‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 81 sur 107 · LISE · texte numérisé non relu

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En nous bornant toujours à la liste des défunts, mais en en excluant ceux qui ont déjà été signalés, nous pouvions citer avec bonheur les noms honorables des de Lé EE pra ry, Cugnet, de Salaberry, Duberger, de Bonne, Bédard tin Berthelot, Bourdages, Borgia, Moquin, Héney, PapineaR pl père, Plamondon, Panet, Pelletier, Valière, Hudon, La. RE sci tigue, Plessis, Signay, etc., etc. co 11 est clair qu’une invitation spéciale aurait dû avr nel été envoyée au moins au directeur et au professeur dd om philosophie de chacune de nos institutions classiques, les priant d’assister aux assemblées de cette convention etÆ nité de les y représenter, et que si nos institutions n’y étaient le rs pas ainsi représentées, on aurait dû au moins en signa clas ler l’existence, le nombre et l'utilité, dans un court exp enc sé dans lequel on aurait dû mettre en évidence ls fiers hommes et les choses, de manière à impressionner fav rablement ces érudits étrangers. Ils auraient alors lai sé Montréal plus satisfaits de nous et de leur voyage;

car, comme on dit vulgairement : % ç’aurait payé di nos vantage,” et de cette manière, notre réputation et notth hom honneur auraient été mieux servis et mieux établis ai leur près d'eux. N Nous aurions dû d'autant plus mettre de nos premier ji hommes en évidence, que nous en avons un plus granhS 3. nombre distingués sous bien des rapports, et que no} + avons plus de choix au point de vue scientifique parni quis les défunts, et même parmi les vivants dont deux frères Gt membres du clergé, les deux Messieurs Desaulniers, que 1 « ont reçu des degrés académiques honoraires des univer 4 r sités des Etats-Unis d’Amérique (1). Chou "@) L'un est le professeur de philosophie du collége de Nicolet, ti de M

l'autre de St.-Hyacinthe, ou l’a été avec distinction.

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En présentant ces deux hommes distingués, accompagnés de plusieurs autres, pris parmi nos compatriotes gradués des universités des Etats-Unis ou du vieux continent, nous aurions en même temps établi une liaison plus générale et plus étroite, une espèce de fraternité scientifique, entre eux et les membres de cette illustre convention, qui aurait été très agréable pour le personnel ettrès honorable pour notre pays, quelque soit leur alma-mater respective.

Nous aurions pu, en effectuant cette heureuse fraternité, montrer que le Canada français est supérieur,scus lerapport des institutions littéraires et des connaissances classiques, au Canada breton ; et, sous d’autres rapports encore, nous aurions pu montrer en même temps, à ces fiers Américains, qu’il est des faits et des événements, et même -des hommes qui nous sont également chers ; que nous pouvons réclamer en commun la renommée et la gloire d'hommes identifiés aux deux pays ; que de nos compatriotes distingués sont devenus leurs propres hommes, puisque les Etats-Unis ont été le théâtre de leur énergie, de leur courage et de leur héroïsme.

Nous aurions pu montrer à nos amis voisins l’illustre Joliet découvrant le Mississipi, le vaillant Iberville fondant la Louisiane, le preux Antoine Lemoine sè signalant glorieusement dans cette florissante contrée, le marquis de Vaudreuil gouverneur d’icelle, l’entreprenant Gauthier de Lavérendrye découvrant le Missouri, le baron de Longueuil et Céleron de Blainville, gouverneurs du Détroit, Picoté de Belestre y commandant, Pierre Chouteau et Pierre Laclède fondant la ville de St. Louis de Missouri, Buisson de Vincennes dont la capitale de

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l'Etat de l’Indiana porte le nom, Solomon Juneau dit Latulipe, fondant la ville de Milwukee, le sieur Dubuque fondant celle de Dubuque, le courageux Gabriel Franchère fondant la société de St. Jean-Baptiste à New-York, l’intrépide F. X. Aubry combattant victo. rieusement de féroces sauvages dans louest, et Boudrias de Morat qui, de nos jours, étonne le continent par la dextérité, la hardiesse et le succès avec lesquels il sait manœuvrer les ballons à la vue de Cuba et de la Nouvelle-Orléans.

Or, tous ces hommes, de réputation historique, sont canadiens, et mêmes trois d’entre eux sont nés en la paroisse de Montréal, savoir: Iberville, le marquis de Vaudreuil et Boudrias de Morat, celui-ci, jeune contemporain qui rendrait jaloux les Montgolfiers et les autres aéronautes défunts, s’il leur était donné de voir les mer. veilles de nos jours. (1) |

RCA AN UE AE QE RE EE AE CR SRE SR RE RER EE chcs (1) Morat, (J -B. A. Boudrias de) frère d’un habile professeur de pres l'école normale Jacques-Cartier à Montréal, est né sur la partie ow:t pati c

du versant de la montagne de Montréal. Joliet, élève du collège des

1 Jésuites, à Québec, est né en cette ville, Solomon Juneau dit Latulipe pren. |. est né en la paroisse de Repentigny, à cinq lieues de Montréal, F.X. fire Aubry est né en celle de Maskinongé sise à mi-distance entre Trois Rivières et Montréal; et le sieur Dubuque en celle de St. Pierre-les dre à Becquets, dans le district de Trois-Rivières. pour

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MÉMORIAT, DE L'ÉDUCATION.

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