Chapitre quatrième
OBSERVATIONS SUR LE FONCTIONNEMENT DES LOIS D'ÉDUCATION DEPUIS 1842 JUSQU’A 1855.
Depuis que j'ai laissé le département de l’Instruction Publique, nombre de personnes, et des plus respectables, m'ont demandé de publier une série de mes rapports et de mes circulaires sur l’éducation primaire du Bas-Canada, accompagnés de telles remarques que je jugerais à propos de faire pour la meilleure intelligence de la chose. Mais ce travail me paraissant considérable et presque au-dessus de mes forces, vû surtout mes occupations journalières, j'ai hésité jusqu’à ce jour de l'entreprendre, sans pourtant avoir jamais décidé de ne pas le faire. J’ai même souvent pensé que je devais me rendre à cette demande réitérée, quand ce ne serait que pour remplir un dernier devoir envers les amis de l’édu-
cation et envers mon pays.
C’est le moyen de rendre justice à toutes les parties qui ont pris part à cette belle cause etse sont intéressées ila faire triompher de tous les obstacles qui s’opposaient à son succès, et il me sera bien permis sans doute, comme étant la personne qui a eu le plus à faire pour les combattre et pour les vaincre, de me rendre, aussi, un peu justice à moi-même. Au reste, j'ai raison de croire
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qu'on s’attend à cet acte de juste appréciation de ma part qui devra être ni partial ni trop restreint.
Je sens bien que la tâche est ardue, et, en tant que son exécution me concerne personnellement, extrêmement délicate. Je vais néanmoins l’entreprendre, sans toute. fois dissimuler que le principal motif qui me fait agir, est l’espoir, non de pouvoir répondre convenablement à l'attente, mais d’atteindre, bien que faiblement, ce dou. ble but, tout en satisfaisant un peu à la curiosité et au droit de l’histoire.
En effet, l’instruction d'un peuple, et la législation dont son pays est doté pour la répandre, constituent une partie importante de son histoire, qui ne doit pas être entiérement laissée dans l’oubli, ni être abandonnée à une appréciation tardive et hasardée. Toutes les lois, toutes les mesures réunies, tous les moyens et sacrifices mis en pratique pour répandre l'instruction, doivent être notés et étudiés soigneusement dans tous leurs degrés d’opération, dans toutes leurs phases et tendances, dans tous leurs résultats appréciables, depuis l'initiative jusqu'à actualité, car c’est justice due aux parties initiées et au peuple que de le faire. Cette étude empêche de revenir sans cesse aux moyens impraticables qui auraient été rejetés, et cette justice, ainsi rendue à qui de droit, a l'effet d'établir le mérite réel et d’arrêter les cabales, en flétrissant ceux qui se sont coalisés pour ralentir le succès de la loi et le progrès de l’éducation.
Or, les rapports et circulaires que j’ai écrits sur ce sujet, pendant ma longue administration, feront voir toutes ces choses, et jusqu’à quel degré elles ont eu lieu pendant sa durée. On verra, par ces documents, que je n’ai rien
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qui se passait sous les auspices de la loi d'éducation, et sous l'influence de l’opposition qu’à son début surtout œtte loi a rencontrée dans plusieurs parties du pays ; et lon verra que si, dès lors, la loi n’a pas bien fonctionné partout, la chose n’a dépendu ni de moi ni des nombreux amis de l’éducation dont les efforts et les sacrifices, pour en faire atteindre le but, sont au-dessus de tout éloge.
Malheureusement, l’opposition ne se composait pas sulement de ceux qui agissaient ouvertement ; elle comptait encore des hommes qui, par la position qu'ils occupaient, et par la nature des devoirs qui leur étaient dévolus, auraient-dû nous soutenir et nous encourager, mais qui, pour des raisons à eux connues, nous jaisaient des embarras, et ne m’offraient, à moi personnellement, que le découragement et l’abattement, au milieu du combat que j'avais à soutenir. Plus d'un personnage important peut se reconnaître à cette seule observation que ne fais ici que pour donner une idée de la position difficile que de part et d’autre on m’a faite pendant mon administration.
L'opposition formelle et l’opposition indirecte étaient tgalement offertes par des hommes égoïstes et des ambitieux, intéressés au même degré à gêner, et même à empêcher le fonctionnement de la loi d’éducation, et, pour combattre les uns et déjouer les autres, il m'a fallu fire, surtout pendant quatre à cinq ans, de fréquentes courses par tout le pays. Je rencontrais dans ces tournées, les habitants assemblés, leur expliquais les principes de la loi, les exhortais à les mettre fidèlement en
pratique, et leur faisais voir les grands avantages qui devaient nécessairement en résulter pour leurs enfants, l'int pour la patrie et pour la religion. D'un autre côté, mes ME, } rapports et circulaires se succédaient rapidement ; les D, premiers auprès du gouvernement et les autres auprè RE des officiers de la Ici. ob J’ai écrit dix-huit rapports pour l’information et l’usa. M ne ge du gouvernement, et près de trente circulaires pour amis la gouverne des personnes qui étaient appelées à pren. M est dre part au fonctionnement local de la loi d’éducation Mxes primaire. Mes rapports ont généralement été publiés par Mifca ordre de la législature, et mes circulaires, imprimées et Bent mises en circulation par mes propres ordres, ont été us adressées spécialementaux commissaires d’école,etankE inspecteurs d’école qui m’ont été donnés comme aux: liaires pendant les trois dernières années de mon admike,.. nistration. Douze circulaires ont été adressées à ces der. reste, niers officiers,outre les instructions générales que je leur Pinètn ai données lors de leur initiation à la charge qu’ils rem: Dre plissent. Il sera donc toujours intéressant et souvent même utile de consulter ces divers documents, et, réuni en un seul et même velume, il sera facile aussi de le fai re. Peu de personnes les possèdent au complet aujour d’hui, et beaucoup les demandent, mais depuis longtemp déjà, on ne peut plus s’en procurer.
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D'ailleurs, mes rapports ont été imprimés sous des formats si différents, qu’il est impossible de les relier ensem ble; puis, ils contiennent généralement beaucoup de fautes typographiques. Mes premiers et derniers rapports surtout, moins le dernier de tous, paraissent a voir été le plus sujets à cette espèce de calamité, comme aussi àu
antages qu } urs enfants, re côté, mes lement ; les utres auprès
délai apporté à leur publicité qui en a beaucoup diminué l'intérêt et l'utilité. Ce délai a été quelquefois inexplicable, et dans tous les cas, a toujours retardé considérablement la connaissance des informations dont on sentait le besoin, et qu’on demandait en conséquence, surtout en 1854, pour pouvoir se prononcer avec connaissance de cause sur les mesures que je proposais, Les amis de l’éducation concouraient par avance dans tes mesures, et comptaient avec confiance sur leur adoption. Les deux principales sont encore à venir, savoir : la qua-
tion et l’usaculaires pour elées à pren.
. d'éducation
té publiés par Mification littéraire des commissaires d’école, et une augimprimées et Ænentation dans l’allocation faite pour aider à rénumérer dres, ont été Elus convenablement les instituteurs de leurs services.
l’école, et aux comme aux!
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les que je leur ge qu’ils ren nt et souvenl ents, et, réuni aussi de le far mplet aujour uis longtem
Mon habile successeur me pardonnera bien, j'espère, de m’avancer ainsi jusqu’à lui, pour rendre compte de [hits qu’il n’a pas été en mon pouvoir de contrôler. Au reste, le département auquel il préside a été le mien, et l'instruction publique étant une cause commune au succs de laquelle tous les amis du pays s'intéressent vivement, je ne puis que partager avec eux le sentiment qui les anime envers cette belle cause. C’est pourquoi, jy suis toujours demeuré sincèrement attaché, et, aujourhui encore, je n’écris que pour la servir. Que mon suc- Lesseur en fasse autant que moi, lorsqu'il laissera le déartement de l’éducation, et nos institutions littéraires t leurs amis pourront, dans la suite, se procurer et utier les véritables annales de lInstruction Publique du Bas-Canada.
s sous des for s relier ensen beaucoup dé rniers rapport tavoir été le me aussi à ul
Cependant, je ne puis réunir toutes mes circulaires, ni nême tous mes rapports. Mais je suis en possession de nes principales circulaires et de presque tous mes rap-
ports, même d’un rapport assez important, qui n’a jamais Muett été publié. C’est celui du 25 mars 1851, dont les con. mon clusions avaient déjà été comprises dans les rapports pré. ires cédents, et ont été en partie répétées dans plusieurs rap. et su ports subséquents. J'a J’ai suivi pas à pas, sinon dirigé la marche de Pins. Br ve truction primaire dans le Bas-Canada, et en ai indiqué Ra loi graduellement le progrès ou linsuccès, selon qu’ils étaient Eomm plus ou moins saisissables et appréciables, et les amis de RBrénér Péducation ont pu tôt ou tard en prendre connaissance, Mucés lorsqu’ils l'ont voulu. des cd Les principaux documents à consulter, pour comprendre Mtbule la marche qu’a suivie l’instruction publique pendant mon it per admiuistration, et les moyens dont J’ai recommandé la pra. in, tique pour le plus grand succès de cette cause, sont mon Ces rapport du 31 Décembre 1842, celui du 15 Avril 1846, But du celui du 11 Mars 1848, celui du 25 Mars 1851, celni duSx par 20 Avril 1853, celui du 31 Mai 1854 et celui cu 28 Avril ins | 1855 ; et mes circulaires No. ler, 6, 6, 9 et 12 adressés} Je aux commissaires d’école, et mes 12 circulaires aux ins is en pecteurs d’école, outre les instructions générales qui leurs qu ont été données au préalable pour leur gouverne. Bant « ans né cet eff ins la} C'est Urs ren ves, le L SOM m der a:
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Néanmoins, il n'est pas à dire que mes autres rapports et mes autres circulaires sont absolument sans intérit pour les amis de l’éducation, même pour l’histoire qui a besoin, pour être complète, de réunir tous les faits qui sont de quelque importance. Comme les autres, ces de cuments prouvent au moins l’empressement et la sollici tude avec lesquels je recueillais les faits, en faisais l’étu de et l’appréciation, et les mettais à profit, avec l’exp rience acquise, à mesure que les circonstances me le per
ina jamais Mucttaient. Ces documents de toutes espèces prouvent ont les con. non attachement aux principes constitutionnels et popurapports pré- hires dont je n’ai recommandé la déviation qu'à A Fe
lusieurs rap. Met suivant le besoin. ‘ L
J'aurais voulu voir les parents et les intéressés prendre volontiers, par tout le pays, le fonctionnement local de h loi en leurs propres mains et s’exécuter eux-mêmes wmme ils l’ont fait d'abord en bien des places, et : rénéralement et si généreusement ensuite. Mais lea préjgés si naturels à la vue d'une loi correêtive qui exige es contributions, et les perfides menées des homrioh hbulents qui les ont avivés et exploités dans leur inté- # personnel, ne m'ont pas permis cette douce consolajon,
Ces documents prouvent encore, et surtout mon rapott du 11 Mars 1848, que non seulement je voulais que parents et les intéressés prissent en leurs propres pains le fonctionnement local de la loi, et l’effectuassent nr le concours de leur influence et de leurs moyens pais encore qu'ils le fissent avec économie, et des épate mes qui auraient rendu la loi plus populaire, tout en s’aswant également de l’efficace de son fonctionnement ans nécessiter ni loi additionnelle ni allocation spéciale ct effet ; en un mot, sans se faire donner des maîtres ns la personne des inspecteurs.
