‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 100 sur 116 · DRAP TE · texte numérisé non relu

DRAP TE

travail au bureau, et d'entrevues continuelles avec les intéressés qui y venaient en grand nombre 4le toutes les parties du pays, surtout en été, (1) pour m'exposer les difficultés et les embarras qu'ils éprouvaient eux-mêmes, pour avoir les explications, les instructions, et j'ose dire les consolations dont ils avaient besoin, pour diriger et utiliser leurs efforts ot relever un peu leur courage, souvent très abattu,

La loi de 1841 fut remplacée par la loi passée le 29 mars 1845, laquelle comprenait le système de contribution volontaire associé aux principes généraux qui caractérisaient la loi de 1841 ; seulement, ils étaient libérés de la coopération absolue du conseil municipal, et confiés, pour leur opération, aux commissaires d'école et au surintendant de l'éducation.

Le système volontaire fut introduit contre mon gré, dans la loi de:‘1845, et, cependant, avee beaucoup de déférence pour mon opinion, au point qu'on me promit de le faire disparaitre, l’année suivante, si l'essai qu'on voulaient en faire et le résultat que j'anticipais de son opération justifiaient mon opinion.

Malheureusement pour l'éducation, je devrais dire pour les enfants'du pays, le résultat du système volontaire fut en effet tel que je l'avais prédit, et les écoles, au lieu d'augmenter en nombre et en qualité, tombèrenten partie, faute de subvention certaine et convenable, Le système volontaire étant toujours très incertain quant au montant reguis et à la date de son entrée en caisse, la conséquence fut désastreuse pour les écoles, et plusieurs, après bien des souffrances, furent suspendues faute de moyens. Des instituteurs en besoin extrème poursuivirent, en plusieurs endroits, les commissaires d'école pour le montant de leur salaire dû, ou pour la balance, et les commissaires d'école, n'ayant pas, par la loi de 1845, le pouvoir de contraindre les contribuables à payer leurs contributions, se virent obligés ou de payer de leurs propres fonds.ce salaire ou cette balance, ou de laisser saisir et vendre, pour ne pas y être contraints, les maisons d'école qui étaient sous leur contrôle. Ge fait déplorable s’est renouvelé, même sous la loi subséquente, passée le ® juin 1846, dans certaines municipalités Fe où on avait continué le système volontaire, bien qu’il ne fût plus autorisé par cette dernière loi.

Ces faits ayant été connus et pris en considération, Le parlement se hâta d'abroger la loi de 1845 pour la remplacer par la loi passée le 9 Juin 1846, qui rétablit le système de contribution coërcitif et obligatoire. C’est la loi actuelle, amendée de manière à rétablir le système volontaire, pour être mis en pratique par voie d'exception, là où les préjugés des habitants contre la taxe étaient invincibles ; mais cette fois, avec des

(1) J'ai vu en même temps, au bureau d'étlucation, des personnes des deux extrémités du Bas-Canada, c'est-à-dire, du district de Gaspé et de celui de l'Ottawa dont une partie se trouve dans le Bas-Canada.

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restrictions et des céaditions qui en empêchent l'abus et rendent la contribumon nonobstant obligatoire, en vertn dela 4e clause de l'acte d'amendement passé le 30 nai 1849. C'éstà-dire, que cette dernière loi n'accorde aux contribuables qu'un certain temps pour fornier, par contribution volontaire, la somme voulue par la loi, après quoi, si la somme west pas formée de cette manière, la coërcition est exercée contre les contribuables,

Toutes ces dispositions, dans nos lois d'éducation, montrent combien le parlèment et le gouvernement étaient désireux de mettre en Pete des moyens propres à répandre l'instruction, sans heurter lés préjugés du peuple dont la contribution à toujours été regardée comme nécessaire pour cet objet, et je puis dire que c'était bién [à ma propre opinion et recommandation ; pourvu toujours qu'on ptit lé moyen de s'assurer de cette contribution à un degré et en un témps cénvenables.

