‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 23 sur 116 · IL LS LS · texte numérisé non relu

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I ne faut pas perdre de vue que li valeur subséquente et 1a valeur aétuelle des biens possédès par le Smi iré de St. Sulpice, é Montréal, sont dûes à l'auRti tion,dc la valeur 4 iä propriété en gériéral et à Ia bonne aû inistratiot de ces lens.

Qiloidue le Séminaire de St. Sulpice de Montréal, relévé'de celui de Paris, cependant, celni-ci n'a aucun droft suit les biens du Séminaire de Montréal. Par consentégiént mutucl, ils se sont volontairement séparés en 1764, qüant aüx choses temiporellés et d'utié nattue locale, Dé sorte que I Séminaire dé Paris ne peuL plaies aucune partie des biens du Séminäite de Moutréal ni.aucune part Rang et administration. D'âilleurs, une semblable réclatiation. si elle avaitlieu, serait évidemment contraire aux jutentions’ clairément efprimées de la Compagnie de Notre-Dame, à celles du roi de France qui en à approuvé, comme susdit, l'acte de donation au Séminaire de, St. Éutpice en 1677, et à celles du conseil spéciai qui à confitmée'en 1839, cétte communanté dans Ja possession de ses biens aux conditions primitives à perpétuité. G'est principalement au moyen des reveñus provenänt de la seigaeurie de l'île fie Montréal que les MM. du seminaire de cette ville, dont l'isolement du monde et la mañière frugale de vivre Bornent leurs dépenses au juste nécéssaire, peuvent faire des épargnes considérables pour des œuvres pies et * pour subvenir. au besoin .de leurs nombreuses institutions d'éducation. Administrateurs habiles ‘autant que Charitables, ils ont pu faire dans Montréal nombre d'établissements réligieux, de bienfaisance et d'édycätiôn qui en font le bien, l'oïnement et Ja gloire. C'est ainsi que, outre les écoles élémentaires, les salles d'asile: ét les Chapelles étählies et utilisées dans toutes les parties dé la proie de Montréal, ils ont pu faire conStruire la vaste église de Nôtré Dame, les belles églises de St. dacques, (1) de Ste. Xune, de Notre-Dame de Grâce, au Côteau St. Luc, et acheter celle du Côteau St. Louis ; c'est ainsi qu'ils ont pu faire construire le colfège classique où ils instruisaient les jeunes gens dans les lettres êt dans les sciences humaines et divines avant qu'ils l'eussent prêté au gouvernement pour y loger ses troupés en 1861 et le vaste et magnifique séminaire destiné à continuer d’instruire nos jeunes gens dans lés lettres, et à formet ceux d’entre eux qui, après avoir terminé leur cours classique, se destinent à l'état ecclésiastique, et lé collége des Frères des écoles chrétiennes et ses belles succursalés établies principalement dâns 16s faubourgs. * SA?

Nornbre d'années avant les écoles chrétiennes, le séminaire

(lt) Deux fois incendiée et deux fois rebätie,

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nant de aire de frugale peuvent pies et itutions qebies, its relile bien, s écoles hlies et réal, ils 38 belles aime de . Louis :

ique où dans les prêté au vaste et ire nos vux qui.

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minaire es de la médiate d'hui le

cabinet de lecture du séininaire, une à l'église de Bonsecours, dé à l'église des Récollets depuis la disparition de ces bons religieux, ét même jüste aug ans eu campagriés er qui font partie de la parois: CET ‘Ainsi! le “éthinaire faisait tenir une école à St Henri des Rollands/ une à la Côte des Neiges ‘et une x 14 Côte de la Visitation. L'une des deux grandes ecoles qui se tenaïent dans la bâtisse sise èn ftéé du séminaite était une véritable étolé médèté! : :!:

Le séminaire faisait tehir des écbles primaires jusque dans son collège qui, situé centraleméñt alors, réunissait un grand nombre d'enfants. Le séminaire ÿ en épye tenté deux dont l'une anglaise ét l’autre française séparées. Plüsieurs'prôtres, à l'exemple de M. de Belmotit, ancien supérieur du‘s6minäire, ÿ onttenu ces écéies, mais je n'éñ vois plus qu'un survivant. c'est le vénérable M. P. Clément, ancién cu! strétiré à cause de son grand âge, 86 ans. (1) AUS OFIA PR X

C'est en octobre 1773 que le premier collége classique de Montréal y fut formellement établi sous le voctble de’Saint Raphaël. Mais il avait pris naissance en 1767, dans le presbytère de la Longue-Pointe Pure voisirie de célle de Montréal.

” Le collége de Saint Raphaët qui, pour l'itistant, était ptutôt l'institution protégée que l'œuvre proprement dite du maire de St. Sulpice de Montréal, ful installé dans le château-Vau-

dreuil que ia fabrique de Notre-Dame avaît acheté pour cette :

My. Ce château, la propriété de M de Vaudreuil, gotiverneur du Canada, avait été bâti en 1723, à la place Connue aujourd’hui par le nom de Jacques, Cartier, emprunté au nom de Jacques Cartier, célèbre navigateur’ de SE Malo, qu? a éxploré le Canada, sous les auspices de François Premier, À trois époques différentes, depuis 1934 à 1542. V1] |

Mais le château Vaudreuil, ainsi que L'égi e des désuites érigée sur le,mème terrain en 1692. ‘étant GeVvemis Ha proic des flammes en 1803, le Collége de Montréal fut bâti en 1804, en remplacement de celi de St. Räphaël, aux frais du Séminaire de St. Sulpice de Montréal, à léfidroit où on le voyait en 1861. (?) | 1%

(1) Voir cé que dit à ce sujet M. l'abbé Faillbn dans'uné vie de la sœur Bourgeois, page 471. M. Sattin, solpicien, qui & écrit une wc-de Madame d'Youville, a aussi écrit celle de la sœur Bourgeois.

