‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 4 sur 116 · PEUT LS SRE EE · texte numérisé non relu

PEUT LS SRE EE

nombre de quatre, en compagnie de'M.'de Champlain en 1615, et c’est bien d'eux qu'on peut dire qu’ils commencèrent au commencement, soit pour la propagation de l'Evangile, soit pour l'instruction dans la Nouvelle-France.

” Les Récollets qui arrivèrent les premiers en Canada, furent les RR PP. Denis Jamay, supérieur, Jean Dolbeau, Joseph Le Caron et le Frère Pacifique Duplessis. Le Père Dolbeau resta seul à Québec, et les trois autres se rendirent à la place où est aujourd'hui Trois-Rivières, et dûs 1616, le Frère Pacifique tenait une école dans le canton où s'assemblaient les sauvages avant l'établissement de cette ville, fondée sur le fleuve St. Laurent, presqu'à l'embouchure de la rivière St. Maurice, par Laviolette en 1634. ‘Les Pères Paul Lejeune et Jacque Buteux, Jésuites, y fondèrent, en cétte année, une mission permanente pour les sauvages. (1)

Cependant, le ‘Père Joseph Le Caron alla s'établir à Tadoussac, et, le 7 Août 1618, il écrivait entre antres choses, au Père Provincial à Paris : “ Je suis allé à Tadoussac pour assister les barbares de ces lieux, les instruire et administrer les sacrements aux Français ct à ceux qui demeurent là durant la traite des marchands pendant l'hiver... Fée J'aurais eu un grand nombre d'enfants pour lés instrüire des mystères de nôtre Sainte Religion, si j'avais eu de quoi leur donrier pour vivre. d'ai montré l'alphabet à quelques-uns qui commencent assez bien à lire ét à écrire. Monsieur Houel vous. pourra faire voir un exemple que je lui ai envoyé.

Le Frère Pacifique Duplessis, décédé le 22 Août 1619, eut |

pour compagnon et successeur dans l’enseignement à Trois: Rivières,

le bienfaiteur de la mission des Récollets en Canada. Le

lrère Pacifique, qui avait rendu autrement de grands services

(1) Le Dr, Sarrasin, médecin du roi à Québec, explora la rivière St.

Matrice en 1732, et le Père Charlevoix, en sa qualité d'historien, parle trés & tivantagousement des découvertes de ,ce savant naturaliste, son compatriote #

et ami ; mais, on ne commença qu'en 1739 à exploiter les mines du district

de Trois-Rivières qui ont été, depuis, un élément profitable de commerce en &

£e pays.

Le Dr, Sarrasin parle des eaux minérales du Cap de la Magdelcine, où les #

RR. PP. Jésuites avaient un établissement à une lieue de Trois-Rivières, dans lequel ils réunissaient les sauvages des diverses nations converties à la foi. Le terrain faisait partie de la seigneurie du Cap de la Magdeleine que leur avait donné en 1651 M. de la Ferte, (abbé de la Magdeleine, au diocèse de Rouen, en France, et membre ile la compagnie des cent associés,) par un acte qui affecte les revenus de cette seigneurie au soutien du collège .des Jésuites à Québec.

Le Dr. Sarrasin, décèdé à Québec le 8 septembre 1734, à l’âge de 75 ans, À

s'était marie à Montreal le 20 juin 1712, (Voir notes biographiques sur ce

médecin célèbre, par M. l'abbé Bois, curé de Maskinongé, diocèse de B

Tfois-kRivières.

e Frère Pierre Langoissieux, surnommé Frère & Charles, natif de Rouen, én mémoire de M. Charles de Bouës, À

nplain en 1615, mencèrent'au Bvangile, soit

Canada, furent olbeau, Joseph | Père Dolbeau

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urnommé Frère 8 harles de Bouës, | en Canada.

