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MAITRISE.ST, PIERRE

Ecole. Modèle établie à Montréal, par les RR. PP. Oblats en 1859.

‘ Parmi les nombreux établissements d'éducation qui répangent de toutes parts les bienfaits de l'instruction, il en est un, à Montréal, qui, quoique d’une fondation assez récente, n’en a pas moins prouvé son efficacité, et les rares avantages qu'il présente tant aux parents

ui le patronisent, qu'aux enfants qui le fquentent Etabliemu mois d mai 1859, avec l’approbation spéciale de Mgr. l’Evêque de Montréal, et sous la direction des RR. PP. Oblats, la Maîtrise St. Pierre a pleinement justifié, jusqu'à ce jour, toutes les espérances qu’en avaient conçues ses généreux fondateurs.

Les amis de l'éducation nous sauront gré, sans doute, de leur faire connaître en quelques mots, le caractère et le but de cet excellent établissement.

Sous le titre de Maîtrise on désigne, en Europe, certaines institutions, pour la plupart attachées aux grandes cathédrales et subventicnnées par le gouvernement ; les élèves qui fréquentent aes écoles &ont exercés au service de l'autel et reçoivent en même temps une éducation soignée, —une attention spéciale est donnée au développement du goût musical chez les enfants.

Les exigences des temps et des lieux ont engagé les fondateurs de la Maîtrise St, Pierre à s'attacher particulièrement à procurer aux enfants une éducation complète. Outre les branches nouvelles d’une instruction solide et commerciale, on enseigne, à la Maîtrise St, Pierre, le latin (qui toutefois est facultatif) le dessein linéaire et de paysages, la musique vocale et instrumentale, le plain-chant ; on attache une importance spéciale à l’art épistolaire (branche tout à-fait indispensable de l’édueation),—aux règles du commerce et à la tenue des livres: tous les élèves indistinetement sont tequs de suivre à la fois le cours français et l'anglais, —un des rêglements de l'école les contraignant #ne parler qu'emclusivement en anglais, pendant les récréations de l'après-midi. ,

Le personnel de l'établissement, (dont & haute direction ainsi que Fastruction religieuse est confiée au RKR. PP. Oblats),—se compose d'un directeur, —M, Adélard Boucher, qui a achevé en France un cours d’études commencé ‘avec succès aux Etats-Unis,—d’un assistantdirecteur, M. Joseph Bourgouin, qui, à son érudjtion joint une expérience acquise pendant érente-deux années d'enseignement, et d’un

réfet de discipline et professeur de mathématiques, M. Alphonse

illeneuve: le plain-chant est spéiaiement confié à Æ{. Lavoie, dont les talents et la belle voix sont déjà avantageusement connus de nos lecteurs. L

La discipline de l’école est à la fois sévère et paternelle, et les élèves sont sans cesse sous les yeux vigilants de leurs maîtres, Le jeudi, —jour de congé, se partage entre les exeroices d'agrément, de chant, de dessin, d'instruction religieuse, —et l'après-midi, les élèves font tous ensemble la promenade, accompagnés de leurs maîtres. Les dimanches et jours de fête tous les élèves s’habillent au chœur de l’église St. Pierre, —où encore, ils sont sous la surveillance de trois de leurs maîtres,

L'entrée de j’école a lieu à sept heures et quart du matin; les élèves entendent une basse messe tous les jours,—après une interruption,

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d'une heure, le midi, l'étude et les classes recommencent et ne se termineut qu’à six heures du sir. L’ecole se tient dans une bâtisse spacieuse (les numéros 7, 9 et. 11, rue Rose) adjoignant l'église St. Pierre et la résidence des RR. PP Oblats. Deux vastes courset deux salles de récréation sont aussi attachées à la Maitrise, —et à l'usage des élèves, —l'une pour les grands, l’autré pour les petits.

Le prix de l'instruction, y compris l’anglais, le latin, et la musique vocale, n’est que de 82.00 par mois—paÿables d'avance : la musique instrumentale est une charge extra d'une piastre par mois. Les personnes qui désireraient de plus amples informations pourront s'adresser soit au directeur. ou à l’assistant-directeur.’’

