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# Pointe-Lévis en... 1803 “ Ste. Marie de Beauce en..................1853 * ‘ St. Jean Dorchester en........:...,..,...1855
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St. Boniface de la Rivière-Rouge en...1854
Cependant, il est de ces écoles qui ont été supprimées depuis, savoir :
A Kamouraska en... 1857 «+ St. Boniface En... ses sssssssssssss 800 “St. Jean Dorchester en... 1858 Pointe-Lévis@. sense 1800 ‘
Ces deux derniers établissements ont été convertis en colléges classiques. Le collége de la Pointe-Lévi est uni à celui de Québec dont il est une extension, et le collége de St. Jean à celui de St. Hyacinthe dont il est une succursale.
Le nombre des élèves des Frères des écoles chrétiennes est considérable, surtout à Montréal, à Québec et à Trois-Rivières, et leur ordre, se multipliant beaucoup, le nombre de leurs établissements et de leurs élèves se muliplient d'une manière proportionnelle. Outre les novices, le nombre des enfants qui fréquentaient les écoles tenues par ces Frères en la ville de Montréal, aux frais du Séminaire de St. Sulpice en 1858, se mnntait à 2800. A Québec, il est de 1806 ; à Trois-Rivières de 262 ; à l’Islet, St. Thomas, la Pointe-Lévis, Yamachiche, Ste, Marie de la Beauce, Sorel et Beauharnois, 1166.
Les établissements. des Frères des écoles chrétiennes dans les possessions Britanniques de l'Amérique du Nord comptaient en 1860, 117 Frères, 6555 élèves et 44 novices, et, aux Etats-Unis, leurs établissements, au nombre de 16 comptent 180 Frères et 7500 élèves. Total des Frères en Amérique 297, et des élèves actuels 14055.
Aujourd'hui, il y à dans l'Amérique du Nord, plus de 600 frères et 442 frères novices qui enseignent à 24,932 enfants. ‘Voir le journal de l'Instruction Publique pour le Bas-Canada, page 190.\
Les frères dont suivent les noms ont été successivement lirecteurs de l'établissement de Montréal :
{ Frère Aïdant, Frère Turibe, ‘Facile, # Herménégilde.
L'ORBONNANCE CONFIRMANT LES MESSIEURS DU SÉMINAIRE DE Ç ST. SULPICE DE MONTRÉAL DANS LA POSSESSION ” DE LEURS BIENS.
En 1839, pendant la suspension, par suite des troubles, de l'acte impérial de 1791, le conseil spécial, qui remplaçait
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provisoirement la législature du Bas-Ganada, passa une ordonnance favorable à l'éducation, mais seulement en 1la ville de Montréal et dans les quelques paroisses comprises dans les seigneuries des Messieurs du Séminaire de St. Sulpice de Montréal ; c’est l'ordonnance 3 et #4 V. ch. 30, qui les autorise à commuer les terres sises dans ces seigneuries qu'ils tiennent de la compagnie de Notre Dame de Montréal et du roi @: lrance, et les confirme dans la possession d’icelles et des revenus qui en proviennent, à la condition d'employer ces revenus à des œuvres pies, et à répandre l'instruction.
