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y est toujours en mème temps suivi, et cette double institution est très-florissante.
D'aprés mon plan, j'ai eu Le plaisir de contribuer ainsi, des fonds du gouvernement, à plus de 130 maisons d'éducation supérieure, en y comprenant lés écoles-modèles, la plus
rande partie dans les paroisses catholiques, et dont plusieurs ont honneur à leurs habitants et au pays.
Dans nombre de paroisses, ces établissements sont doubles, c’est-à-dire, qu'il en est un pour les garçons'et l’autre pour les filles, tels qu’à St. Thomas, à Yamachiche, à St. Grégoire, à Sorel, à St. Jean Dorchester, à Beauharnais, à Longueuil, à St. Laurent, Verchères, etc., etc. .
Messire St. Germain, le vénérable curé de St. Laurent aroisse, voisine de Montréal, donna le premier l'exemple de ’exécution de ce plan, toutefois, après avoir pris un avis légal et avoir obtenu l'approbation de son évêque à cet effet, IL consacra, pour l’efécution de ce plan, une somme considérable à lui appartenant, en en faisant don à la fabrique .pour cette fin, et l’on voit aujourd’hui, chaque côté de son antique presbytère, une maison d'éducation qui a coûté plusieurs mille louis. Celle destinée à l'usage des garçons ést évaluée à plus de £5,000, en y comprenant le beau lopin de terre sur lequel elle est sise. :
omme nous venons de le voir, cet établissement est maintenant un collége classique, dont le bon fonctionnement prouve plus l’habileté que le besoin. Nous avons déjà tant de collèges classiques, et ils sont si près les uns des autres, qu'il est regrettable que les colléges industriels ne s'en soient pas tenus à leur plan primitif. Leur rôle n'eût pas été moins utile et moins honorable.
Cependant, le cumul ne paraît nuire ni à l'un ni à l'autre cours d’études dans cet établissement, et il faut, bien savoir apprécier ‘le succès de l’enseignement partout où nous le voyons. Or, il est très satisfaisant au collége de St. Laurent.
Mais il n'est que juste de faire observer encore ici que le collége classique de Ste. Anne y ayant établi un cours d'instruction pratique plusieurs années avant la fondation de l'Académie industrielle de St. Laurent, il a le mérite de l'initiative, et un droit incontestable à l'encouragerent qu'on accorde à juste titre au collége de St. Laurent. D'ailleurs, étant situés à 86 lieues de distance, ils ne peuvent se nuire réciproquement. Tout au plus, le collége de Ste. Anne, dont la bonne réputation de succès s’identifie heureusement avec tout ce qu'il y a de mieux dans le pays sous le double rapport classique et industriel, peut nuire-un peu à celui de Rimouski, primitivement collége industriel que Mgr. Langevin a converti en collége classique, sans toutefois abolir l’enseignement pratique. La connaissance des sciences usuelles est demandée partout le pays, et les colléges industriels ayant été établis, à certaines distances, pour répondre au besoin qui s'en faisait
sentir dans les localités populeuses et centrales, nous devons nous faire un devoir d’eu-continuer partout l'existence et le hon fonctionnement.
Ce que nous. venons de dire du collége de Ste. Anne et du vollége de St, Laurent relativement à leurs deux systèmes d'enseignement, industriel'et classique, pratiqués simultané. ment’ dans ces deux institutions, s'applique également au coll$r: de Ste. Anne et à celui de l’Assomption relativement aux écoles d'agriculture établies dans ces deux institutions. L'école d'agriculture tenue au collège de Ste. Anne y a été établie la première, dans le pays; mais elle mérite également la confiance de la classe agricole et l’aide de la Législature, Le pays leur doit la reconnaissance et l’encouragement qué demande lintérèt de l’agriculture pratique, ce qu’elles enseignent systématiquent au moyen des belles fermes modèles qui sont mises à la disposition de leurs élèves pour cette fin.
J'ai porté les commissaires d'école et la corporation de l’institution royale à se prévaloir aussi des dispositions dé la ?le clause de la loi du 9 jtin 18%6, pour utiliser les maisons d'école appartenant à cette institution, dont quelques-unes nétaient pas occupées pour l’objet de l'éducation, et dont quelques autres étaient mème entièrement abandonnées et tombées en ruine. J’avais eu le soin d'obtenir l'autorisation de l’institution:royale avant la passation en loi de cette clause pour cette fin. De cette manière, toutes ‘ees maisons d'école sont devenues la propriété des commissaires d'école dans les municipalités scolaires où il ÿ en avait, et de plus, en vertu d’un acte notarié à cet effet, et on en a fait aînsi des établissements permanents très-utiles et prospères.
