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en ce pays, est employée ne pourra les convaincre qu'ils doivent s’y soumettre sans crainte ni hésitation. Hevreusement que cette expérience était très généralement déjà acquise lorsque j’ai laissé, en 1855, le département | de l’instruction, et que, depuis plusieurs années, les désordres qui avaient eu lieu au sujet de la loi d’éducation avaient cessé.
Il serait fort intéressant d’énumérer ici les causes du préjugé si fortement enraciné chez les Irlandais contre toute espèce de taxes, contre tout système de contribution forcée ; mais ce n’est ni le temps ni le lieu de le faire. Les Canadiens n'ont jamais été exposés, eux, à l'empire de semblables causes, ni à l’influence d’un sem. blable effet. Ils n’ont jamais été, non plus, soumis à Popération d’un système coercitif de taxes directes ; mais, préjugés, nonobstant, et excités comme ils l’ont été par les agitateurs politiques, ils en ont craint l’introduction, et ils auraient généralement voulu l’empêcher.
Les Canadiens veulent n’être jamais taxés sans leur consentement, et surtout jamais pour un objet que, par devoir et par conscience, ils seraient tenus de repousser comme l'ont été les Irlandais ; mais ils seront toujours disposés à contribuer à faire et à entretenir les établissements religieux et d’éducation dont ils auront besoin, et s'ils avaient été certains que le système de contribution forcée n'aurait pas été, par extension, appliqué à tout autre objet, surtout à des choses qui ne les intéressent pas directement, ou qui pourraient leur être préjudiciables comme peuple et comme catholiques, ils se seraient volontiers soumis, dès le début, au système coercitif introduit pour l’objet de l’éducation, surtout si la no-
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mination des officiers de la loi, nécessaires sur les lieux, avait dès lors été laissée à leur disposition pour être faite par élection, comme elle l’est aujourd’hui.
Il a fallu laissser au peuple la nomination des officiers locaux de la loi, et lui donner le temps de se convaincre autrement que la cotisation pour écoles n’était pas à craindre, et, néanmoins, si le peuple avait été laissé à luimême à cet égard, sa soumission à la loi d'éducation aurait été immédiate, pleine et entière. Le temps nécessaire pour faire l’expérience de la loi aurait été court et paisible. Le bon sens proverbial du peuple et son goût naturel pour l'instruction, dégagés alors de toute influence perverse, l’aurait conduit dans la bonne voie, et l'y auraient facilement retenu et dirigé sous les auspices de la loi.
Cependant, je dois à la vérité et à la justice de dire que le vaste et populeux district de Montréal a comparativement offert peu de résistance à la loi d’éducation, et, n’eût été des efforts constants d’un chef agitateur qui en faisait agir d’autres comme instruments de son ambition désordonnée, pour soulever les habitants contre la loi d'éducation, il n’y aurait eu que le trouble de Pinitiative et celui de former les officiers de la loi de manière à les rendre capables de remplir avec intelligence et utilité les devoirs qui leur étaient dévolus.
Ce succès plus immédiat, plus facile et plus général du fonctionnement de la loi dans le district de Montréal, est dû en grande partie à la facilité avec laquelle les habitants coômmuniquaient journellement avec le surintendant au sujet de I& loi d’éducation ; à son empressement à les rencontrer partout et à les entendre en tout temps, et à
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la coopération active et efficace du clergé ; mais il est sans doute dû plus encore à l’honorabilité, au désintéressement, et même à l’assistance du barreau de Montréal dont aucun membre n’a voulu se charger d'aucune cause qui lui paraissait militer contre l’esprit de la loi d’éducation, ou même contre seulement l’interprétation que le surintendant donnait des dispositions de cette loi pour en atteindre le but.
Malheureusement, il n’en a pas éte ainsi dans les av. tres districts judiciaires où des membres du barreau ont | fait, à l’envie les uns des autres, des efforts inouis pour tirer bon profit des préjugés du peuple et des défauts et subtilités de la loi. Preuve, ce qui s'est passé de contentieux à Berthier, à Beaumont et à St. Henry de Lauzon, dans le district de Québec, et de sinistre à St. Grégoire et à St. Michel d'Yamaska, daus le district de Trois-Rivi.res, et ce, nonobstant mes visites réitérées dans plusieurs de ces paroisses, et surtout malgré les efforts si généreux, si louables que les membres du clergé faisaient générale. ment, pour empêcher les procès, et pour prévenir le trou: ble ou lappaiser.
On a donné bien des raisons pour s'opposer à la lu d'éducation ; mais elles sont véritablement trop contradictoires pour être toutes bonnes, et elles sont trop nombreuses pour pouvoir les énumérer toutes ici. D’ailleurs, il est un fait indubitable et connu ; c’est que le système actuel avec tous ses défauts, est préférable à tous et chacun de ceux qu’on a voulu lui substituer, pour satisfaire à l'amour propre ou aux exigences de la Ag Ds et de ambition.