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la Magdeleine, où les 1e de Trois-Rivières, tions converties à la le la Magdeleine que hgdeleine, au diocèse ent associés,) par un tien du collège des

4, à l'âge de 75 ans,

à la colonie, fut sincèrement regr onj. grelié de tous. Les autori \ ? hrs + à 4 ve. r +.

ecclésiastique et civile réunirent tout ce qui était en Iéur Le 5% pour Jui faire des obsèques aussi pompeuses que possible (ARE l'on peut dire que les Frères Pacifique et'Chèrles et e Lie 2 Caran furentles premiers instituteurs en Canada "(1 ) Aux prémiers Récolets arrivés en 1615, vinrent successi vément se joindre plusieurs autres religieux du même ordre, Dons l'arrivée des Jésuites, pour se partager les travaux de seu nouvale et importante mission dont le but était GAPANGENARE et instruire. Ainsi, comme leurs courageux EVER arr és ire a Guillaume Poulain et Paul Huet, et » Frère Modeste Guines arrivèrent à Québ à te I ec pour ue fin, en 1618, et le R. P. Lebaillif en 1621, plein de 1 LAkA PR A PPDA de cette noble entreprise, alors Où E ation d’origine européénne n'étai » que 40 personnes. PALETTE AE »] ‘, + . , “ :

Re n Mie, M AREAD OF IE axriverent en 1622, et le Père Ë el etle Frère Gabriel Sag: 1693, pour là 1 NAS iabriel Sagard en 1623, pour 14 même Cependant, en 1624 Ré | ant, 24, les Récollets reconnur i i ndant, on, 1624 écollets ent qu'il f gun h Les moyens d'obteuir de nouveaux QUSHEM ART En pr fans lé pions difficiles heureusement commencées » Père Piat et le Frère Sagard avant été “hoisis ia le Sagard av: ÿ par eux Cho pour aller faire les démarches nécessai 3 L dilérent aller faire les démarche: écessaires, Céux-ci allè SEE RAA RS Re ART, CHER pour y demänder Dr Jé s. Ainsi, le R. P. Joseph de La Roche Y'Ai Ï | es. Ai e 1 » 14 ‘he D’Aiïllon arriv à. Qusbee en 1625 en compagnie des RR. PP Charles na emant prenne Brebœuf et Ennemond Massé, Tésuites. st bientôt après leur arrivée que le Père Nic Vi. Le EBt-DICNLL ADFÈA JAM que ère Nicolas Viel ent le $ \ us les rapides de cette parti 4 des branches de la rivii Gi A ibelle MIA AI branches a rivière Outaouais appelé ivre de cp Paanetes, de ais appelée rivière des 8. ait depuis deux ans en missi Fe ra FL x ans en mission chez les Hurons s ainsi la mort dans le ! $.

AAA LL TQUT s eaux de l'Outaouais sa mort à un acte malveilla on bue alveillant des Ù sorte qu'il est mort martyr de la foi. (3) RARE 1)

{ à F 0 « re FX PA nefAut pes confondre le Frère Duplessis, Récollet, avec le Père F Dunbane 1074 ésuite, célèbre par ses prédications ; ni avec Ls. Frs. Gbtivernetr dé rois Eve SEA da de Québec ; ni avec Duplessis Bochard ouver Trois-Rivières i mê : ïs Cardi + CHE, en 1650, ni même avec Duplessis, Cardinal de Ha via e évèque titulaire de Québec, n'est jamais venu en Canad sos Mer Dosquet PU. 2e évêque de Québec, il eut “pour s Mgr. i, retourné en EF * Î le JA mars 1717, à l'âge a OT a M PRE PERRET ART ê NON n . . 3 sn ke de AN tr écrivit, en 1636, la première histoire du Canad: a Lune “4 ia j Sulpice bu Re furent concédés aux Mossieurs oué de dde x . Sulpice de Montréal, contenant un terrain d » trois ues € sur trois lieues de fond RE fs su Doux Montegies . s de profondeur au Nord-Ouest du FE: U) 8, pour y 0 issi . 48: 4Re RAID pou y transférer la mission des sauvages du Saultau Ce sont les successeurs So $ 8 :sseurs dé ces mêmes sauv Î i oppos : re EE s sauvages qui font. au ‘hui PÉPTARES factiouse aux Messieurs du Séminaire de. St. Su! 1e 48 M réal I s desservent avec tant de charité et da dévouement! laugh ve