Il est juste de faire observer ici que, outre les maisons d'éducation sises dans les villes, il existe encore pour les catholiques, dans plusieurs paroisses, des établissements d'éducation doublés de cette espèce qui ont été faits pendant mon administration, mais qui ne l'ont pas été en vertu de mon plan, mais seulement par l'impulsion donnée à l'éducation par la loi de 1846, tels que ceux de Notre-Dame de Lévis, de Ste. Marie de Monnoir, de St. Vincent de Paul, de St. Paul de Lavaltrie, de l'Industrie, de St. Timothé et de Berthier. Celuici fait, comme nous l'avons déjà vu ailleurs, avant le fonctiorfnement de la loi d'éducation, a été, à ma demande, mis sous le. contrôle des commissaires d'école, en vertu d'un acte notarié consenti à cet effet par le Dr. Barbier, qui en était en possession.
Il est d’autres paroisses où de semblables établissements sont doubles, mais dont un seul a êté fait pendant mon administration, tels que Terrebonne, Ste. Thérèse, l’Assomption, Ste. Marie de la Beauce, La Pointe aux Trembles, La Pointe Claire, St. Hyacinthe, Chambly, Sherbrooke, St. Eustache, St. Martin, St. Henri de Mascouche, etc., ete,
I] est encore d’autres paroisses où de semblables établisse-
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‘4 manière absolue ou à‘titre de réméré, sont au nombre de 32. Le montant que j'ai payé des fonds du gouvernement pour aider à la constrnetion de maisons d'éducation élémentaire et supérieure est de £52,921, et ces établissements sont estimés 1 à £131,949. D'où il suit que Les contribuables ont fourni pour ÿ leur part la somme de £79,028 de plus qne le gouvernement 1h our l'érection de ces bâtisses, et ce, indépendamment de Létieubtement de ces établissements d'éducation qui est sou- 11 . vent d'une valeur considérable dans ceux destinés à l'éducation 4 supérieure." , Je n'ai pas fait allusion, dans Pénumération ci-haut, aux établissements qui existaient avant 1841, pour les garcons, tels que les maisons d'éducation dites académies, ni à nos heuf colléges classiques, tels que celui de Québec, de Ste. Anne, de Nicolet, de St. Hyacinthe, de Chambly, de Ste, Thérèse, de L'Assomption, de Montréal et le collége MeGill à Montréal, qui étaient en pleine opération avant Ta loi d'éducation primaire de 1841.
Je n'ai pas fait, non plus, allusion aux couvents de filles enseignants qui existaient déjà dans les villes de Québec, de
] 374 , [14 iuénts, faits pendant mon administration, ne Sont pas doubles, : TC 108 téls que Côteau St. Louis, le de Montréal, la Baie St. Paul, ta ji Ste. Croix, Ste. Anne de la Pérade, St. Lin, St. Michel, :St. Qi Jacques de l'Achigan, St. Benoît, St. André, Ste. Scholastique, d’ || Ste, Elizabeth, St. Grégoire, St. Aimé, St. Hugucs, Vaudreuil, de j | Rigaud, Châteangnay, Huntingdon. Lennoxville, Richmond. te (0 es maisons d'éducation supérieure ont été presque toutes ve 1h plus ou moins dotées autrement par lé gouvernement, et plu- à | | 10 sieurs d’entr'elle® l'ont été d’une manitre très libérale. br | Mais il est d'autres maisons d'éducation supérieure qui n'ont (1 été dotées ni d'une manière ni d'une antre, telles que en 11 l'icadémie de St. André, le couvent de St. Hugues fondé par ay fl. Messire L. M. Archambault, curé de la” paroisse, les deux d' il! établissements de St Timothé, fondé par Messire J. Archam- St. | il brult, curé de la paroisse, celui des Dames du Sacré-Cœur au | Qu 6 Sault-au-Récollet, celui des Sœurs dé la Providence à St, Vin- de HE cent de Paul, etc, qui sont dus aux contributions réunies Po ji du clergé et du peuple qui contribuent, l'un et l'autre, à les vu, 1 etttrétenir dans un état d'activité et de prospérité qui fait de il l'admiration des étrangers. qu . M Cependant, le peuple n'a pas contribué à la bâtisse de tous 11h ces établissements. Celui de St. André d'Argenteuil à été érigé pe entièrement aux frais de Messire F, Bonin, ancien curé de | Ste. Scholastique ; celui de St. Vincent aux frais de Messire (1) Mercier et par les dons généreux de Demoiselle Marie Quevil- (il lon, et celui du Sault, principalement aux frais des Dames du 102 Sacré-Cœur et de Mgr. J. Vinet, ancien curé de lt paroisse. ‘11 Le nombre des paroisses de campagnes où les établissements ‘4 d'éducation supérieure sont doubles, sont au nombre de ?8, et celles dont les fabriques ont cédé des ‘terrains, soit d'une |
Trois-Rivières et de Montréal; ni aux établissements importants, dans ces trois villes, des frères des écoles chrétiennes.