Le système actuel d'éducation primaire est sans doute
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Toutefois, on a voulu sérieusement, et je devrais dire honnêtement, abroger la loi d'éducation actuelle pour,
thaque fois, la remplacer par un système tout difiérent, si
non tout nouveau, même par un système qui n’en était ns un ! Je n’en ai pas vu moins de six qui se répudiaient l'un l’autre, par une différence, dansles principes, dans ks dispositions et les moyens, qui les rendait tous impratables et inacceptables.
L’un de ces systèmes nous a été proposé par feu le Dr. Barbier, alors ex-membre du parlement pour le comté de Berthier avant l’union, et un autre par R. Christie, alors membre du parlement pour le comté de Bonaventure sus l’union. Celui-ci avait été aussi membre du parlement avant l’union.
Ces deux projets de loi d’éducation différaient autant lun de l’autre que tous les deux du système actuel qu’ils Celui du Dr. Barbier proposait de rétablir le système de contribution vobntaire, et celui de M. Christie de prélever une taxe lirecte et coercitive sur les biens-immenbles des fabriques de paroisse à un degré suffisant pour subvenir à tous ls besoins de l'instruction sur les lieux. Mais ces deux projets ne firent ni sensation ni prosélytes. Ils n'avaient ps le mérite de l’opportunité, ni même celui de l’ensem: ble.
Il est néanmoins juste de dire que, parmi les gens wnsciencieux qui demandaient un nouveau système d'é-
ducation primaire, il s’en trouvait sans doute qui le fai. saient avec la meilleure intention du monde, et qui, suivant leur manière de voir, ne voulaient réeliement que le bien du pays qu'ils se proposaient sans intérêt particulier ni considération personnelle, mais aussi sans avoir fait assez la part des circonstances ni l’expérience de la loi, C’était pourtant cette part des circonstances et cette expérience que nous devions faire avant tout, avec patience et observation, qui devaient nous éclairer ; mais il était des gens impatients et hâtifs qui ne voulaient pas prendre le temps de les faire à un degré suffisant.
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Parmi les innovateurs, il en était qui vroposaient de substituer au système actuel une loi d'éducation absolue et arbitraire, indépendante de la coopération du peuple autrement que par une contribution forcée, et confiée, pour son fonctionnement, aux mains exclusives du gouvernement qui aurait réuni tous les pouvoirs, et les aurait exercés péremptoirement au moyen de personnes nommées par lui pour cette fin, mais sans toutefois en faire un ministère politique avoué.
D’autres demandaient de faire de l'instruction publique un ministère politique, les uns évidemment pour se fortifier au pouvoir, en se donnant un collègue et une influence intéressés de plus, les autres pour y parvenir et s’y maintenir, soit sans la coopération du peuple ou en lui confiant le fonctionnement local de la loi.
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D’autres demandaient un système en vertu duquel le clergé aurait été seul chargé de l’éducation primaire, comme il l’est volontiers, et si avantageusement pour la Jeunesse, de l’éducation classique.
D’autres, au contraire, voulaient un système tout dé-
ute qui le faide, et qui, suiliement que le érèt particulier sans avoir fait once de la loi, es et cette ex- , avec patience ; mais il était ent pas prendre
nocratique, et laissé entièrement à la disposition du peurle qui aurait été chargé de le faire fonctionner au moy- «a de personnes élues par lui, et d’une allocation législaive pour cette fin, sans la moindre coopération du clergé.
Les principes du premier de ces systèmes sont exposés aus les paragraphes 3e, 4e, ñe et 8e de cette partie de mon Rapport du 11 Mars 1848, qui est intitulée : Divers systenes d'éducation. Ils étaient la base apparente du projet e la nouvelle loi d'éducation qui fut proposé à la Légishture, mais abandonné en 1850.
Le système qui proposait que le clergé fût seul chargé el’éducation primaire, n’a jamais été soumis à la Légisiture, et il est à supposer que, s’il l’eût été, il y aurait contré plus d’opposition que le système démocratique, hree que, tout bien considéré, les membres du parlement uraient eu plus de chance d’exploiter celui-ci que tout litre système d’éducation primaire.
