mère, en ce pays, était alors en la paroisse de St. Jacques de l’Achigan qu’elles ont laissée depuis pour venir s'établir à St, Vincent de Paul. Mais se trouvant là encore trop éloignées de la ville de Montréal, ella

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viennent de laisser cette dernière paroisse, pour s'établir définitivement au Sault-au-Récollet, afin de se rapprocher davantage de cette ville.

M. Mercier était une de ces âmes libérales et géné-

ette géogra. L | Sir La reuses qui ne voient partout que du bien à faire. Sa métée Fo res moire sera toujours vénérée en la paroisse de St. Vin- Me E nt de Paul où son bel établissement est main‘enant

utilisé pour l’éducation et pour d'autres œuvres de bienfisance, par les Sœurs de la Providence.

Messire J. Duquet, en dernier lieu curé de Ste. Thérse, sa paroisse natale, a été, à la cure et au collége, le gccesseur de feu Messire Charles Ducharme, fondateur d cet établissement classique, remarquable parmi 15 autres de même espèce que nous avons pour l’éducation de la population catholique dans le Bas-Canada.

M. Duquet était surtout amateur de l’éducation agrile qu’il s’efforçait de répandre d’une manière pratique t profitable, autant que possible, dans sa paroisse. L’inelligence et le succès avec lesquels il a su cultiver les elles terres que Messire Ducharme a laissées attachées u collége de Ste. Thérèse, sont à la fois une preuve de un zèle et de son goût pour l’agriculture qui a perdu en hi un ami dévoué, un agronôme éclairé et un collaboraeur exemplaire.

Messire Jérôme Demers, V. G., qui fut supérieur du éminaire de Québec et.au collége professeur de philobphie,a contribué à élever la dignité et l'utilité de cette haire, par un ouvrage écrit en latin sur la logique et ur la morale, très estimé par les connaisseurs.

Messire Demers prit part, en 1842, à une intéressante kcussion qui eut lieu entre luietle savant Messire

e temps apré membres le haute réputa.

ignement,

nna beavcoup naturelle, ety ollége de Qui:

instruction sut e rapport, aux la vieille Ew

omité de règi

1836, pour se e physique es. Voir l’art}

icent de Paul érables pour; œur, donth la paroisse de be depuis pol is se trouvaii fontréal, ella

PERF et ae 2

MeGuire, V. G., ancien directeur du collége de St, Hyacinthe et chapelain des Dames Ursulines de Québec, au sujet d’un ouvrage publié par celui-ci, en français touchant les locutions vicieuses introduites dans la Jan. gue française en Canada.’

M. Demers prétendit, avec raison, que M. MecGuir avait exagéré, et avait donné comme vicieuses, dans son livre, des locutions qui ne l’étaient pas, et qu’ainsi ile avait augmenté le nombre pour servir un purisme outri,

Cette intéressante discussion se trouve toute au lon Le dans la Gazette française de Québec du mois de Jui Fèju 1842. M. Demers me dit alors qu’il avait consulté ave" ke avantage mon petit traité sur les règles de prononciation ils de la langue française écrit en anglais, à l’usage de ceux Ma dont la langue maternelle est la langue anglaise dan an laquelle J'ai donné l’explication de ces règles. ne

La néologie est utile et souvent nécessaire, pour être sai mieux compris, à mesure que nous faisons de nouvell Pelé * découvertes et de nouveaux progrès dans les arts etai Mes sciences, et dans tous les genres d’industrie, et j'ai lil éde [ de croire que le vénérable M. Demers était de cetteop étée ; nion, reçue de nos jours. C’est ainsi que le vocabulait butitut

des langues modernes parlées par les peuples civilisése

progressifs, se grossit tous les jours. Or, M. Demers til mi un homme de progrès autant que de lumières. Lesami acré-( liorations qu’il à faites au cabinet de physique du coli Mess ge de Québec en sont une preuve. ce fl et :

Messire Archambault, V. G., et curé de Vaudreils,. est un des membres du ciergé qui a combattu le pl er vais courageusement contre l'opposition offerte à la loi d’édile, amal

cation actuellement en force, et l’on peut dire aussi qu tout d

l'a fait avec le plus de succès dans sa paroisse où, malheureusement, il a eu quelques déboires à ce sujet, mais dont il a su triompher honorablement,

Deux autres prêtres, également vénérables, Messie Lacasse, curé de St. Henri de Lauzon, et Messire J, Harper, curé de St. Grégoire le Grand, ont éprouvé, pour la même cause, quelques mauvais traitements dans leurs paroisses respectives. Ils en ont également triomhé. tro

Les autres membres du clergé qui ont combattu les réjugés du peuple et les charlatans politiques, pour faire fonctionner la loi d’éducation, n’ont éprouvé que leur sistance et leurs menées en opposition, et rien de plus.