Jependant, il est peu de municipalités scolaires, aujourd'hui, où le système volontaire soit en pratique. L'expérience à appris aux contribuables que le système coërcitifet régulier, exigeant péremptoirement, à une date donnée, des contributions déterminées par la loi, suivant fleurs moyens réspectifs, est à Ja fois le plus juste, le plus facile, le plus économique et ie plus certain dans son opération et dans ses effets que le système volontaire, Sous son contrôle bien réglé, tout se passe d'une manière plus paisible, plus uniforme ét plus satisfaisante. Mais il était bien difficile de fairé comprendre cela aux hommes préjugés, et encore plus aux hommes intéressés à tout opposer.

Ceux qui n'avaient pas d’énfants, on qui n’en avaient pas à envoyer aux écoles primaires, trouvaient ce système très injuste, et surtout les parents dont les enfants étaient déjà aux colléges, dans les couvents, ou niême en paxs étrangers pour leur éducation, s'en A bre beaucoup. T1 était difficile de ieur faire comprendre que Pintérêt général voulant que l'instruction. soit universellement répandue, il est justé que tous les individus FE composent la société soient mis à contribution pour l'établissement et l'entretien, sur un bon pied, d'autant d'écoles primaires égalément accessibles aux enfants résidants de toute condition qu'il en est besoin. L'intérêt commun le demande, En effet, comme chaque individu à sa part d'intérèt dans la prospérité et dans le bonheur dela société, chacun doit trouver dr l'exécution de cé système son avantage particulier suivant sa position dans la société et le degré de succès qu'elle obtient däns le cours des choses, comme aussi suivant le degré de sécurité dont il a besoin. Sa vie, ses biens, son honneur en demandent une garantie paisible et constante. Or ce suceès et cette sécurité nécessaires au bien-être et au bonheur des individus qui composent la société, sont je produit deda bonne éducation, civile el morale, généralement répandue sous les auspices éclairés,de la loi commune.

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Cependant, il fallait réunir les uns et les autres, sinon les convaincre, et les obliger tous à contribuer au bon fonctionnement de la loi, chacun suivant ses moyens. L'entreprise fut heureusement suivie d'un succès général,

C'était en partie pour obtempérer un peu à la demande d'un parti,-eten même temps pour s'assurer toujours du bon fonctionnement du système le plus convenable que des amendements à la loi étaient sar,, cesse proposés, et étaient souvent trop tôt adoptés. C’est ainsi que des systèmes d'éducation se succédaient et étaient tour à tour amendés et modifiés de manière à en faire des lois temporaires et contradictoires.

En Juillet 1847, M. Badgley, le Procureur-Général pour le Bas-Canada, soumit à la considération de la législature un wojet de loi pour amendef l'acte d'éducation passé en 1846. A Éjon eu de choses près, ce projet consac:1it, dans 19 clauses, tous les principes fondamentaux de cette loi, et proposait d’y ajouter quelques dispositions importantes qu’on y avait délibéremment omises en 1846, telle entre autres, la qualification littéraire des commissaires d'école, pourtant si utile, ni nécessaire au bon fonctionnement d'une loi d'éducation. Cette qualification eût été exigible à l'avenir, mais ce projet n'étant pas devenu loi, l'acte d'éducation ne fut pan qu'en 1849, toutefois sans contenir cette qualification dont l’exemption, qui est un contre-bon-sens, à permis à des gens illettrés de faire choix d'hommts comme eux pour diriger, sur les lieux, l'instruction primaire et les. écoles tenues sous le contrôle de la loi.

Plusieurs des dispositions contenues dans le projet de 1847, sont comprises dans la loi d'amendements passée le 30 ma 1849, moins la qualification Httéraire exigible des commissaires d'écoles qui fut retranchée. :

Quoiqu'il en soit, la loi de 1846, surtout avant d'avoir été amendée par la loi de 1849, est celle qui a le plus excité le parti de l'opposition, qui en a le plus animé l'esprit, et a porté plus les gens qui la composaient à se mettre à l’œuvre pour en empêcher le fonctionnement et son bon effet.