(2) Un autre collége fut établi, sous le vocable de St, Raphaël à Glengary, dans le Haut-Canadä, par Mgr, Alexandro McDonéll, premier évôqur de Kingston, où se trouve aujaurd'hui le substitut dé cétte institution. Mur. MeDonell a légué, pour ne établir, de belles propriétés dfses au milieu de la ville, Ses successétrs, NN. SS. les évêques Gaulin ét Phélan, ont utilisé ces PERS ES manière à faire honneur du zèle religieux du généreux fondateur, au leur, à la religion et à la que dé in 1 , l'abbé Amable Duchaine, canadien, & pr fessé dans le Collège &. âplaël 4 Glengary plusieurs années avant l'établissement de son substitut 4 Kingston, connu sous lé vocable de Régiopolis. Mgr. Horan, 4e évêque de Kingston, animé de l'esprit qui porta ses illustres prédécesseurs à fire cette belle fondation. n'a pas manqué, sans doute. d'y donner tout le soin dont elle avait besoin, pour obtenir un plein succès.

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On continua, dans le séminaire ‘dc St. Sulpice, les classes commencées dans le collège St. Raphaël, depuis le temps où il fut. incendié jusqu'à ou YArUTS de son substitut. Ce fait honorable prouve combien Jes MM. du séminaire de Montréal avait à cœur SAnRÇhcpon dela jeunesse, frs 4

Le Collège de Montréal, qui est lg propriété du Séminaire de St. Sulpice de cette ville, fut ouvert à la jeunesse le 20 octobre 1806. L'on peut dire de suite, qu'il a formé,, pour l'Eglise.et pour 'HHAL nombre d'hommes remarquables, ; et plus utiles epcore, qui ont contribué à faire de l'une, et de ‘autre l'ornement et la gloire. *

Messire J. Bte. Curatean de la Blaiserie, curé de la:Longue- Pointe, qui avait commencé en 1767, à faire une classe, latine à quelques élèves néMnis dans sôn presbytère, fut le fondateur primitif et le premier directeur du Collège Si. Raphaël.

Messire J. Bte. Marchand, canadien de la compagnie de St. Sulpice de Montréal, fur lé second directeur, Messire J. Bte. Chicoineau de la mème maison, le Je et dernier, et Messire, Ignace ‘Raphaël Leclair, canadien, né à Québec et décédé curé de St. Laurent dans l'ile de Montréal, fu le greier professeur, de philosophie dans ce Coliége. M. J. Bte. Dumouchel, élève du collége St. Raphaël, y servit en

ualité de régent, Il est décédé curé retiré à Ste. Geneviève, l'île de Montréal. le 23 de décembre 1818, à l'âge de 82 ans. C'était en 1790. ,C'est en féyrier.de cette mème année qu'est décédé au séminaire de Montréal, M. Curateau, à l'âge 1 ( ans.

Mgr, J.0. Plessis, né à Montréal, en 176, ful aussi un de professeurs. dy Collége St. Raphaël. On sait d’ailleurs qua cet illustre évèque est une des plus belles gloires du Canada français. it à ; R

M. Michel Bibaud, litéérateur, et, après Charlevoix, le premier, historien du Canada, l'hon. Hugues Héney, l'hon. Juge O'Sullivas, l'hon. D. B. Viger, LL D., lnn de nos premiers jurisconsultes, l'hon. F. A. Quesnel, le Dr. Basile

jose Charlebois, (1) doyen des médecins de Montréal, et MM. Michel Pierre Viau, V. G., Charles Ducharme, fondateur du Collége de Ste. Thérèse, N. Dufresne, membre de St. Sulpice de Montréal, Pierre Marie Mignault, curé, et fondateur’

Outre cette institution classique catholique, it yÿ en a quatré autfes dans, le Haut-Canada, savoir : une à Bytown, vel Ottaouais, une à Toronto, une à Guelph, et une à Sandwich, cellsci, connue sous lé nom de Collége de l'Assomption était dirigèe var les RR. PP. Jésuites; mais, ayant laissé bientôt après l'arrivée de Mgr. Pinsonpault à Sandwich, les RR. PP, Bénédiotins en,prirent la direction en novembre 1861, mais ils ne le gardèrent que’ pendant guère plus d’utie agnée, Ce collége ne doit pas ètre confondu avec celui qui porte le môme nom sis en la paroisSs de l'ASsomption à 21 milles de Montréal, je pdd

Voir daus l'appeñdice No. 12. ,

(4) Depuis que c# qui précède est écrit, le docteur B. Charlevoix est décédé en juillet 1873.

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du Collége de Chambly, Enéas McDonald, 40" OMR Ÿ ndant près de 49 ans proféstéur au Collégé de seb ; Bte. St Germain, añcfiprètré, cu étt Fotidätéur d Fed m de se ÆLautent Jacques Viger, pr en id) Fe aire’ de la'cné de Montréal et commandeur rs MCE: de re à Grégoire le Grand, Mgr: Jeay hi a sig: p é ‘de Montréal, et M. ft Dura #7 me ré: & LRU sont, des

éyes du Gt St. Räphaël, Le Rév. M A D aereau très ‘aVancé én Ag” s fat fente à à l'hospice St. Joseph de ofiréal où il est déc dé € LS est dé Eu e vénérable M. N. Mi nault, tes Moto à e Sans. IlLétait Vans sa 56e Et nue nl 43 jure + de Chambly. à 4a desserte, dé” belle PAP. de oseph de pe f Lartate, D A de tés dpi tue dent, d'un car Etre résolu êt os AA 8 (1 cat aussi dn'fles professeurs du Col t. Raphaël. !: 1 onda Le église St. Jacques, sa phare A ontréal, Feu dent Be, 80 plais épiscopäl, ct de’ lea uné PES draflè ta h Faire tenir dès écoles.? IL les y'étAhlit, ets me l'afde. askidue te zèlée de M. le Grar 1 Vitale à (Trutét, he à chanoine, 4) elles ettrént, s Put eh à succes qui, N'a pas contribué peu à dagndr e et! l'ifipulsion ‘aux autres bonnés écolës de nu s 1898 les & colps de: Mer. Lartigue comptaient 250 élèx LL eux aütrés influents GUNLITERS OURS Ltée, us à Kéno. rablés D. B. Viger et Lé. Jos. Pafinéau @f'contiibuèrent datant | à l'aire xes tre AA ARILAeNIents, vi sont Ca al devenus: a prois des flammes & ! 852.