Mais, si ces mauvais traitements, ainsi que cette résstance, prouvent que de nos habitants ont pu se laisser garer, par des hommes pervers et pefides, au point d’en agir ainsi à l’égard de leurs curés respectifs, ils prouvent aussi que le clergé catholique n’était pas moins actif et Bzélé à faire fonctionner la loi d’éducation.

Messire Archambault est fondateur d’une communautt de Dames religieuses dites ‘ filles de Ste. Anne” instuée pour l’enseignement, mais surtout pour former des hstitutrices pour l’enseignement des filles. La maisonmère, qui a pris naissance à Vaudreuil, a été transférée St. Jacques de l’Achigan, à la place des Dames du acré-Cœur.

Messire Michel Dufresne, élève du collége de Monttal et frère du vénérable M. N. Dufresne, membre du éminaire de St. Sulpice de cette ville, était curé de St. ervais, lors de son décès arrivé prématurément. Il était n amateur enthousiaste de l’éducation populaire, mais tout de l’éducation agricole qu’il s’efforçait de répan-

llége de $t, s de Québer, en français, s dans Ja lan.

M. MeGuire uses, dans son qu’ainsi ilen urisme outre, toute au lons mois de Jun consulté avec prononciation usage de ceux anglaise dan gles.

saire, pour être s de nouvelle S les arts etle rie, et j'ai lie ait de cette op le vocabulai ples civilisése TL. Demers ti res. Lesant sique du col

de Vaudreil mbattu le pl s à la loi d’edi dire aussi qu

dre d’une manière pratique et raisonnée. Il donnait lui. même des instructions populaires à ses paroissiens a. semblés spécialement pour cette fin.

Les habitants de St. Nicolas et de St. Gervais, ls deux dernières cures de ce digne prêtre, se rappellent encore sans doute, et avec reconnaissance, le zèle et le dévouement avec lesquels il se consacrait à leur instru. tion. Il leur enseignaïit comment ils pouvaient tirer de leurs terres les produits nécessaires à leur subsistance quotidienne, et comment et pour quelle raison ils de. vaient se faire un devoir de s’en contenter, et, ajoutant l'exemple au précepte, il s'abstenait lui-même de l’usage des choses importées. Il s’astreignait à cette abstentin jusqu’au point de porter une soutanne d’étoffe du pays, et tissée dans sa propre paroisse.

Messire Dufresne aurait voulu établir la pratique de la chimie appliquée à l’agriculture en Canada, et il et

| les | vice tion phe tion:

nay cette sans

un de ceux qui se sont donné le plus de trouble pourt M

pandre et faire utiliser mon traité sur cette science d’une tait .

application universelle. C’était pour répondre à ce désir Bas-

je devrais dire à une demande souvent réitérée à cet eff} male

que j’entrepris, en 1835, de rédiger un autre petit trait le pr

de chimie, par demandes et par réponses pour les école 1852,

et pour le peuple. J'envoyais mon travail, à mesuré o.

que je le faisais pour la publication, au journal intitulé 1e ré “ Le Glaneur’ imprimé en forme de pamphlet à Sl De : Charles de la rivière Chambly. Mais les troubles d@ cup d

1837, commencés, là au moins, dès 1836, ayant misfi | A

à la publication ue ce journal, la mit aussi à mon t8}£ & cam

vail que les circonstances ne m’ont pas permis de re # chaci

; jours

prendre depuis. ks Can

grande |

| donnait lui. aroissiens as

Gervais, le se rappellent ,le zèle etle \ leur instruc aient tirer de ax subsistance

raison ils de.

r, et, ajoutant me de l'usage tte abstention toffe du pays

la pratique de anada, et il eit rouble pour té:

> science d’une ndre à ce dési érée à cet efle

tre petit traité pour les école

ail, à mesuré burnal intituM

amphlet à St es troubles dl ayant mis il issi à mon ti permis de rt

D qu'ils ont obtenu un grand succès.