. Les Récollets Lâtirent un couvent à Québec en 1620, et jetérent en mème témps les fondements dé la première église en Canada, sur les bords de là petite rivière St. Charles. Le R. P. D'Olbeau, alors supérieur des Récollets en ce pays, fit la bénédiction de la première pierre de cet établissement rimitif auquel ils donnèrent le nom de St. Charles. Mais r. de St Valier, 2nd évêque de Québec, nf acheté en

692, ce couvent pour y foncer un hôpital, qui l'accupe

epuis, les Récollets s’établirent dans un autre couvent, construit avec une église adjacente, sur un terrain qui leur fut donné pour cette fin à la haute ville de Québec. C'est sur ce terrain qu'est bâtie l'église anglicane que nous voyons aujourd'hui.

‘ Les RR. PP. Jésuites, arrivés à Québec en 1625, et auxquels les Récollets offrirent l'hospitalité, trouvèrent l'établissement de St. Charles fort commode, non-seulement pour ÿ reéevoir les religieux de leur ordre, mais encore quelques élèves sauvages. Les Jésuites passèrent deux ans chez les Récollets, s'instruisant de l’état des missions et s'en partageant avec éux les travaux, tout en écrivant leurs mémoires et étudiant un SaUonnsie de Ia langue huronne et algonquine que les PP.

oseph LeCaron et Nicolas Viel et le Frère Sagard avaient déjà presque complété, Le R. Père LeBaillif, qui termina ce dictionnaire, le présenta au roi en 1625. En cette même année, le. R. Père Lejeune, désuite, finit le dictionnaire de la langue montagnaise.

‘ Les Récollets établirent un noviciat dans leur couvent et un séminaire destiné à former des indiens à la vie ecclésiastique, dans le but d'en faire des missionnaires, tant on était persuadé de la nécessité de pourvoir le pays d’un clergé indigène et tenant papsou origine à ses premiers habitants.

Dès le printemps de 1619, on avait parlé de la construction d’un séminaire à Québec, pour l'instruction des enfants du sol, et le Père Denis Jamay alla en France, en qualité de procureur, pour cette fin.

‘Le Père Galleran, visiteur et supérieur des Récollets en Canada, et le Père Piat apportèrenit, en 1622, la permission d'ouvrir un noviciat en leur couvent à St. Charles, et Pierre Langoissieux, qui avait déjà été employé pendant trois ans à instruire les sauvages à Trois-Riviêres, y entra le premier comme novice, sous le nom de Charles, en mémoire de Messire Charles de Bouës, bienfaiteur de l'établissement.

Le R. Père LeBaillif, dans les représentations qu'il fut chargé d'aller faire à Louis XIIT, en 1621, demanda entre

autres choses avantageuses à La colonie, les moyens de fonder

uri séminaire pour y recevoir et instruire au moins 50 sauvages.

‘Cependant, les sauvages étaient généralement bien peu disposés à recevoir l'instruction littéraire. Accoutumés à la vie active et errante, et libres de toute espèce de subordination

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on 1620, et ière église harles. Le ce pays, fit ablissement irles. Mais , acheté en ui l'occupe ré couvent, in qui leur ». C'est sur ous voyons

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et de surveillance, ils ne pouvaient se soumettre long-temps, à la, contrainte, à la gène a l'assiduité que demande l'application à l'étude. des Iéttrés el, à la méditation dés vérités évangéliques qui constituent et font le caractère de la civilisation chrétienne. La vie sédentaire, l'étude et la bg leur sont insupportables. “ Bien des fois” dit le Pèra LeCaron, ‘‘ dans la vue de les former pour le saint ministère, nous avons éssdyé de fairo faire un cours d'études aux jeunes sauvages doués d’heureuses dispositions ; mais jamais On a

u réussir, A peine avaient-ils subi deux ou trois années de captivité au collège que, poussés pär un mouvement irrésistible, ils jetaient bas leurs habits d'étudiant, endossaient le capot de chasseur, et s'élançaient, ivres de joie, vers les sentiers de la forêt.”