’étole’et l'église ont été rébâttes ce 1856 et 1858 el bts dernière, incendiée * nouveau 1859, of reb4ifé sur un gran rl, Je tout, frais du pres dé $ L. Bhlpjc ce, Bourget, rs ée: désastréux inc ie, À Yañsporté asée à ‘dne autre, partie: dé Ja villé, le RUE drévade de Montiéal, êt lé séminaire, après en avoir al le terrain pour ces diverses fins, a fait ériger, à la place du palais épiscopal, uné très belle maison.d'éc Fu qu'il & GA tt d#pbsitiqn des pu Frères des SC oles çhréliennes. pos 2 parie, du. Vaste empaEeR ment de l'évêché k id à étg cédée paureontribuer l'établissement des.sœurs de rovidenge dans le voisinage bu De sorte que l'Hon. D, B. Viker'a contribué, sans se le proposer, à l'établissemént de cés'Saintés filles, êt d'une importante süccursäle des Frères des écoles.

2e vénérable Jacques G. Roque, docteur, eq inéologie de la

(1 Mgr. Ignace Bourget, 2me évèque de Montréal, pére Le 1841, le Chapitre de Montréal, ‘un, añ PA | le décès Ar , son illustre prédécesseur,

(2) Tous deux orateurs distingués, tous deux patriotes zélés et dévoués aux intérêts de leur paÿs qu'ils ont plusleurs fois habilement représenté auprès du gouvernement impérial et du parlement britannique.

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faculté de Salamanque, en Espagne, V. G. et d'heurçeuse mémoire, fut le premier directeur du Collége actuel de Montréal. {Lie fut pendant29 ans, et l'on peut dire que j $ directeur d'une maison d'éducation ne fut plus aimé et plus justement vénéré que lui.(1) °

Le Gollége de Montréal à produit nombre d'hommes remar-

uables parm) les plus distingués qui font honneur au pays; il a fourni à d'autres institutions classiques plusieurs prolesseurs habiles, (2) et à l'Eglise nombre de prêtres on prêt éminents. Il en est plusieurs dans les États-Unis, dans le Hapt-Canada, et il y en avait un à Le pt en Ecosse.

uze évêques, sont sortis du Collége ou Séminaire de Montrégl, savoir: Mgr. Lartigue, premier évèque de Montréal, Er 4 Gillis, évèque d'Edimbourg, capitale QÉFasres (3) Mgr. John Fipetrich évêque de Boston, Mgr. Williams successeur de ce dernier, Etat de Massachussets, (4) Mgr. John , Bacon, évêque de Portland, Etat qu Maine, Mgr. Fabre, Mgr. McNeirny, casiers, l'uu de Mgr. l'évêque de Montréal, et l’autre de Mgr. l'éyèque, d'Albany, Etat de N. Y.,.et cinq qui ont eu leurs’siéges respectifs dans le Haut-Canada, savoir : NN. SS. Michaël Power, condisciple, premier évêque de Toronto, Marie A. de Charbonnel, second évèque de Toronto, Patrice Phélan, troisième évèque de Kingston, L. A. Pinsonnault, premier évêque de Sandwich, et Mgr. Farell, premier évêque de Hamilton.

NN.SS. les évèques Lartigue, Power, Phélan, Gillis B:vcon, Farrellet Ficzpatrick sont défunts, et Mgr. de Charbonnel a résigné ses ronctions épisçopales pour se faire religieux dans une communauté de France. r. Dosquet, 4e évèque- de Québec, a aussi fait partie des Sulpiciens de Montréal, où il a résidé ayant d'aller demeurer à Québec. , |

M. le juge Dominique Mondelei, MM. les juges W. K. ct J. S. McCord, tous de Montréal, et l'hon. Caleb tan l'honorable Varenslaer, patron d'Albany, et le général Dix, des Etats-Unis, sont des élèves du collége de Montréal. (à)

MERS -IE:/ Li M : 1 QG AUS Sas: — 7 (U) Voir le @lébretion de sa 50e année de prètrise, dans l’appendice, note

(2?) Au Colléga dé Québec, on a vu MM. Louis Gingras, Miche! Brien, s'abbé John Holmed et Joseph Aubry, Docteur en Théologie de la faculté de Sapience, à Rome, ct, au Collège de Nicolet, Paul Loup Archambault, V. G., Frs, Labelle, 3. B. Roupe, 3. O..Lepréhon, Clément Aubry et Jacques Odelin, figurer au premi r rang parmi les plus utiles. M. Od :lin est d'ailleurs bien connu par la part qu'il a: prise dans la fameuse discussion qui a eu lieu, en ce pays, au sujet des doctrines nouvelles, et alors très influentes, de l'abbé de Lamennais, que l'Eglise condamnées depuis. Ils sont tous drcédés.

(3) Mgr. Gillis, sanadinn, est decédé à Greonhill, près d'Kdimbourg, le ” 25 février 1864, à l'âge de 62 ans.

(4) Mgr. Pitapatrick est d'cédé à Boston le 12 février 1866, à l'âge de 54 ans. Mgr. Bacon évêque de Portland, Etat du Maine, est aussi décédé en octobr« 1874. À

(5} Pendant son court séjour en cette ville, le général Dix est allé, comme on sait, faire une visite au collège de Montréal, dont il a été l'élève, il y a

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Les fondateurs des Collèges de Ste. Thérèse et de L'Assomption sont tous aussi élèves du Collége de Montréal. à Le nombre des professeurs du Collége, de Montréal es ordinairement de 12, dévoués une à l'enseignement classique est à la haute éducation, sous les auspices immédiats du Séminaire de St. Sulpice de Montréal, et’ le nombre des

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une ciñquantaine d'années. Lesélèves de cette institution ont profité de la circonstance pour lui présenter l'adresse suivante :

GÉNÉAAL, .

Maintenant que le monde est rémpli des Joyeuses nouvelles de la paix aux États-Unis, que plusieurs parmi nous kont ficrs d'avoir pour patrio, et lorsque les noms de ces hommes grands et giorieux, qui ont pris une part saillante dans le conflit, sont dans toutes les bouches. combien grande doit être notre jie, à nous étudiahte, d'accueillir au milieu de-nous un gradué dé notrs: collège, et en qualté d'américains, un homme auquel nous ne devons pas ae pere part dos bienfaits de la paix dont l'influence biénfaisante se

nd sur le pays. ‘ OUR (

ous nôus Lnie fors, général, de l'occasion qui s'offre à nous de glorifler dans votre personne ces hommes illustres dant nous ayons 'Suivi les pas avec tant de sollicitude depuis quatre ans, éloignés que nous sommes de ces scènes émouvantes, nous n'avons guère pu leur offrir qu'une ardente sympathie; mais, cette sympathie, nous l'avons dônnée, ou plutôt, elle a débordé de no$ cœurs. Plus, tard, prut-être, le temps d'agir viendra pour nous, ne pouvons-nous pas l'espérer, nous aussi, lorsque nous voyons, Sorti du sein de ce même collège où nous sommes. un homm- dont la vertu ot Me € leur ont fait tant d'honneur, et qne nous reconnaissons domme un des plus grands d'une grande nation.