Cependant, il n’y a pas à se dissimuler que, si l’un des bois systèmes eût dû être adopté d’une manière absolue texclusive de toute combinaison avec les autres, ç’aurait li être le système dont l'exécution aurait été confiée au krgé, parce -que, alors, nous aurions eu une garantie de ncès dans l’enseignement sous tous les rapports. Mais, n'y a pas à se le dissimuler, non plus, que si le système éducation primaire confié au clergé eût eu la préférence, aurait excité beaucoup de réclamations, et aurait suscité uclergé de grands embarras, et peut-être des persécuins. Les envieux de popularité et de pouvoir n'auraient s manqué ni de raisons spécieuses ni de prétextes, pour bpposer à ce système, pour le faire remplacer par un ire, afin de servir leur ambition et leur intérêt pernel,
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C’est pourquoi, le système actuel, dévolu toute à la fois au gouvernement, au clergé et au peuple, et combi. nant sagement tous les pouvoirs, les balançant équitablement, en donnant à chacune de ces trois branches principales de la société canadienne tous les droits et priviléges nécessaires pour servir de garantie à ses pré. rogatives spéciales sous le rapport moral et religieux, sous le rapport substantiel et progressif, et j’ôse dire politique, a heureusement prévalu jusqu’à ce jour sur tous les autres systèmes d'éducation primaire.
C’est pourquoi aussi, voulant obtenir quelques dispositions légales nouvelles en faveur de l’éducation et n’avoir, nonobstant, qu’une seule et même loi, je résumai en 1853, dans un projet de loi d’éducation transmis au gouvernement le 12 Janvier 1854, tous les principes fondamentaux de la loi actuelle telle qu’amendée déji, auxquelles j'ajoutai les nouvelles dispositions telles que demandées plusieurs fois dans mes rapports précédents; mais ce projet n’est pas devenu loi.
En effet, le système actuel ne portant ombrage à personne, n’inspirant aucune crainte fondée sur quelque vice radical, et ayant subi une longue expérience est non seulement le moyen d’assurer un bon fonctionnement de la loi, mais encore d’empèêcher toute espèce d’empiètement, surtout l'arbitraire, toujours si odieux, toujours si repréhensible lorsqu'il n’est pas nécessaire. |
C’est encore le moyen d’établir de bons et utiles rapports entré ces trois branches de la société, et de maintenir entr’elles cette bonne entente et cette harmonie sur lesquelles repose la garantie de cette réciprocité d'-
ards, de déférence, de respect pour leurs droits et privikges respectifs, qui les fait se prévenir par des actes de bienveillance mutuelle, au lieu de s'opposer réciproquement. | |
Ces trois branches de la société en sont les trois puisances principales, et si, par une législation libérale et age, nous savons les réunir, et les faire concourir harmonieusement au même but, nous sommes certains de latteindre. Au lieu donc de les isoler, nous devons nous fire un devoir de les rapprocher, de les réunir et de les nviter à mettre ensemble à contribution leur influence, kurs efforts et leurs sacrifices pour l’avancement defl'éduation dans le pays.
Je ne m’arrêterai pas à discuter ici le mérite ou le démerite des divers systèmes d'instruction publique qui ont tté proposes pendant mon administration, les uns avec tonne foi et désintéressement, les autres par intérêt peronnel ou de parti, et quelquefois par pure esprit de contadiction. Ce serait peine et temps perdus, parce qu’ils mt été pour la plupart rejetés comme ne convenant pas i l'opinion ni au besoin de la société, parce qu’ils ont té considérés comme impraticables enfin. Au reste, jai déjà traité ce sujet assez au long dans mon rapport uù11 Mars 1848, et subséquemment encore. Ce que jen ai dit alors et dans d’autres circonstances, a sans bute contribué beaucoup à ralentir le parti de l'opposi-
lon, et à en mettre les chefs intéressés en désarroi, mais Mun pas à les mettre à quia, et à les arrêter tout-à-fait. ls avaient trop besoin d’en faire un capital politique qui pit servir à leur fin, commune ou opposée, pour abandon. ler ainsi entièrement la lutte.
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C'est même subséquemment à mon rapport de 1848, } qu'ils ont crié davantage, et, qu’en désespoir de cause, ils se sont attaqués à l’enseignement moral et religieux que je recommandais de donner simultanément dans nos écoles ; qu’ils ont crié aussi contre les écoles dissidentes ou séparées, et qu’ils ont préconisé les écoles mixtes, Ils se sont même opposés aux écoles normales séparées que je proposais, dont l’une pour les protestants et l’au. tre pour les catholiques.
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J’ai combattu en faveur des écoles primaires dissidentes et des écoles normales séparées, et quels qu'aient été les efforts des opposants, nous avons aujourd'hui les unes et lesautres. Protestants et catholiques sont pourvus séparément, et chacune de ces deux grandes classes de sujets dont le peuple du Bas-Canada est principalement composé, jouit, sous ce rapport, de ce à quoi elle a indu- à bitablement droit ; elle jouit de la liberté d'enseignement Bi"! et de la sécurité et tranquillité de conscience à l'égard de B' ses enfants, et elles sont toutes deux en paix et en rela- Ru
tions amicales. etse
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tuelle, et partant la liberté d'enseignement, j'avais bien Æ |} eu soin de disposer des choses dans mon projet de 1853, Bio . A ; à mi léga
de manière à ce qu’il n’y eût à cet égard ni doute ni dif- à&. ficulté dans la pratique; l’enseignement normal devait | être offert généralement à des conditions faciles et écono- à :.. miques, et aux protestants et aux catholiques séparément, #1 et aux jeunes gens et aux jeunes personnes catholiques séparément aussi, re Outre deux écoles normales, dont l’une pour les pro- ==.