Je n'ai pas fait allusion, non plus aux autres maisons d'éducation qui étaient établies dans ces villes et dans celle de Sherbrooke avant 1841, et depuis, dans ces mêmes villes, telles que, entre plusieurs autres plus importantes, l'Université-Laval à Québec, le collége Ste. Marie et le High-Schoo!l à Montréal, et l'établissement d'é“neatton catholique à Sherbrooke. .
Je n’ai pas fait allusion, non plus, aux ?4 couvents de filles enseignants qui étaient en opération dans les campagnes ayant 1841, tels que celui de St. Francois, de Ste. Famille, île d'Orléâns, de la Rivière-Ouelle, de Ste. Marie de Beauce, de St. François Kivière du Sud, de la Pointe-aux-Trembles de Québec, de la Pointe-aux-Trembles de Montréal, de St. Denis, de Châteauguay, de Boucherville, de St. Hyacinthe, de la Pointe-Claire, du Lac des Deux-Montagnes, gt de Soulanges vulgo les Cèdres, où le bien se faisait suivant les ressources de l'époque, et suivant le degré d'encouragement assez limité que recevaient alos ces établissements d'éducation.
Le nombre des académies, colléges et couvents enseignants est donné distinctement dans le tableau général annexé à mon rapport du 28 avril 1855, avec le hombre d'élèves qui les fréquentaient respectivement en 1854; mais il est à remarquer que, depuis la date de ce rapport, des académies ont pris le nom de collèges, et des couvents:celui d'académies.
A l’exception des colléges classiques, qui existaient avant 1846, et auxquels je n'ai jamais fait d'octroi, presque toutes ces maisons d'éducation ont été mises sous le contrôle des commissaires d'école pendant mon administration, au moins d une manière temporaire, tels que le collège de Rigaud, de St. Michel, de Terrebonne, de Laval et les établissements d'éducation de St. Thomas, de Sorel, de Beauharnois, de St. Laurent, de St. Jean Dorchester.
Dans tous les cas, tous les établissements auxquels j'ai fait un octroi, soit pour aider à l'érection des bâtisses, soit pour aider à l'établissement de bibliothèques publiques, ou pour la tenue des classes ou des écolés, ont été mis régulièrement sous le contrôle des commissaires d'école, par un acte notarié et fait en bonne et due forme à cet effet, et aucun ectroi n’a été fait pour aucun de ces objets, sans une contribution locale, faite au préalable, qui fût au moins égale à la somme octroyée ; or, cette contribution a été généralement beaucoup plus élevée que la somme octroyée, surtout celle faite pour aider à l'érection de maisons d'éducation supérieure.
Il est juste de faire observer ici que lacceptation général de la loi d'éducation, que son fonctionnement régulier, que presque tous les principaux établissements d'éducation nouveaux et le transfert des anciens, inclus ceux de l'institution royale aux commissaires d'école ont eu lieu pendant l'admi-
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nistration de Lord Elgin, contrairement à ce que deux cértains journaux ont insinué par une réticence inexplicäble. Ces faits notoires prouvent que le développement de notre système de l'instruction publique, commencé sous Lord Metcalfe, a en lieu principalement sous l'administration de Lord Elgin, età laquelle il n’a pas peu contribué à donner de l'importance tout autant que “ fe développement du système üe l'instruction publique du à TRE a.” (1) dans
. Tous ces faits, sur lesquels il serait inutile d'appuyer davantage, sont incontestables, et prouvent à l'évidence que le clergé et le peuple du Bas-Canada aiment l'éducation. et veulent sincèrement et sérieusement en procurer le bionfait à notre jeunesse, à un degré convenable, et suivant. ses besoins et nos ressources disponibles pour cette fin.