C'est ainsi que j'aurais voulu voir messieurs les visieus remplir volontairement, dans leurs localités respecves, le rôle d’inspecteurs d’école, et épargner au budjet somme de plus de £6,000, appropriée aujourd’hui pour der annuellement messieurs les inspecteurs d'école, mme qu’on aurait pu employer à rémunérer plus con-
he de l’ins- >n ai indiqué qu’ils étaient L les amis de :onnaissance,
ir comprendre pendant moi imandé la prause, sont mon 15 Avril 1846, 1851, celui du i du 28 Avril 12 adressées aires aux inf érales qui leu verne.
utres rapports t sans intérit ‘histoire qui 4 s les faits qui utres, ces do at et la sollici n faisais l’étu avec l’expe ces me le per
venablement les bons instituteurs de leurs importants ser.
vices, disons au moins les instituteurs des écoles modèles,
L'intérêt bien entendu de l'éducation demandait que quel.
ques hommes capables et dévoués se chargeassent de rem. plir le rôle devenu indispensable de surintendants locaux, et, à défaut des visiteurs pourvus de pouvoirs suffisant en vertu de la loi de 1846; messieurs les inspecteurs d'é. cole, aommés à cette charge en vertu de la loi spéciale de 1851, étaient ceux qu’il nous fallait pour cette fin.
J’ai donc dû demander plus tard ces auxiliaires, parcs que les visiteurs, faisant généralement défaut, et l’ag: tation continuant sur les lieux sans frein ni vergogne, ke ministère des inspecteurs me parut nécessaire. L’expé. rience a prouvé depuis que les dépenses encourues pour les maintenir ne sont pas sans résultat généralement bon et très-satisfaisant,
Quelques inspecteurs ont fait un bien signalé, entre au tres M. F. X. Valade, auteur du livre d’école intitulé ‘“ Guide de l’Instituteur,” dont j'ai recommandé l'usage et qui est très-répandu dans les écoles. Une 5me éditio est maintenant sous presse et sur le point d’être offert en vente à un prix modéré.
Ce livre, qui comprend toutes les branches d’instructiol prescrites par la loi des écoles primaires, en trait d’une manière très-méthodique et claire. Rédigées pa demandes et par réponses, ces branches d’instruction f ment chacune un traité élémentaire complet, dont li doption, dans les écoles, y a initié l’uniformité des livi et l’enseignement analytique des connaissances usuell d'une manière pratique et utilitaire, à un degré très-sati faisant pour les intéressés.
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Avec quelques améliorations, que la 5e édition va subr en partie, et la recommaudation des autorités constiuées, le Guide de lInstituteur, qui est une espèce d’enqyclopédie, est destiné à faciliter beaucoup l’acquisition ds connaissances usuelles et l’avancement de l’éducaton populaire. Or, l'intelligence pratique de ces conmissances est la seule dont a besoin la grande majorité ds enfants du peuple, pour se livrer avec avantage à l’agiculture, au commerce, aux arts mécaniques et métiers et à toutes les branches d'industrie honnête et profitable, #t le plus tôt nous pourrons les y initier, avec ce degré instruction préliminaire, le mieux ce sera pour eux et mur le bien moral et matériel de la société dont ils sont dstinés à constituer la partie fondamentale.
La masse de nos enfants doit être une phalange de su- #ts industriels, laborieux, religieux et pacifiques, et amltieux de se former et de se perfectionner de plus en plus dns ces divers genres d’occupation, et non une classe &philosophes oisifs, besogneux et impies, à charge à la Wiété et à eux-mèmes, comme il en est souvent des nfants que nous tenons trop longtemps aux écoles contre kr goût, contre leur gré et contre leur destinée. J’espèqu'on me pardonnera cette petite digression en consiration d’un sujet qui se rattache tant à notre avenir mme peuple et qu'on ne saurait trop étudier. (1) lendant ma longue administration, je n’ai pas eu moins ik sept lois d’éducation à faire fonctionner, les unes sucksivement et les autres simultanément, savoir : l’Acte et 5 Vict. ch. 18, passé le 18 Septembre 1841, l’Acte 8 it, ch. 41, passé le 29 Mars 1845, l’Acte 9 Vict. ch. 27, usé le 9 Juin 1846, l’Acte 12 Vict. ch. 50, passé le 30
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(1)Voir à ce sujet ma recommandation du guide de l’instituteur. À] ; 8
Mai 1849, l’Acte 14 et 15 Vict. ch. 97, passé le 30 Aoû
Les deux premières lois ont fonctionné successivement mais d’une manière très irrégulière et très peu satisfai sante, ct les trois dernières ont fonctionné et fonctionnent encore simultanément avec de bons résultats.
Les autres actes sont de petites lois dont l’une, passés le 9 Décembre 1843, pour légaliser l’octroi qui avait été fait préalablement d’une manière irrégulière pour écoles, et autoriser l’emploi de la balance de la part d’alloc. tion afférente au Bas-Canada pour l’année 1842 et 184 à aider à la construction de maisons d’école, et l’autre passée en 1847, pour diviser la paroisse de Montréal en plusieurs municipalités scolaires séparées, et en autoriser les commissaires d’école à pmélever sur leurs habitants une somme se montant à trois fois autant que leur part res. pective de l’allocation afférente annuellement pour écoks, Cette dernière loi existe encore, et, outre les deux loi amendant l’acte passé le 9 Juin 1846, elle est accomp. gnée de deux autres lois d'amendements passées en
Il est facile de voir qu’une législation successive aus fréquente et aussi variable était propre à diminuer! confiance des habitants, à encourager le parti de l'oppos tion, et partant, à embarrasser mon administration, sur tout au début où le besoin d’une loi unique, fixe et pt manente se faisait le plus impérieusement sentir,
L’acte de 1941, dont la loi des municipalités ruralé faisait partie, réunissait presque tous les pouvoirs adni nistratifs entre les mains du gouvernement,et ce fait-là set la rendait odieuse et très impopulaire. Cette législatiol
reclamé par les pères de famille et le clergé de toute origine et de toute croyance religieuse.
C’est là la principale cause de l’opposition inopinée qui a été offerte à la loi de 1841, opposition à laquelk beaucoup de gens de bien ont applaudi, et qu’ils n’ont cessé d'approuver, et même d'offrir eux-mêmes, jusqu ce que j’aie pu les persuader que ces dispositions de h loi seraient abrogées pour faire place à celles qu’ils re. clamaient avec tant de raisons légitimes et justes. on v
La crainte de la taxe imposée généralement, et à un Bi bi d degré exorbitant pour toutes espèces de choses, n’était 5 * pe alors que la cause secondaire de l’opposition faite à 1 M bis € loi d'éducation de 1841, mais elle devint la principale et M recte la plus excitante à l’égard de la loi de 1846, bien que, lets d en vertu de cette dernière loi, les contribuables aient ll mani droit de nommer eux-mêmes, par voie d’élection, tou ivait les officiers locaux pour les fins municipales et pour lob.l condu jet. de l’éducation, et que ceux-ci soient responsables de] ateur leur administration directement aux contribuables, sur de leu tout sous le rapport moral et monétaire. avec &
L’opposition a nonobstant continué sous la loi d’édr 1846 cation de 1846, loi libérale et bienfaisante si jamais il Pete en fut une, tant ilest vrai que lorsque les masses onMitete f été mises en mouvement, il est bien difficile de les ar Les rêter. qu'il n
La loi de 1846 met la nomination de tous les officienM'ils so locaux à la disposition des contribuables, et pourvoit auin ne : moyens d'instruction primaire d’une manière aussi cerlèveme taine et libérale pour les enfants de parents pauvres quAMiéfini, pour les enfants de parents fortunés ; aussi, les gens d ls étai, bien et ceux qui n’avaient pas d’intérêt personnel à serfitt tous | pour ce
gé de toute | vir, en prenant part à cette dernière opposition, ayant compris ces belles dispositions de la loi de 1846, nonsulement ne comptaient pas parmi les agitateurs, mais ns bien généralement à leurs menées contre cette loi. |
Au reste, on avait déjà vu tant d’abus se pratiquer sous la loi municipale de 1841, dont les officiers, comme on vient de le voir, étaient en même temps ceux de la bi d'éducation, qu’on craignait toujours de voir ces abus se perpétuer à l’infini. Les officiers locaux de ces deux bis étaient payés, et l’étaient au moyen d’une taxe dircte prélevée spécialement sur les habitans. Des préfets de district (æwarden) s’étaient fait allouer de cette manière, chacun une somme considérable et dont l’une avait été portée à £300, comme salaire annuel. Cette vnduite abusive fut habilement représentée par les agitateurs, comme étant une preuve évidente de la vérité de leur assertion. Les agitateurs représentaient partout avec assurance que les officiers de la loi d’éducation de 18486 seraient payés de la même manière, et pendant longtemps les habitants ont été tenus sous l’influence de cette fausse assertion.
ion inopinée n à laquelle t qu’ils n’ont mes, jusqu’ ositions de la lles qu’ils re.
justes.
ment, et à un hoses, n’était ion faite àl , principale et 346, bien que, ables aient k élection, tou set pour lob -sponsables de ribuables, sur
s la loi d’édu:
e si jamaiïsi es masses On!
cile de les ar
Les agitateurs représentaiënt encore aux habitans qu'il n’y avait que le commencement qui coûtait, et que ‘ils souffraient l’introduction de la taxe pour une chose on ne manquerait pas d’en étendre limposition et le brélêvement pour toute autre chose, et ce,àun montantindéfini, soit d’une manière directe ou indirecte ; que déjà ls étaient mis à contribution pour payer le Surintendant et tous ses frais de visite et de bureau, en retranchant
s les officien pourvoit au ère aussi cel s pauvres qu si, les gens dt srsonnel à ser
pour cette fin, le montant nécessaire de la part de l’allo-
cation afférente au Bas-Canada pour écoles, et que ls habitans se trouvaient ainsi taxés proportionnellemer plus, pour les subventionner convenablement.
