‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 6 sur 116 · EC EE EEE SR SES AT TER · texte numérisé non relu

EC EE EEE SR SES AT TER

à la disposition de la Congrégation des hommes laïques de cetie ville. L'emplacement sur lequel elle était construite, faisant face à la rue Nôtre- Dame, et le terrain adjacent, avaient été acquis par les Récollets en 11691, pour y ériger leur couvent et leur église,

Après la mort du Père Louis, le dernier prêtre, Récollet en Canada, le gouvernement anglais, comme on l’a déjà dit ailleurs, qui s'était déjà emparé des biens des Récollets en ce pays, voulant acquérir l'ile Ste. Hélène, sise dans le fléuve St. Laurent presque vis-à-vis Montréal, pour (Y faire des fortifications, échangea, en 1818, l'établissement de cet ordre avec M: Chs. Win. Grant pour cette ile que nous voyons aujourd’hui mise jen ‘état de défense contre une invasion de cette ville.

M. Grant fit tracer, à travers le vaste terrain des Récollets, trois rues, savoir: la rue Ste. Hélène, en mémoire de l'ile échangée et ainsi appelée du nom de la femme de Champlain, la rue des Récollets en mémoire des anciens propriétaires de ce terrain, et la rue Lemoine en, mémoire de: la famille Lemoine dont est issue madame Grant, baronne de Longueuil, C'est alors que la fabrique de Notre-Dame, mue par un sentiment de piété fort louable, acheta de M. Grant l'emplacement sur lequel étaient construits ja couvent et l’eglise des Récollets qu'on a démolis pour des fins commerciale:

Le séminaire de St. Sulpice dé Montréal a acheté, Gepuis la vente de l'église des Récollets, une chapelle protestante qu'il &. fait agrandir et réparer à.neuf, principalement pour l'usage de le Congrégation dos hommes laïques. Elle est sise dans le voisinage immédiat du collége des Frères des écoles chrétiennes qui y ont un accès facile-. De sorte que, si là fabrique d: Notre-Dame à une église de moins, dépuis le vente de celle des Récollats, le séminaire en ayant une de plus, la population eu & toujours autant à son usage qu'auparavant.

Le Père Potentien Houdin.' Le Père Clément Lefebvre. — Pierre LePoyvre. — Chs. Ant. Isidore Le.

— Pierre Rémy," mire Marsolet.*

— Hyacinthe Perrault. — Jos Denis.

— Jos, Auguste Qnintal. …— : Louis Jean Demers.*

— 4, B,Lajus. — Emmanuel Crespel,

— Etienne Piscot Clé. | commissaire des Rément. collets en 1759. (1)

Remarques : lo Les noms qui sont suivis d'un astérique sont ceux de supérieurs des Récollets, à Trois-Rivières et à Montréal.

% Le Père Côme de Mante était supérieur des Récollets en Acadie. Il vint à Québec en 1648 et retourna là même année. net

39 Il ne faut pas confondre le Père Emmanuel Crespel, Récollet, avec le Père Frs. Crespieul, Jésuite. Le premier arriva à Québec le 16 mars,1726, et y mourut le 26 avril 1775. à l’âge de 73 ans. Le seeond, arrivé à Québec le ?2 juin 14670, y décéda le 16 janvier 1707, après avoir fait construire la chapelle de Chicoutimi, maintenant démolie et remplacée par une autre plus spacieuse et plus commode.

40 Il ne faut pas, non plus, confondre le Père Clément Lefebvre, Récollet, arrivé à Québec en 1736, et qui a été supérieur des Récollets à Trois-Rivières en 1737, avec M. Frs. Lefebvre, Sulpicien, arrivé en Canada en juillet 1672, et qui fut le 3e supérieur du séminaire de St. Sulpice de Montréal, ni avec M. Germain Lefebvre, né à Montréal, où il mourut en avril 1736, à l'âge de 52 ans. Mr. François Lefebvre retourna à Paris où il mourut en 1718, (2i ni avec Pierre Lefebvre, disciple de St. Ignace de Loyala, fondateur de la compagnie de Jésus.

oo Nous pouvons dire également ici qu'il ne faut pas confondre Frs. Armand Salignac de Fénélon, archevêque de Cambray, avec son frère qui, arrivé ecclésiastique en Canada, le 27 juin 1667, en qualité de Sulpicien, fut ordonné prêtre À Québec le 10 juin 1668, et qui aidé de MM. De Gicé, Petit et Claude ‘Frouvé, Sulpiciens, avait établi une mission à la Baie- Quintée, aujourd'hui Belleville, sur la rivière Trent qui se décharge dans le lac Ontario, côté nord, tout prés de là, dans le Haut-Canada. M. l'abbé Fénélon rétourna en 1674 en France, où il mourut en 1679.