C'est sous l'administration de M. Poulett Thompson, gouverneur-général du Canada, que cette ordonnance devint loi à ces conditions. Voir les statuts refondus du Bas-Canada, page 44. (1)
Certes, l’'accomplissement de cette doublé condition est bien facile pour les Messieurs du Séminaire de St. Sulpice, et bien agréable, puisqu'il était coutumier et constant-ayant cette ordonnance ; preuve, la magnifiqué église de Notre-Dame de cette ville, À la construction de laquelle ils ont contribué au-dessus de Æ£60,000; preuve, le collége de Montréal et le beau séminaire des étudiants en théologie : preuve, le collége et le noviciat des Frères des écoles chrétiennes ; preuves, tous les autres établissements d'éducation érigés à leurs frais, et dans lesquels les Frères et les Dames de la Congrégation tiennent de nombreuses écoles succursales en cette ville ;
preuves. les belles case de St. Jacques, de St. Patrice, de
Ste. Anne, en cette ville, et de Notre-Dame de Toutes Grâces dans le voisinage immédiat. ,
Or, ces établissements, dont quatre pour le ‘culte et les autres pour l'instruction, existaient en partie avant cette
(1} M. Poulett Thompson, arrivé en Canada'en octobre en 1829, en qualité de gouverneur-général et de successeur de Lord Durham, fit approuver aussi le projet d'union des deux Canadas par le conseil spécial ; mais, trois de ses membres s’y opposant, savoir : MM. Cuthbert, John Neilson et F, À. Quesnel, Ce conseil, composé de 20 membres, n’en comptait que huit qui‘ étaient catholiques, savoir: Cuthhert, de Lery, Faribault, Joliette, Pothier, Quesnel, de Rocheblave et J, B. Taché. Les autres étaieñt MM. le Juge en chef Sewell, Moffatt, Peter McGill, Neilson, Gérald, Christie, Wa;ker, John Molson, Xarwood, Hale (de Sherbrooke, Hale de Portneuf) et Wainwright.
En récompense du succès de cette mesure, entreprise pour opérer l’anéantissement des canadiens-français, M. Poulett Thompson recut le titre honorilique de Lord de Toronto ; mais, le trouvant sans doute un peu barbage, il le fit changer pour celui de Sydenham.
M. Poulett Thompson eut la satisfaction de présider au premier parlememt convoqué par lui, sous les auspices de l'acte d'union en 1841, et d'y faire asser plusieurs lois suivant ses desseins, mais il n’eût pas celle de les voir fonctionner, car il mourut en juillet de la même année, à Kingston H.C. des suites d’une chûte de cheval. F k
C’est dans cette première session du premier parlement de la province unie, que fut passé en 1841, l’acte d'éducation 1 et 5 Vict., ch, 18, révoqué en 1845 relativement au Bas-Canada, moins les trois premières clauses, continuées en force par la 57e clause de l'acte 9 Vict., ch, 27, paské en 1846, et qui remplace l'acte de 1845,
ordonnance, et le Séminaire faisait tenir, en outre, plusieurs écoles élémentaires dont deux dans une Lêtisse en pierre sise sur un terrain vis â-vis Je Séminaire et sur lequel sont élevés les bâtisses du cabinet de lecture public, où les jeunes gens instruits se réunissent, pour y discuter des sujets ayant trait à l’histoire, aux arts et ‘aux sciences sous les auspices immédiats des Messieurs du Séminaire de St. Sulpice de Montréal, comme on l'a déjà vu. ‘
Les seigneuries que possèdent les Messieurs du Séminaire de St. Sulpice de Montréal avaient, jusqu'en 1839, été l'objet de la convoitise du gouvernement d'Angleterre qui voulait s’en emparer, comme il a fait des biens des Récollets et des anciens Jésuites, consacrés à l'éducation. Ces biens avaient aussi été le sujet de savantes discussions dans lesquels Messire Jean Henri Auguste Roux, V. G.et supérieur du Séminaire avait pris une part très active et très utile. NN.SS. les évêques Plessis et Lartigue avaient aussi essayé de conjurer l'expropriation des biens du Séminaire de St. Sulpice de Montréal, muïs les choses en étaient restées là, chaque parti ayant ses prétentions exclusives à la possession de ces: biens. jusqu’en 1839.
Il est clair, cependant, que, indépendamment des titres inconstestables en vertu desquels les Messieurs du Séminaire de St. Sulpice tenaient ces biens, le gouvernement d'Angleterre ne se les ayant pas spécialement réservés lors de la cession du Canade en vertu du traité de 1763, comme il l’a fait des biens des Récollets et des Jésuites, il ne pouvait légitimement prétendre à leur possession, contraire à toute espèce de droit.
