EXIT COLLÉGE DE:CHICOUTIMI DU SAGUENAY
Cette nouvelle institution est classique et la seule fondée dans ce vaste territaire. La bâtisse, encorc inachovée, est à quatre étages en pierre, et compte 108 pieds sur 52, Lersqu'elle sera terminée elle pourra avoir cinq étagés, en y cnmprenant les mansardes qui auront 1# picds de hauteur. Comme on le voit, on pourra facilement faire, à même ces mansardes, des dortoirs assez spacieux et commodes au milieu d'un atmosphère salubre et agréable aux hébergés. |
Cet édifice, dominant le pittoresque -eanten qui l'a vu s'élever majestueusement au beau eentre qu'il occupe, est l'œuvre spontanée de M. le Grand Vicaire Dominique Hucine, au mdyen de souscriptions volontaire$ faites sous ses auspices charitables et éclairés, et les On ET EUX colons, industrieitx. sobres et laborieux le regardent avec confiance, non-seulement comme un moyen facile d'instruction parmi eux, mais encore comme un instrument sûr de progrès, de prospérité et de bonheur.
Le Collége de Chicoutimi comptait l'an dernier, en 1873, alors qu'il était encore naissant, 7 élèves, et il est à présumer que, sis, au milieu d'une population croissante, intelligente et prospère, il sera de: plus en plus par elle apprécié et utilisé pour le bien de ses enfants. |
Cette année, près de 90 élèves ont fréquenté les classes. Espérons que, encouragé par le succès, le généreux fondateur pourra bientôt établir dans son collège, une bonne école modèle où les enfants de ce populeux quartier, seront tout en même temps formés dans là pratique des sciences usuelles appliquées aux arts et aux métiers, surtout à l’agriculture.
Le Rév. M. EF, X. Bellay est nommé Directeur du Collége de Chicoutimi.
La bénédiction solennelle de cette nouvelle institution d'éducation a eu lieu par Mgr. PArchevèque lors de sa visite pastorale, le # août 1875, au milieu d'une grande foule d'assistants.
“ Le sermon de circonstance a été préose par le rév. Thos. E. Hamel, supérieur du séminaire de Québec. Ii se tenait au supérieur de la première maison d'éducation du pays d'élever la voix pour faire valoir
devant la population du Saguenay, le bienfait de la fondation d'un séminaire.
| Plein de zèle pour l'éducation, de dévouement à la cause de la jeu- | nesse, l'avenir et l'espoir de ;a patrie et de la religion, le Rév. M.
‘1e Hamel a parlé de l'éducation comme un moyen dont l'Eglise se sert Hi our conduire l’homme à sa fin dernière et le faire contribuer, dans ji Il a mesure de ses forces, au bien et au bonheur de la société. Prenant L jf pour texte ces paroles de l’Ecriture ‘‘ Sinile parvulos venire ad me,'' il Mile fit voir toute la sollicitude avec laquelle l'Eglise cherche à promouvoir LE les intérêts de, ses, enfants, 11 démontra avec. quelle tendrekse, marl h chant sur les traces de son divin fondateur, elle veille au bien général qu de la société, et au bien particulier de cette partie si intéressante de || son troupeau, la jeunesse; et cela, non par un pur motif de tendresse HIDE , envers elle, mais pour posts raisons parmi lesquelles il signale 11 d’abord, la faiblesse de ’âge, l’inexpérience, la facilité avec laquelle [Li le mal peut la séduire et l’entrainer dans des abîmes. Il passa ensuite (il aux fruits que l'Eglise attend de cette éducation que donne à la nl jeunesse, fruits précieux pour la religion et la société, L'Eglise attache Ji un prix immense à la fondation des petits séminaires qui sont des qu sanctuaires où les jeunes gens, tout en se formant à la science, se É ill livront à la pratique des vertus si belles, si aimables, si consolantes LU à leur âge. C’est là qu’ils. apprennent à aimer la piété ; c'est là que HU réprimant les impituosités d'un caractère que les passions commencent | à troubler, ils goûtent les douceurs d'une obéissahce dictée par la {ne raison et acceptée par la volonté. C'est ainsi qu’ils deviennent des La | (! hommes précieux pour la société qu’ils régiront et édifieront un jour. el de at Le prédicateur termina en priant le Seigneur de répandre ses béné. Bas- : | A dictions choisies sur cette nouvelle maison qui va devenir; nous devons que ; ql le croire, une | y pe d'hommes aux principes solides, vraiment faire ll apostolique et plein de zèle du salut des âmes, de saints et illustres port. 1 poptifes qui, plus tard, seront appelés à porter la houlette du Pasteur age | | | dans cette partie de l'Eglise du Canada.” fans tt Le Rév. M. Joseph Tardif, décédé à St. Pierre, île d'Orléans, Ma 1 le 15 février 1875, a legué pour cette maison, sa bibliothèque, l'édu il comprenant 360 volumes, bien choisis et bien reliés, tribu fl LXIV AS | 4 À Cer COLLEGE DE STANSTEAD, CANTONS DE L'EST. unie Cette fondation, qui date de 1872, est la propriété d'une parm association protestante. Or, Cana défun dans | it Ama3b {| ES ds cf Labad TI Jolieti A?
4 distiné 1 . Par gl sans à Sul : d’autr Etien
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