Pendant longtemps les habitans ne furent que ty généralement sous cette fausse impression, malgré ton ce que purent dire les amis de l’éducation à ce contni re, et si, pour les dissuader de cette erreur, je mélais m voix à celles des amis de la bonne cause, les agitatem étaient là pour répondre que c’était la crainte de perd: ma place qui me faisait les visiter et leur parler ainsi« souvent mes visites et mes exhortations n'avaient aucy résultat favorable à la loi, même à celle de 1846.
Les dispositions spéculatives et alarmantes commune aux deux lois de 1841, savoir: la loi des municipali# et la loi des écoles, qui étaient d’ailleurs toutes deu coërcitives et arbitraires, les rendait si cdieuses« impopulaires, qu’il fut impossible de .: iaire fonction ner soit ensemble, soit séparément. Force fut donc ill de législature de les abroger toutes deux, après bien dal con efforts et des sacrifices pour les faire agréer. que
Cependant, si la loi d'éducation de 1841, bien qul pou coërcitive et obligatoire, avait été offerte indépendant} lan: des municipalités rurales, et de manière à donner au efo contribuables le pouvoir de nommer leurs propres ofi ciers, elle aurait été agréée de suite et aurait fonction
de même, sans difficulté sérieuse, sans obstacle insurmor
table, et ce, queli sque pussent être les efforts dell com charlatans politiques pour empêcher ce bon résultat de 1 Ou bien, si l’on m'avait accordé une loi d’éducatinh avec telle que je demandais dans mon rapport du 31 Décen suiv
bre 1842, bien qu’également coërcitive et obligatoire
les, et que la tionnellemer ent.
urent que tr n, malgré toi nàce conin:
r, je mêlais m les agitaten 1inte de perit parler ainsi, l'avaient aucu de 1846.
ntes commun s municipalià rs toutes deu - si cdieusest!
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1841, bien qu
> indépendant:
> à donnera xs propres of
rait fonctionnt acle insurmot es efforts da bon résulta oi d’éducatiol du 31 Décen et obligatoire
les difficultés auraient été en petit nombre, n’auraient probablement pas été sérieuses, et n’auraient eu lieu tout au plus que pendant le temps nécessaire pour faire connaître et apprécier cette loi. Jamais l’opposition, qui avait commencé ses menées sous la loi de 1841, n’aurait pu prendre, plus tard, le funeste ascendant qu’elle a exercé si impunément sur le peuple ; jamais elle n’aurait pu l’égarer autant qu’elle a fait, au point de le jeter presque dans la révolte, en vue de la loi des municipa-
) lités rurales dont il ne connaissait véritablement ni les
dispositions ni la portée.
L'opposition représentait l’institution des municipalités comme une machine à taxer dont on ne pouvait prévoir ni la nature de l’opération, ni l’étendue, ni l’énormité de l’impôt que le pouvoir fixerait par ce moyen sur les propriétés imposables, et qu’à exemple de l’Irlande, le Canada pourrait être bientôt taxé pour toutes espèces de choses, même pour celles qui répugneraient à notre conscience comme catholiques. Ce raisonnement acquerrai: une grande force et avait un effet que rien ne pouvait détruire, lorsque les agitateurs parlaient aux Irlandais, et lorsqu'ils représentaient aux Canadiens les efforts qu’on avait déjà faits, surtout pendant les premières années qui suivirent la cession du Canada, pour nous anglifier et nous protestantiser.
Si, dès 1843, on m’avait accordé une loi d’éducation comme j’en demandais une, entièrement indépendante de la loi des municipalités, et si on l’avait maintenue avec énergie et constance, sauf à l’amender plus tard, suivant que l’expérience et l’observationen auraient indiqué le besoin, comme on à fait de la loi de 1846, qui est
encorerla loi actuelle, l’éducation primaire aurait été plus populaire, et aurait fait, pendant les trois ou quatre premières années, des progrès universels qui n’ont eu lieu que généralement pendant les huit ou dix premié.res années de mon administration. L’on peut dire que, à l’aide des inspecteurs, les dernières années ont été couronnées d’un plein succès. Je n’en cherche pas d’autre preuve aiileurs que dans l’aveu impartial qu’en fait mon successeur dans son intéressant rapport du 25 Février 1856, page lère et 2nde.
J’ai eu à combattre cette agitation, et à en subir, personnellement et relativement, les conséquences pénibles qu'on aurait pu prévenir, qu’on n’a pu empêcher entie. rement, et qui ont été cause d’un grand retardement dans le progrès de l’éducation dont la souffrance a eu des suites encore plus fâcheuses et plus regrettables que la mienne, parce qu’elles se rapportaient aux enfants de tout un peuple, et que les suites de ma souffrance, trèssensibles, sans doute, je pourrais dire cruelles, n’ont atteint que mes enfants. Ils n’en souffrent pas moins, cependant, puisque, m’étant livré entièrement à la pratique des moyens propres à opérer l’avancement de l'éducation dans le pays, je n’ai pu m’occuper de ceux qui pouvaient faire l’avancement de ma famille dans le monde,
Cependant, je connaissais mon sujet, et je Connaissais les dispositions et les besoins du pays à l’égard de la loi d’éducation, et je parlais des unes et des autres et aurais pu agir avec cette connaissance de cause que personne ne pouvait, même alors, se flatter d’avoir au même degré que moi.
Sous une loi temporaire et d’essai, passée en 1829,
qui des nue port der leur cett tous tute fréq Tapp de }> lable Sans ne P
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connaissais rd de la loi es et aurais Le personne 1 même de-
e en 1829,
plusieurs fois amendée, et expirée au premier de Mai 1836, j'avais toujours visité les écoles du comté de l’Assomption, soit en qualité de visiteur ou de membre du parlement, et javais toujours été un des syndics de celles qui avaient été établies en la paroisse de l’Assom tion. | # Il n’y avait sous cette loi ni surintendant, ni direction générale de l'instruction publique. Le fonctionnement de la loi était confié partiellement aux mains des parents qui élisaient, pour le diriger, des syndics d’école qui n'avaient guère autre pouvoir que celui d'engager des instituteurs, de visiter et de pourvoir les écoles tenues Sous les auspices de la loi, et d’en signer les rapports semi-annuels, afin de permettre aux instituteurs de retirer directement eux-mêmes, sur le trésor public leurs parts respectives de l’allocation législative, Or, cette part était déterminée par la loi, et se montait dans tous les cas, à la somme de £20 par an pour dhatjue inétituteur dont l’école avait été tenue pendant 90 jours, et fréquentée, chaque jour, par au moins 20 enfants. Le rapport; signé par le représentant du comté, faisait foi de l’accomplissement de ces conditions, certifié au préalable par les syndics de chaque arrondissement d’école Sans cette double approbation, l'octroi de cette schue
Que pouvait avoir lieu, mais muni de cette approbation,
| l'instituteur pouvait, soit par lui-même ou par son agent retirer directement du receveur-général, sa part de lallocation législative pour écoles.
D’un autre côté, le représentant avait en sus le pouvoir
de donner aux instituteurs des certificats d’aptitude, de | ° U
déterminer le nombre d’arrondissements d’école danscha-
CR ET RS 27 ms — RE e - - - Es À mr
que paroisse où township, de fixer le site pour la maison d’école, et de réclamer la somme de £50 pour chaque arrondissement pour aider les habitants à y construire une maison d’école dont la valeur devait être au moins le double de cette somme, à dire d’arbitres.
Il est évident que, d’après ces dispositions de la loi, le représentant du comté avait un grand patronage; qu’il pouvait l’exploiter à loisir; et l’on sait que, dans tous les cas, les syndics d'école avaient généralement bien soin de n’engager comme instituteurs, on comme entrepreneurs de la bâtissé de maisons d’école, que des personnes contre lesquelles le représentant ne püût faire valoir aucune raison ni prétexte pour se refuser d’apposer sa signature au bas des rapports d’écoles ou au bas de demandes d’aides pour bâtisse de maisons d’école, et empêcher ainsi les instituteurs ou les entrepreneurs de bâtisses d’obtenir leur part respective de l’allocation législative appropriée pour l’objet de l’éducation élémen-
taire, car le représentant exerçait, de cette manière, un |
contrôle absolu sur les écoles et sur l'octroi de cette allocation.
Il résultait encore de ces dispositions de la loi que les pères de famille, les syndics d’école et les visiteurs d’école étaient généralement disposés, intéressés qu’ils étaient, à étre partisans politiques dans l’occasion, à faire servir la loi et leur ministère à maintenir le représentant du comté dans sa position, celle d’être virtuellement le surintendant d'éducation pour le comté qu’il représentait en parlement.
