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et fort appréciée par ceux qui en ont jait l'étude. Ilest aussi auteur LH arithmétique marchande très-cstimée et trèsrépandue dans les écoles et dans nos collèges. Mais Michel Bibaud a surtout contribué à répandre l'instruction par:la part qu'il a prise et les suceès qu'il a obtenus dans la presse, pendant la plus grande ‘partie dg sa vie active et laborieuse.
Louis Généreux Labadie, élève du collége de Québec, salué par le club littéraire de cette ville et par Ja société d'éducation de Montréal, du titre de ‘‘ Maitre d'école patriotique ”, ouvrit à Berthier vers 1780,.une école gratuite. Vingt pauvres et huit sauvages la fréquentaient en 1792,
M. Labadie était si distingué comme instituteur, que Messire de Lorimier, curé de St. Culbert, ayant visité son école, fit son possible pour l'avoir dans sa paroisse. M. Hugh Finlay, maitre des postes, loua pour lui une maison à Québec; Neilson lui envoya une croix d'argent et des journaux ; les Honorables W. Smith et George Powell lui offrirent leurs bons offices dans des lettres flatteuses ; Sir A. Clark lui décerna une superbe médaille d'argent, En 1793, Messire St, Onge, grand vicaire, et Messire Sabrevois de Bleury, curé de Trois-Rivières, lui offrirent un logement et 600 francs ; mais il ne quitta pas eucore Berthier, C'était l'année où Son Altesse Royale, le duc de Kent, passant par Berthier, se déclara patron de l'école tenue par M. Labadie et lui envoya un cadeau royal. Le gouverneur Prescott lui envoya une collection de brochures, et MM. Marchand et Chicoineau, successivement directeurs du collége de Montréal, lui envoyèrent des livres et des gravures. M, Labadie était alors à Verchères dont le curé, M. Claude Carpentier gyan' été plus heureux que les autres, avait pu le décider à veni s'établir dans sa paroisse, en lui offrant, comme encouragement l'usage de l'ancien presbytère et du terrain adjacent pour être cultivé à son profit, car il était pur goût un horticulteur distingué et très-henreux, surtout dans la eulture des melons. Ilse faisait un bonheur d’eu faire une large part aux écoliers pendant leurs vacances, et je me rappelle d'en avoir mangé d'excellents chez lui, en 1817, en compagnie de plusieurs condisciples.
Ce terrain, et celui sur lequel était érigé l'ancien presbytère maintenant démoli, sont aujourd’hui à l'usage des Frères qui tiennent la principale école de Verchères, et ils savent en tirer de bons profits.
M. Labadie, arrivé en cette paroisse en 1794, y enseignait encore en 1818. Messire Kimber, successeur de Messire Carpentier, ayant également apprécié le mérite de M. Labadie, continua de lui laisser, pendant nombre d'années, l'ancien établissement presbytérial. Ilmourut dansune concession de Verchères, le 19 de ls 1821.
Nous retrouvons le nom de ce patriotique instituteur dans les voyages de Gabriel Franchère, Ge célébre vovagenr écrit, à propos de lettres donnant des nouvelles du Canada : J'ai
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curé € consta l’exist gatior La ] cation l'anné Evusta Cett forma pour Collég M.
l'éduc son pr ace | anglai Pâäqui (D V (2) L' Marque à Québe Vimont, peuvent
mène pu reconnaitre l'écriture de M. L. G. Labadie, instituteur de cette paroisse.” (1)
Vrai philanthrope et chrétien, M. Labadie aimait à faire du bien à tont le monde, ét il aimait surtout les enfants ‘et lu jeunesse. Ses heureuses dispositions étant bien connues, eHes portaient les gens du peuple à s'adresser à lui pour écrire, en leurs noms, les lettres qu’ils envoyaient à des parents ou à des amis qui voyageaient dans le lointain, et souvent pour être le parrain de leurs enfants. C'est pourquoi, lers de son décès, il avait été le parrain de plus de 80 enfants dont bon nombre avaient été instruits par lui. Il°les affectionnait tous, et, avec ses bons avis, il leur passait souvent des petits cadeaux dâns l'occasion.