D'ailleurs, l'abbé Fénélon, qui prit part dans la mission de la Baic-Quintée, où des Canadiens Français se sont établis en grand nombre dès les premiers établissements faits dans le

Te ns mr lmisnreiereaieemtnn ice

(1) Les Récollets ont eu pour un des leurs en Canada, le R. P. Valentin | Chartier, de Lotbinière, arrivé en ce pays en juillet 1712, et décédé en | jiil novembre 1745.

DE ii (2) Répertoire du celeÿgé canadien, par M. l'abbé C, Tanguay, et les

ne Re

tablettes historiques, par Biheaud, jeune.

un D M UD cu USI RENNES

Lefebvre.

. Isidore Le- [arsolet.*

É in Demers." el Crespel, ssaire des Réen 1799. (1)

un astérique Rivicres et à

les Récollets na là même

nuel Crespel,

Le premier 26 avril 1779.

92 juin 4670, construire la ‘emplacée par

Père Clément et qui à été , avec M. Frs.

+ 1672, et qui de Montréal, il mourut en bvre relourna rre Lefebvre, la compagnie

faut pas conrchevèque de ué en Canada, donné prêtre à : Cicé, Petit et sion à la Baic- Trent qui se rés de là, dans 67% en France,

; la mission de sont établis en faits dans le

le R. P. Valentin 19, et décédé en

Tanguay, et les

dl

Haut Canada, est bien connu par les démèlés qu'il a eu avec le comte de Frontenac, gouverneur en 1673 de la Nouvelle- France. (1)

La-belle mission de Belleville, aussi florissante qu'ancienne, est dans le diocèse de Kingston, Haut-Canada, l'un des deux qui ont été érigés en Canada, à la demaude de Mgr, J, O. Plessis, 2e évêque de Québec. Te diocèse de Montréal est l'autre.

Les fidèles de Belleville y out fait construire en 1843, une belle église sous les auspices de Mgr. Patrick Phelan, 3e évêque de Kingston.

M. l'abbé de Fénélon, avant son départ pour la France, voulant contribuer à continuer la sainte œuvre des missions, donna pour cette fin au séminaire de St. Sulpice de Montréal, les trois îies Courcelle, sises dans le lac St. Louis, entre Lachine et le.cap St. Gilles.

Par ordre du roi, le comte de Frontenac avait concédé ces trois iles à M. de Fénélon, par un acte en date du 9 janvier 1673, et celui-ci en fl don au séminaire, par uu acte én date du ?4 février 1674, pour la conversion et pour Finstruction des sauvages. (2)

üo Les derniers Pères Récollets, comme nous l'avons déjà vu, furent les Pères Félix de Bérey, dernier supérieur et dernier commissaire de l'ordre de St. François en Canada, et les Pères Fitz-Simons, Pétrimoulx et Jean Demers, en religion Louis.

On sait, d'ailleurs, que trois des Frères Récollets ont vécu jusqu’à ces années dernières, savoir: le Frère Marc Coûtant, décédé à St, Thomas de Montmagny, le Frère Bonamy, décédé à Québec, et le Frère Paul Fournier, décédé à Montréal.

Ces dernières remarques étant en partie la répétition de ce que j'ai dé dit précédemment dans cet article touchant des bons Récollets, je sens le besoin d'en donner ici succintement la raison. J’ai pour cet ordre de philanthropes et de saints une vénération sans bornes, et ce d'autant plus qu’elle résulte de l'impression profonde que faisait sur moi, pendant mon adolescence, ces hommes de Dieu. J'ai eu occasion, à cet âge délicat et impressionnable, d'être souvent en contact avec plusieurs d’entr'eux, et j'en ai toujours conservé un souvenir si agréable que je ne puis aisément me refuser à ce qui le fait revivre en moi.

Le Père Louis était, à Montréal: l'ami et le confesseur d’une partie de ma famille à St. Laurent, paroisse voisine ; le Frère

Alexis y venait souvent demander du pain pour ses pauvres,

et le Frère Paul, qui avait essayé à m'apprendre le plain-chant et à solfier, aurait pu se considérer comme ayant été mon instituteur. |

{1} Voir une savante dissertation sur ce sujet dans le journal de l'instruction publique, année 1864.

{2} Voir les cahiers d’intendance, numérôs 10 à 17,folio 541 et 542.

Le mraren ann

penser ru im

RD nt D

op em —

Voilä mon excuse et ce qui en fait la matière vaut bien la substance dont se composait le plat chéri qu'à une époque presque SORTE AIRE, une pieuse et charitable dame-de St, Jean Port Joli se plaisait à servir à d'autres Récollets bienfaisants, dans une circonstance toute spéciale, où, dans des formes et apparences opposées, l'amour maternel jouait le premier rôle, son.fils, M. Philippe Aubert de Gaspé, une des gloires littéraires du Canada, est décédé à Québec le 29 de janvier 1871, à l'âge de 85 ans. Il fut inhumé à St. Jean-Port-

oly, dont il était le scigneur, (1)

Page 1