Ces faits prouvent encore que la loi d'éducation, au lieu d’avoir été FADOTPRNEs répudiée par tout le pays, comme on l’a prétendu, a été, au contraire, acceptée et utilisée très généralement par le clergé et le peuple. Mais, en ce faisant, ils voulaient agir avec connaissance de causequant aux moyens, ét avoir une garantie quant à l'espèce d'éducation que l'Etat voulait donner à notre jeunesse. :
Toute différence d'opinion, donc, était dans espèce et dans le degré d'instruction littéraire que Non jugeait être convenable suivant les circonstances, et dans le choix des moyens, et dans la manière de les mettre en pratique, pour atteindre le but que de part et d'autre on se proposait d’ailleurs avec tant de bon vouloir et d'unanimité.
L'initiative et la part effective que le clergé a prise, avec tant d’empressement, de courage et d'activité dans tous les établissements d'éducation qui ont été faits dans le pays, surtout depuis 1842, pour l’objet de l'éducation, soit comme contribuable, soit comme instituteur, et les sacrifices et les efforts qu'il a faits pour faire agréer et fonctionner utilement la loi d'éducation primaire, sont des faits qui, pour n'être pas assez connus et assez a precis n'en sont pas moins notoires et louables. Ces tab issements nombreux, si cCommodes et si agréables, si économiques pour les parents, et si accessibles à leurs enfants, sont là, proéminents et remarquables, et proclament hayt le dévouement et le zèle du clergé pour procurer à notre jeunesse le biénfait de l'éducation.
Mais, de la part des chefs de l'Eglise catholique en Canada, voici d’autres faits qui feraient anticiper tous les autres qui ont eu lieu à l’appui de la loi d'éducatton, si on les connaissait aussi généralement dans le pays.
L'Archevêque de Québec, Mgr. Signay, a recommandé luimème Du OLQUENAN en chaire, dans une de ses visites pastorales, en 1842, la soumission à la loi des écoles primaires, a indiqué les moyens propres à en tirer bon parti, et a exhorté
(1) Voir dans l'appendice No. 304.
le peuple à les mettre fidèlement eu pratique, pour le bien de la patrie et celui de la religion. (1) 1
Lorsqu'en 1850, on apprit que le gouvernement, sé reridant à la demande pressante et menaçante de quelques ‘niémbres du parlement, était disposé à abroger la loi d'éducation passée en 1846, pour y substituer celle de 1832, Mgr. Bourget, Evèque
. de Montréal, et les membres de son clergé assemblés en grand nombre à l'évêché, adoptèrent à l'unanimité une résolution ar laquelle ils déclarèrent solennellement feu: adhésion à la n d'éducation qui était alors en force, la même qui l'est encore aujourd'hui, et leur opposition formelle à toute autre espèce de système d'éducation primaire, et cette résolution fut de suite publiée dans les journaux périodiques de l'époque.
+ l'Evêque de Montréal a interdit une paroisse, ce'le de St, Raphaël de l’île Bizard, et en a retiré le digne curé, parce que les habitants, malgré les remontrances de celui-ci, s'étaient mis en opposition ouverte à la loi d'éducation. Cette paroisse ne fut el V6e de son interdiction, et‘leur curé n’y fut rétabli qu'après leur soumission entière et parfaite à la loi d'éducation et aux instructions et recommandations du surintendant de l'instruction publique. (2)
Mgr. l’'Evèque de Montréal ayant su qu'une série de queéstions captieuses, et d’une tendance douteuse, avait été adressée aux membres du clergé de la part d’un comité de l'Assemblée Législative, relativement # la loi d'éducation, leur conseilla, par ane lettre circulaire, de ne pas répondre à ces
uestions insidieuses, et, bien que plusieurs curés eussent éjà répondu lors de la réception de cette lettre, et que les autres Evêques n’eussent pas donné aussi formellement le même conseil aux curés de leurs diocèses respectifs, cependant, chose remarquable et honorable, pas une seule réponse ne pouvait être, avec raison, considérée comme opposée à la loi, encore moins à l’administration du surintendant de linstruction publique. (3)
MM. les curés de divers diocèses on ne répondirent pas à cette série de questions, ou répondirent tout simplement en proposant quelques moyens d'amélioration dans la loi d’éducation ou de son fonctionnement, ou seulement @ louant l'administration du surintendant et le bon résultat qu’on en avait obtenu généralement.