Un autre prêtre, du nom de Dufresne, est fontateur d'une maison d'éducation supérieure sise en la ville de Sherbrooke, diocèse de St.-Hyacinthe. Mgr. Prince, premier évêque de ce diocèse, a donné tout l’encouragement possible à cette nouvelle fondation déjà florissante.

Il est parmi les défunts un autre ami de l’éducation qui mérite, à juste titre, une mention spéciale et l'hommage de ma reconnaissance particulière ; c’est Ludger Duvernay, écr., propriétaire dun journal la Minerve dont

les colonnes, sous ses auspices, ont rendu de grands ser- | vices, lors de la fondation du dévartement de l’instruction publique, et contribué beaucoup à en faire triompher les mesures pour la permanence et pour le bon fonctionnement de la loi des écoles primaires. M. Duvernay et son journal étaient en faveur des principes de cette loi ; et notamment de la contribution coercitive, sans laquelle on ne pouvait compter sur le succès.

M. Duvernay, lors des troubles de 37-38, représentait le comté de St.-Roch dans le dernier parlement du Bas-Canada, et, principal fondateur de la société nationale canadienne dite de la St.-Jean-Baptiste, il en était le président, lurs de son décès, arrivé le 28 Novembre 1852, (1). Les membres de cette société, toute de bien-

PS

(1) La Socié'é de St.-Jean-Baptiste a pris origine à Montréal, dans une réunion patriotique qui eut lieu le 24 juin 1834, dans le jarcin de John McDonnell, écr., avocat, qui demeurait alurs en cette ville. Depuis cette époque, les amis de cette belle association ont fait beaucoup d'efforts pour la faire agréer par tout le pays, et l’on peut dire Elle est établie et chômée avec grande rolennité dans toutes nos villes, et dans la plupart des paroisses de campagne, et il y a lieu de croire qu’el e le sera bientôt dans toutes et chacune sans exception. Elle devrait l'être, au moins, car elle sera toujours un moyen facile de ralliement et d'union fraternelle entre ls Canadiens dont la prospérité et le bonheur en dépendent en grande partie. (“C’est l'union qui fait la force.”

faisance, fondée en 1834, et organisée régulièrement en 1843, lui ont fait ériger un monument qui est un des plus beaux ornements du cimetière catholique de Mont. réal.

Voici les noms de ceux qui, depuis 1843, ont été régu. lièrement présidents de la société St.-Jean-Baptiste : Les honorables D. B. Viger,

« ce Joseph Massou, « se A. N. Morin, de 66 Joseph Bourret, « s G. E. Cartier,

MM. E. R. Fabre, Ecr., Ludger Duvernay, Ecr., C.S. Cherrier, Ecr., Jacques Viger, Ecr., Damase Masson, Ecr.

Dr. Pierre Beaubien, Dr. J.-B. Meilleur.

(J’ouvre ici une petite parenthèse pour y inclure le signalement d’un homme aussi modeste qu’érudit, qui, pour n’être au nombre ni des fondateurs défunts, ni des fondateurs vivants de nos établissements d'éducation, n’a pas moins contribué à l’avancement de l’instruction dans le Bas-Canada, par la part active qu’il a prise dans lenseignement, et par ses nombreux écrits sur ce sujet et sur d’autres encore qui se rattachent à h religion, quelquefois même au droit public et à la politique. Je fais allusion à Messire Thomas Benj. Pelle. tier, ancien directeur du collége Masson, et maintenant à la Pointe-Lévi. Il a été pendant plus de 10 ans préfet des études au collége Ste.-Anne.

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C’est bien de lui que l’on peut dire : “le mérite se che.” Qui ne sera pas heureux de connaître l’humble retraite de ce digne compatriote et son mérite comme éducateur, comme littérateur et comme publiciste ?