Le fait est que nombre des opposants à la loi d'éducation étaient mus par la crainte de perdre le prestige que leur donnait aupres du peuple l'instruction qu'ils avaiont et le privilége de les conduire à leur guise, soit dans les affaires, soit dans la politique. Ils regardaient comme un mal, pour leurs-enfants, ce qui était un bien et un moyen de succes et de prospérité pour les enfants du peuple,

À la vue de la libéralité des dipositions de cette loi et du succès que son fonctionnement devait tôt ou tard obtenir, lorsqu'elle serait comprise et appiéciée, le parti de PADRAEON, agissant de désespoir, renouvela ses efforts et multiplia ses menées qui n’eurent, malheureusement, qe trop de consé-

quences pénibles et humiliantes. En effet, le mal que ce parti

a fait est incaleulable et irréparable; car il n’y a pas que

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peine et temps perdus pour une grande partie de la jeunesse qui, par le fait, a été piivée du degré d'instruction dont elle avait besoin; il n’y à pas que peine et temps perdus pour l'avancement moral et matériel du peuple; il y a encore tout ce qu'a souffert la morale publique et la réputation du pays. L'opposition qu'on a faite à la loi d'éducation a.été nonseulement cause de désordres, de difficultés, de scandales bien regrettables, mais encore elle a donné occasion à des assertions aussi injustes qu'injurieuses à la réputation du pays. ; Des gens mal informés où mal disposés ont dit et publié, nombre de fois que le clergé catholique et le peuple canadienfrançais sont également oppôsés à l'éducation. Ce sont là des assertions qui ont été souvent faites et réitérées, tontes fausses et calomnieuses qu'elles soient! Et qui en est la cause, si ce n'est le parti qui, pour des raisons à lui seul connues, a tant opposé la loi d'éducation, en a tant entravé le fonctionnement. Cependant, le clergé et le peuple veulent également et sincèrement de l'éducation. Preuve, tous les ordres religieux enseignants qui ont ét@ établis dans le pays pour aider à la répandre : preuve, tous les établissements d'éducatior qui ont été faits, et toutes les maisons d'école qui ont été érigées pour cette fin par tout le pays, depuis 1843 jusqu'à ce jour ; prenve, le nombre d'écoles primaires en opération qui couvrent toute la surface du pays, et le nombre d'enfants qui les fréquentent annuellement ; preuve encore, le nombre de nos coléges classiques et industriels, espèces de lycées, qui, pour la plupart doivent leur existence et leur opération à l'initiative du clergé et leur alirmemtation aux emfants du peuple ; preuve encore, les bourses et les pensions fondées où payées annuellement par leglergé, dans nos colléges et aux univessités, pour aider à donner a haute éducation à ceux de nos jeunes gens dont les talents, l'application et les bounes dispositions connues font naître l'espoir de leur utilité et de leur concours à promouvoir, dans la suite, le bien de la religion et de la patrie ; preuve encore, le montant des contributions locales qui s’est toujours élevé à une somme bien plus considérable que celle qui a été octroyée chaque année par la législature pour l’objet de l'éducation, comme on peut s'en convaincre par les rapports qui ont été faits sur l'éducation depuis 1842

Jusqu'à ce jour.

Il est de plus à remarguer que tous nos collèges industriels et plusieurs autres encor, ont pris naissance sous les auspices de la loi d'éducation actuelle ; qu'ils sont fréquentés chacun par un grand nombre d'élèves, et que nonobstant, nos anciens colléges ont vu leur nombre d'élèves se doubler ou à peu près, depuis le fonctionnement de la loi d'éducation, et depuis l'établissement de nos colléges industriels. Or, tous ces faits, si honçgrables et si satisfaisants, prouvent que, non-seulement le elergé et te peuple désirent l'éducation, mais que. malgré

l'opposition offerte à la loi et toutes les difficultés qu'elle a suscitées à son fonctionnement, l'éducation a pris sous les auspices de la loi, un essor qui met le pays en état de se comparer avantageusement sous €2 rapport à aucun autre pays du monde civilisé.

D'ailleurs, il doit paraître clair et évident que si le clergé et le peuple étaient opposés à l'éducation, réunis. leurs moyens et lear influence auraient été une barrière infranchissable, un obstacle invincible à tous les efforts, à tous les sacrifices qu'on aurait pu faire pour la répandre.

