‹ Mémorial de l'éducation du Bas-Canada [microforme]Chapitre 76 sur 116 · LV L] COLLEGE DE RIMOUSKI · texte numérisé non relu

LV L] COLLEGE DE RIMOUSKI

En 1854, des amis de l'éducation, co-paroissiens de St. Germain de Rimouski, voyant le besoin de répandre plus généralement l'instruction pratique dans leur quartier et d'en faciliter, l'acquisition «à cette partie importante. de notre jeunesse qui se destine à, l'agriculturé, &u commerce et à

‘industrie, avaient projeté un plan de collége pour cette fin ; mais ce ne fut qu’en 1861 qu'on prit formellement la résolution de le mettre à exécution. f:

M. l'abbé E. Lapointe-étant devenu, en cette année, curé de cette populeuse paroisse, donna à ce plan une existence nouvelle et plus assurée, et nous voyons aujourd'hui que, par une délibération de la fabrique en date du 27 de juillet 1862, l’ancienne église fut cédée aux auteurs de ce plan pour être transformée en un collége agricole, commercial et industriel.

A la demande de M. Lapointe, cette cession fut notifiée le six d'août suivant, par Mgr. l’'évèque de Québec, et la vieille église de la paroisse de St. Germain de Rimouski fut ainsi définitivement convertie en une maison d'éducation pratique supérieure, dont Mgr. l'évêque de Québec voulut bien être le

patron et Le protecteur.

Gepondant, les nor*breuses occupations de M, l'abbé Lapointe - I ne lui permettant pas de prendre une part active dans la agi direction ae l'établissement, prix M,l'abhé G, Potvin, alors ave son vieu, de s'en charger. tre

Le collège fut mis sous le contrôle des commissaires d'école ma de la municipalité scolaire du village, et M, Potvin, ayant de été élu leur président, se mit à l'œuvre avec un zèle et une les activité à toute épreuve,, Cest lui qui conçut et rédigea lo ins réglement. des maitres ob des écoliers; mais il m'est que juste I de dive qu'il sut en tous cela la coopération éclairée d'un qui homme, éprouvé par une dongué ét heureusetexpérience dans titu

| l'onscigrement de la jeunesse, et dans la fondation de plusieurs pou

| maisons d'étlucation. otd

È À l'aide de quelques contributions vplontaires et des, con: qu'à

st [A soils éclairés de M. l'abbé Benjamin Pelletier, si avantageuse. pos {l méent conni comme un éducateur marquant dans le pe el rûgl

| avec la coopération active des commissaires d'école, M. l'abbé sara)

. | Potvin sutbifaive cette institution ce qu'elle est aujourd'hui. plus \ VER C'est pourquoi il en est considéré comme le fondateur et le toit} {1 re. Îl en fut au moins le premier Directeur et le biénfaiteur, las] À Lconsacra pour. le succès dé cette maison d'éducation, son et de T1 tomps, ses veilles et toutes ses propres ressources, carr

C'est M. l'abhé C. Tanguay qui, lé premier conçut l'idée de môûn {aire cet établissoment à Rimouski pendant qoil en etait le celu curé, et qui en avaitsproposé à ses paroissiens le plan à M; l'exécution duquel il avait travaillé avec suecès depuis déjà r'ieuw plusieurs années avant la cession de la vieille église aux curé cemimissaires d'école,, En 1855, les élèves du coilége de ° le su Rimouski étaient au nombre de 73, et promettait une grande Le augmentation, Û LHOUV

M. Potvin sut donner au collège de Rimouski une nouvelle se pr impulsion: et lors du décès de M. l'abbé Lapointe en octobre elle « 1862, cet établissement comptait déjà 150 élèves auxquels sont quatre professeurs donnaient l'instruction sous l'habile direc- pr: on de M. Babbé Potvin, Presqu'en même temps M: James Rime Smith, l'un d'eux, publiait uu ouvrage fort estimé sur l’agrt- "6por culture, pour l'usage de cette institution. )e