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pour les garçons catholiques que je voulais établir à Québec, toute et chacune de nos maisons d’éducation supéreure devait être autorisée à donner l’enseignement normal à une ou plusieurs classes d’élèves formées pour cette in, et à recovoir du fonds législatif des écoles-normales, a part proportionnée au nombre de ses élèves formés nnuellement dans ces classes spéciales. Ainsi, nos colges, nos académies et nos couvents de filles enseignants wraient pu se charger chacun de l’enseignement norml, et cet enseignement offert sur plusieurs points du mys, aurait été donné aux filles comme aux garçons, et «, dans nos campagnes comme dans nos villes.
Et pour empêcher le monopole et l’abus, et donner ke l’uniformité et de la confiance dans la manière d’adnettre les élèves des écoles normales à l’enseignement, tde leur délivrer des diplômes d’aptitude, je proposais qu'ils fussent tous indistinctement tenus de subir leur xamen requis à cet effet devant les bureaux d’examinakurs établis, parce qu’ils sont amplement compétents, tseuls désintéressés ‘et indépendants de toute influence uconsidération indue. (1) De cette manière une autorité
(1) Dans l’article suivant, communiqué à la Minerve, journal publié iNontréal, l’on trouve bien exprimés l'opinion publique entretenue à lgard de ces bureaux, et un témoignage de la confiance dont ils: jnissent à justes titres dans le pays :
M. le Rédacteur,
Les examens des personnes qui se destinent à l’enseignement, ont ulieu le premier Juillet dans la salle de la société St. Michel, écoles isFrères du faubourg St. Laurent. C’est par hasard que j'ai assisté à kite séance, mais je dois dire que je ne regrette pas le temps que j'y Lpassé, car les examens ont été des plus intéressants.
je ne puis, M. le Rédacteur, m'empêcher de vous faire part de mes brressions, non pour faire ressortir le zèle et les talents de MM. les ninateurs, car en le faisant ce serait diminuer leur mérite, mais
unique et désintéressée aurait donné uniformément de diplômes aux instituteurs et institutrices formés dan nos divers établissements d'éducation, et il n’y aurai
eu ni partialité,ni faveur, ni abus, ni soupçon de décep =
tion possible aucun.
Je ne dis pas que nous ayons à nous plaindre aujour d’hui de ces choses, mais il serait bon de faire disparai tre jusqu’au prétexte de le faire.
pour montrer combien les instituteurs reçus par eux, sont dignes de l'encouragement qu'ils attendent du public.
Les examinateurs présents étaient Messire Villeneuve, MM. Garno |
et Valade.
Toute la matinée a été employée à examiner les instituteurs pour les écoles primaires au nombres de dix ou douze. Ils ont été interro. gés minutieusement sur la Lecture, l'Ecriture, la Grammaire, l'An lyse grammaticale, l’Arithmétique, la Géographie, etc. Quatre aspirants instituteurs pour les écoles Modèles, ont subi leur épreuve de midi et demi à 5 heures. Ils ont été obligés de répondre en maître
aux mêmes matières que pour les écoles primaires, et de plus ils ont
montrer qu’ils possédaient à fond les Mathématiques dans toutes leur parties, l’Arpentage, le Dessin linéaire, la Géométrie, l’Astronomi, enfin l’art épistolaire.
Les examens ont été longs, sévères et judicieux. Plusieurs car didats, trouvés un peu faibles sur quelques branches, ont été renvoyé à une assemblées subséquente.
MM. les Examinateurs ont remplis leur tâche avec une ardeur, w soin et une attention toute particulière.
Honneur à eux! pour le bien qu’ils font au pays, en lui choissisant de savants et de vertueux instituteurs.
Honneur aux candidats heureux! car ils sont vraiment dignes à leur noble état.
En assistant à cette intéressante séance, il m'est venu à l'esprit une réflexion que je ne puis taire :—Pourquoi les aspirants aux autr professions ne subissent-ils pas des épreuves aussi sévères et aus minutieuses que celle-ci? Est-ce donc que les professions libérales ne sont pas aussi importantes que l’état d’instituteur ? Méritent-ells moins de considération ? Des ‘examens justes et sévères auraieit l'effet de rendre les professions moins encombrées, d’en éloigner beat coup d’incapacités et de les relever par l’encouragement et l’émulr tion qu’y trouveraient la science et les talents.