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l'histoire du collége Nicolet où il avait passé pas moins de 45 ans de sa vie laborieusé et ‘édifiante.. Il était sur le point de la terminer lorsque la mort vint l'enlever à l'affection de ses parents et de ses amis. ‘Son vénérable père, dont j'ai été l’un des collégues ên parlement, vit encore, et cette perte a dû lui ètre d'autant plus sensible que c’est le deuxième de ses fils entrés dans l’état ecclésiastique qu'il a la douleur de voir descendre prématurément dans la tombe avant lui... *
Je tiens de M. l'abbé Frs Desaulniers la plupart des renseignements dont j'ai fait usage, en écrivant l'historique du collége de Nicoiet.
Dépuis que cet article est écrit, on a publié l’histoire du
séminaire de Nicolet suivie d’une liste de tous ses élèves fort intéressante. Le collége de l'Assomption avait déjà donné l'exemple de semblables publications, en publiant ses annales, une liste de ses élèves et le compte-rendu de plusieurs fêtes solennelles qui ont eu lieu dans cette institution pendant la supériorité de M. l'abbé N. Barret, depuis curé à St. Luc, près de St. Jean Dorchester, P. Q.
COLLÈGE MecGIIA.
Eu 1811, l'Hon. James MeGill, membre du conseil législatif du Bas-Canada, fit donation d'un magnifique terrain, sis au pied de la montagne de Montréal, pour y ériger les bâtisses nécessaires à l'établissement d'une université que par un contre sens on appella ‘ l'Uniwgrsité du Collége McGill,” au lieu de Collège de L'Université MeGül. Cette institution fut érigée en université en 1843.
La propriété de ce terrain lui ayant été contestée par la famille de son épouse, la légalité de la donation de l'Hon. MeGill le fut aussi, et, après de longs procès passés d’une cour à l'autre en ce pays, anpe! ayant été fait au conseil privé du roi, la décision finale fut donnée en faveur du Collége MeGill.
Ce Collège, dont une partie des bâtisses est érigée dans le voisinage immédiat de l'aquedue de la ville, au pied de la montagne de Montréal, a été doté d'une charte royale, accordée par George II, en 1821, et inauguré pour la première fois en 1836, et d’une manière plus formelle et ‘plus solennelle en 1843. Cette université a trois facultés, savoir : celle des arts, celle de la médecine et celle du droit. (1)
Mais l'administration de ce Gollége. sous les auspices de
(1\ En cette mème année fut établi le High-School, espèce de lycée qui a rivalisé avantageusement avec le Collége McGill jusqu'en 1854, époque de son annexion à cêtte institution. *
Le High-#chool de Montréal fut établi en 1843, ét la mè me année, le High- School de Québec fut établi par le Rév. Dr. Cook, et incorporé en 1845.
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celte charte, ayant été confiée exélusivement aux mains de PEglise anglicane, elle ne AU pas ‘à l'atténte et ain besoins des protestants, pris CO contre l'institution, et refusèrent généralement d'y envoyer leurs enfants. De sorte que ce Collége, jusqu’à l'époque du changement opéré en vértu de la charte actuelle, qui lui fut accordée en 1852, où plutôt jusqu'à Pépoque où il fut uni, eu 1854, au High-School, son rival, n’a güère prospéré sous le rapport classique, et n’a jamais eu que très peu d'élèves, quelquefois moins que dix. Mais, en vertu de cette nouvelle charte, et en conséquence de cétte union, le Collége McGill à été organisé en entier, de manière à mieux convenir généralement aux intéressés, et l'institution prospère aujourd’hui. Aus lhabile administration de J. W. Dawson, LL-D,, prin- Cipal.
L'Université MeGill compte 20 professeurs, dont néuf appar-
tiennent au High-Scthool, où les jeunes gens sont préparés à -
entrer dans les cours universitaires ou simplemént'du génie ou des arts, après la complétion desquels lés concurrents recoivent, pour prix et pour preuve de leurs succès, les divers degrés académiques accordés pour les mêmes fins, dans les Universités ordinaires.