Le clergé et le peuple canadien aiment donc l'éducation ; mais le clergé ne veut pas d'une éducation toute profane, vulgaire et impie ; le peuple ne veut pas d’une éducation trop dispendieuse ni trop superficielle ; il ne veut pas être forcé de payer pour cetobjet plus que $es moyens ne le lui permettent, et il veut recevoir, sous forme d'instruction littéraire donnée à ses enfants, une valeur équivalente au montant de l'argent par lui payé pour cette fin; il veut que cette instruction soit sôlide et utile, et économique autant que possible; il veut qu’elle soit donnée à un degré suffisant pour pouvoir répondre aux besoins variés, mais légitimes de son état; et moi, conpalsziut les dispositions et les intentions favorables du clergé, cosnti-sant les besoins réels et évidents du peuple, et son désir x cet égard, je ne voulais pas, pour la masse des enfants du peuple, d'une édücatiof savante et classique, d’une haute éducation enfin, parce que cette espèce d'éducation serait superflue et inutile pour elle, et que la société pourrait plutôt en souffrir qu'en profiter sous le rapport moral et matériel. Cette espèce d'éducation étant de luxe, et généralement du ressort d?s parents aisés, ne doit être donnée qu’à leurs enfants, à ceux deêlélite de 14 société, et autant que possible, à tous autres ayant une aptitude spéciale, afin de former les uns et les autres pour les professions et pour, les hautes positions de la société. :

Tout ce que le clergé veut done, c’est cette espèce d'éducation qu'il considère comme étant la seule convenable à nos véritables besoins, à notre intérêt bien entendu sous le rapport moral, religieux et matériei ; «’est cette éducation chrétienne, solide et efficace qui n’a aucune tendance dangereuse soit pour la foi, soit pour les mœurs ? tout ce que veut le peuple, c'est une éducation de facile acquisition et d'utilité pratique, qui soit pour ses enfants un moyen sûr de succès et de prospérité dans la vie active ; tout ce que te clergé et le peuple réunis veulent done, c'est cette éducation chrétienne, et éminemment sociale qui forment les enfants de manière à les rendre capables de remplir utilement les devoirs qui leur seront dévolus dans les différentes conditions de la société, et propres à en faire des sujets industrieux et prospères dans les affaires, et à en faire surtout de bons chrétiens et de bons citovens, consciencieux, honnêtes, laborieux et jacifiques :

tout ce que le clergé et le peuple réunis veulent donc, ce sont les moyens surs, RS urau DaNiS ct prompts de répandre cette espèce d'éducation généralement dans le pays, et c'est celle aussi que je me suis efforcé de faire répandre, suivant les moyens disponibles mis à ma disposition par le gouvernement pour cette fin, et suivant les besoins connus. .

Je me suis consciencieusement acquitté de ce devoir en vue des besoins connus et sentis par toutes les classes de la société. Je n'ai pas hésité à dire, comme mon opinion fondée sur l'histoire et sur l'observation des faits, que, pour la généralité des enfants du peuple, toute autre espèce d'éducation tendant à déplacer les sujets, à dérouter les agents de la société et à tout confondre, en les déplaçant et en les changeant trop facilement de sphères et de place, serait plus à craindre dans la pratique et dans ses effets, si elle devenait générale, que désirable.

Cependant, des enfants de Baptiste et de Josephte, ceux de la dernière classe, bien entendu, comme il y en a dans tous les pays, ne voulant déjà plus servir, et la société souffrant d’être privée de leur bon service, l’on a dit : ‘* C’est la faute ‘ du Dr. Meilleur, avec sa loi d'éducation et l'éducation géné- ‘* ralement répandue !”

En effet, l'instruction littéraire et les sentiments, quelque- ‘fois désordonnés, qu’elle fait naître, ajoutés à l'esprit d’indépendance qui caractérise les Canadiens-français, les portent à se refuser au service pénible et servile. Ils n'aiment pas à ètre mercenaires, et la nécessité seule les y obligent. Que serait-ce donc s'ils avaient tous ou généralent reçu une haute éducation ?