Le prince de Condé donna, pour la double fondation d'un noviciat et d'un séminaire à Québec, la somme de 15,000 francs, ét plusieurs autres personnes charitables résidant en France, contribuèrent aussi beaucoup à cette belle œuvre, entre autre Messiré Charles de Bouës, vicäire général de M. Pontoise qui voulut bien être le protecteur de la mission des Récollets en Canada. La petite rivière qui circule autour de cet établissement fut, par lés Récollets, nommé rivière St. Charles, en mémoire de ce bienfaiteur.

En 1620, M. de Champlain faisait jeter à, Québec les fondements du Château St. Louis, incendié en 183%, moins la partie adjacente bâtie par le général Haldimand en 1784, 4 côté du château St Louis incendié depuis. Comme lé château primitif, cette bâtisse subséquente a servi de salle de réception et même de logement à plusieurs des Gouverneurs du Canada, pendant que le château subissait des réparations’ ou après son incendie. Lord Gosford surtout a, dé cette matière, utilisé céètte bâtisse dite du Château St. Louis où se tient aujourd'hui l’Ecole-Normale catholique pour les garçons résidant dans le district de Québec. Ainsi, après avoir servi de demeure aux représentants des rois, le ChAteau St, Louis, où sa dépendance, sert aujourd’hui de Lycéé où vont se, former des instituteurs pour contribuer à instruire la jeunesse du pays. A peu de choses près, on peut en dire autant des bâtisses où se tenait à Montréal le bureau de l’Instruction Publique et où se tient aujourd'hui l'Ecole-Normale catholique pour les garçons. (1)

En 1623, le roi de France donna des lettres patentes pour l'érection du couvent de Notre-Dame des Anges, et 200 arpents de terre sur les bords de la rivière St. Charles, pour y former les sauvages à la culture de la terre. Parcille donation fut faite aux missions dé Tadoussac et de Trois-Rivières. On fit des. démarches pour établir un collége à Tadoussac, mais on dût se contenter de ceux déjà établis à Québec et à Trois-Rivières.

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(tr Voir las articles KXTIT, XXIV et LI.

Québec ayant été pris, par les anglais en 1629, les Récollets furent obligés d'abändonner ces intéressantes missions en Canada, pour allér en Acadie où ils avaient en même terps établi une mission sur la rivière St. Jean, Oébec ayant été rendu à la Frânce en 1632, les Récollets voulurent retourner de suite dans leurs missions en Canada, mais, ayant rencontré

élques obstacles à la réalisation de leur désir, ils ne purent qu’en 1633 retourner à celle de l’Acadie d’où les anglais les avaient chassés cinq ans auparavant. Le R. P. LeCaron éprouva un si grand chagrin dé ne pouvoir retourner re-

rendre, en Canada, sés travaux apostoliques, qu’il ex tomba

ien malade, et mourut en mars 1632, peu avant le départ d'une flotte pour le Canada. Un de ses neveux, Messire Souart de la compagnie de St. Sulpice, et l’un des premiers disciples dé M. Olier, fondateur, se dévoua à la mission de Montréal.

Les Récollets ont tenu des écoles primaires dans les paroisses de campagne, mais surtout dans les villes de Québec, de Trois-Rivières ét de Montréal, avec un zèle et un succès qui leur ont mérité la reconnaissance du peuple et du clergé du pays.