L’on sait, d’ailleurs, que certains représentants étaient bien disposés à tirer parti de cette position et du patro-
les ense sont nis « est c muti doub reau bure ment proje Ce aux instit
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la loi que es visiteurs essés qu'ils sion, à faire présentant ellement le 1 représen-
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nage qu’elle leur donnait. Ils avaient ainsi, non-seulement le patronage, mais encore le contrôle de lPinstruction publique, et la preuve s’en déduit du fait qu’ils étaient responsables à la législature des octrois qui étaient faits pour 1 objet de l’éducation dans leurs comtés respectifs.
L’on sait aussi que, de tout temps, un certain nombre de membres du parlement ont été fort désireux de faire rétablir ce patronage et de s’en saisir, à l’exclusion du gouvernement dont ils ont souvent contrarié les vues, entravé les plans, et gêné, même empêché de passer des mesures relatives à l’éducation, lorsqu'elles étaient contraires à celles qu’ils proposaient eux-mêmes, afin d’atteindre leur but et servir mieux leurs intérêts personnels.
Or, ce patronage si envié, et dont on s’est montré de part et d’autre si jaloux, était l’objet de la convoitise qui a été la pierre d’achoppement contre laquelle toutes les mesures que j'ai proposées sont venues se heurter ensemble ou tour-à-tour, contre laquelle la plupart se sont brisées, et dont seulement quelques fragments réunis ont pu être mis à contribution pour faire le projet qui est devenu loi d’éducation en 1846. Encore, a-t-il été mutilé et dénaturé en plusieurs endroits, soit par la double traduction qu’on lui a fait subir dans les bureaux de l’assemblée législative, soit par des erreurs de bureau arrivées autrement, soit enfin par les amendements qu'on a faits à plusieurs de ses clauses, car ce projet a souffert considérablement de toutes ces causes.
Cependant, la 50e clause de ce projet, relativement aux bureaux d’examinateurs et à la qualification des instituteurs, a fait exception et traversé tous les pro-
cédés parlementaires sans subir aucune altération. Quelques autres clauses en ont subi peu, mais toujours assez pour en affecter le sens primitif et le rendre souvent obscur.
Il n’y a pas à se dissimuler que nombré des change. ments qu’on à fait subir au projet de loi d’éducation de 1846, et bien d’autres encore qu’on a voulu lui faire subir, ont eu lieu en vue du patronage dont de part et d'autre on voulait s’assurer, afin de pouvoir l’exploiter au besoin.
En 1789, sous l’administration de lord Dorchester, gouverneur-général du Canada, le gouvernement fit un effort pour s’emparer du patronage de l’instruction primaire et universitaire ; mais Mgr. Hubert, Evèque de Québec, fit échouer ce plan qui avait pour but évident Panglification des Canadiens-Français.
En 1801, la législature du Bas-Canada, plus libérale que clairvoyante, passa la loi des écoles royales en vertu
de laquelle le gouvernement avait à sa disposition tout JE ‘PP le patronage de la loi et des écoles établies sous ses aus- Cell pices; mais l’exercice de ce patronage eut pour prin- C cipal effet de susciter la crainte et la défiance des habi- ME ‘2n$ tants, surtout des catholiques, et de les porter à tenir à 7 leurs enfants éloignés de ces écoles qui, d’ailleurs, " P étaient généralement protestantes et régies par l’Eglise RE Mer Anglicane. On essayait d’effectuer ce qu’on avait eu cet € en vue par le plan de 1789. Le
En 1829, les membres du parlement, voyant que l’ex- et qu ercice de ce patronage, par le gouvernement, portait MN ‘eux ombrage au gros de la population, passèrent la loi d’é- ne ducation de 1829, amendée en 1832, en vertu de laquelle D Tin
ils s'étaient donné ce patronage ; mais le ministère res-
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ponsable le reprit en 1841, en vertu de la loi des municipalités passée après l’union des provinces du Canada.
Les membres du parlement avaieut obtenu du ministère, en 1850, la promesse du rétablissement de lu loi de 1829-1832 ; mais le ministère, ayant pris en considération l’opinion exprimée généralement en opposition à ce rétablissement, retira sa promesse.
En cette même année, et pendant la même session de 1850, le ministère, croyant qu’il fallait, bon gré mal gré, une nouvelle loi d’éducation, proposa, pour obtempérer à la demande pressante qu’un certain parti des membres lui en faisait, un projet de loi d’éducation en vertu duquel, à l’instar de la loi des écoles royales, tout le patronage était réservé au gouvernement, ce que voyant, les représentants, qui avaient voulu se le faire | donner, signifièrent leur intention de s’opposer à ce projet, et le ministère crut devoir le retirer de la discussion. En effet, l'opinion publique s’était encore plus fortement opposée à ce projet qu’à celui de rétablir la loi de 1832. Celle de 1846 resta donc en force.
C’est encore pour satisfaire aux exigences de parti- | sans politiques que, pour comble d’embarras, on détourna, en 1854, une partie considérable du fonds des écoles primaires, pour l’employer à une autre fin, et ce,sans m'en prévenir ni même amender la loi d’éducation à cet effet.
Le détournement de cette partie du fonds des écoles, et que j'avais réclamée en vertu de la loi, en faveur de ceux qui en avaient rempli de bonne foi les conditions pour l'obtenir, me mit dans un embarras aussi grand qu'inouï, car les instituteurs, dans un extrême besoin de
leur part respective de l’allocation, pressaient les commissaires d’école de la leur payer,et ceux-ci me pres. saient à leur tour afin de l’obtenir, pendant que, de mon côté, j'avais à lutter contre un fait accompli qui ne pouvait entièrement disparaître qu’au moyen d’une législation nouvelle à l’effet de remplacer le fonds des écoles primaires. Je proposai, en attendant, que le gouvernement empruntât sur l’allocation qui deviendrait due l’année suivante.
C’est ainsi que l’on démolissait le système actuel des écoles primaires, en l’attaquant par sa base, pour faire place à un nouveau système et à un autre Surintendant, car l’embarras qu’on faisait par le fait à mon administration occasionnait, dans la distribution de l’allocation, un délai dont la cause inconnue ou incomprise et mal interprétée, pouvait devenir un sujet de plainte générale, Voir, à ce sujet, le budjet de 1854 et 1855. On y parle de la balance inappropriée du fonds des écoles pour le Bas-Canada. Or, il n’y avait.pas de telle balance, puisque les conditions voulues par la loi d’éducation pour obtenir l’allocation pour écoles ayant été remplies, la partie de ce fonds qui demeurait au crédit du bureau de l'instruction publique était dûe, et par moi réclamée, suivant la loi. Preuve, c’est qu’elle m’a été payée dans la suite et qu’elle a été par moi distribuée aux parties y ayant droit.
Suivant les dispositions de la 27e clause de la loi d’éducation, l’acte 9 Vict. ch. 27, les commissaires d’école de chaque municipalité scolaire, pour avoir droit à leur part respective de lallocation des écoles, doivent remplir, au préalable, toutes les conditions statuées dans
it les comi me presue, de mon jui ne poune législades écoles gouverneit due l’an-
actuel des >, pour faire wintendant, nn adminisl'allocation, prise et mal te générale.
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de la loi d’eaires d’école
droit à leur oivent rematuées dans
œtte clause, et le Surintendant s’étant assuré de L’acmplissement de ces conditions, en fait rapport au gouverneur en conseil. En ce faisant, je transmettais en même temps une liste des municipalités scolaires dont ks commissaires d’école avaient rempli les conditions de la loi, et je demandais le montant de l’allocation auquel je déclarais les commissaires d’école avoir droit pour le semestre écoulé, suivant la 47e clause de la même loi.
Or, d’après cette dernière clause, le Surintendant ne puvait demander l’allocation pour écoles qu’au fur et à mesure qu’il recevait des commissaires d’école des rappts satisfaisants. De même, il n’obtenait pour eux l'allocation qu’au fur et à mesure qu’il pouvait en faire légalement la demande, et il la leur distribuait de la même manière, au moyen de traites tirables sur l’une des banques où le gouvernement l’autorisait à tirer le
Buontant par lui demandé pour écoles tenues suivant la
bi Desorte que, contraire/à’€e qui se pratiquait dans lk Haut-Canada pour le dernier semestre de l’année solaire, le Surintendant d'éducation pour le Bas-Canada ne réclamait et ne recevait jamais un denier pour écoks avant que la période d’instruction pendant laquelle ks conditions de la loi devaient être accomplies ne fût
Rentièrement écoulée.
D’un autre côté, la 47e clause de la loi d’éducation limitant le droit de réclamer l’allocation pour écoles à ine seule fois par six mois, et les commissaires étant nrement prêts à transmettre leurs rapports d’écoles bienltaprès la fin du semestre, il s’en suivait que, généralement, je ne pouvais faire la demande de l’allocation que
m0 - ET nn. LUE |
x 4 me ET agents dant PA ME GE
tard après l’expiration du semestre, afin de donner aux commissaires d'école le temps de transmettre leurs rap. ports et de pouvoir inclure dans ma demande de all. cation, sinon toutes les municipalités scolaires y ayant droit, au moins le plus grand nombre possible.
Les commissaires d’école ayant généralement beau. coup de difficultés à compléter la somme de contribution voulue par la loi, laquelle doit au moins égaler leur part respective dé l’allocation pour écoles, il en résultait qu’ils étaient très souvent retardataires dans la transmission de leurs rapports. Le délai d’un seul contribusble apporté au paiement de sa part de cette somme exi.
gible retardait sa complétion, et suffisait pour empêche les commissaires d’école de transmettre leurs rapports au bureau de l'instruction publique, et pourtant, sans . leurs rapports satisfaisants à tous égards, le Surintendant na
n’a pas le droit de demander pour eux leur part de l’allocation pour écoles. La difficulté de former sur les De lieux et de compléter la somme voulue par la loi, était l'éga grande pendant les premières années, et pendant les M M2 d mauvaises années, mais surtout et en tout temps dans D} Jma les municipalités où la loi rencontrait quelqu’opposition, M *utre En 1855, on a prétendu que cette condition sine quê + d non de l'octroi, et plusieurs autres encore n’avaient pas co été généralement remplies ; mais le pays ayant été mis En à même de répondre à cette accusation gratuite, s’en est lieu à amplement et honorablement justifié. Tout ceci expli- WE "2 d que clairement ce pourquoi l’obtention et la distribution été ter de l'allocation pour écoles ont souvent eu lieu avec un plusie certain délai. plaint tout h.
