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les jours, et agravant ainsi notre condition, pourtant déjà assez pénible et humiliante, le besoin augmentait avec ce changement et cette agravation, et, dévenant extrême, je me décidai, d'ailleurs, à la demande pressante des employés du bureau d'éducation, à faire plusieurs fois encore là même demande, alléguant comme raison de la réitération de ma démarche, nos besoins et nos souffrances provenant de la médiocreté de nos salaires et de la cherté de toutes les choses nécessaires à la vie, depuis le loyer de nos demeures jusqu'à la nourriture, mais sans nr de succès qu'auparavont, quant à moi au moins. On ne fit un peu droit à ma démande qu'au milieu de l’année 1855, en m'accordant une augmentation de salaire se montant à la somme de £60 par an. Mais ayant laissé le bureau de l'éducation le premier de juillet de la même année, je ne pus profiter, que pour six mois, de cette faible augmentation. (1)
Mais le temps et les circonstances ont amené de grandes modifications dns le personnel et les dépenses du bureau de l'éducation depuis 1855 jusqu'à ce jour. La différence serait incroyable si nous n'avions pour nous en assurer les statistiques officielles du gouvernement.
Les dépenses du bureau de l'éducation pour le Bas-Canada, se sont élevées à 819,485, dans le courant de l'année 1865, et ce, sans compter celles encourues pour le soutien des écoles normales, dont la subvention a lieu à même une appropriation spéciale pour cette fin. L
Si on ajoute à cela les 28 inspecteurs d'école qui absorbent, à cux seuls, indépendamment des autres octrois, plus ‘de 820,000, par an, on trouvera que la dépense totale ne s'élève à pas moins de $40,000 par année, pour l'administration des écoles, toujours sans compter les Écoles normales.
D'après le projet de loi d'éducation soumis à la législature provinciale, fans sa dernière session (1866) la somme proposée oour le maintien du bureau de l'éducation pour le Bas- Canada, était de $22,200 par an, c’est-à-dire près de $3,000 de plus qu'il n’a été dépensé en 1865, pour la méme fin,
Ces explications n'ont paru utiles, non pour accuser qui que ce sort, non pour servir aucun ressentiment, mais seulement pour donner une idée des difficultés que j'ai eu à surmontér, ct des misères que j'ai eu à souffrir, vu surtout que, à part les secrétaires-trésoricrs, les commissaires d'école, pendant les dix première années de mon administration, étaient les seuls sur l'aide desquels j'avais légalgment droit de compter au-dehors, pour faire fonctionner la loi,. et qu'ils étaient généralement très peu capables d'être utiles pour cette fin, faute d'instruction et d'expérience, souvent même faute de bonne volouté. £
Ces faits seuls étaient cause d'un grand accroissement de
(t) ge reviendrai sur ce sujet vers la fin de ce chapitre.