Les Récollets, qui avaient disparu après la première prise du Canada par David Kirtk en 1629, y revinrent en 1670. Le R. P. Allard y arriva en cette année, et dès 1674, des propriétés considérables furent cédées au RP, Gabriel de La Ribourde, alors supérieur des Récollets en Canada, pour l'instruction des enfants catholiques ; mais par suite de Ia cession de ce pays à l'Angleterre, ces biens ont subi le même sort que ceux des Jésuites. À Montréal, avant que les propriétés des Réçollets eussent été mises à la disposition du ‘service civil, elles devinrent la propriété privée de l'hon. Chs. Williäm Grant. Le 8 d'avril 1818, il échangea, avec sa majesté britannique, trois îles sises dans le fleuve St. Laurént, presque vis-à-vis 14 cité de Montréal, savoir : l'ile Ste, Hélène, l'ile Ronde et l'ile à la Fraise. Les’propriétés des Récollets obtenues pour:ces trois iles, occupaient presque tout le carré renfermé entre les rues Notre Dame en front, St. Paul en arriere, St. Pierre d'un côté, et McGill de l'autre. Ce carré qui, comme celui des Récollets à Québec, avait aussi son orme séculaire, comprenait un vaste jardin au centre, leur couvent et leur église sise sur la rue Notre Dame. Ces biens comme ceux des Jésuites ont été confisqués au profit de la couronne britannique et les Canadiens ont ainsi été privés des services et des bonnes instructions des deux ordres religieux enseignants qu'aucune institution séculière n’a pu rémplacer daus l’enseignement.

Encore si, en supprimant ces zélés instituteurs, on nous avait laissé les biens dont ils étaient dépositaires et administrateurs pour l’édutation, nous n'aurions eu qu'une privation à souffrir ; mais on nous a enlevé les uns et les autres, et, par suite, nous avons généralement été Jong-temps privés de moyens d'enseignement primaire à un degré suffisant.

Du vivant des Récollets, nous avons eu la douleur de voir

es Récollets missions en même tern1ps ec ayant été nt retourner nt rencontré ils ne purent s anglais les P. LeCaron etourner reil en tomba int le départ essire Souart iers ur a Montréal.

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‘emière prise en 1670. Le les propriétés La Ribourde, l'instruction ‘ession de ce sort que ceux des Réçollets e civil, elles illiam Grant.

britannique, e vis-à-vis Lt onde et l'ile Lues pour’ ces +rmé entre les t. Pierre d'un ime celui des re, comprenait sglise sise sur s Jésuites ont nnique et les t des bonnes ats qu'aucune eignement.

urs, ON nous es ét adminisune privation autres, el, par s privés de flisant.

uleur de voir

leurs couvents occupés pour des usages profanes, et leurs églises pour le culte protestant. (1)

A Québec, le couvent et l'église adjacente, que les Récollets avaient fait construire au centre de la Haute-Ville, étant devenus la proie des flammes le 6 de septembré 1796, le gouvernement s'empara aussitôt après du terrain sur lequel ces: édifices étai.nt construits, pour les consacrer au, culte protestant et à d'autres fins, ot, au lieu de ces établissements catholiques, monuments glorieux de Ja foi et de la charité de ces intrépides missionnaires, nous y voyons érigés l'église anglicane et le palais de justice de cette ville. (2)

La chapelle de Notre Dame de Recouvrance, bâtie par $. Champlain en 1634, sur l'emplacement où est aujourd'hui l'église anglicane ou à peu près, à Québec, avait été incendiée en 1641.

Cependant, d'après certaines nouvelles découvertes, on prétend que cette chapelle avait été construite sur un terrain en partie couvert aujourd'hni par le rond-point de Jà cathédrale catholique, à peu de distance de la cathédrale anglicane. Voici ce que dit à ce sujet, un correspondant du Canadien du premier de septembre 1869 :

‘ En dehors de la cour dela cathédrale, on voit le mur de fondation qui a servi à l'abbé Laverdière à fixer le site de la chapelle de Notre-Dame de la Recouvrance, JM L”.