Cependant, en vue de diminuer, autant que possible, | et ne
donner aux re leurs rap.
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tion sine qui avaient pas yant été mis uite, s’en est t ceci explidistribution lieu avec un
que possible,
ce délai regrettable, mes traites, dont chacune pour la
part de l’allocation afférente à chaque municipalité scolire, étaient généralement toutes faites d'avance au bureau de l’éducation. On n’y laissait en blanc que la date, mais qu’on y écrivait le jour même où j'étais informé qu’il avait plu à Son Excellence, le gouverneur général en conseil, de m’accorder l’autorisation d’en tirer le‘montant sur l’une de nos banques. Ce montant était tiré et distribué au moyen de traites particulières transmises immédiatement au secrétaire-trésorier de chaque municipalité scolaire, et, faites d'une manière négociable. Elles étaient souvent négociées, sitôt après leur réception, avec les capitaliste de l’endroit pour de l’argent courant. Ainsi, après avoir reçu cette autorisation, il n’y avait aucun délai dans la distribution de l’allocation législative pour écoles.
De son côté, le gouvernement, toujours bien disposé à l'égard de l’éducation, n’offrit jamais aucune difficulté à ma demande de l’allocation pour écoles, et ne contribua jamais au délai éprouvé, quelquefois dans ses bureaux, autrement que par défaut de quorum dans le conseil ou par défaut de fonds disponibles pour cet objet, comme la chose est arrivée en 1849 et en 1855.
En 1849, les troubles qui eurent malheureusement leu à Montréal, ayant mis le gouvernement en désarroi, ma demande de l’allocation pour les écoles qui avaient été tenues pendant le dernier semestre de 1848, éprouva plusieurs mois de délai, ce qui occasionna au-dehors des plaintes que les intéressés ne se gènaient pas de proférér touthaut. Le gouvernement en étant per r101 informé, etne voulant pas laisser peser le blâms sur moi, mais
montrer de la bonne volonté à rendre justice à toutes les | parties initiées, je reçus, le 14 Avril, une lettre de M. le secrétaire provincial, m'informant que le 5 Juin alors sui. vant, je recevrais le montant de l’allocation que j'avais demandé pour les écoles tenues en 1848. Le même jour, ayant exhibé cette lettre à MM. les caissiers de deux des banques de notre ville ; savoir : celle dite de Mont. réal, et celle dite de la Cité, ils m’avancèrent, sans délai ni condition onéreuse aucune, tout ce montant, près de £15,000. Le même jour encore, des traites particulières furent expédiées aux secrétaires-trésoriers des municipalités scolaires au montant de cette somme devenue, par la libéralité de ces banques, tirable sans délai sur leur propre fonds dans lintérêt de linstruction publi. que. J’aime à raconter ce beau trait de libéralité, de la part de deux de nos florissantes banques, parce qui est honorable sous tous les rapports. Il va sans dire que je fis en sorte qu’elles n’eurent pas à regretter de mvoir mis en état de venir ainsi au secours des pauvres instituteurs un mois et demi plus tôt que je n’aurais pu le faire sans cet acte louable de générosité et de bienfaï sance,
En 1855, je demandai une somme à peu de chose près, semblable, en faveur des écoles qui avaient été tenues peudant le dernier semestre de 1854, mais après plusieurs semaines d'attente, ayant écrit au gouvernement afin d’en hâter l'octroi, le député de M. l'inspecteur des finances m'informa tout simplement que le fonds des écoles étant épuisé,on ne pouvait m’acccorder la somme que je demandais.
Contrairement à ce qui s’était constamment pratique
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n que j'avais
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de chose près, ent été tenues près plusieurs ernement afin eur des finands des écoles a somme que
nent pratiqu
depuis plus de douze ans, on avait considéré comme balance inappropriée la partie du fonds des écoles qui restait au crédit du bureau de lPinstruction publique, ordinairement pendant au moins un semestre après le dernier écoulé, et on l’avait employé à solder les inspecteurs d'école et à faire des allocations spéciales aux divers colléges, académies, etc., institutions d'éducation qui, n’étant pas soumises au contrôle de la loi des écoles primaires, n'avaient aucun droit à des allocations faites à même ce fonds, spécialement consacré pour aider à subyentionner les instituteurs des écoles primaires.
Cependant, après quelques mois d’attente et bien des difficultés, suscitées par celui qui avait été en partie la use ou l’instrument intéressé de ce détournement de deniers, consacrés par une loi permanente comme la fin qu'elle se propose, (l’éducation primaire), on m'en paya en deux fois le montant que je réclamais en faveur des instituteurs de 1854. La plupart d’entr’eux ayant déjà traversé le premier semestre de 1855, avaient gagné deux fois la chétive pitance qu'ils attendaient avec une impatience qu’une extrême souffrance rendait tous les jours plus grande et plus menaçante.
C’est à la suite de ces faits et de ce dernier et pénible embarras que j'offris au gouvernement ma résignation, toutefois en demandant d’être pourvu ailleurs. Son Excellence, le gouverneur général, en acceptant ma résignation, eut la complaisance de me témoigner, par l’entremise de M. le secrétaire provincial, sa reconnaissance pour les services que j'avais rendus à l’éducation.
Je puis donc dire, en toute vérité, que le retard mis quelquefois à la distribution de lallocation législative
. succès de la loi d'éducation; mais les exigences politi
pour écoles, n'a jamais dépendu de moi, et que, à l'ex. ception de ce dernier semestre, il n’a jamais dépend non plus, du gouvernement qui, jusqu’à cette époque, regardait toujours ce qu’il y avait à faire, à l’égard de mes demandes de l’allocation pour écoles, comme une affñire de forme dont on me laissait volontiers la responsabilits,
Jusqu'à cette époque, le gouvernement me laissait choisir le temps où l’on pouvait considérer comme inap. propriée la somme non reclamée qui restait au crédit du Bureau de l’Instruction Publique pour la subvention de instituteurs, et ce n’était que sur ma recommandation spéciale que le gouvernement se décidait à faire passer une loi autorisant l’emploi de cette halance à la cons. truction de maisons d'école. C’est ainsi que, en vert de la 49me clause de l'acte 9 V., ch. 27, la somme de Æ17,000 a été employée pour cet objet de première importance. Cette somme, provenant de la balance des années 1842, 1843, 1844 et 1845, a servi surtout à ériger les belles maisons d'éducation supérieure que nou voyons si marquantes et si florissantes dans les principsles parties rurales du pays.
La balance subséquente a été employée à aider à établir des bibliothèques publiques dans les municipalité scolaires.
En septembre de 1851, je proposai au gouvernement une liste d’hommes recommandables pour être nommé inspecteurs d’école ; mais les exigencés politiques l’ay ant circonvenu, il ne put faire cette nomination qu près de trois mois après ma recommandation. Le minis tère des inspecteurs était regardé comme nécessaire à
ot que, à l’ex-E mais dépendu tte époque, re égard de mes me une affaire responsabilite, nt me laissait r comme ina.
it au crédit du subvention des commandation t à faire passer ance à la cons.
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ques étant pressantes, un certain délai fut inévitablement apporté à leur nomination.
Un jour, lorsque le gouvernement s’occupait définitivement de la nomination des inspecteurs d’école, on ne voyait pas moins de trois représentants dans le bureau du secrétaire-provincial se contestant le privilége d’impser chacun son protégé au gouvernement, à l’exclusion de tout autre. Chaque représentant avait son protégé i placer à la tête du district d’inspection dont il s’agisait, lequel comprend plusieurs comtés. Je ne sais lequel de ces trois représentants eut la victoire, mais je puis dire qu’elle fut la conséquence de la plus grande somme d'nfluence exercée par lui en faveur de son protégé. Toutefois, l’homme qui fut nommé inspecteur eut, par lk fait, part aux avantages de cette victoire remportée sur ses concurrents.
Il est facile de concevoir que, par suite de l’embarras ans lequel les prétentions de certains hommes politiques plaçaient le gouvernement à l’égard de la nomination des inspecteurs d’école, ceux-ci ne furent pas tous mis dans ma liste qui avait été faite uniquement dans l'intérêt de la chose, sans égard aux parents, aux amis aux protégés des hommes politiques. Bien que, afin de laisser du choix au gouvernement, j'eusse fait et tansmis une liste de noms presque double, en contenant généralement deux pour chaque district d’inspection, aviron un tiers des inspecteurs fut pris en dehors de tette liste.
C’est encore pour satisfaire à des exigences politiques à des ambitious d’agrandissement personnel, qu’en 854, des partisans du gouvernement et des opposants
proposaient de part et d’autre un nouveau plan d’éduca. tion primaire, différent et opposé, que personne n’eut cependant le courage de confectionner systématique. ment et de soumettre régulièrement à la considération de la législature.
Des hommes intéressés aux changements proposés par leur parti respectif, faisaient chacun tout en son pouvoir pour s’emparer de la surintendance et s’en faire, à l’ex. clusion l’un de l’autre, une place de £1,000 d’appointe. ment par an.
Mais, comme en 1850, je m’opposai à l’un et à l’autre plans d'éducation ainsi proposés en 1854, que je ne con: naïissais, d’ailleurs, que d’une manière vague et incertaine quant aux véritables principes. Les motifs de l'innovation me paraissait seuls évidents, mais ne voyant aucun système bien arrêté, écrit au moins, je me hâtai de soumettre ma proposition, déjà connue alor très-généralement, et consignée dans mon nn du 25 mars 1851.
Or, la proposition que j'avais faite, dans ce Rapport, était de fondre les lois d'éducation pour n’en former qu’une seule et même loi, comprenant tous leurs principes fondamentaux avec les ajoutés dont l’observation et l'expérience avaient indiqué le besoin. On comprend facilement que, toutes autres choses étant égales, une loi unique devait être plus commode et plus facile à consulter et à comprendre qu’une loi amendée par plusieurs autres, dont l’ensemble est compliqué et souvent peu saisissable.