Le goût de l'indépendance est sans doute naturel à l'homme, parce qu’elle est la plénitude dé l'être, et l'indépendance relative, en accord avec la dignité de l’homme vivant en société et avec les devoirs de son état, est bien permise, parce qu’elle tend à balancer, dans un juste équilibre, les pouvoirs et les priviléges, à mettre un frein à l'abus, et à faire consister l'usage de la liberté individuelle dans l’accomplissement fidèle des devoirs et des obligations rèciproques ; mais l'indépendance absolue, à laquelle un peuple de philosophes besogneux aspirerait, ne pouvant mener ni à la vertu ni au bien, ne serait ni utile ni tolérable.

En poussant trop loin l'éducation, et jusqu’à un degré indéfini, on détruirait infailliblement un élément de cette dépendance réciproque et de cette prévenance mutuelle dont le concours est nécessaire au bonheur domestique et au bienêtre général. Les rangs et lés conditions coordonnées de la société sont aussi divers et multipliés que ses besoins, et si une classe considérable de personnes refusait d'occuper sa place naturelle et d'en remplir les devoirs, il s’en suivrait qu'il n’y aurait plus d'harmonie ni d'état distinct possible dans la société : le vide qui, en ee cas, aurait lien quelque

part, se frrait sentir plus ou moins au sein du foyer domestique, et. :ntribuerait à donner une malaise qui, se répandant de famille en famille, causerait infailliblement une souffrance générale très préjudiciable à la prospérité et au bonheur de la société toute entière, L'éducation doit donc être graduée suivant les besoins particuliers et relatifs, et proportionnée à la nature des circonstances, et aux exigences dé la position.

J'ai déterminé, par les dispositions contenues däns la 50e clause de l'acte 9 Vic., ch. 27, les moindres branches d'instruction qui doivent constituer notre système général d'instruction publique, et je suis convaincu que, bien dirigée, l'intelligence pratique de ces branches d'instruction sera très généralement suffisante pour répondre convenablement à tous les besoins de la vie laborieuse. C'est cette espèce d'éducation qui convient et qui est la seule nécessaire à la masse des enfants du peuple, ef que nous devons nous efforcer de répandre, complète et solide aussitôt que possible ; après quoi nous devons nous hâter de les renvoyer à leurs parents, afin qu'ils prennent, sans délai ni hésitation, la part qu'ils sont appelés à prendre, respectivement, dans les differents genres d’occupations de la vie laborieuse. (1).

A cet effet, j'ai non-seulement mis en pratique tous les moyens mis à ma disposition par la lois mais encore j'ai signalé, au fur et à mesure, tous ceux dont l'observation et l'expérience semblaient indiquer l'emploi, afin de mieux atteindre Le but de la loi. C’est ainsi que, lors de mon entrée en charge, et lors de la promulgation de chacune des lois principales d'éducation, telles que celles de 1841, de 1845 et de 1846, et encore des lois d'amendements, telles que celles de 1849 et 1851, j'ai adressé une circulaire aux commissaires d'école touchant chacune d'elles, leur expliquant le hat qu'elle avait en vue, les moyens qu’elle donnait ei la coopération qu'elle exigeait pour l’atteindre. "

Je n'ai pas manqué d'attirer toujours l'attention particulière

des parents et des commissaires d'école sur l'importance de

se procurer les services d’instituteurs bien qualifiés sous tous les rapports, et sur celle de les rémunérer convenablement, parce que, sans une rémunération convenable, point d'instituteurs capables et dévoués, comme ils doivent l'être ; et sans les services et le dévouement de semblables instituteurs, point ou peu de succès dans l’enseignement primaire.

Dès mon rapport du mois de décembre 1842, j'ai signalé assez au long tous les défauts de la loi de 18#1 ; j'ai indiqué ceux de ses principes que nous devions conserver, et les dispositions nouvelles et différentes que nous devions : ajouter, pour en rendre le fonctionnement facile et utile, et, dans mon rapport du 15 avril 1846, page 17 et 18, j'ai

{1} Voir à ce sujet ma recommandation du livre d'école imtilulé: wide de l'Instituterur

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