Une certaine tradition dit que la cloche de l'égse écossaise sise non loin de l'église anglicane, était celle de l'église des Récollets à la Haute-Ville de Québec.

A Montréal, nous avons vu le couvent des Récollets occupé par des troupes anglaises ; mais la fabrique de la paroisse de cette ville l'a acquis depuis pour y faire tenir des écoles, ainsi que leur église adjacente, pour en continuer l'usage au culte catholique. Elle à été réparée à neuf en 1845 pour cette fin, et elle servait spécialement pour les offices de l1 Congrégation des hommes laïques en cette ville. (3)

(1) Le Pire Gabriel de la Ribourde, le premier des novices Récollets à Québec, fut martyrisé aux Illinois en 1681: à l'âge de 70 ans.

(Y Le palais de justice érigé depuis fut consumé le 2 de février 1873.

(3) Le portail de cette église était celui de l'ancienne église paroïssiale de Montréal, bâtie en 1672, et dont Ja facade, en pierre de taille, avait été ajoutée par M. de Belmont en 1725. On en voit les ouvrages en sculpture, et surtout le beau baldaquin, dans l'église de Bonsrcours en eette ville, Ces ouvrages sont dûs à la main habile de Lowis Quevillon de la paroisse de St. Vincent de Paul, artiste canadien distingüé, Un de ses nombreux élèves sculpteurs et statuaires, Paul Rollin, a fait ia belle statue de la Ste, Vierge que nous voyons au-dessus du maitre-autel de la nouvelle et spacieuse église paroissiale, bütie en cette même ville en 1893.

Paul Rollin, originaire de Longueuil, était frère de Benji, Rollin, avocat, qui présenta à. M. Roque le pain béni, le jour de l’anniversoire de Ja 50e année de prêtrise de ce vénérable sephagénaire, aneien directeur du collège de Montréal. Voir l'addendum à l'article touchant ce collége,

La statue du général Wolfé que l'on voit à l'encoignure des rues du Palais et St. Jean à Québec, ést l'œuvre de Yves Cholet, sculpteur canadien. Ces productions de Hart et bien d'autres encore qui ornént nos édifices publics, prouvent bien que le génie n'est pas étranger chez les canadiens.

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À Trois-Rivières, l'église des Récollets a ëté convertie en église protestante à l'usage de l'Eglise anglicane, ‘et'le ‘’Parson's manor ” n'est rien moins que le beau couvent des Récollets sis près de leur église ainsi passée ef mains étrausères et opposées au catholicisme.

‘ Ce couvent, avant de recevoir cétte destination en 1810, servait de cour de justice et de prison pour le district judiciaire de Trois-Rivières. Triste et bien désolante métamorphose dux yeux des catholiques qu'on injuriait de la sorté, en privant leurs instituteurs de Touré biens et des moyens de les instruire. |

. Louis Buade, comte de Frontenac, décédé en 1698, fut inhumé dans l’église des Récollets à Québet. On a donné le nom de Buade à une rue de la Hante-Ville de Québec, et, dans le Haut-Canada, le nom de Frontenac à un fort militaire, ‘et à un comté qui renferme la ville de Kingston, dont ce fort, sis vis-4-vis dans le lac Ontario, fait partie. LEUR

‘ C'est le Père Goyer, supérieur Récollet qui prononça l'oraison funèbre du comte dé Frontenac. Il avait une grande éstime pour les Récollets, et il appréciait hautement leurs vertus et leur mérite.

Non seulement les Récollets et les Jésuiies furent dépouillés de leurs biens, par suite de la cession du Canada à lAngle terre en 1763, mais il leur fut défendu de se recruter'et de se perpétuer das le pays.