Les biens des Messieurs du Séminaire de St, Sulpice leur
ayant été donnés en 1663, par la compaguie de Montréal, dont ils étaient membres, et le roi de France ayant confirmé cette donation en 1677, en vertu de lettres d'amortissement, en faveur de la religion et de l'éducation, il semble qu'en vue d'actes aussi formels et d’un but aussi louable que celui que les parties se proposaient de la part et d'autre, ces biens devaient être regardés comma sacrés. C'est sans doute ourquoi il n’en esfTait aucune réserve dans le'traité de 1763. rest sans doute pour cette dernière raison au moins, que le général Haldimand reçut en 1768, l'hommage que M. Montgolfier, supérieur, et les autres membres du Séminaire de St. Sulpice de Montréal rendirent au roi d'Angleterre. C'était là reconnaître, par le fait, leur droit à la possession de cette belle seigneurie pour les fins susdites, et jamais après la récephon solennelle de cet hommage formel, on aurait dû mettre en question ce droit incontestable.
D'ailleurs, le Séminaire de St. Sulpice de Montréal, qui relève de celui: de Paris, s'en étant séparé par consentement mutuel dès l’année 1764, ses membres devenaient, par ce fait autant que par devoir, de véritables sujets anglais, loyaux et dévoués. Au reste, nous trouvons la preuve de leurs senii-
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ments à cet égard dans les paroles éloquentes de Messire
. Roux, et dans les chaleureuse exhortations de Messire Les-
saulnier, adressées aux Canadiens, lors de la guerre de 1812 avec les Américains, * .
Nous devons à Messire J, V. Quiblier, V. G. et successeur de Messire Roux dans la supériorité du Séminaire de St. Suipice de Montréal, la possession maintenant incontestable des biens de cette maison en vertu de l'ordonnance de 1839, passée à Montréal par le conseil spécial à ces effet.
M. Quiblier eut L'avantage d’être puissamment aidé, dans cette belle œuvre, par la coopération active et influente de M. le grand vicaire Mgiseau, curé de St. Charles Borromée, ville Joliette.
M. le supérieur Roux avait déjà, long-temps auparavant, rompu plus d’une lance à défendre les droits du séminaire de St. Sulpice de Montréal à posséder les biens dont il est l'administrateur par. l'autorité conjointe de l'Eglise et de l'Etat, mais la gloire de ce combat singulier était réservée à M. Quiblier. H. W. Ryland, ancien secrétaire du gouverneur général Craig, ennemi constant du séminaire ne put voir se réaliser son projet de spoliation, car, l’année de sa ‘mort, arrivée à Beauport en 1838, les autorités britanniques se décidaient à l’abandonner pour toujours.
Cependant, nous sommes, aussi, grandement redevables à Mgr. Plessis et Mgr. Lartigue de la possession des biens du séminaire de St. Sulpice de Montréal. M. Roux et Mgr.
Jlessis avaient écrit, à l'appui des droits invoqués par cette maison, de savarfts mémoires que Mgr. Lartigue, avant son élévation à l'épiscopat, avait su habilement faire valoir à Londres, mais surtout ceux de Mgr. Plessis en 1819. auprès de Lord Bathurst, alors ministre des colonies britanniques. Les mémoires de Mgr. Plessis avaient d’ailleurs été fortement recommandés à l'attention et'à la bienveillance spéciales du gouvernement impérial, par Sir John Sherbrooke, ancien gouverneur général du Canada et ami particulier de Mgr. Plessis.
Mgr. Plessis s'était donné beaufoup de peine en 1819 pour voir à ce sujet Sir Shegbrooke en Angleterre. Ces documents et ces démarches avaient sans doute très avantageusement préparé les voies à la législation du conseil spécial à cet égard, eten fournirent indubitablement la base, alors que l’Angleterre, plus dé 20 ans plus tard, se voyait contrainte de rendre un peu justice au Cariada français. Le ministre des colonies donna au conseil spéçial des instructions à cet effet.