Notre reconnaissance. général, pour votre uisite, est donc aussi grande que l'honneur qu'elle nous procure. Daignez accepter l'exjression de sentiments que nous vous offrons d'ün cœur sincère,

Le général ft alors la réponse suivante :

Messieurs,

Je vous prie d'accepter mes remerciements pour cette réception si bienveillante et si inattendue, ét surtout pour l'honneir que vous me faites de m'associer à ceux dont le bras a rendu lt paix à notre pays. Pour eux plutôt que pour moi-même, j'accepte le tribut de votre respect.

Ïl y & plus de cinquante ans que j'étais élève de votre institution, et le plaisir que j'éprouve à la revoir, après un si long espace de temps quelqu'attrayant qu'il soit, est cependant mèle de la douleur de ne gs trouver parmi les vivants aucun des professeurs distingues qui m'ont donné une si avantageñse instruction. M. Roque, le principal, et MM. Houdet, Rivière et Richard, tous prêtres éminents par leur savoir’ et leur piété, dorment dans leür tombe, Je f'oublirai jamsis combien je suis redevable à ces hommes exemplaires. ,

Je do's une grande partie de mes succès dans la vie à leur enseignement, à la pu. :te d:: leur vie, à leur bon exemple en toute chose, et à Ja sagesse de leurs conseils ; et bien que leur maison soit passee en d'autres mains, c'est un grend bonheur nour moi, comme l'un d: ses anciens elèves, de la retrouver prospère sous la direction de diznes successeurs également devoues à la tâche de préparer la jeune s6 à se mêler activement aux affaires du monde.

En remerciant Dieu avec vous du retour de la paix dans un pays auquei plusieurs parmi vous appartiennent, et en réprtant l'expression de gratitude pour cette marmifrstation de vos génereux sentiments, je vous otfre ines souhaits sincères pour la continuation de la prospérite dont jouit cette admirable institution, et pour le bonheur de tous ceux qui y sont particulièrement attachés.— Minerve du ler juillet 1865.

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élèves qui suivent leurs cours, annuellement, est ordinairement près ge 200 dont 30 soh ; 1855, il était de 056, tant pensionnaires qu'eXtérnés, +

LA bibliothèque du Collége et celle du séminaire de’Mont. réal s'élève chacune à plus de 10,000 volumies. Le’ Collége possédé en outre un laboratoire ét un cabinet dé'physique et de chimie très au complet où l'histoire naturelle est largement représentée. Messire Léon, V. Villeneuve, membre du Sémi naire de St. Sulpice, et dont le goût et l'aptitude pour l’agriculture et pour les sciences naturelles sont biem connus, a beaucoup ajouté à ce cabinet, pendant qu'il étaig,le directeur de cet établissement, et MM. Billion et:Moyen, autres membtes du Séminaire de St Sulpice de Montréal, l'ont habilement utilisé au grand avantage et à Tu grânde satisfar tion des HE vbs de plhilôsôphie. dy

Le cabinet de physique du Collége de Montréal n'a pas coûté moins de £3,000, et les minéraux, dont les échantillons sont bien variés el très nombreux, ont été en partie donnés par le célèbre abbé Haüy, en les accompagnant d'un cahier de référence écrit de sa propre main, l'année de s4 mort en 1822. Frédéric Hall, À, Ni, un des élèves de cet homme jllustre à été l'un de mes professeurs au Collége de Middlebury. !Ilen parlait souvent avec admiration et un profond respect,

Le professeur Hall'élève gradué de l'université Dartmouth, Etat de Newhampshire, est décédé en 1843, à l'âge de 64 ans.

La découverte et l'exposé.des principes de la cristallisation des minéraux et de leur forme primitive et secondaire, ete système de cristallographie”de M. Pabbé Haïüy, sont déjà des œuvres bien admirables. Mis lorsque lPon'réfléchit que, tout en tenant une modeste cure de province, il'a travaillé à cette découverte merveilleuses at à ce systèmé vraiment ingénieux,, pendant 20 ans, dans le silence et la rétraite, notre admiration redouble. Sonmérite ef sôn succès furent appréciés avant sa, mort, çar, il fut fait mombre de l'Académie des Sciences, et nommé, en 1802; professeur de minéralogie au musée d'histoire naturelle à Paris. ,

Outre 16 Colége de Montréäl et sès dépendances, Je Shi. naire, de $t. Sulpice a encore un magnifique séminaire qu'il a fait ériger de 1854 à 1859, sur le-versant sud-est de la montagne de Montréal. C'est son grand Séminaire, évalué. avec ses dépendances, à la somme de £30,000. Ii est destiné uniquement à l'usage des étudiants en théologie, lesque]s sont aujourd'hui au nombre,de 85. à (à Le

Une grande chapelle est aibachée à cé vaste édifice. Cette chapelle, l'une: des plus belles:et des plus spacieuses du pays. est destinée spéeialement à l'usage des nombreux ecclésiastiques étudiants en théologie du diocèsé dé’ Montréal, des diocèses qu Haut Canada ét mème des Etats-Unis qui viennent termiuer leur cours de théologie à ce séminaire célébre, Cette maguifique chapelle à des dimensions qui lui permettront de

t'insiruits gratuiteunent, En.

répondre facilement sous ce rapport aux besoins, mème dans met À un avenir tres-éloigné. Elle :&.6t6: consacrée le: 17 octobre + En 1864, par Mgr. d, Laroque, 2ème évêque: de St. Hyacinthe, en présence d'uu grand concours composé principalement des

lont: elèves classiques du eollége de Montréal, des: ecclésiastiques lége du grand séminaire, des prètres du séminaire de St.Sulpice et

te et des paroisses voisines et de quatre autres évèques du Ganada.

ment C'est, aussi Mgr. Laroque qui avait béni, sept ans iniparavant,

mi le grand séminaire, lors de son ouverture.

agri- On a construit depuis, adossé au grand séminaire de St.

us, à Sulpice, à la Montagne, un édifice de 1440 pieds ‘de long. ‘H

cieur est le plus beau, le plus vaste, et le plus complet de ce geuré | na dans le Canada, et probablement dans l'Amérique. Æ est

Ac destiné, à l'usage des élèvesen cours classique, et awoûté anisTat ; delà de £20,000. |

: Avant l'existence de ce, uguvel: établissement, Les étudiants coûté en théologie, dont plusieurs étaient simultanéntent maîtres de s sont classe, hébergeaient dans le Collége de Montréal. En 1855, le AS total.des élèves de ces deux fandations s'élevait à 306.