Malheureusement cette correspondance et copie decélleque
ts pin haputne-cmorto en qe etre mnirapegtgnteeares he catons
it) Mgr. voulait qu'on fit franchement l'essai de la loi d'éducation
(2) Le curé de cette paroisse était M. Jacques Edmond Leblond, décédé à Rome le 12 mai 1862, à l'âge de 38 ans, après avoir été administré par Mgr. Bourget, évèque de Montréal qui venait d'arriver à Rome pour assister à la canonisation des martyrs du Japon. Ce vertueux prôtre était tenu en haute estime par ses confrères et tous ceux qui le connäissaient, °°
(3) Ces réponses, ainsi que copie de toute ma correspondance avec les RRrieurs ’école, sont brülées lors de l'incendie du parlement à Québec en,
j'avais eue avec les inspecteurs d'école, ont été brûlées, lors de l'incendie du parlement en 1854, avec bien d’autres documents encore que j'avais envoyés au comité relativement à l'éducation et à mon administration. L'histoire dira peutêtre le reste. (1) h
Ces faits également notoires, et satisfaisants, do la part du clergé, qui ont eu lieu sous mon administration, prouvent d'une manière péremptoire, la coopération active, éclairée et prudente de NN:S$. les évèques catholiques, ot partant celle
u’ont dù donner les membres de leurs clergés respectifs au
fonctionnement de la loi d'éducation dans le Bas.Canada, el ils réfutent d'une manivre irréfragable tout allégué à ce contraire.
En effet partout les curés se sont montré empressés, généroux et zélés pour le succès de la cause de l'éducation en Canada, au point de s'attirer, plusieurs d'entre eux, le mauvais vouloir et.mème de mauvais traitements de la part de leurs paroissiens que des agitateurs politiques avaient excités, ameutés contre la loi d'éducation et contre ceux qui l'appuyaient. Ces excés n'ant heureusement eu lieu que dans quelques endroits, et, comparativement, de la part, d'un très-petit noMbre d'habitants en tout autre temps toujours si respectueux et si déférents pour le clergé et pour ses conseils.
Donc l'opposition qui a été faite à la loi d'éducation ne venait ni du elergé ni du peuple, proprement dit. Elle venait des préjugés aveugles et exploités par des hommes perfides
ui ont abusé de sa faiblesse et de son ignoränce. Elle venait des avares et des égoiïstes, des charlatans politiques et des chercheurs de place. Mais ces gens-là ne constituent pas le clergé ; ils ne constituent pas mème le peuple ; les premiers er sont le rebut et les derniers le fléau.
Ce serait hien ici le lieu de faire le contraste entre la conduite généreuse et exemplaire des amis de l’'éducation.et celle si égoiste et scandaleuse des opposants; mais la liste des pre: miers serait trop longue et celle des derniers trop humiliante. Cependant, les premiers ont fait trop de bien pour ne pas les louer collectivement au moins, sans distinction de lieu ni de personnæ ct les derniers ont fait trop de mal à la cause de l'éducation et à la réputation du pays, pour ne pas les signaler, au moins de la même manière, à la vindicte de la jeunesse el de la postérité. L'histoire dira sans doute FH EN conduite des premiers est méritoire et louable, et combien aussi celle des derniers est pénible.et blâmable.
La prudence el mon propre sentiment s'opposent à la uarra-
(1), Les membres qui composaient ce comité sont:
L'hons. Sicotte, moteur et présidènt, Badgley, Drummond, Polette, Cartier, Chapais, Lacoste, et MM. Sanburn, Christie.