En 1861, le nombre total des étudiants.dans cette université était de 27 dont:
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En 1865-66, d'après le PAQAUEE de son chancellier, Ghs. D. Day, L. L. D. à son Excellence le gouverneur en chef, le nombre des étudiants était :
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ILest à remarquer que ces étudiants, étant de toutes les arties de la province unie, viennent en grand nombre du Hant-Cannda, surtout ceux qui sont engagés dans l'étude de la médecine. Ils donnent le stage de cette institution et les degrés qui y sont conférés comme raisons de la préférence qu'ils lui accordent au détriment de l'Ecole de Médecine de Montréal, et même de l'université Laval à Quéhee, mais, celleci seulement à cause de sa distance du District de Montréal. ce grand centre de population.
L'Ecole de Médecine, attachée à l'Université McGill, s'est fait, dès le début, un mérite de savoir, de diligence et de succès dont elle a toujours su soutenir la réputation. et l'éclat.
léctivement. Ils s'insurgèrent :
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Plusieurs médecins canadiens y ont occupé des chaires auxquelles ils ont fait honneur, et ce, de aveu impartial de leurs collègues aussi bien que de leurs élèves: ies Drs. O. T. Bruneau et G. Vallée était de ce nombre.
La faculté médicale du Gollége MeGill fut formée, comme institution indépendañte, en 1824, mais elle fut annexée au Collége en 1829, et complétée, pour répondre à cette annexion, en 1845. Le Dr, A. F. Holmes, le seul survivant des anciens professeurs, est aujourd'hni le doyen de cette faculté qu’il à honoré par ses talents et par le zèle qu'il à mis à y remplir les devoirs qui lui ont été dévolus pendant 35 ans. (1)
Les cours de la faculté médicale de l'Université McGill étant donnés en anglais, les élèves qui les suivent sont très. généralement d'origine britannique et en grande partie du Haut Canada.
L'Ecole de Médecine de l'Université McGill a, dans l'Ecole de Médecine canadienne-française établie à Montréal, une rivale habile et honorable qui, malgré les difficultés nombreuses qu’elle a eu à surmonter ei le peu d'encouragement qu'elle a reçu de la Législature, s'est fait une réputation trèsrecommandable ; aussi, est elle très-encouragée et très appréciée par l'opinion et par les nombreux élèves qui la fréquen: tent L'hon. James McGill mourut le 19 Déc. 1813. -(Voir l'article sur l'Ecole de médecine canadienne.)
Outre l'Hon. James McGüll, les protestants comptent, parmi les amis de l'éducation, Thomas Molson, fondateur, en 1841 d’une espèce de collége à Montréal. Ce collége, voisin d'une église protestante sise au faubourg de Québec, est occupé depuis 1862, par le militaire qui l'a loué pour y loger les troupes stationnées en cette ville. Ce collège n’a jamais guère fonctionné que comme une école primaire peu fréquentée,
Les protestants comptent encore, parmi les ‘amis de l’éducation, William Molson, frère du précédent, qui a donné en 1861, la somme nécessaire pour faire ériger une autre aîle à la bâtisse primitive du coilége McGill ; et le Dr. Morrin, de Québec, qui a laissé la somme de £12,000 pour fonder une Université dans la ville ou le voisinage de Québec, mais à la condition expresse qu'elle sera mise sous le contrôle de l'Eglise d'Ecosse. Cette Université est affiliée à l'Université MeGill, et comptait en 1765, 23 élèves assidus.
Le Dr. Morrin, qui avait exercé sa profession et fait sa fortune en grande partie parmi les canadiens et qui était un des membres de la Faculté médicale de l'Université Laval, a donné aux canadiens et aux membres du Séminaire de Québec, un témoignage flatteur d'estime et de reconnaissance, en léguant une somme considérable pour faire des bourses en faveur des élèves pauvres de l'Université Laval. Cet acte de générosité et de libéralité perpétuera honorablement la inémoire de cet estimable confrère. |
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