L'honorable Barthélémi dolietté, originaire d'une famille historique, en Canada, (2) est le seul défunt, parmi les laïques, qui a fondé un collége à lui seul ; c'esf le Collége Joliette sis à St. Charles de l'Industrie, district de Montréal. On: peut dire aussi qu'il a le plus contribué à fonder ce beau et florissant village, commencé par lui au milieu de la forêt, en 1825. La belle église qu'on y voit doit aussi son existence à sa générosité,
L'hon. Joliette à été, successivement, membre de l'Assem blée Législative et du Conseil Législatif pour le Bas-Canada, et, partout, il s'est montré aussi généreux que zélé pour la cause de l'éducation.—{Voir l’article sur le collége Joliette.)
M. Jacques Paquin, né à Deschambault en 1793, et décédé curé dé St. Eustache en 1847, à l’âge de 56 ans, était un ami constant et zélé de l'éducation. On lui doit principalement l'existence du couvent des Dames religieuses de la Congrigation établi en cette paroisse.
La picrre nécessaire, pour la bâtisse de cette maison d'éducation, fut amenée par corvée sur les lieux, en décembre de l'année 1828. Les principaux habitants du village de St. Eustache y prirent part, ayant à leur tête leur digne curé.
Cette pierre fut tirée des carrières de la côte St. Joseph, formant maintenant partie d'une nouvelle paroisse, ayant eu. pour premier curé, Messire F. Bourgeault, élève distingué du Collége de l’Assomption.
M. Pâquin aurait sans doute fait bien davantage pour l'éducation, n’eût-ce été la nécessité de rebâtir son église et son presbytère, à la suite de l'incendie et du sac de St. Eus. tache et de St. Benoit, par les volontaires et par les troupes anglaises, en 1838. Ces trois bâtisses font honneur à Messire Pâquin ainsi qu'aux habitants de la paroisse. Erigées, les
(1) Voir l’Aurore des Canadas par M. Michel Bibaud, Montréal.
{?) L'illustre Joliet, qui a découvert le Mississipi, en compagnie du KR. P. Marquet, qui lui avait été donné pour adjoint par le comte Frontenac, est né à Québec, y fut baptisé le 21 Septembre 1645, par le R. P. Barthélémi Vimont, et fit ses études dans leur collége à Québec. Les RR. PP. Jésuites peuvent donc, à bon droit, réclamer ce digne sujet.
deux dernières, à la suite de ce grand désastre, on a lieu de s'étonner à la vue de Jeur dimension et de leur élégance.
Cependant, Messire Pâquin ne bornait pas ses soins et ses veilles à l'érection de ces monuments de son zèle, de sa générosité et de son bon goût, Il se livrait simultänément à des travaux littéraires considérables ‘dans l'intérêt de l'instruction, mais qui, n'ont pas été imprimés, IL est l'autenr d'une Histoire ecclésiastique du Canada, restée à l'état de manuscrit, qui est malheureusement devenue la proie desdlammes, lors de l'incendie de l'Evèché de Montréal, en 1852, où re travail avait été déposé, après la mort de l’auteur, arrivée prématurément peu de temps avant cet autre désastre, qui bien qu'accidentel, n’a pas été moin$ grand que celui de St. Eustache. En effet, ‘outre l'Evêché et la Cathédrale de Montréal, l'iycendie de 1852 a réduit en cendres presque tout un faubourg de cette ville.
M. l'abbé Duchaine, une des lumières du Canada, était une de ces capacités rares que l’on ne rencontre qu’à de longues distances dans la carrière littéraire. IL était originaire de Ste. Anûe d'Yaämachiche, district de Trois-Rivières. Il naquit en mai 177%, et était fils de J. Bte. Duchaiïine et de Marie Pâquin.
L'abbé Duchaine, pendant une grande partie de sa vie, a enseigné, avec un succès incontestable, toutes les sciences usuelles et glassiques, ainsi que les mathématiques dans toutes leurs branches, et a beaucoup écrit sur les sujets s'y rattachant. Nous avons de lui la description d’un, paratonnerre qui est d’une exécution facile (1), et un plan d'éducation général qui a été plus apprécié qu'utilisé.: In'& rien publié de ses autres ouvrages, mais j'ai une copie manuscrite de son cours de logique.