Les quatre premiers sont juges aujourd’hui, et les deux suivant faisaient partie du ministère Taché—Macdonald, sous Lord Monk. Christie et Cartier sont défunts.
tion pleine el entière des faits, et l'économie demande l’abré viation ; néanmoins, domme ce mémorial est jusqu'à un certain point historique, et que l'histoire exige toujours la vérité, je dois la mettre au moins partiellement au jour, en l’exposant un peu des déux côtés, afin de satisfaire, jusqu'à un certain degré, au droit de la’ justice et aux réclamations de l’histoire, mais je sens [combien la chose est délicate et diMicile à faire. RULES
Je sens,en mème temps le besoin de dire que, à peu d'exceptions près, les obstacles qu'on à offerts à la loi d'éducation et à son fonctionnement, ne consistaient pus en une opposition personnelle au surintendant, surtout pendant les prémières années de son administration. Ainsi, je puis dire, en toute vérité, que je n'ai pas de sentiment particulier à sérvir, ni d'iujure personnelle à venger, dans le compte-rendu que je fais, un peu superficiellement et d'une manière un peu irrégulière des événements qui ont eu lieu a sujet de la loi d'éducation, pendant mon administration.
S'il est vrai de dire que, semblable à tout autre fonctionnaire public, je n'ai pu entièrement éviter toute espèce d'opposition personnelle, et échapper à toute espèce de critique
endant une longue administration où il y.avait à prendre ‘initiative, et où il y avait toute espèce de difficultés à surmonter.et tout à vaincre, pour faire agréer et faire fonctionner avantageusement la loi d'éducation, il est également vrai que j'ai reçu invariablement du clergé et généralement du peuple un appui très efficace et des témoignages de confiance’ et de gratitude très flatteurs. Si ces témoignages ne sont pas substantiels, s'ils ne sont pas suffisants pour faire oublier tout ce que j'ai eu à souffrir personnellement et relativement, au sujet de la loi‘ d'éducation, ils le sont au moins pour faire pardonner les contretemps et les contrariétés que j'ai éprouvés. mème les avanies et les injustices que j'ai eu quelquefois à souffrir, de la part des opposants dont les chefs, cause première de ces désordres, étaient les seuls blâmables. (1) :
Comme je l’ai déjà dit, ces désordres ont été pour moi une cause de souffrances continuelles, quelquefois très cruelles, mais elles'ont été bien adoucies par la sympathie spontanée et charitable des gens de bien, et surtout par la compensation que j'ai trouvée dans le succès signalé que, nonobstant, le
(l) Voici ce que m'écrivait, en mai 1846, un ami de l'éducation résidant dans le district de Québec :
“ Les dispositions actuelles des opposants à l'éducation dans les diverses paroisses de ce district, l’irritation causée par le peu d'attention donnée aux pétitions des meneurs, les huées, les sifflets, les billevésées de ceux qui, sans leur être opposés. n'étaient pas partisans prononcés, les poursuivent jusque dans leur camp et les font maugréer contre leur député qui a eu la bassesse de flatter leurs passions pour emporter son élection. Les projets nouveaux, formés, éventés, les dispositions de la press, voilà sur quoi il ‘ÿ quraîit à gloser.”
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lfouctionnement de la loi d'éducation à obtenu sous mon administration. Ce succès est de notoriété publique, et, ni les insinuations insidieuses, ni les réticences artificieuses .ne sauraient détruire ni mûme altérer ce fait. ;
Nou-seulement ce fait est, irrécusable, mais encore il est étonnant autant qu'honorable ct satisfaisant, puisqu'il est une victoire éclatante remportée sur le préjugé populaire alors si grand, si généralement et si fortement répandu dans tout, le pays contre la contribution forcée ou la taxe coercitive, mème pour l'objet de l'éducation. Mais, si la satisfaction, intime et grande que j'ai trouvée dans ce fait, est consolante pour moi et honorable pour le pays, je puis toutefois dire qu'il n'en est résulté ni pour moi, ni pour ma famille, ancun avantage réel. Tous ceux qui connaissent les circonstances en sont pleinement convaincus.
J'ai inauguré le système actuel de l'instruction primaire, j'en ai formé le départemenk, et, suivant le temps et les circonstances, la jeunesse a reçu, sous ses auspices, le bienfait de l'éducation ; mais il est évident que je n'ai jamais recu, tout le prix de mon travail, puisque le plus haut salaire qui m'a été alloué n’a pas suffi à mon successeur qui a trouvé tous ces faits accomplis, et que, deux fois déjà, il à fallu l'augmenter en sa faveur, sans doute afin de lui éviter la position difficile et gènante dans laquelle je me suis trouvé, pendant tout le temps de mon administration, et surtout subséquemment.