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144 Cependant, depuis l'affaire du Trent (bjiqui à occasianné 1822. l'envoi d’un surcroît de troupes anglaises dahs-les possessions As? stre à britanniques de l'Amérique du Nord en 186f;cet ancien établis- Len sement fut mis à la disposition des-antorités militaires, le 29. décembre de la-mème aunée, pour y leger des troupes nouveljouth, lement arrivées:

ans, Nous n'avons pas à discuter l'a-propos de ces transformations sation d'asile qui ont servi, pendant si. longtemps, d'abri à la vertu , te at de sanctuaire à la piété, ên casernes et en corps de garde ; déjà mais nous avons raison de déplorer que des ‘vauses impé- Are rieuses en aient porté les propriétaires à céder leur établisseillé à nent pour celte fin. En soi, c'est un acte de loyauté et de AL désintéressement fort louable de leur part, mais il ne laisse notre pas de blesser les sentiments de ceux qui y ont été instruits et # réciés lormés sous la double autorité de l'instituteur et du prètre, 1 A dans les sciences. et dans Ja pratique des {vertus chrétiennes. |

De part et d'autre, c'est un véritable sacrifice qui, sans doute, dt ne manquera pas d'être apprécié convenablement par les Ù (ù T ps

À autorités impériales, Puisse notre’ layale et ardente jeunesse u'il a actuelle en recueillir une substantielle et noble récompense tagne dans sa personne et dans celle dessiens, bc ses 4 ique- | TEL NA jour- (1) Masson et Slidel, ambassadeurs de la conffdération du Sud auprès de: J souverains de la France ct de l'Angleterre, furent pris par un vaisseau des F Etats du Nord, à hord du Trent. vaisseau anglais ; sur l’ordre de Lori Getle Palmerston, alors premier ministre du gouvernement britannique, ils furent pays. remis aux autorités anglaises, qui avaient en même temps envoyé des troupes bsias- en Canada, pour forcer, s’il ÿ avait lieu, le gouvernement du Nowd à le faire. des Mais il ne faut à éet ordre qne la formalité de l'exécution. Ariatit Lord Palmerston, qui était né le 20 octobre 1384, est décéde le 18 octobre Tran (865, à l’âge de 81 ans, dont G0 ont te passés dans la politique active et L. k Gelte esponsable jusqu'à sa mort. — nt de

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Le collége, disons l'ancien collége de Montréal était construit en forme d'un H, mais l'aile sud-ouest est malheureusement devenue la proie des flammes dans la nuit du 22 au 23 mars 1866, moins la Chapelle, inoecupée, qui a’échappé à l'incendie comme par miraete, L'intérêt particulier que je porte à cet établissement m'ayant “ae à aller le visiter après ce sinistre, j'eus le plaisir de voir intacte et encore rayonnante la belle statue de la Ste. Vierge’ placée au fond du baldaquin qui entoure l’autel de cette modeste chapelle. d'éus le bonheurde réciter en sa présence ‘un ave maria, et d'offrir comme autrefois, en des temps plus heureux, mes profonds hommages à la Vierge Immaculée..…..;:...

Terme moyen; le collége de Montréal a compté ordinairement chaque année plus de 200 élèves, cldssiques, sans compter ceux du cours de théologie. Or, en remplaçant ce nombre tous les huit ans, durée du cours classique, nous avons raison de conelure que cette aile, à laquelle tous les élèves avaient ‘accès, surtout ceux de philosophie et du cours de théologie, a plus ot moins servi d'abri à 1500 élèves depuis 1806! Hélas! combien, 4vant devancé le terme naturel de la vie, sont llés prématurément demander à la tombe un séjour destiné à un âge plus avancé... Je ne vois guère plus de mes anciens amis de collége:vivants et actifs. [soft pour la plupart fait place à d'autres/qui, sans être moins ‘chers ni moins affectionnés, sont plus nouveaux et peut-être aussi plus rares. ({) }

M. Gabriel Souart, deuxièine supérieur-du séminaire de St.- Sulpice de Montréal, y: fonda -én 1664, la première école primaire, et M François Vachon de Belmont en fut ie prenier maitre, alors’ qu'il mwétait encore que diacre ou clercminoré, (2)

(1j Depuis que ce qui précède est écrit, le département militaire afait réparer l'aile incendiée du collége de Montréal.

(2) M. de Belmont, arrivé en Canada en 1680, fut ordonné prêtre en 1681. U alla de suite desservir les sauvages à la montagne de Montréal, où il fit construire, à ses propres frais, un fort pour cette mission établie en ‘1677. [1 fit ajouter, aussi à ses propres frais en 1725, une façade en pierre de taille à l'ancienne église de Notre-Dame, construite en 167?, et démolie en 1820. pour faire pluce à l'église actuelle bâtie en côté en 1823. |

L'ancienne église de Notre-Dame était sise longitudinalemént dans là rue Notre-Dame. Sa facade regardait la rue St.-Joseph autrefois dite des Récollets, et un"de ses côtés faisait face à la place d'armes, aujourd'hui le petit parc que nous voyons en face d® l'église actuelle de Notre-Dame. Pour parcourir la rue Notre-Dame, il fallait passer par la place d'armes, le long du côté nordsouest de l'anciénne église dont la tour carrés n'a été démolie qu’en 1843,'après en dvoir descendu les quatre cloches, assorties entre ellés da manière à produire une sonnerie trés-agréable. La plus grosse, nommée (‘harlotte, de fabrique française comme ses compagnes, est encore la plus belle de toutes celles d'un même volume ou d'un poids beaucoup plus considérable qui ont été importées d'ailleurs. Elle a été placée dans la tour de l'église St.-Patrice, bien qu'il semble que son origine, son âge, ses qualités supérieures et les services qu'elle à randus, auraient dû lui