L'idée que j'ai des travaux littéraires de l'abbé Duchaine, c'est qu'ils sont nombreux et diffus. ;
Il est sans doute à regretter qu'une main habile et patiente n’entreprenne pas de les examiner, et de les classer pour les utiliser.
Les élèves de l'abbé Duchaine, étaient tres-généralement des jeunes canadiens de tout âge et de toute condition, dont il savait développer l'intelligence et, cultiver l'aptitude d’une manière rapide et sûre. [Il en est plusieurs qui figurent avec avantage dans les professions savantes en ce pays et à l'étranger.
Il fut le premier ecclésiastique qui professa régulièrement au collége de Nicolet en aide à MM. Durocher et Roupe, pendant 3 ans environ, c'est-à dire, de 1804 à 1807.
Pendant un grand nombre d'années, l'abbé Duchaine a rédigé l’almanach canadien, en remplacement de feu Messire Bédard, canadien aussi, membre et procureur du séminaire de St. Sulpice de Montréal.
4} Voir les Mélanges Religieur du 16 juillet 181,
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M. l'abbé Et. Chartier, qui a été un des directeurs du collége de Ste, Anne, est auteur d’une grammaire raisonnée à l'usage des élèves de cet établissement. Au préalable, il avait étudié lé droit, été admis au barreau de Montréal, puis instituteur à l’Assomption avec un succès qui lui avait mérité la confiance universelle. Mgr. R. Gaulih, alors curé de cette paroisse, avait une haute estime pour Pabbé Chartier. Mais, doué d’un caractère”vif ct très ardent, ses belles qualités intellectuelles et ses grands talents n'ont pas servi autant ies sciences qu'ils auraient pu le faire sans cela, > ,
IT est décédé à l'Hôpital-générul de Québec en 1853 à l'âge de 55 ans. Ilétait né en 1793, à St. Pierre, Rivière du sud, et fut inhumé à St. Gilles dont il était le curé depuis plusieurs années consécutives, après la révolte des Canadas en 1830.
M. l'abbé Johu Holmes, élève et condisciple du collège de Montréal, a été un des professeurs du collége de Nicolet, puis professeur de philosophie au collége de Québec. Il était auteur d’une NRA historique et universelle très savante et très appréciée, Cette géographie qui a été traduite en anglais aux Etats Unis, est à sa quatrième édition en Canada, ot est adoptée dans presque toutes les maisons d'éducation supérieure.
‘M. J. Holmes était un converti, et a fait sa philosophie, ou plutôt recommencé sa philosophie au collége de Montréal, car, il avait déjà fait tout son cours classique à l'Université Dartmouth, à Hahovèr, état de New Hampshire EU. Il demandait à entrer dans l’état ecclésiastique, mais avant de le faire, il fut convenu que, pour avoir le temps do s’éprouver dans la discipline et l’observance des préceptes de l'Eglise catholique, il passerait deux ans au collége de Montréal. C'est là et pen dant ce temps que j'eus l'avantage de lavoir pour collégue permanent à l'extérieur durant les marches que faisait la communauté, les jours de congé, ou lorsqu'elle allait à l'église Notre-Dame pour y'suivre les exercices religieux qui y avait lieu. D'un caractere positif êt grave, nous nous convenions l’un à l'autre sous plusieurs rapports; nous étions l’un et l'autre enclins à poursuivre des études sérieuses. M. l'abbé Holmes a p' s'y livrer avec un courage et une persévérance inimitables ; mais on.sait que le glorieux succès qu'il a obtenu
a été suivi d’une cruelle maladie qui l'a enlevé prématurément aux sciences et à notre attfection. Il à préconisé généreusement ma chimie, dont il a recommandé l'usage dans nos colléges.
M. J. Holmes, né en 1799, à Windsor, état de Vermont, E.U,, est décédé en juin 1852 à l'âge peu avancé de 53 ans.
Agrégé au Séminaire de Québec peu de temps après avoir été ordonné prètre, il en fut un des membres les plus utiles et les plus propres à soutenir la haute réputation qu’à acquise cette maison dans l'enseignement.