ILest notoire que, à une bien petite exception seule, mon salaire, comme surintendant de l'instruction publique, n': jamais élé plus élevé qu'à la juste moitié des salaires qui ont été alloués à mon successeur, et mème pas loujours jusqu'à cette moitié. LS
Pendant trois ans, mou salaire ne s'est monté qu'à la modique somme de £375 par an, et, pendant plus de dix ans, à celle de £500 par an ; tandis que, en entrant, le salaire de mon successeur à été porté à la somme de £750 par an, ct que, depuis le premier janvier 1857, il a été élevé à la somme de £1000 par an.
Tout cela est connu, et, en tant que mon successeur y est concerné, la chose est sans doute juste et convenable ; aussi, je n'y trouve rien à redire. Mais, s’il en est ainsi, et si la somme de £750 n'était. pas assez, si même celle de £1000 par an n’est pas trop, pour faire correspondre le saiaire de mon successeur à la position qu'il occupe, comme surintendant de l'instruction publique, il doit paraître évident aux personnes justes et impartiales que la modique somme de £375, la seule qui m'a été accordée pendant trois ans, et que mème celle de £500 par an n’était pas assez, pour me. mettre en état: de répondre convenablement aux besoins, j'ose dire aux exigences, de la mème position. Car la charge et la position que j'ai eues à remplir, comme surintendant, et que mon successeur occupe aujourd'hui comme tel, sont identiquement
les mêmes, £iles demandaient, dès lors, le mème dévouement et le même décorum. |
Sir Charles Bagot, l'un de nos plus regrettés gouverneurs, était d'opinion que la somme de £750 par an, pour” un’ surintendant général, telle que portée dans h loi d'éducation passée en 1841, n'était pas plus que convenable, comme salaire accordé au surintendant de l'éducation publique pour chaque section de La province, et, voulant ‘ en faire un département important,” il nous avait promis, à M. Murräy et à moi, de nous faire allouer, à chacun, la somme d'au moins £600 par an, indépendamment de nos frais de voyage et de bureau. Mais, Sir Chs. Bagot n'ayant pu obtenir, dans la session suivante, une législation à cet effet, parce que le parlement fut prorogi sans avoir pu s'occuper de cette mesure à laquelle Son Excellence avait fait allusion dans son discours d'ouverture, et étant décédé peu de temps après, sa promesse n’eut aucune suite. Nous fûmes, M. Murray et moi fort contrüriés à cet égard. Contraints à un modique salaire de £375 par an, nous élions chacun dans une fausse position sous tous es rapports.
Cependant, M. Murray obtint, en octobte de 1844, une espèce de compensation par l'occupation de la chaire de professeur de philosanhie dan: l'université de Toronto, à laquelle était attaché un suuire de £500 par an. D'ailleurs, il préférait bien cette position à l'autre, qu'une opposition personnelle, de la part d’un des ministres de la couronne,'lui avait déjà rendue
désagréable,
Mais moi, attaché par goût et par affection à la charge de surintendant de l'instruction publique, et déjà bien engagé dans le combat que, dès le début, il me fallut soutenir, pour faire triompher la loi d'éducation de l'opposition qu’elle rencontrait, et ayant, en conséquence, entiérement abandonné ma profession, je continuai en office, toutefois, dans l'espérance que la législature viendrait convenablement à mon secours, avec un effet rétroactif, comme la chose a eu lieu, nombre de fois, en faveur d’autres fonctionnaires publics. Mais une législation n'eut lieu, à cet effet, que trois ans après mon entrée en charge, ét, au lieu de la somme de £600, on ne m'alloua que celle de £500 par an. et ce, sans effet rétroactif, sans compensation, et sans indemnité aucune.
Mème à ce taux, la modicité de mon salaire me plaça, à cet égard, sur un pied d’infériorité à la plupart même des assistants des autres départements du service public, Or, ce fait était plus préjudiciable qu'on ne pense généralement à mon administration, comme surintendant de l'instruction publique. Aussi, la chose a été apparemment comprise à l’arrivée de mon successeur, puisque, alors, on à ajouté la somme de £250 au plus haut salaire que j'avais eu, et que, un peu plus tard, on a porté son salaire à la somme de £1000 par an. ‘ Autres temps, autres mœurs.
Dans tous ies cas, à l'exception de six mois pour lesquelé on
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