Mais, de part et d’autre, on criait qu’il fallait un nouveau système, chaque parti politique voulant imposer le
jen $ TN t etran 1 pro nend me is néC ji déc US, Les jes Ta rent 1 lien ne ent.
Cepe M6, te omph he, e i YO Hnma) lencier La la eu de « bvent:
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in suivant ses prédilections ou son intérêt particulier, us toutefois rien exhiber de tangible. De mon côté, transmettais en opposition, mes derniers rapports et projet de loi qui résumait la loi de 1846 avec les nendements qu’elle avait déjà subis, et les ajoutés que me proposais d’y faire, afin de pourvoir à toutes chon son pouvoir nécessaires au succès, en vertu d’une seule et unique faire, à lex. D d'éducation, rédigée de manière à être à la portée de d’appointe. x.
Les partis contendants étant presque d’égale force, es rapports et mon projet, non plus que leurs plans, ne tent utilisés, au moins ostensiblement à cette époque. en ne fut fait à cet égard pendant la session du parle-
proposés par
an et à l’autre jue je ne congue et inceres motifs de mais ne voymoins, je me connue alors
Cependant, ma proposition de conserver la loi de M6, telle qu’amendée, et d’y faire certains ajoutés, a mphé, puisque cette loi est encore aujourd’hui en
Rapport du Mine, et que, à très peu d’exceptions près, les ajoutés ii y ont été faits, sont ceux-là mêmes que j'avais res ce Rapport, Mnmandés. Il en est, pourtant que je répudie cons-
n’en former Macieusement.
s leurs princi-
observation et
La loi de 1846, telle qu’amendée alors, est restée à eu de choses près la même, et si les écoles ne sont pas Dn comprend Æiventionnées au degré que je proposais, elles sont au
égales, une Boins tenues et dirigées d’après les mêmes principes. Le plus facile à ere, le peuple et le gouvernement continuent d’avoir idée par plu-Macun sa part légitime dans le fonctionnement de la é et souvent qui est toujours censée n’être ni à la disposition exlsive de l’un ni à celle de l’autre, et la liberté d’enseiiement est laissée pleine et entière aux contribuables là leur clergé. Toutefois, cette loi contient bien des
allait un nouant im poser le
imperfections qu’ileüt été désirable de faire disparaitre aussi, je n’avais pas manqué de les élaguer dans mo projet.
Le projet de la loi de 1846 avait été fait en français mais, comme en cette année la constitution politiqu qui unit les deux anciennes provinces du Canada enm seule, ne permettait pas l’iniative d’une mesure légis} tive dans la langue française, il fallut le traduire e anglais avant de le soumettre à la considération de législature. De sorte que l’anglais dans lequel on a duit ce projet à la hâte, en est devenu la langue du tex qu’on a traduit ensuite en français, non d’après l'oris nal, mais d’après ce texte souvent incorrect et défe tueux. De sorte que le français de la loi de 1846 est traduction de la traduction avec tous ses défauts.
C’est ainsi que, dans la clause 39e, l’anglais dif “The municipal authority,” et que le français di to simplement : La municipalité.” Or, quelle est la m nicipalité dont on veut parler ici? Est-ce la municipalit rurale ou la municipalité scolaire? (Car, en quelq part dans cette loi, il s’agit de l’une et de l’autre,
Puis, qu’est-ce qu’on entend ici par municipalité ? Est ce la circonscription prescrite à l’autorité, ou est-0 l'autorité elle-même ? Et encore, si c’est l’autorité dot ses, il s’agit, quelle autorité est-ce? Est-ce l’autorité munf0mMp: cipale ou l’autorité scolaire ? mes «
Dans l'original du projet, il y avait: Le conseil maire nicipal, et quelle que fü: l'interprétation de ces mots, elllire, ne pouvait conduire à aucune erreur, pas même à ul} l’est doute, Mais la substitution des expressions précédent@ant,
(dont l’une ne pouvait guère s’expliquer par l’autre) Be con e cell:
lon TAp
re disparaître | 4 suer dans molle treis mots : Le conseil municipal, a été la cause fe-
ide d’un grand nombre de procès et d’un grand emuras dans le fonctionnement de la loi, surtout dans les nroisses et townships où la mauvaise disposition et le ti de l’opposition portaient les habitants à sé ur l’obscurité et la subtilité de la loi.
Dans la loi d’amendements passée le 30 Mai 1849, jya une contradiction littérale causée par le retranment de deux clauses subséquentes qui avaient trait k même chose, et par l'introduction, en leur lieu et Bio, d'une clause nouvelle, la 6me qui a été la cause lime discordance entre cette clause et la 28me, et que ks gens plus critiques que perspicaces n’ont pas décou- «te, lorsque je l’ai signalée dans un rapport annuel, ur faire voir l’embarras que me causaient les défauts ela loi d'éducation. Elle est là, pourtant, cette discorace, cette contradiction évidente, établie, non par in-
it en français ution politiqu Canada en mesure légisis le traduire e idération de lequel on a ir langue du tex d’après l'orig rrect et défes i de 1846 est défauts.
, l’anglais di français dit to uelle est la m
la municipalit rprétation, non par induction, mais par le seul rapproar, en quelgiement des clauses, par la simple comparaison des e l’autre. ts du texte.
Les deux clauses qui ont été retranchées sont citées dans bnrapport du 11 Mars 1848. Elles avaient déjà été prosées, et, dans le projet de la loi de 1849, elles étaient ompagnées d’une autre disposition, déclarant que tes qualifications requises, à l’avenir, pour être comissaires d'école, étaient de résider dans la municipalité olaire, et de savoir lire et écrire.
nicipalité ? Es rité, ou estt
l’autorité doi autorité mu
Le conseil m e ces mots, el pas même à ns précédenté par l’autre)
C’est ainsi que je voulais, comme de tout temps aupaivant, n’exiger que les qualifications nécessaires pour te commissaire d’école, et que je voulais faire disparate celle qui consiste en la possession de propriétés fon-
cières de la valeur de £250, exigible en vertu de las clause de la loi de 1846, qualification toute matériel] Mai qui est souvent un empêchement absolu à l’électioules d'hommes instruits et bien disposés qui ne possèdent és cette valeur. | jnne
Au contraire, la loi d'éducation passée en 1843 poiinde le Haut-Canada, étant exempte au moins des défait au: provenant d’une double et imparfaite traduction, foufi Lac nissait bien moins de prise à la malveillance. Cef mpor donne en partie la raison du peu d’effet qu'a eu loi ji sition faite à la loi d’éducation dans le Haut-Canadhe, ir combattue, d’ailleurs, par l’action des conseils muni paux ; tandis que, dans le Bas-Canada, les défauts se provenant de cette malencontreuse traduction, ont # l’occasion de contestations et de litispendances con nuelles qui donnaient de l’importance et de l'éclat opposition dont l’impunité et la continuation semblaie se targuer du consentement tacite des autres autori constituées.
Pendant les premières années, on ne fit absolume
pre Cepe 8 à hit a | de jet ( Nt un puis 1
À Ce d rien, et pendant les années subséquentes, très peu die chose pour réprimer l’opposition qui, perdant toutefo horta:
peu à peu de ses moyens et de son influence, laissa e léné fin la victoire aux amis de la bonne cause. à dépé
En 1850, la loi d'éducation, telle qu’amendée déjà p la loi de 1849, était agréée, appréciée et maintenue tr généralement, et, lorsqu’en 1855 je laissai le départ ment de l’instruction publique, on pouvait dire, en tou vérité, que cette loi était la loi du pays, non-seuleme parce que ses députés au parlement l’en avait doté, m encore parce queses habitants l’avaient agréée et la me taient volontiers en pratique.
es bri
gouv al, aux ittentic dent | lasse:
l'amen liculté
vertu de la 5
oute matériel olu à L’électio 1e possèdent ps
Mais les lois primitives d’éducation ne sont pas les les, dont les défectuosités aient donné lieu à des prodés litigieux qui en ont entravé et retardé le bon foncmnement. Les lois d'amendements nécessitées, en mnde partie, par les imperfections des lois primitives, taussi leurs défauts, Mais en moindre nombre.
L'acte 9 George IV, chapitre 46, est la loi d’éducation mporaire passée en 1829, qu’on appelle ordinairement li de 1832, parce que cet acte a été amendé en cette mière année pour la dernière fois avant son expiration y premier mai 1836.
Cependant, deux projets de loi d'éducation furent souns à la Législature du Bas-Canada, en 1834. L’un hit an projet d’amendements comprenant cinq clauses i devaient être ajoutées à la loi de 1832, et l’autre un jet de loi nouvelle qui, comprenant en 19 clauses ht un système, était destiné à remplacer la loi de 1832, puis le 15 Mai 1834 jusqu’au 15 Mai 1838.
Ce dernier projet comprenait toutes les dispositions damentales de la loi de 1832, avec quelques additions portantes qui, devenues loi, auraient contribuer plus lement à répandre l’instruction dans le pays. Mais dépêches reçues de lord Stanley, ministre: des colobritanniques, et les difficultés qui existaient entre gouvernement impérial et le parlement provinlauxquelles elles avaient trait, ayant absorbe toute tention de l’Assemblée Législative où ces projets ent pris leur origine, la Législature ne put s’en occurassez pour les faire adopter. La loi de 1829, telle l'amendée en 1832, demeura donc en force. Les mêmes fcultés s’étant compliquées davantage, au lieu de s’ap-
se en 1843 pu oins des défan traduction, for lance. Cef , qu'a eu lo e Haut-Canai conseils muni les défauts se duction, ont & endances cont et de l'éclat ation semblaie autres autori
e fit absolume tes, très peut erdant toutefo ence, laissa e se.
mendée déjà maintenue tt ssai le départ it dire, en tou non-seuleme avait doté, m gréée et la me
planir, les mesures relatives à l’éducation n’eurent guère plus de succès pendant la session alors suivante du Px lement Provincial, et force nous fut de continuer d'uti liser la loi de 1829-32 jusqu’au premier de Mai 1836,
Par opposition à la loi des écoles royales, la loi d 1829 s'appelait, dans le temps, la loi des écoles élémen taires, ou de syndics, bien qu’elles fussent toutes tenue à peu d’exceptions près, sur le même pied,
La loi de 1829-32, toute défectueuse et insuffisant qu’elle était, avait néanmoins fait prendre l'initiative e donné une heureuse impulsion à l'éducation popular dans le Bas-Canada, et si elle eût continué de fonction ner jusqu’à l’époque où elle a été remplacée, en 1842, la loi de 1841, elle aurait fait faire à l'éducation un pr grès dont nous aurions eu grandement à nous louer pl tard.