L'abbé Holmes était naturaliste, et il donna beaucoup de
soin à l’enseignement de l'histoire naturelle, et y obtint sans contredit de grands succès au collége de Québec. Il a su mettre ce département de l'instruction sur un pied qui ne laisse rien à envier, sous Re d'epEnes aux institutions littéraires et scientifiques de la vieille Europe.
. l'abbé John Holmes est celui que le comité de régie d'écoles normales envoya en Europe en 1836, pour se procurer des instituteurs et un appareil de physique et de chimie pour l'usage des écoles normales. Voir l'article xxur.
M. F. X. Mercier, curé de St. Vincent de Paul, «a doté cette paroisse de propriétés considérables pour y établir les Dames religieuses du Sacré-Cœur dont la maisen-mère, en ce pays, était alors en la paroisse de St. Jacques de l'Achigan qu'elles ont laissée depuis pour venir s'établir à St. Vincent de Paul. Mais se trouvant là encore trop éloignées de la ville de Montréal, elles viennent de laisser cette dernière paroisse, pour s'établir définitivement au Sault-au-Récollet, afin de se rapprocher davantage de cette ville.
M. Mercier était une de ces âmes libérales et généreuses qui ne voient partout que du bien à faire, sa mémoire sera toujours vénérée en la paroisse de St. Vincent de Paul où son bel établissement est maintenant utilisée pour l'éducation et pour d'autres œuvres de bienfaisance, par les Sœurs de Ja Providence. (!) °
M. J. Duquet, en dernier lieu euré de Ste, Thérèse, sa paroisse natale, à été, à la cure et ancollége, le successeur de ‘eu Messire Charles Ducharme, fondateur de cet établissement classique, nd: Lite parmi 15 autres de même espèce que nous avons pour l'éducation de la population catholique dans le Bas-Canada.
M. Duquet était surtout amateur de l'éducation agricole qu'il s’efforçait de répandre d’une manière pratique et profitable, autant que possible, dans sa paroisse. L'intelligence et le succès avec lesquels il a su cultiver les belles terres que Messire Ducharme a laissées attachées an collége de Ste. Thérèse, sont à la fois une preuve de son zèle et de son goût pour l’agriculture qui a perdu en lui un ami dévoué, un agronôme éclairé et un collaborateur exemplaire.
M. Jérôme Demers, V. G., qui fut supérieur du Séminaire de Québec et au collége professeur de philosophie, a contribué à élever la dignité et l'utilité de cette chaire, par un ouvrage écrit en latin sur la logique et sur la morale, très-estimé par les connaisseurs.
M. Demers prit part, en 1842, à une intéressante discussion qui eut lieu entre lui et le savant Messire McGuire, V. G:., ancien directeur du collége de St. Hyacinthe et chapelain des Dames Ursulines de Québec, au sujet d'un ouvrage publié par celui-ci, en français, touchant les locutions vicieuses introduites dans la langue française en Ganada.
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M. Mercier est décédé prématurément, le 11 juillet, à l'âge de 4 ans.
du pe la loi « menée Mais prouve des hc l'égard clergé tionnei M. A religier
(ti) M.
l'avaient 2) M.
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M. Demers prétendit, avec raison, que M. McGuire avait exagéré, et avait donné comme vicieuses, dans son livre, des locutions qui ne l’étaient pas, et qu'ainsi il en avaitaugmenté le nombre pour servir un purisme outré.
Cette intéressante discussion se trouve toute au long dans la Gazette française de Québec du mois de Juin, 1842. M. Démers me dit alors qu'il avait consulté avec avantage mon petit traité sur les règles de prononciation de la langue française écrit en anglais, à l'usage de ceux dont la langue maternelle est la langue anglaise dans laquelle j'ei donné l'explication de ces règles. .