Le collége de Rimouski, sous nlusieurs rapports est calque infér sur celui de Ste. Anne, et, comme celui-ci, il est sis sur les lon bords du beau fleuve St Laurent dans-un endroit salubre et arriv fort agréable, à 60 lieues de Québec. Situé dans le voisinage quali du district de Gaspé et au milieu d'une population considé- tion ruble, en ne pouvait faire choix d'un endroit plus central et sémi plus commode pour ofir des moyens d'instruction et d'édu. | un 86 cation à la jeunesse de Ja partie inférieure de la province de et M, Québec, et il est à espérer que les parents, comprenant M. l'a combien il importe à leurs enfants d'être généralement plus Mg instruits d'une manière pratique qu'ils ne ie sontaujourd'hui, chart

f les mettront à même d'en profiter autant que possible, C'est carac l'éducation rationnelle et pratique qu'il nous laut davantage. pour

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Le plan d'études de cet établissement, essentiellement agricole et commercial, est le même que celui qui est suivi, avec un si bon résultat autéollége de St, Anñeé sous l'administration de M, l'abbé F, Pilotte, Le but commun que ces deux maisons d'éducation se proposent, ant moyen de ce plan, c'est de former des commerçants intelligents.et éclairés, suivant les circonstances et le besoin, fnnis surtorit fes agriculteurs instruits et'habiles dans leur'art,

De l'agrément de Mgr. l'Archevique, de Québec, le$ olèves qui, ayant fix. leur cours pratique, montrent du goût c‘ de l'ap titude pour les chéssiques, peuvônt commencer l'étude du latin pour terminer an cours complot dauus un collége de premier ordre ; mais il ést bien énténdu que cette étude n'ést permise qu'à cenx qu ont, en outre, les meilleures dispositions possibles, I serait bon et très-avantageux d'introduire cette règle dans nos autres imairans d'éducation supérieure, Ce serait le moyen de former des sujets à la fois plus forts et plus capables, Ge serait Je rioven de diminuer le nombre toujours croissant des jeunes gens illusionnés qui encombrent las professions libérales, sans asses se préoccuper des qualités et des qualifications nécessaires pour pouvoir ‘y suivmæ une carrière honorable, Cependant, je vois avec plaisir que cette même règle est suivie dans le pt PA de Terrebonne et dans celui de St, Laurent, ile de Montréal.

M, le curé de la paroisse de St, Crermain,-cst de fait le supé vieur du collége de Rifnouski, et M. l'abbé P, FE. Lahuve, bn curé actuel, se montre plein de zèle et de Gévonement pour le succès et la prospérité de cette institution,

Le collége de Rimouski n'a encore obtenu aucuné aide du gouvernement; méis si le but que cette mmaison d'éducation, se propose d'atteindre est apprécié comme il dexvait Pêtre, elle sera sans doute Mentôt mise sur la liste de celles qui en sont les mieux dotées.

P:8.--Depuis qme ce qui précède est éerit, le collége de Rimouski a pris un caractère tout-à fait classique, et il paraît répondre parfaitement bien à sa nouvelle destinatton.

Depuis la fondation du vollége de Rimouski, la pærli inférieure du vaste diocèse de Québec en a été détachée pour lormer un diocèse séparé, etelorsque Mgr. Jean Langevin arriva à St. Germain en 1867, pour en prendre possession en qualité d'évèque de Rimouski, | trodva certe maison d'édeca. tion dans un état florissant. Sentant le besoin d'avoir un séminaire diocésain, il en ft un collége classique ot v établit un séminaire. M. f'abbé Damase Morrisset en est le supérieur, et M. l'abbé Ferdinand Laliberté est directeur du collége et M. l'abbé Luc Rouleau le préfet des études.

Mgr. Langevin a obtenu pour cet établissement double, une charte spéciale de la législature locale qui Ini donne un caractère légal régulier et le crée éorps civil et politique pour toutes fins avouées.

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