Des 1,530 écoles qui avaient été établies et fréquentée par 36,000 enfants, sous les auspices de la loi de 1829.3 guère plus de 60 étaient en opération en dehors des ville lors de ma visite en 1842. Encore y avait-il de « écoles qui n’en méritaient pas le nom, tant elles étaie inférieures et peu surveillées. Les meilleures écol alors en opération, étaient, pour les catholiques, cell tenues sous le contrôle des fabriques, et pour les prot tants, celles tenues sous le contrôle de la société d’éd
Lenvir Cepen 1832 :
nc qu’< iaient sCaus ÿ caus
cation nommée New-Foundland, établies et soutenuut tor var les membres de l’église anglicane. les éx Il faut ajouter à ces dernières écoles, dont une à Sheme c« brooke et une à Bury, les académies établies principal@@uus pr ment dans les townships de l’Est, et aux écoles catho prie ‘deux
ques les couvents enseignants et les écoles qui étaiel ; | | r D
eurent guère ivante du Par ntinuer dut » Mai 1836,
yales, la loi de écoles élémen toutes tenues
jues dans nos villes, et dont je fais abstraction en ce ment.
En 1831, les écoles tenues sous les auspices de Mgr. atigue, dans la belle maison par lui bâtie pour cette \en ligne parallèle au palais épiscopal, comptaient ) enfants.
À Les maisons d’éducation dites académies étaient en et insuffisand@Mit nombre, et il n’y en avait qu’une dans les seigneux, c’est celle qui est sise au beau village de Berthier, us le comté de ce nom. Elle était dirigée par feu le x, Barbier, et subventionnée comme les autres au mon d'une somme de £100 par an, accordée comme enyagement. Le Dr. Barbier remit aux commissaires kole de Berthier cet établissement en 1847,et ce, tant plus volontiers que, outre l’allocation annuüelle £100 reçue pendant treize ans, il avait obtenu, pour ler à la construction de la bâtisse, la somme de £343, lenviron.
re l'initiative e ation populair ué de fonction ée, en 1842, acation un pt nous louer pl
s et fréquentée loi de 1829-3 ehors des ville avait-il de ce nt elles étaie eilleures écold holiques, cell pour les proie a société d'éd is et soutenue
Cependant, les écoles tenues sous les auspices de la loi 1832 n’auraient pas été aussi généralement abandons qu’elles l’ont été en 1836, si le clergé et le peuple aient été tout préoccupés, comme ils l’étaient alors, sœuses qui amenèrent les troubles de 1837 et 1838. “causes, qui étaient nombreuses et diverses, concouknt toutes, plus ou moins, à nous amener les déploles événements de ces années de néfaste mémoire, mme ces tristes événements concoururent aussi tous bus priver de la constitution politique de 1791, et à simposer celle de 1840 qui nous assujetit à l'union deux provinces.
Lord Durham, dans l’examen qu'il fait des causes et
ont une à She lies principal écoles catho bles qui étaie
des effets de ces événements, admet la justice des sujet de plainte des Canadiens, et les justifie jusqu’à un ex tain point des effets que ces causes ont dû produin mais il finit, nonobstant, par recommander, commen mède curatif et préventif, la pratique d’un remède mn pre à nous effacer, à nous annihiler comme peuple, nous unissant au Haut-Canada.
Il n’entre pas dans mes vues de m’occuper en ce m ment de ce pénible sujet qui a trait plutôt à la politig qu’à l’éducation, mais il doit paraître clair et évident tout esprit juste et impartial, connaissant ce trait den tre histoire, qu’à cette époque, étant sous le poidsi semblables événements, et sous l’influence, je devr dire sous le contrôle des administrations qui les ont1 naître, et qui ont causé tant de mal et de douleurs« Canadiens, le clergé et le peuple ne pouvaient gut concentrer assez leur attention et leurs moyens pa maintenir en opération les 1530 écoles que, depuis hi ans, la législature du Bas-Canada avait subventionné en vertu de la loi de 1829 et 1832 expirée au prem de Mai 1836.
Il doit paraître également clair et évident que le cla gé et le peuple, tout bien disposés qu’ils fussent dès lo à l’égard de léducation, ne pouvaient pas, au moyen la loi des écoles de fabrique qui restait seule en for réunir assez de ressources pour maintenir sur un W pied ce nombre d’écoles sans une aide de la législat
pene ll po s dan des éc que pr féque | L’ac emplo:
pectifs dune « tenus « que, ti ticour
Or, on peut dire que tous les pouvoirs de notre lègl
lature en ces années d’agitation et de troubles se rédifte pas saient à l’exercice du droit de pétition, de protestation bonne de réclamation contre tout ce qu’elle voyait d’abusif Buturel
1tice des sujet jusqu’à un cu nt dû produire der, comme rs un remède pr nme peuple,e
>uper en Ce mi ôt à la politiq aix et évident t ce trait den ous le poidsi nce, je devr s qui les ont e douleurs a ouvaient gui ss moyens pol ue, depuish subventionné rée au premi
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d'inconstitutionnel se pratiquer à notre égard de la part de nombre des envoyés du bureau colonial pour nous gouverner.
Le peuple, partout dans la consternation et dans la crainte, dérouté et détourné des affaires ordinaires, et, en grande partie ruiné et découragé ; et le clergé, tout occupé des moyens de ramener le peuple à l’ordre, à la paix, au byer domestique et à ses occupations ordinaires, tout occupé à réparer autant que possible le mal fait par tant de causes réunies, et à consoler et à encourager les affligs, ne pouvaient guère trouver le temps d’utiliser la loi ds écoles de fabrique. D'ailleurs, si le clergé eût pu touver le temps nécessaire pour s’occuper de ce sujet important, cette loi ue lui donnait pas les moyens sufiiunts de le faire avec avantage, dans un temps où le peupe ne pouvait être mis à contribution, ni pour les écoles, ii pour aucune autre œuvre publique. D'un autre côté, i dans ces occurences si extraordinaires et afiligeantes, des écoles avaient été établies généralement, il est plus que probable qu’elles n’auraient pas été, pour la plupart, téquentées pour la peine.
L’acte des écoles de fabrique autorise les fabriques à employer annuellement un quart de leurs revenus respetifs et à posséder un arpent de terre pour le soutien lune ou plusieurs écoles, mais il est notoire que les retenus des fabriques sont pour la plupart très limités, ‘et que, très généralement, le quart n’aurait pas suffi pour acourager une seule bonne école. Or, il valait autant le pas avoir d'école que de ne pas en avoir une seule bnne par paroisse, et c’est la conclusion à laquelle tout turellement on en vint de part et d’autre. De sorte que
D les paroisses pauvres furent privées d’école jusqu’au temps DE à où il en fut établien 1842, en vertu de la loi de 1841; ire mais, avant cette époque, il y avait une bonne école en ME,ppo opération dans chaque paroisse qui était en moyen de h x 1 souteuir sur un bon pied, et ce, outre l’école et le pen. Bper sionnat des Dames religieuses de la Congrégation de Birr sd Notre-Dame. St. Martin, Varennes, St. Augustin et Mjsra Longueuil étaient du nombre de ces paroisses. de ce
Une loi d'éducation, l’acte 6 Guill. IV, ch. 12, futps-Æ ed sée en 1835, pour l’établissement d’écoles normales dont=,,; 4 l'une pour les garçons à Québec, et l’autre à Montral mais ces écoles, bien qu’établies aux frais du gouverne. RR.,. ment d'alors, pour le Bas-Canada, n’eurent aucun succis R wuple Le principal instituteur de celle qui était établie à Mont tro réal, disait publiquement, en 1857, à lassemblée qui assistait à l'inauguration des écoles normales actuelles; que linsuccès de son école était dû aux troubles dE, di 1837-38. sat q
Dans plusieurs comtés, et notamment dans celui de is Champlain, de Nicolet, de Berthier et de Terrebonne, |
des chefs agitateurs essayèrent, à la veille, ou pendant ok les élections générales, de se faire élire sur un principe} "e de restauration de la loi de 1832, ou au moins, d’oppo if d sition à la loi de 1846 ; mais, ou ils ne furent pas élu, btive "ou ils furent obligés, afin de pouvoir l’être, d’abandonner buse te ces principes. it Op} Au comté de Perrébonte, l'honorable L. H. Lafon bre taine dit emphatiquement aux électeurs assemblés le fais jour de la nomination, jue s'ils l’élisaient, il se ferait ui à va devoir de les taxer pour l'éducation de leurs enfants, et: Ront d
fut élu à une très grande majorité, pour ne pas direi l'unanimité.
Dans le comté de Berthier, le candidat qui ctait oppo- « à la loi d’éducation, bien qu’ancien, et d’ailleurs popuhir, fut obligé de renoncer bien formellement à cette position, et de promettre, au contraire, d’en soutenir ks principes en parlement, afin de pouvoir être élu, et, pendant, ilne put l'être qu’à une très faible majorité sur son concurrent, Jeune homme, et à peine connu dans
ksraugs politiques, mais qui était ouvertement en faveur de cette loi.
squ'au temps loi de 1841; nne école en moyen de ki le et le pen:
igrégation de Augustin et$ ses.
h. 192, fut pes normales dont e à Montréil, du gouverne- | t aucun succis, R tablie à Montassemblée qui ales actuelles, x troubles de
Ces faits, incontestables et de notoriété publique, prourent évidemment à la fois que l’opposition faite à la loi kducation de 1846 venait bien moins du peuple proprenent dit que de certains hommes politiques, et que le uple canadien, aimant l’éducation, voulait bien se sounettre, malgré l’agitation faite par ces hommes, à la conhbution exigible par cette loi pour en procurer le bienüt à ses enfants.
