‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme] (volume 2)Chapitre 95 sur 107 · PRE · texte numérisé non relu

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et constante, afin d’en faciliter, d'en accélérer l’exécu tion, et de la rendre plus efficace au succès dont l société et l’Etat peuvent également tirer les plus gran avantages.

Appelés à coopérer dans l’administration d’une lb dont le but est de répandre les connaissances utiles, nou devons nous trouver heureux qu'ilait plu à la Providence: de nous choisir, entre tant d’autres amis de l’éducation pour donner la première impulsion à une œuvre, régéné ratrice et salutaire, qui doit commencer, dans le pays une nouvelle ère de lumières, de prospérité et de bon heur. Cependant, cette œuvre est l’œuvre de tous, par ce qu’elle nécessite la bonne volonté et la coopératin de tous, et qu’elle doit influer sur le sort et sur la desti née de tous. Nous devons donc, pour l’opérer au plus grand avantage de tous, nous adresser avec confiance: nos concitoyens dans chaque localité, et leur faire bier comprendre qu'aucune considération, contraire au bu important de la loi, ne doit les empêcher de nous accor der, incessamment, la bienveillance, l’aide, les secour et l'appui dont, pour l’atteindre sûrement, nous avon immédiatement et constamment besoin. Le travail, le inconvénients et les peines auxquels il faut volontien se soumettre, et les sacrifices de tout genre et toute es pèce qu’il est nécessaire de faire, pour répondre à l’esprif de la loi et faire le bien général], ne doivent nullement les décourager à la vue du bienfait de l’éducation. Li jouissance et le bon usage des connaissances utiles, avet tous les biens qu’ils apportent, rempliront, pius tard, des sentiments de la plus vive reconnaissance, le cœur de k jeunesse qui,en appréciant leur valeur, ne cessera de bénir nos efforts.

Une volonté bien prononcée, et guidée par la pr dence et par les lumières de la raison et d’un intérêt bien entendu, sera, sous ce rapport, très certainement efficace et ne pourra manquer d’obtenir un succès parfait et écla tant.

célérer l’exécu u succès dont k er les plus grani

Ces considérations ne sont qu’une faible expression de l'intérêt tout particulier que m'a témoigné Sir Charles Bagot pour le succès d’une aussi belle entreprise, lorsue, me chargeant de la part que j’y dois prendre, Son Excellence me donna, pour toute instruction, l’ordre de e rien épargner pour mettre la loi en pleine opération, u profit indistinct de tous. J'ose donc espérer que, feant abstraction entière de toute autre chose, et qu’unisant nos efforts aux pouvoirs et aux moyens que nous bonne, à cet effet, la loi d'éducation, nous ferons, de art et d’autre, tous les sacrifices nécessaires pour propaer instruction élémentaire d'une manière aussi généile et aussi utile que possible.

Pour cette fin désirable, la loi susdite met à notre diswsition une somme (partie de celle de cinquante mille ires, cours actuel) proportionnée, dans chaque district unicipal, et dans chaque arrondissement d’école, au nomre d’enfans y résidans, susceptibles de recevoir l’instrucbn, c’est-à-dire, depuis l’âge de cinq ans jusqu’à seize. X, la détermination de cette somme proportionnelle est mon ressort, et pour offrir à chaque district celle qui i appartient, il faudrait que par un recensement exact, ous voulussiez bien me faire connaître, aussitôt que wsible, le nombre des enfants de l’âge précité, et que, ur se qualifier à la recevoir, l’on prélevât, au terme de | Joi, c’est-à-dire, “ par cotisation ou autrement,” une mme égale à celle qui sera ainsi offerte, en raison du bre d'enfants capables d'aller à l’école, et ce, en sus rtoute autre charge imposée par la loi.

Je ne saurais donc trop prier les personnes auxquelsil appartient, de vouloir bien méttre la plus grande ligence, 19. à faire, dans chaque district municipal, le xensement des enfants y résidans en âge de recevoir hstruction, s’il n’est pas déjà fait; 29, à faire la diviin de chaque arrondissement d'école s 30. à m'envoyer le liste certifiée de ces procédés préliminaires; 40. à parer les voies pour le prélèvement d’une somme nle à celle qui sera offerte à chaque district munici-

ration d’une lb ances utiles, nou u à la Providencs is de l’éducation Le œuvre, régéné er, dans le pays périté et de bon ivre de tous, par et la coopération ort et sur la desti : l’opérer au plu avec confiance:

et leur faire bia contraire au bu er de nous accor aide, les secour ent, nous avon . Le travail, le l faut volontier renre et toute es répondre à l’espri Divent nullement l'éducation. Li ances utiles, aved nt, pius tard, des ce, le cœur de la r, ne cessera de

lée par la pr d’un intérêt bier inement efficace s parfait et écla

al, en raison du nombre d’enfans y résidans en âge d'aler à l’école ; 50. à engager des maîtres, à organiser les écoles, et à les mettre en pleine opération aussitôt que possible ; 60. à préparer les voies pour le prélèvement de la somme de cinquante livres, cours actuel, pour l’acquisition d’une maison d’école dans chaque arrondissement où il n'y en a pas.

Voila les premières exigences auxquelles les habitants de chaque district municipal doivent se conformer, autrement ils seraient privés des secours pécuniaires, qu'en se qualifiant aux termes de la loi, ils obtiendront du gouvernement. J’ôse donc me flatter que, toute autre considération cessant devant l’objet important que nous devons tous avoir constamment en vue d'atteindre, partout nous nous hâterons d’adopter, à l’unanimite, la marche qni nous est prescrite, dans l'intérêt de l’éducation, et si, aux termes de la loi, je me permettais de vous faire une suggestion, ce serait de ne pas diviser les districts municipaux en un trop graud nombre d'arrondissements d’ecoles, parce que ç’aurait inévitablement l’effet de retarder, plutôt que d’accélérer la propagation de la bonne éducation. En augmentant ainsi le nombre des arrondissements, on augmenterait le nombre des maîtres, et divisant entr’eux la même somme, on diminuerait par là même leurs émoluments, en proportion de leur nombre respectif, ce qui rendrait comme impossible l’obtention d’un nombre de maîtres suffisamment instruits. (Car, parmi ceux qui sont qualifiés et recommandables, sous tous les rapports, comme instituteurs, il n’en est guère qui soient disposés à se consacrer à l’enseignement de la Jeunesse, s’ils ne sont pas assurés de recevoir, pour leurs services importans, des émoluments qui les mettent en état de soutenir, convenablement, le rang respectable qu’ils doivent tenir dans la bonne société. D’où il suit que, sans l’assuranCce d’émoluments convenables pour les maîtres, il he peut y avoir que très peu de bonnes écoles, ce qui serait frustrer, à la fois, et la loi et l'intention des parents. Îl vaudrait mieux n’avoir, dans chaque paroisse ou towa-

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hip, que trois ou qnatre écoles, et qu’elles fussent boxes, que d’y en avoir un plus grand nombre, et qu’elles fussent mauvaises. Le tout vous est, néanmoins, enirement soumis jusqu’au temps où, pour atteindre le but ue nous propose la loi, nous pourrons nous concerter lus particulièrement, ensemble, lors de la visite des disnets municipaux que je me propose de commencer dans e mois de Juillet prochain.

J’ai l’honneur d'être, Messsieurs, Votre très-humble et obéis- Serv.

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