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. Un Monsieur Jean-Jacques Talbot tint aussi une école, du séminaire de St. Sulpice peñdant 40 ans en cette double qualité, avec un zèle et unssuccès amirables,

A leur exemple dans les premiers temps qui-suivirent l'établissement de Hontréal et du séminaire de St.Sulpice de cette ville, plusieurs autres mernbres de cete/imaison se frent instituteurs des enfants résidant à Montréal et de ceux: des sauvages de la montagne voisine. MM, de laFaye, Ramuyer Pierre Rémi et M. Girard: étaient de ce nombre. M. Girar est décédé diacre et l'on voit encore son portrait dans-une des Salles du séminaire de St. Sulpice de Montréal. (1):

En 1686, une ‘association ‘formée par de pieux laïques, établit, en face du Séminaire’de Montréal. des écoles élémen taires porr d'instruction des garçons. Cette association fit ériger pour cette fin, une modeste maison en bois sur-un terrain doûné par le séminaire qui fournit enoutre l'argent nécessaire pour cette.conétruction, six: ans après, c'est-èdire en 1693, cette association fit cession de son établiWdement à lo fabrique de Notre-Danfétde Montréal! toutefois, en priant le séminaire de cette ville de vouloir bien continuer son œuvre. Le séminaire acceptant volontiers cette-charge, fit remplacer plus tard cette maison en bois pat une maison-en' pierre, construite au mère endroit. Cette dernière bâtisse, assez spacieuse et commode pour pouvoir y établir deux belles écoles, :& été démolie en 1858, pour y ériger un cabinet de lectures paroissial. Ces lectures faites, généralement, par des jeunes Mont: réalais, se font sous le patronage ‘éclairé des -messieurs/du séminaire. : M. l'abbé Isaac Désauiniers, professeur de: philosophie au séminaire de St. Hyacinthe, à fait ‘une heureuse exception à cette coutume, par les savantes: lectures qu'il a commencées, le 26 janvier 1864, sur l'histoire de la philoso

hie, MM. Granet, Giband, Denis, Desmasures, Colin, Rouxel, Moyen et autres membres du Séminaire de Montréal ont aussi heureusement contribué à faire exception à-cette règle.

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mériter une place distinguée dans uue des belles tours de la nouvelle église de Notre-Dame. ,,

M. de Belmont, devenu le quatrième supérieur’ du séminaire en 1701, mourut en 1732, après avoir écrit plusieurs ouvrages estimables, entre autres les éloges de quelques personnés mortes en odeur de sainteté, et une petite histoire du Canada. BL

d L)-Nous trouvons, dans ke supplément au livre de M. l'abbé F. Imniel, page

‘“ Pendant de longues années, pour former ot instruire la jeunesse, le pays, à part quelques collèges et quelques couvents, n'a-eu que le prêtre qui, aidé de quelques pieux laïcs n’a pas cru se râbaisser en faisant l'école, à l'exemple du celèhre chancelier Gerson.. Ainsi, voit on la plufrart dex.curés de Montréal. à commencer par M. de Belmont, se livrer à ce pénible ministère et se faire gloire de signer: maître d'école. Alors on se borpait à apprendre aux enfants à lire et à écrire, mais surtout à leur enseigner .les grandes vérités de la Religion. Depuis oeité époqub, nembre de colléges classiques, et peutètre trop se sont élevés ; les couvents se sont multipliés, produisant un ben

immense partout où l'ducation n'était pas au-dessus de la portée ni de la condition dés enfants."

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Les écoles tenues dans la maison en pierre étaient au nombre de deux. L'une, appelée. la grande école, à cause des matières d'enseignement qui y étaieut plus élevées que dans l'autre, a été tenue, avec un succès remarquable, pendant plu: de 30 4 | par M, Jean Martineau, canadien originaire de St. Laurent, Île de Montréal. Instruitet tout dévoué aux devoirs de sa charge, on peut dire qu'il les à remplis fidèlement et utilement, Ilout pour. successeur un peu éloigaé M. Hugues Paisley, décédé curé de .$te, Catherine de Fossambault au diocèse de Québec.

Plusieurs autres instituteurs desécoles du séminaire de St. cg ice de Montréal ontaussi été ordonnés prètres, savoir :

Pierre Clément, ancien curé des Eboulements, M. Flavien Durocher Cheese Ce la maison des Oblats à Québec, M, J: Bte. Berthigaume, décédé à Ste. Thérèse, M. Félix Vézina, ancien éconôme. du collége de L'Assomption. MM. Clément et Durocher ent été instituteurs de l'école tenue dans le <ollége de Montréal. , ;

Parmi les AE on compte MM. Dauphin, Bernard Lafontaine, Fr . Beaudry, AL Delaunay, Jean Langlade, Le. Deschamps, Laurier Cotiueau, Ls. Desjardins, Basile Piché, Pierre Piché, James Moloy, Phelan, McDonneli, ces dorniers d'origine britannique. Ges derniers furent, à tour de rôle, chargés de l'école tenue dans le collége de Montréal, et MM. Basile Piché et Ls, Desjardins les derniers instituteurs des écoles tenues vis-à-vis : séminaire de St. Sulpice de Montréal. . Ces écoles étaient toutes gratuites.

En..1796, le séminaire établit une. autre école sous son contrôle immédiat sur la grande rue du faubourg St. Laurent; mais, quelques années avant l'arrivée des Frères des écales chrétiennes en 1837, cette école fut discontinuée pour faire

lace à une école succursale de filles tenue par les sœurs de a Congrégation de Notre Dame de Montréal.

Le père Lucet, dont la sévérité était proverbiale, est donné comme ayant tenu alternativement l’école de garçons au faubourg St. Laurent et l’une des deux écoles établies en face du séminaire, pendänt près d’un demi siècle avec un succès signalé. 1leut pour successeur au faubourg St. Laurent, M. Joachim Deslauriers aujourd'hui maître sacristain de l'église de Notre-Dame de Montréal. : A

Le père Lucet était plus sévère qu'instrus et plus pieux qu'éclairt, Toutefois, il était assez'instruit et éclairé pour

uvoir répondre aux besoins de la localité et de l'époque. On ourrait en dire autant, avec plus de raison, des autres instituteurs des écoles du-séminaire. Toujourselles firent un bien très-appréciable, et servirent de modèles aux autres écoles primaires tenues dans le district de Montréal,

En 1789, lés écoles du séminaire de St. Sulpice de Montréal, toutes gratuites, étaient fréquentées par 300 enfants, ei le nombre en augmentait tous les jours en proportiou de la

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population de cette ville et de ses environs où, cependant, il avait, comme nous l'avons déjà dit ailleurs, encore d’autres coles ténues sur un bon pied.