À dire vrai, ce n’est pas en dehors du parlement seuleent que la loi d'éducation de 1846 a rencontré de l’opwition, afin de pouvoir la remplacer par la loi de 1932, 1 par quelqu'autre loi à peu de choses près semblable ti aurait rétabli le système de contribution volontaire, | en quelque part, le patronage, sinon le contrôle exhsif de lPéducation. Des membres de l’assemblée lé« htive, même de ceux qui avaient été élus sur la pro’. “se tacite ou formelle d’y soutenir la loi de 1846, s’y nt opposés, et c’est en 1850 surtout que nombre de L. H. Laior snbres de l’assemblée législative se coalisèrent à cet ef. assemblés ù mais sans succès. Le ministère, comme nous l’avons , il se ferait RE. plus haut, ayant entendu les raisons contraires,
| ti s enfants, Ut de laisser substéfécr la loi de 1246, telle qu'ae pe pas dire! RCE" ° se * °
dans celui de e Terrebonne, le, ou pendant} ur un principe moins, d’oppr urent pas elu, | d’abandonntt
mendée par la loi de 1849, alors et encore actuellement en force, après avoir reçu certains ajoutés.
Ce sont ces deux lois que désormais j'appellerai tout simplement la loi d'éducation pour le Bas-Canada. 0r, cette loi qui comprend, en grande partie, les principes fondamentaux de la loi de 1841, est calquée sur la lo d'éducation de l'Etat de New-York qui nous avoisine: sur les principes émis par l’hon. Juge Mondelet dans ses lettres sur l'éducation, comme aussi sur les principe émis dans celles que j'avais écrites sur le même sujet deux ans avant lui.
Le fait est que la 1re, 2e et 3e sections et partie de2lo de l’acte 4 et 5 Vict., ch. 18, passé en 1841, sont encore en force, en vertu de la 57e section de l’acte 9 Vict., ch. A1, passé en 1846, qui est la loi actuelle, et qu’à l’exception du patronage qui était accordé au gouvernement en vert de la loi de 1841,et du concours du conseil municipal qui en était la créature et l’instrument, la loi de 1846 est à peu de choses près semblable à celle de 1841.
Eu vertu des dispositions contenues dans ces clauses, la somme de £50,000 par an est appropriée, d’une mu nière permanente, pour l'éducation primaire dans la Pro vince-Unie, et est divisible entre les deux sections de l province en proportion de leur population respective, d'a près le dernier recensement général. Jusqu’en 1848, k Bas-Canada a eu £30,000 par an pour sa part de cettd somme ; mais la population du Haut-Canada, ayant aug menté plus rapidement, (en conséquence de l’émigratiol des Irlandais, des Ecossais et des Allemands qui s’y es portée davantage,) que celle veu Bas-Canada, la pa de cette dernière section de la Province a subi plusieur
de 1 tratid dele succe
géné!
gand geale:
deme ire ] mes v Dans crites lpossibl tendar donnée tation ni l’Ho Nou:
Moi, se proposa it les s:
ant fai
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ppellerai tout Canada. Or,
les principes À
ruée sur la lo ous avVoisine; delet dans ses
les principes e même sujet
t partie de?
sont encore el 9 Vict., ch. 21, u’à l’exception ement en verill
municipal qui
de 1846 est à
ins ces clauses, ée, d’une mir
re dans la Pr0 sections de l respective, d'a
squ’en 1848, le part de cetie da, ayant au e l’émigratiol ds qui s’y 6 anada, la pa subi plusieur
diminutions depuis cette date ; de sorte que, maintenant, elle est réduite à moins de £25,000 par an.
Par extension, le même principe s’applique au partage de la part afférente de l’allocation au Bas-Canada, entre ks divisions territoriales appelées municipalités, puis arondissements d’école. |
Mes lettres sur l'éducation furent écrites en 1838, à la dmande spontanée de Lord Durham, par l’entremise de l’'Hon. Arthur Buller qui était attaché à l’administation de sa Seigneurie, et celles de l’'Hon. Juge Mondlet en 1840, à la suggestion de Poulet Thompson, uccesseur de Lord Durham, en qualité de Gouverneur gnéral du Canada.
Plongé dans une profonde tristesse, et en proie à un and découragement à la vue des désastres qui affligaient encore le pays en 1838, je n’étais guère en état d& me livrer à un travail suivi, lorsque je fus ainsi prié de jire part au gouvernement de mes observations et de nes vues sur le sujet important de l’éducation primaire. Dans tous les cas, je puis dire que mes lettres ont été krites avec le plus grand désintéressement personnel possible. I1 n’était pas alors question de la place de surinndant ni d’aucune autre place lucrative devant êt, : donnée par le gouvernement en vertu d’une loi d'ésia ation quelconque, et je n’ai jamais vu ni Lord i urham ni ’Hon. Buller.
Nous nous sommes échangé, l’Hon. Arthur Buller et noi, sept lettres sur le sujet de l’éducation, les miennes hoposant les principes que je désirais faire passer en loi t les siennes quelques petits commentaires, sans poire int faire aucune proposition contraire aux miennes. Je " re
faisais en même temps publier mes lettres sous le pseu, donyme C. D., dans un journal périodique de Québec afin de permettre à l’rpinion publique de se prononce sur le sujet sans jréjugé ni prévention, sans autre inté. rêt que celui de la chose, et je priais l’Hon. Buller de recueillir l'expression de cet'e opinion, et d’en faire le profit de la cause. J’étais d'autant plus porté à en agà ainsi, que d:s propositions contraires aux miennes se publiuient simultanément sur le même sujet dans le journaux de Montréal.
Il s'agissait surtout dans mes lettres et dans les écrits qui leur étaient orposés, du système de conutributin local, dont tout le monde c:nvenait de la nécessité, dela base. de son principe et de sin modus operandi. Or, faisant la part des circonstances difficiles et alarmante où se trouvait alors le pays, on concevra facilement que, comme canadien,comme catholique, et j'ose dire comme patrivte, je devais redouter l'intervention et l'arbitraire du gouvernement dans une affiire aussi délicate et auss importante que l'est l’éducation de nos enfants. Notre or gine, notre foi, notre langue et notre nationalité sont trop intéressées à cet égard, pour nous permettre d’être un instant indifférents à ce qui peut y avoir trait.
Des correspondants, dont un datait ses écrits de l Rivière Chambly, et qui écrivait sur ce sujet avec talent et vigueur, proposaient, entre autres choses égalemert inadmissibles, la concentration du pouvoir, c’est-à-dire le patronage de la loi entre les mains du gouvernement et le système de contribution coërcitif et obligatoire, basé sur la superficie des propriétés immobilières, et insistaient Æur: l'adoption de leurs | Propositions ayeC une
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persistance et une opiniâtreté telles qu’on les prenait pour des raisons convaincartes et irrésistibles.
On a depuis fait et réitéré cette proposition de concentrer ainsi le j'ouvoir et le patronage de la loi d’éduation entre les mains du gouvernement, surtout entre les années 1848, 1350 et 185+. Mais cette proposition qui ne pourrait convenir tout au plus qu’à un pays dont les habitants, le clergé, la lég'sture et le gouvernement seraient homogènes, n’a rencontré l'appui que des gens aveugles ou personnellemeut intéressés.
En effet, si le peuple, le clergé et les autres institutions du Canada étaient de même origine, de mêne foi religieuse, parlaient l1 même langue ; si leurs sentiments étaient uniques et leurs besoins identiques ; si l’intérêt des individus était toujours bien compris dans l’intérêt collectif, et constituait un intérêt commun assuré et indivisible, où chaque corps et chaque membre de la saciété trouverait une garantie du libre exercice de ses droits et priviléges au point ‘le vue moral et religieux, politique et matériel, à la bonne heure ; mais, conme nous ne sommes pas dans ces conditions, que la législature et le gouvernement représent nt nécessairement des intérêts diverset répulsifs, des intérêts d’Eglises opposées, et des intéréts de partis politiques mobi es, qui se combattentet se déplacent mutuellement, et que, partant, nous n'avons ms cette garantie d’inviolabilité et d : perianence nécssaire à la sécurité et à fa tranquilité de conscience, k concentration du patronage et du | ouvoir exclusive ment entre les mains du gouvernement, pour le fonc- [tiounement d'un système général d'instruction publique, he serait rien moins que dangereuse et alarmaute.
‘Cependant, les propositions de mes adversaires gagnaïent du terrain, et l’on peut voir par les dispositions de la loi 1841, en vertu desquelles tous les officiers du conseil municipal étaient nommés par le gouvernement, que ces propositions avaient en partie été admises par la législature, puisque ce conseil qui était, par la même autorité, constitué le’ bureau d’éducation pour le district qu’il était censé représenter, était virtuellement l’agent obligé du gouvernement sur les lieux ; mais le peuple comprenant bien la chose, a répudié cette partie de la | loi qui a été abrogée depuis. Il aurait pu le faire sans ma demande, mais il a pu le faire appuyé sur ma de. mande, puisque je l’ai faite même avant d’avoir été nommé surintendant, puis dans mon premier rapport sur éducation.
D'un autre côté, le système de contribution que je pro-
posais, basé sur la valeur, et non sur la superficie des propriétés imposables, bien qu’également coërcitif et obligatoire, a triomphé de toute opposition. Je pourrais en dire autant de ma proposition de confier le fonctionnement local de la loi autant que possible aux mains du clergé, des parents et des contribuables.
. Ce n’est pas moi qui ai jamais demandé ou suggéré de créer la place de surintendant de l’éducation, et si, sans la moindre participation de ma part à la création de cette place, jai été le premier à l’occuper, je puis dire que, en en remplissant les devoirs, une de mes plus grandes occupations a été de ne pas abuser des pouvoirs qu’elle me donnait, et de ne pas les faire augmenter, à moins que l'intérêt de l'éducation ne parût le demander impérieusement.
rsaires gadispositions officiers du vernement, Ldmises par ar la même ux le district nent l’agent is le peuple