M. T, B. Pelletier était notaire public, mais il a laissé k pratique du droit pour se livrer au service des autels et à l’enseignement de Ja jeunesse.) :

Combien d’autres encore ont contribué à répandre l'instruction dans le Bas-Canada, soit comme fondateurs d'écoles primaires, soit comme donateurs, soit comme contribuables sous d’autres formes. De ce nombre, pris parmi les prêtres défunts seulement, nous voyons MM. Jean, curé de la paroisse de Lotbinière (1), Bertrand de la Rivière-du-Loup, Fournier de la Baie-du-Fèbvre, Orfroy de St.-Valier, Verreau et Brodeur de St.-Roch-des- Aulnets, Deschenaux, V. G., de Lorette, Dumoulin de Yamachiche, Mgr. Plessis à St.-Roch de Québec, MM. Parent, curé de Repentigny, Brauilt et Paré de St.-Jacques de l’Achigan, Pétrimoulx de lAssomption, Kimber de Verchères, Kelley dé Sorel, Pigeon de St.-Philippe, Deguise de Varennes, Bélair de Ste. Rose, Raisenne de St-Roch de l’Achigan, Bégin, archiprêtre de St.-Vincent de Paul, Cherrier, V. G, de St. Denis de la rivière Chambly, etc., etc.

(1) M. le curé Jean avait légué £1,000 pour établir, après sa mort, un couvent de religieuses de Notre Dame de la Congrégation dans sa paroisse ; mais, malheureusement, cette somme ayant été enveloppée dans les affaires de sa succession, n’a jamais été employée à sa destiation. En 1845 et 1846, l'Hon. Joly et moi avons fait des efforts pour recouvier cette somme pour l’objet de leducation, mais en vain.

Un autre legs fait pour le même objet a eu le même sort.—M. Simon Sanguinette, membre distingué du barreau de Montréal, avait légué £800 pour aider à l’établissement d’une université en Canada, mais cette somme ayant été enveloppée dans une succession, p’a pu être utilisée pour cette fin.

L'école d de St. Roch des Aulnets, fondée en 1813 par M. Verru, fu, fut dotée par M. Brodeur, élève du collége

de Montréal, puis missionvaire pendant nombre d'années dans les missions du Golfe-St.-Laurent, avant d’être curé de St.-Roch, où il est décédé.

Mgr. Plessis, fondateur de la paroisse de St.-Roch de Québec, avait attaché à l’église même de cette nouvelle paroisse une espèce de cullége où M. Jérôme Demers, V. G., a commencé ses humanités, et où M. Angus Me Donald, V. G., et Mgr. Baillargeon ont présidé.

Puis, outre d’autres contributions faites pour l’éducation sous formes de bourses et de pensions payées en fa. veur de jeunes gens pauvres, combien d’autres curés ont instruit, chez eux, des enfants recueillis, et en ont hé. bergé pour cette fin, 2, 3, 4, et même jusqu’à 5 à la fois, Voilà encore des éducateurs qui à force d’épargues et de privations, ont doté nos colléges, non seulement de sommes considérables, mais encore de bons sujets déjà en grande partie formés à l’étude des sciences et à la pratique des vertus chrétiennes.

Je termine ici la liste des éducateurs canadiens dé. funts qui ne sont pas fondateurs de colléges classiques, non pour m'occuper de nouveau de ceux qui ont le mérite et la gloire de les avoir établis, car ce serait empiéter trop sur les droits de l’histoire proprement dite, et risquer de ne pas leur rendre plus de justice, mais seulement pour référer le lecteur aux chapitres précédents et à la partie de mon rapport d'éducation du 28 Avril 1855 qui traite de ces établissements et de leurs fondateurs respectifs.

Le tout n’est qu’un abrégé de ce qui devrait constituer un ouvrage plus détaillé ; mais tel qu’il est, il don-

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D'ailleurs, qu’on se donne la peine de visiter nos établissements d’éducation, et surtout nos colléges classiques et industriels, et l’on pourra aisément se conaincre que, s’il y a eu, en quelque partie du Bas-Canada, apathie ou indifférence pour l’éducation, il y a eu ailleurs, icet égard, un esprit de sacrifice el un dévouement dignes de tous éloges. Tous les habitants, dociles à la voix fpersuasive des fondateurs de ces établissements, ont contribué volontiers et généreusement à les faire si nombreux, si beaux, si florissants et si recommandables. Aussi voyons-nous qu'ils ont fait admiration des étransers, et que lord Durham, dans son rapport, tout en signalant le défaut d’écoles primaires, dans un temps où elles étaient généralement impossibles, n’a pu s’empèêcher d’accorder à nos institutions classiques, pourtant moins nombreuses, et bien moins fréquentées alors

qu'elles ne le sont aujourd’hui, un juste tribut d’éloges,

Comment se fait-il donc que, lors de la convention des savants membres de l'association américaine pour lavanment des arts et des sciences qui a eu lieu à Montréal lk 19 Août 1857, nos institutions littéraires et scientifiques n°y aient été ni représentées ni mentionnées, si ce rest le collége McGill, qui l’a été, lui, largement, comme on le sait.