Outre l'enseignement religieux que les maltres donnaient simultanément dans les écoles primaires tentes dans la ville pendant la semaine, des ecclésiastiques y faisaient régulière. ment, au moins pendant une heure de temps, le dimanche et les jours de fête, le cathéchisme à tous les enfants des êcoles, et même aux jeunes gens de la ville qui voulaient y assister.

était toujours une instructiôn très intéressante et profitable.

D'après l'almanach de Québec pour lanmée, 1825, il'appert que, oùtre l'école de garçons tenue-dans le collége de Montréal, et fréquentée par près de 300 enfants, le séminaire maintenait en pp on à ses propres frais, dans les différentes partiés de cette ville, F3 écoles séparées qui étaient fréquentées par’ 1200 enfants, et ce, indépendamment des élèves des sœurs de la Congrégation de Notre Dame de Mont réal, et des élèves du cours classique dans le collége de cette ville. '

En 1739, il devint nécessäire d'introduire dans l’une des écoles établies vis-à-vis le séminaire de St. Sulpice.de Montréal, la lecture du ni pour initier au cours classique ceux

desélèves biens doués dont les püirents pouvaient en faire les -

frais : On continua cet enseignement avec plus où mdins de suceèse, jusqu'à l'établissement du collége St. Raphaël, dans le château Vaudreuil en 1773.

D'ailleurs, la coutume, dans toutes lés autres bonnes écolés primaires du pays, a constamment été d'apprendre aux enfants à liré correctement le latin, afin de les former à la bonne pro: nonciation de cette langué et au chant grègorien pour le service divin. On les faisait psalmodier régulièrement pour cette fin du culte extérieur, et on lés mettait en état de con tribuer ainsi bien agréablement à l'exécution du plain-chant à l'églisé. En effet, quoi de plus beau, de plus doux, de plus mélodieux que le concert harmonieux de jeunes voix bien exercées. (1 | Ainsi, le séminaire de St. Suipice eut, pendant pres de 174 ans, là direction des écoles établies à «Montréal, ét pendant près d'un siètle et demi, il en fut seul chargé, c'est-à-dire, depuis 1693 jusqu'en 1837, époque où les Frèrés des écoles chrétiennes les remplacèrent, mais toujours aux frais du séminaire de St. Sulpice. M.Quiblier, qui avait succédé à

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(1) C’est en outre.un exercice très-avantageux aux jeunes gens ; tautefois, en.le proportionnant à leur âge et au degré de leur force naturelle, 11 sert à développer ln voix, l8 thorax et 168 poumons, ses principaux organes, Il renforce tous les organes de là voix ét les rends moins susceptibles de là maladie, C'est pourquoi, j'ai recommandé dans l'occasion, aux instifuteurs qui entendent le chant, de l’enseigner dans leurs écoles respectives, d'y exercer leurs élèves ot de les y habituer autant que possible, sans nuire aux autres parties-de keur éducation.

M. Roux, en qualité de superieur du séminaire, les fit venir pour tette fin. Il acheta pour leur faire un établissement convenable un terrain pour lequel il paya la sonne de £4,500. y fitconstruire, au prix de £5,000, le beau collége qu’ils occupent depuis, el dans lequel ils tiennent plusieurs grandes écoles etun nombreux novictiat, d'où ils envoient de leurs sujets éaséigner dans toutes les parties du Canada. C'est le dieu de répéter ce que disait avec tant d'apropos, M. Jacques Viger, à la vue des grands sacrifices qu'a faits de tout temps, lé séminaire de St, Sulpicepour la propagation de l'instruction dans le pays! ‘quand mème les MM. du séminaire n'auraient d’autres droits à la reconnaissance publique que d'avoir cons.

tamment déployé un zèlé si généreux pour l'éducation, on ; devrait éternellementles bénir.” Les écoles du, seminaire de SL Sulpice de Montréal ont

donné l'instruction primaire à un grand nombre de jeunes

gens qui ont, plusiemrs, fait-des sujets matqnants et surtout très utiles dans tous les rangs la société, Parmi ceux de la l première époque et en âge de fréquenter les écoles (1) qui l furent les premières établies à Montréal, nous trouvons les ] noms, la dre historiques, de Leber, Magnan, Chs. Lemoine, Û Descaries, Desrochers, Pimid'honmme, St. Hélène d'Iberville, À de Beaujeu, d'Aillebput, Ghateauguay cet les enfants de M. le d

margifis de Vaudreuil. © Parmi ceux qui fréquentèrent ces (8 ecoles dans un temps plus moderne, nous trouvons les noms b

vénérés de J. 0. Plessis, décédé archevèque de Québec, FX, Demers, grand vicaire, décédé euré de St Denis de la Rivière Chambly, de M Joseph Onésime Leprohon, décédé curé de Nicolet, après avoir été pendant 95 ans, directeur de ee collège, de M. l'abbé Jos. Comte, canadien comme tous ces derniers, prètre sulpicien et, pendant 43 ans, proeureur du Sémivaire St Sulpice de Montréal.

Commé à l'époque des premières écoles du Séminaire de St. Sulpice il n'y avait pas encore de collége à Montréal, la plupart des élèves qui appartenaient à des familles à Paise, allaient faire leur cours classique au collége de Québee,

Ainsi, l'on voit par les articles 1,11 VII et IX dans ce chapitre, que les premiers instituteurs du Canada étaient des hommes appartenant à des corps religieux enseignant, et que, dès 1615 les Révallets, en 1692 les Jésuites, et en 1664 les Sul. piciens prenaient une part active dans l'enseignement de la jeunesse du pays, les uns à Tadoussac, à Québes, à Trois- Rivières, et les autres à Montréal.

M. de Belmont, troisième supérieur du Séminaire de St. Sulpice à Montréal, y étant arrivé jeune, et avant d'avoir été ardonué prètre, fut le premier instituteur des enfants de-cette ville et des petits sauvages de la montagne,

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ft) Voir ‘ l'Echo du cabinet da lectura" et lo ‘Journal de l'instruction publique."