Lors de l'incendie de leur couvent à Québec, les Récollets n'ayant pas là permission de se recruter depuis la cession du Canada } l'Angleterre, commencçaient à disparaître de l’horison canadien, ét, par suite de cet incendie et de la prise’ de possession dé Tout térrain, ils furent forcés de dissoudre un peu prématurément leur communauté à Québeë. Mais, comme la disparition graduelle de leurs coreligionnaires par la mort, et la certitude de ne pouvoir jamais lés remplacer par de nouveaux sujets n'avaient affaibli ni lesprit de leur état ni la discipline, dispersés, les Récollets continuèrent leur ministère de charité évangélique et d'en remplir régulièrement les devoirs, lss uns en instruisant les enfants, et les auütres, en visitant et soignant les malades à domicile.

Cependant, les Jésuites, comme nous le verrons plus loin, tinrent où firent tenir ouvertement des écoles à Québec jusqu'en 1776, et les Récollets le firent aussi jusqu'en 1840.

St, Thomas, Verchères, Montréal et Québec sont les endroits où les Récollets ont tenu leurs dernières écoles. Le Frère Paul, ué Fournier, en a tenu une'à Montréal jusqu’en Mai 1826. Ses elèves, la plupart encore vivants en cette ville, sont nombreux, et constituent presqu'autant de bons chefs de famille. Fils de parents généralement pauvres, ils appartiennent presque tous à Ja classe ouvrière, mais l’espèce d'éducation qu'ils ont reçue, suivant les préceptes de l'Evangile, en a fait des hommes religieux, modestes, pacifiques et contents de leur

convertie en licane, ‘et'le couvent des mains étran-

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état. On peut dire aussi qu'ils sont industrieux, prospères,et heureux. . js

On peut en dire autant des élèves de Frère Louis, n6 Bonamy et originaire de l'Assomption. Il a fait pendant plus de 40 ans l'école au faubourg St. Vallier de Québec. Iln'a fermé son école qu’en 1840, et son mérite, comme instituteur, lui assure une place honorabie daus l'histoire du pays. Ce bon Frère est décédé en 1848. Le Frère Marc Coûtant, décédé quelques années auparavant, à St. Thomas de Montmägny, y faisait une petite école du soir, tout en exerçant l'horlogerie comme moyen d'existence.

Ces bons Frères, qu'on peut à juste titre appeler dés bienfaiteurs de l'humanité, non-seulement donnaient aux enfants qui leur étaient confiés une éducation qui était propre à en faire des hommes utiles et respectables, des hommes heureux et M qu mais encore des hommes agréables par la douceur de leurs mœurs, par l’aménité de leur caractere, et par la pratique des arts d'agrément ; car ces afts,, asséz souvent inconnus aux autres classes d'instituteurs, sont toujours cultivés avec plus ou moins de soin et de succès par les ordres religieux enseignants. ;

Cest ainsi que l'Eglise est redevable au Frère Paul de nombre de bons chantres qui ont reçu de lui les leçons et les exercices nécessaires pour se former à la musique vocale, surtout au chant grégorien, toujours si apprécié par ceux qui tiennent aux aspirations graves et pieuses.

Le Frère Paul aimait et cultivait les mathématiques, et en faisait souvent le sujet de La conversation avec ses amis. D'ailleurs, les Récollets ,ont toujours eu, parmi eux, des savants et des auteurs de tous genres. Les auteurs du dies-iræ ct du stabat-mater sont des Récollets.

Le Frère Paul est décédé à l'évêché de Montréal le 15 Novembre 1848, à l’âge de 78 ans et 10 mois. C'est là qu’on a eu, avant sa mort, la bonne idée de faire prendre son portrait qu'on y voittiré en pied. C'est un beau morceau d'art qui rappellera longtemps à l'histoire les ‘vertus de l'ordre des Franciscains, et à la reconnaissance publique le mérite personnel de l'original,

Cependant, les Récollets n'ont jamais eu de collége proprement dit, en Canada. Outre l’enseignement, les Frères Récoliets se partageaient encore les soins qu'ils donnaient aux malades, et les Pères, c'est-à-dire, ceux qui avaient été ordonnés prètres, s'océupaient principalement du ministère des autels. Leurs principaux établissements étaient à Percé, à Québec, à Trois-Rivières et à Montréal.