La néologie est utile et souvent nécessaire, pour tre mieux compris, à mesure que nous faisons de nouvelles découvertes et de nouveaux gro ès dans les arts et les sciences, et dans tous les genres d'industrie, et j'& lien de croire que le vénérable M. Demers était de cette opinion, reçue de nos jours. C'est ainsi que le vocabulaire des langues modernes parlées par des peuples civilisés et progressifs, se grossit tous les jours. Or, M. Demers était un homme de progrès autant que de lumières. Les améliorations qu’il a faites au cabinet de physique du collége de Québec en sont une preuve. (1) ‘
M. Archambault,.V. G., et curé de Vaudreuil, est un des membres du clergé qui a combattu le plus couragement contre D ere offerte à la loi d'éducation actuellèment en force, et l’on peut dire aussi qu’il l’a fait avec le plus de succès dans sa paroisse où, malheureusement, il a cu quelques déboires à ce sujet, mais dont il a sn triompher hônorablement. (2)
Deux autres prêtres, également vénérables, Messire Lacasse, curé de St. Henri de Lauzon, et Messire J. Harper, curé de St. Grégoire le Grand, ont éprouvé, pour la mème cause, quelques mauvais traitements dans leurs paroisses respectives. Es en ont également triomphé. Cependant, la loi d'éducation a, dès le début, fonctionné avantageusement dans leurs paroisses,
Les autres membres du clergé qui ont combattu les préjugés du peuple et les charlatans politiques, pour faire fonctionner là loi d'éducation, n’ont éprouvé que leur résistance et leurs menées en opposition ct rien de plus. :
Mais, si ces mauvais traitements, ainsi que cette résistance, prouvent que de nos habitants ont pu se laisser égarer, par des hommes pervers et perfides, au point d'en agir ainsi à l'égard de leurs curés respectifs, ils prouvent aussi que le clergé catholique n'était pas moins actif et zélé à faire fonctionner la loi d'éducation.
M. Archambault est fondateur d'u communauté de Dames religieuses dites ‘ filles de Ste, Anne,” instituée pour l’ensei-
(t) M. 9. Demers est décédé le 17 mai 185%, très-regretté de tous ceux qui l'avaient connu.
2) M. P.L. Archambault, né à St. Joseph de la Rivière des Prairies, est décédé le 20 février 1858.
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nement, inais suriout pour former des instilutrices pour onsoi nement des filles. La maison-mère, qui à pris naissance à Vaudreuil, a été.transférée à St. Jacques de l'Achigan, à la place des Dames du Sacré-Cœur.
| M. Michel Dufresne, élève du callége de Montréal et frère || IE du vénérable M. N. Dufresne, membre du Séminaire, de. St. 1 Sulpice de cette ville, était curé de St. Gervais, lors de son ul déces arrivé prématurément, Il était un amateur enthousiaste THE de l'éducation populaire, mais surtout de l'éducation agricole NE qu'il s'efforçait de répandre d’une manière pratique etrai- | sonnée. Il donnait lui-même des instructions populaires à UE ses paroissiens assemblés spécialement pour cette fin. . (HI Les habitants de St, Nicolas et de St. Gervais, les deux pl | dernières cures de ce digne prêtre, se rappellent encore sans 111 doute, et avec reconnaissan@g, le zele et le dévouement avec |H . lequel il se consacrait à leur instruction. 11 Jeur enseignait ‘hr comment ils pouvaient tirer de.leurs terres les produits nêcessaires à leur subsistance quotidienne, et comment et pour quelle raison ils devaient se faire un devoir de s’en contenter, { et, ajoutant l'exemple au précepte, il s’abstenait lui mêmo de l | l'usage des choses importées. Il s'astreignait à cette abstention NUE jusqu'au point de porter une soutane d'étoffe du pays, et tissée il dans sa propre paroisse.
| M. Ditbane aurait voulu établir la pratique de la chimie appliquée à l'agriculture en Canada, et il est un de ceux qui se sont donné le plus de trouble pour répandre et faire utiliser mon traité sur cette science d’une, application universelle. C'était pour répondre à ce désir, je devrais dire à une demande souvent réitérée à cet effet, que j'entrepris, eu 1835, de rédiger un autre petit traité de chimie, par demandes et par réponses pour les écoles et pour le peuple. J'envoyais mon travail, à mesure que je le faisais pour la publication, au journal intitulé Le Glaneur,” imprimé en Nine de DEnDHTCE BL Charles de la rivière Chambly. Mais les troubles de 1837, comimencés, là au moins, dès 1836, ayant mis fin à la publi;
| cation de ce journal, la mit aussi à mon travail que les (ll circonstances ne m'ont pas permis de reprendre depuis.