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Les Séminaires de Québec el de Montréal ont été fondés spécialement pour l’enseignement de, la théologie aux jeuues gens qui se destinent à la prêtrise et aux missions étrangères ; mais l’on voit que, par une louable extension de leur œuyre, ils se‘ sont encore chargés de l'éducation classique et même élémentaire de la jeunesse, avec un zèle el un succès qui commandent par tout Le pays l'admiration et la reconnaissance, et ce d'autant plus qu'ils n'ont jamais reçu du gouvernement provincial la moindre aide pécuniaire pour ces fins.

Outre le mérite d'avoir fondé des institutions d'éducation et autres qui ont tant contribué au bien de la religion et de la patrie, MM. les Sulpiciens de Montréal, comme les Récollets et les Jésuites, leurs devanciers, ont encore eu la gloire de compter parmi eux des martyrs de la foi, dès le début de leur établissement en Canada.

M. Lemaitre, membre de la compagnie de St.-Sulpice, fut massacré en septembre 1661 par les sauvages Onnontagués, à l'endroit appelé la ferme St.-Gabriel, pendant qu'il s'était retiré à l'écart pour réciter son bréviaires et, près de deux mois après ce triste événement, M. G. Vignal, un autre prètre de la maison de St.Sulpice de Montréal, fut tué, par des Agniers, sur la petite ile à la pierre, dans le fleuve St. Laurent, du côté sud, vis-à-vis la ville de. Montréal. (1) On passe sur cette île. en faisant la traverse de St.-Lambert, et on la voit bien clairement à eaux basses. M. Vignal était là pour y faire prendre de la pierre pour la construction de la maison primitive de St.-Sulpice, près de celle de M. de Maisonneuve. Ces deux maisons étaient érigées là où sont aujourd'hui les établissements marchands qui font face à la maison de la douane de Montréal, sise entre la rue St.-Paul et celle des Commissaires en avant. QuaFe ing Bus ans après, c'est-àdire en 1749, on construisait plus haut l'ancien séminaire dont nous voyons encore la plus grande partie sur les rues St. François-Xavier et Notre-Dame de cette ville. Cette partie de l'ancien séminaire estencore en plein usage comme dans les temps primitifs. MM. le procureur, le curé et le supérieur y ont bacon leur chambre privée. Cette partie du séminaire contient une petite chapelle intérieure pour les prêtres infirmes et malades, et, d'un côté, une infirmerie, et, de l’autre, l'ancienne salle de récréation. C'est dans cette modeste salle que les membres du séminaire de Montréal ont tenu leurs conseils et recu, dans l’occasion, tous les premiers fonctionnaires du Canada, et encore beaucoup de -personnages distin: gués, de pays étrangers, pendant plus d’un siècle,

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(1) M#Vignal, prètre séculier, lorsqu'il vint en Canada, avait été chapelain des Dames Ursulines à Québec. ‘11 était repassé en France en 1658 et en était revenu sulpicien en 1659, en compagnie de M. Lemaitre, (Voir note dans l'histoire des Abénakis, page 169, par M. l'abbé Maurault, mission naire.)

Gi-suit la listesdes prêtres qui out été supérieurs du séminaire de St.-Sulpice de Montréal :

MN. de Quéyus, en 1667, MM: Etienne Montsolfier, Gabriel Souart, Jean Brassier, François Lefebvre, (1 J, Henry Aug. Roux, François DollierdeCasson | Joseph Vincent Quiblier, François Vachon de Bel-! Pierre Billaudèle,

mont, * Dominique Granet, (2) :

Louis Normand, Joseph À. Bayle.

M. Bayle est aujourd'hui le Seul survivant. Mél

Liste des prêtres sulpiciens qui qui été directeurs du colléga Saint-Raphaël, à Montréal, savoir :

MM. J. B. Curateau, | M. J, B. Chicoineau.

J. B. Marchand,

Conme nous le voyons, les trois directeurs du coHége Saint- Raphaël, portaient chacun le nom dé Jean-Baptiste,

J'ai connu personnellement M. Chicoineau, mais surtout le vénérable M. J. G. Roque, qui, du haut du Giel, peut voir d'autres de ses affectueux élèves encore vivants en Canada.

Les prêlres qui ont été directeurs du collége de Montréal sont :

MM. Jacques Guillaume Roque: MM. A. André Nercam,

Joseph N. Quiblier, | Pierre P. Denis, Joseph Bavle, . | Charles Lenoir.

Louis-Léon Villeneuve.

Les deux dout les noms terminent la liste sont canadiens. M. Denis ést, depuis plusieurs années, directeur du tollége St. Charles, fondation des Messieurs du Séminaire de St.-Sulpice de Baltimore, dans l'Etat du Maryland. C'est de lui qu'un jeune

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(lt) Qu'il ne faut pas confondre avec Pierre Lefebvre, l'un des plus dévoués disciples de St, Ignace, fondateur de la compagnie de Jésns,

(2) M. Dominique Granet, né à Espalem, au diocèse dé Puy, en France, le 24 août 1810, ordonné prêtre le 43 juin 1835, arrivé en Canada le 4 septembre 1843, élu supérieur du séminaire de St.-Sulpice de Montréal, le 21 avril 1856, y est décédé lé 9 février 1866, à l’âge de 55 ans et six mois. Homme d'un talent solide, d'un savoir profond, d'une vertu exemplaire et d'un commercé fort aimable, il fut très-regretté de tous ceux qui avaient eu l'avantage de le connaitre, Ses funérailles furent l'occasion d’une démonstrationwfunéraire des plus solennelles et imposantes. C'est la société St. Jean-Baptiste qui prit à l'extérieur l'initiative de cette magnifique démonstration. Tous les frais de décors, dans la nef de l'église de Notre-Dame, étaient l'œuvre spontanée de cette société, C'était pour elle un devoir à remplir, mais aussi comme alle v mit du zèle et du dévouement !!

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homme de New-York. élève distingué du collége de Montréal, disait : ** M. Denis est un prétre-prince ! ”

Nous ne pouvons mieux terminer cet article qu'en reproduisant les pages suivantes empruntées au journal de l'instrüction publique, pour le mois dé mai 1866.

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