Les Pères Récollets se chargeaient volontiers de la desserte des paroisses, comme des missions, et plusieurs sont morts curés,

Le Père Chzisostôme Dugast, Récollet, qui avait remplacé le Père Germain, Jésuite, à St. François du lac, était curé de Ste, Anne d'Yamachiche en 1798, Le Père Dominique

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Pétrimoulx à été curé de Bécancourt depuis novembre 1767 à septembre 1769,

e l’année 1779 à celle de 1782, le Père Dugast fut mission. naire chez les Abénakis, sauvages qui avaient émigré de l'Etat du Maïne en 1680, et s'étaient établis à St. François en 1685. Il fut le dernier religieux chargé dé la desserte de cette antique mission dont les Jésuites ont partagé avec les Récollets les travaux apostoliques.

Le Père Claude Coquart, Jésuite, décédé à Chicoutimi en juillet 1765, a laissé un volumineux manuscrit sur les racines de la langue abénakise.

Cette louable pratique dé réduire en principes les diverses langues des indiens du Canada, a été habilement partagée à entre les Récollets, les Jésuites et les Sulpiciens, missionnaires. À

Le Père Jos. Daillon, Récollet, et le Père Chs. Lallemant, $ Jésuite, se livrèreut à l'étude de la langue montagnaise dès l'année 1626, et le Père Anne Nouë et le Pere Lejeune, Jésuites, étudièrent aussi cette langue en 1635. Le Père Pierre Michel Laure, Jésuite, fit un dictionnaire et une grammaire de cette langue, et il laissa une carte fort exacte Au Saguenay. Il est décédé en novembre 1738, à l’âge de 64 ans. (Répertoire du clergé canadien.) ;

Le Père Labrosse, Jésuite, décédé à Tadoussac en 1782, a laissé, chez les sauvages du Saguenay, des livres en leur langué et des modèles d'écriture qu'ils ont transmis avec soin à leurs descendants jusqu'à ee jour. Et, de nos jours, nous avons. vu les Messieurs Marcoux et M. LE Maur: ault, prêtres séculiers, le R. P. Lacombe, O. M. T., missionnaire dans Île Nord-Ouest, rédiger un dictionnaire et une grammaire de la langue des Cris, et, encore M. A. Cuoq, prètre Sulpicien, résidant à la mission du lac des Deux-Montagnes, faire une hi] étude spéciale des langues de plusieurs tribus sauvages. 2 oi En 1698, le Père Hilaire St. Hilaire, Récollet, 6 tait mission | Be LP maire à Sorel, et, en 1704, M. Léonard Chaignean, prètre fi

EIRE I Sulpicien, en était le curé, E 4 | Le Père Emmanuel Crespel, Récollet, était curé de Sorel nil en 1727 (let le Père Simon Dupont le fut de Ja paroisse de | [in Nicolet Due l'année 1716 jusqu'à celle de 1729. |

Le Père Pacôme Legrand, Récollet, fut curé de Su Pierre, ile d'Orléans, depuis 1713 à 1714, et le Père Médard Pétrimoulx (|] est décédé curé de L'Assomption où il cut pour successeur | ff) son frère Dominique, décédé en la mème année, en 1799. nil | En 1762, le Père Félix .de Bérey, Récollet, remplaca, en | PE qualité de desservant pendant quelques. mois à St. F rançois le à | Père Roubaud, Jésuite.

mn ill ESA EAN DE LE RSS LAN PER RAR 3 VS (t} La belle petite ville de Sorel, très ressemblante à celle de Hanover, Etat de Newhamshire, KE. U., fut fondée en 1670; mais le fort de Sorél, appelé autrefois le fort Richelieu, fut construit d'abord par Champlain en | M de nouveau, en 1666 par le marquis Ge Tracy. {Voir l'appéndice, | note ère.) nd

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