Néanmoins, il'n’est que juste de dire ici que la commission royale envoyée en Canada en 1835, composée de Lord Gosford, Sir Charles Grey et Sir George Gipps, avait contribué beaucoup en 1838 à disposer le secrétaire colonial à donner ces instructions au conseil spécial établi à Montréal après les troubles. D'ailleurs, Lord Gosford s'est montré l'ami des canadiens dans
toutes circonstances, et vigoureusement, jusque dans la Chambre des Lords, après son retour en Angleterre. ;
Outre les vertus de son état, Messire Quiblier avait des qualités sociales peu ordinaires, et il en a heureusement fait usage avec zèle et habilité, pour obtenir cette loi. Il a rendu par ce seul fait, un service immense à la religion et à l’éducation ; un service qui mérite que nous bénissions à jamais sa mémoire. C’est sous son habile administration que les belles tours de l’église de Notre-Dame de Montréal ont été parachevées, au moyen de contributions volontaires, que la magni. fique église de $t. Patrice de cette ville a été bâtie en 1843, et que les Frères des Ecoles Chrétiennes ané été établis, d'abord en la ville de Montréal, puis en celle de Québec. Mais, en cela, comme en tant d'autres œuvres publiques qui lui font honneur, il fut puissamment aidé de la coopération intelligente et active de Messire Jos. Comte, membre et frocureur du Sémiuaire de Montréal, sa ville natale, (1)
Nous lisons dans le Monde :
Nous avons publié, dans notre dernier numéro du 17 octobre, une lettre de notre correspondant de Londres où il est dit : ‘ L'émigration française, ‘à la fin du siècle dernier, avait élevé la petite chapelle de King street, ‘“ Portman square. Cette chapelle fondée par le courageux apôtre du ‘ Boulonnais pendant la Révolution, M. l'abbé Delaporte, ne peut suflire à ‘“ la population française.” Dans une lettre que nous ne pouvons reproduire, l’auteur ne voulant pas faire connaitre son.nom, on nous dit qu'il est très-vrai que M. Delaporte a été l’apôtre courageux du Boulonnais de 1793 à 1798, mais qu'il n’a été pour rien dans la fondation de la chapelle française à Londres. Cette chapelle a été fondée, en 1798, par M. l’abhé Bouret, prêtæ sulpicien, et c’est la maison des PP. Sulpiciens de Montréal qui a foprni le premier mobilier destiné à l'exercice du culte catholique. M. l’abëé Bouret a eu pour successeur M. l’obbé Chené, gutre prêtre émigré, et M. Delaporte n'y est arrivé qu'en 1824.
C'est également ûn Sulpicien, M. l'abbé Quiblier, ex-supérieur des Sulpiciens de Montréal, qui a établ, dans l’un des quartiers les plus populeux de Londres, une belle église desservie par une communauté de prêtres français de l'ordre des Pères Maristes,
Dans la dettre de notre correspondant de Londres, il est dit aussi qu'après la construction de l'église de Notre-Dame de France, que les Pères Maristes ont entrepris de construire dans ke quartier de Leicester square, les catholiques auront ‘‘ trois églises spéciales : une pour les Allemands, une pour les ‘ Italiens, une pour les Frañçais, dans la capitale de l'anglicanisme.”?
La personne qui nous écrit craint que le lecteur. n’en puisse conclure, malgré ce qui précède dans sa lettre, que les Français n’ont pas d'autre église à Londres, et elle nous prie d'ajouter qu'outre Notre-Dame de France, ils ont : 10. la chapelle de King Street, qui peut maintenant contenir 600 personnes ; 20. le nombreux clergé français de l'église Sainte-Anne, Spitalfields ; 30. parmi le clergé anglais, des prêtres parlant français, dans le plus grand nombre des 35 à 40 chapelles ou églises catholiques disséminées dans Londres.—Minerve du 20 novembre, 1862. ‘
(l) M. l'abbé Joæph Comte, né à Montreal en 1793, et ordonné prètre en 1817, est décédé le {6 avril 1864, à l’âge de près de 71 ans, après avoir rempli les fonctions difficiles de procureur du séminaire de St. Sulpice de RAR pandant 45 ans, avec autant d’habileté et de constance que de charité,
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