Sans doute, le collëge McGill pouvait bien être reprénté à cette savante convention, comme en effet il l’a été avantageusement par son habile principal, qui a conrbué honorablement à la rendre instructive et intéresnute. Mais le collége McGill devait-il y être reprépeuté exclusivement, uniquement, et comme étant le

seul collége établi et prospère dans le Bas-Canada? Cer. tainement non. A qui donc devons-nous attribuer la cause de cette exclusion de nos institutions littéraires des assemblées de ces savants étrangers ?

Dans cette section française de la province. dans une ville comme Montréal où l’on voit deux collèges fran. çais pour le moins aussi florissants, et dont l’un est de beaucoup plus ancien que le collége McGill, il semble que celui-ci ne devait pas figurer là sans ses devanciers, sans ses coopérateurs dans la carrière des arts et des sciences. Puis la littérature française ne devait-elle pas avoir là ses représentants et ses interprètes, comme elle a, dans nos institutions et dans le pays, ses émules et ses échos ?

Cependant, le collége MeGill est le seul de tous les colléges du Bas-Canada qui ait été représenté dans les assemblées tenues par les savants de la convention du mois d’Août 1857. On n’y a vu aucun des directeur ni des professeurs des autres colléges, pas même de l'U. niversité Laval, établie à Québec sous le nom glorienx du premier évêque du Canada. La chose paraît incroya. ble, et c’est pourtant là un fait, aussi notoire qu’humi liant pour nous, Canadiens.

Un seul membre du clergé catholique du B. Canada sk

trouvait, homme distingué, sans doute, et qui jouit à juste titre d’une haute estime parmi nous ; mais il n’était l, apparemment, que comme Ci rieux et comme amateur, el c’est en cette dernière qualité surtout, qu’en payant, iles devenu membre de la société de ces hommes éminent qui se réunissent généralement une fois par an sur quel que point de l'Amérique du Nord, pour travailler ensent ble à l’avancement des arts et des sciences.

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n’a pas même été une seule fois question, au moins publiquement, dans cette convention, de l’existence de nos institutions littéraires dans le Bas-Canuda. Pas une sgule voix parmi les éloquentes qui se sont fait entendre, pas une seule parole parmi les belles qui ont été adresses à la foule présente n’a été entendue en leur faveur, lors des assemblées des membres de cette savante eonvention ; pas un seul mot n’a été prononcé pour proclamer l’existence et l’efficace de nos 20 colléges catholiques, ni pour dire le nombre des élèves qui les fréquenlient en 1855, porté à plus de 3,000, ni pour désigner, parmi les nombreux sujets distingués que ces institutions ont formés, au moins quelques-uns des plus remarquables pris entre les défunts qui nous ont fait tant d’honsur dans le clergé, dans les professions savantes, sur le banc de la justice, dans la législature, dans la politique Let dans les arts et les sciences ; pas une seule syllabe n’a été articulée, pour signaler, d’une manière quelconque, nos compatriotes, dont les talents, les efforts et les sacrifces réunis, pour faire le bien de notre pays, nous ont procuré au-dedans tant d’avantages réels et précieux, et au-dehors tant d’honneur et de gloire. Rien n’a été dit, ren n’a été fait alors, pour prouver que sous ces divers apports, nous avons pu non-seulement nous suflire à

nous-mêmes, mais encore contribuer, dans le besoin, au grvice et au bien des autres pays. En effet, le Canada

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des artistes, à l'Angleterre des militaires distingués, et à

à Nouvelle-Bretagne, aux Etats-Unis d'Amérique et à

Ecosse des évêques aussi éminents par leur savoir que

pr leurs vertus ? |

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