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taient pas sans fondement, et la plaie de l’frlande, telle que représentée, sans réalité !
Tel était,en somme, le langage que tenaient au peuple, préjugé et effrayé, les chefs de l’opposition que la loi d’é. ducation et le surintendant ont rencontrée, surtout au début du fonctionnement de la loi ; telle était la consé. quence immédiate et assez naturelle de ce langage dé.
loyal et séditieux ; et, chose étrange et presqu’incroya- |
ble, c’est que ces agitateurs audacieux ont depuis presque tous reçu du gouvernement des témoignages de considération substantiels ou honorifiques ! ! !
Dans un but d'avancement et d'avantage personnels,
ces agitateurs ambitieux ont fait servir leurs talens et |
leurs connaissances à nourrir, à fortifier et aviver les préjugés et les craintes populaires ; à maintenir et perpétuer l’ignorance chez le peuple, si non à l’induire ouvertement à la rebellion contre la loi, contre l’Etat ; et le gouvernement, comme pour couronner leur œuvre d’iniquité, les a élevés, au moins plusieurs d’entr’eux, aux honneurs et aux dignités. En vue de ces faits accomplis, et de notoriété publique, n’a-t-on pas le droit de demander où est la justice et l’encouragement dûs à ceux qui, fidèles aux bons principes et mus par un instinct généreux, ont combattu couragement et victorieusement pour le respect de la loi, pour le maïntien de l’ordre et de la paix,
et pour le fonctionnement de l’acte d'éducation et ses |
bons effets ?
Cependant, s’il est vrai de dire qu’en plusieurs endroits le peuple ne s’est malheureusement pas borné à cette protestation, qu’il s’y est livré à des excès d’outrage et de violence regrettables contre les personnes et les cho-
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sieurs endroits borné à cette s d’outrage et es et les cho-
ses, et qu’il serait trop long et trop humiliant de raconter en détail, il est également vrai, et je sens du bonheur à le dire, que cette protestation et ces excès ne sont pas l'œuvre exclusive des Canadiens-Français. Les sujets d'origine bretonne, quoique moins nombreux dans le Bas- Canada, y ontpris la plus large part, surtout les Irlandais, et il est certain que le mauvais exemple que ceuxci ont donné à cet égard aux Canadiens qu’ils avoisinaient, a plus contribué à amener cesexcès déplorables que les discours inflammatoires des charlatans politiques ; preuve, ce qui s’est passé dans des parties habitées par des gens d’origine bretonne dans les comtés de l’Ottawa, de Deux-Montagnes et de Beauharnais. Les habitants irlandais de St. Jean Chrysostôme se sont signalés davantage dans ce genre d’opposition faite à la loi d’éducation, qui n’est pourtant pas une loi politique.
Dans ces vccurences pénibles, je me transportais généralement sur les lieux, surtout pendant les premières années de mon administration, pour amener les gens à l'ordre par des explications souvent très minutieuses, par des paroles d’encouragement et de paix, pour les porter à se soumettre à la loi et à en remplir les conditions, afin d'en atteindre le but que je signalais toujours comme excellent et désirable, et j’éprouve encore du bonheur à dire, à la louange de ces gens et du pays, que jamais ils ne se sont permis la moindre insulte ni le moindre manque de respect à mon égard, et ce, lors même que j’aiedû ks traiter quelquefois avec autorité et menace.
Chez les Irlandais, le préjugé contre la taxe est inné, lort et invincible, et rien autre chose qu’une longue ex- Krience de la manière dont celle exigible pour écoles,