La maitrise St-Pierre n'ést pas la seule institution d’éducation fondée en Canada par les HR. Pères Oblats. Ils ont établi et ils dirigent une bonne école de garçons, au faubourg St. Sauveur de Québec, et ils ont fondé et ils dirigent pareillement un collége à la fois industriel et tlassique en la cité d'Ottawa, H. C: Le programme d'études du collége d'Ottawa comprend trois cours, savoir: un cours commercial, un cours de génie civil et un cours classique.

Situé sur les confins du Bas-Canada, ét au milieu d’une population toujours croissante de catholiques d’origine bri tannique et franco-canadienne qui se contestent le nombre et le talent, cette institution réclame de nous sa part de l'intérêt et de l’encouragement si légitimes que nous æcordons volontièrs à nos institutions de même espèce dans le Bas Canada. Nous pouvons en dire autant du couvent des Sœurs Grises, établi depuis quelques années en cette ville naïissarite, pro: clamée comme étant la capitale de la confédération des provinces-britanniques en Amérique.

Ces deux dernières institutions sont en grande partie dûes à la générosité de M. Joseph Laroque, et le couvent des religieuses surtout à celle de Demoiselle Péras, de la paroisse de Laprairie de la Madeleine, sise au sud du fleuve St, Laurent, presque vis-à-vis Ce la ville de Montréal.

Les Révérends Pères Oblats, demandés, ainsi que les RR. PP, jésuites, à Montréal, par Mgr. l'Evèque Bourget, y arrivèrent le ? décembre 1841, au norgbre de quatre, savoir : le R. P. Honorat, supérieur, et les RR. PP. Telmon, Bau drand et Lagier. Placés, dès le 7 du mème mois, en attendant, à St. Hilaire de Rouville, ils,s'étahlirènt à Longueuil, le ter d'août 1842, sur des propriétés provenant de Ia succession de feu Messire Chaboillez, ancien curé de la paroisse, dont M. Olivier Berthelet avait épousé en premières noces la nièce. Administrateur en même temps des biens de Dile. Chahoillez et Dlle. Berthelet, sa sœur, M. Berthelet les employa, ainsi que grande partie des siens, généreusement pour l'éducation et pour des œuvres pies.

Cependant, leur maison principale est à Montréal, et leur noviciat en la .paroisse de Lachine, à neuf milles de cette ville. Il consiste, au matériel, ‘en une bütisse spacieuse, érigée à la place de Fancienne église et du presbytère de cette paroisse qui est datée d'une belle église neuve

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L'Institut. des Oblats de Marie Immaculée fut fondé à Aix, em: France, le 25 de janvier 1816, par l'abbé Marenod, Le

” tard évêque de Maypscille, et approuvé le 17 de février {

par le Souverain Pontife &éon XII.

Mgr. Mezenod, qui Ron aidé, dans cette pieuse fondation par l'abbé Tempier, est décédé À Marseille, le 2 mai 1881, à l'âge de 79 ans. il) rer fi À

institut. des,RR; PP. Oblats compte plusieurs évêques dans les possessions britanniques de l'Amérique du Nord. L'un d’entre eux, Mgr. Faché, archevêque de St. Boniface, est canadien. es autres sont NN. SS. Grandin, Faraultet Clut, dispersés dans les vastes missions du Nord-Ouest ou de la Rivière-Rouge, outre Mgr. Guigues, évêque de Bytown, vel, Ottawa, dans le Haut-Ganada.

L'institut des Oblats compte huit établissements ou missions en. Canada, dont les principaux. sont. à Montréal et à Ottawa, où il possède. et dirige un florissant collége déjà mentionné,

Mgr. Herbomez, vicaire apostolique dans la Colombie Anglaise, est un Oblat. Il avait obtenu, lors de son séjour à Rome pendant le concile œcuménique, que son diocèse fit partie de la province ecclésiastique, de Québec, avant. qne,la Colombie füt annexée à la confédération. »

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