Il M. Michel Dufresne s'est noyé, le 27 avril 1843, en allant 1H porter à un malade les secours de la religion. 11 fut très Qu regretté. : : néTre | Un autre prètre, du nom de A. E. Dufresne, est fondateur Or. du collége et d'une autre maison d'éducation supérieure en la li LA; ) al ville de Sherbrooke, diocèse de Sherbrooke. Can # QE Mgr. Prince, premier évèque de St. Hyacinthe, a donné tout lus I l'encouragement possible 4 ces nouvelles fondations déjà L 6 HU florissante. pas ji | £ upoqt
| missi mie consi l 1 ; (t)M.
Al l'âge de
COLLÈGE Sf. BONAVENTURE.
Le Rév. M, Jean L. Alain, curé de St Bonaventure, dans la Baie.-desChaleurs, district de Gaspé, (1) après y avoir fait achever une grande et belle église, se proposait de faire, dans cètte même paroisse. l'établissement d'un collége classique
our l'instruction de la jeunesse de ce populeux district ; mais a Providence ne permit pas à ce généreux et entreprenant compatriote d'opérer cet autre bienfait. La mort l'enleva à ses chers paroissiens le 19 juin 1863, à la suite d'une grave maladie qu'il avait contractée pendant les prémières années de son apostolat, Sa mort fut une grande perte pour la Baiedes-Chaleurs dans la mémoire des habitants de laquelle son nom ne s'effacera jamais.
Il était né à Carleton, comté de Bonaventure, district de Gaspé.
Ceux qui sont prospères, et heureux, à 150 à 200 lieues de la Gaspésie, peuvent regarder comme téméraire el Yasardé l'établissement d'une maison d'éducation supérieure que projetait M. Alain dans ce vaste et lointain district; mais pour ceux qui l'ont parcourue, avec loisir, et surtout pour ceux qui y résident habituellement, et qni en connaissent mieux les besoin: sous le rapport littéraire, moral et religieux, le noble projet de M. Alain sera considéré comme uue entreptise prudente, patriotique et nationale, Espérons que ce projet.-ne sera pas éternellement enseveli à côté des cendres de ce vertueux et regretté missionnajre. à
Lorsque je visitai, en 1842, la Gaspésie pour y établir des écoles primaires, je vis dès lors que le besoin de maisons d'éducation ayant un caractère religieux se faisait grande. ment sentir, comme aussi le besoin d’une augmentation de secours religieux, et, à mon retour de ce voyage qui laisse dans mon esprit tant de souvenirs agréables de la civilité et de l'hospitalité des principaux citoyens de cette terre que Jacques-Cartier foula le premier, (en 1534) je me fis un devoir de communiquer à Mgr. l'Archevèque de Québec les impressions que j'y avais reçues et les souffrances que j'y avais remarquées parmi les habitants de la classe inférieure.
Or, l'accroissement de la population et des affaires qui à eu lieu depuis plus de.30 ans, dans cette belle partie du Bas: Canada si longtemps et si cruellement négligée, a rendu bien plus intense et sensible le besoin d'institutions d'éducation supérieure et d'établissements religieux qu'il n'était à cette époque reculée. On y à au moins augmenté le nombre des missionnaires et celui des écoles primaiges ; on en à amélioré considérablement la qualité, dans les eomtés de Gaspé et de
(1)M. J. L, Alain, curé de St, Bonaventure, y est décédé en juin 1863, à l’âge de 50 ans.e
Bonaventure et dans l'ile d'Anticosti que comprend Je district de Gaspé, et, aujourd'hui, l'instruction y est généralement répandue. M.John Meaghhbr, qui vient de mourir, a établi un couvent de Sœurs Grises à Carleton.
D'ailleurs, l'Eglise, toujours attentive aux hesoins de ses enfants, ayant pris connaissance de ceux des habitants du district de Gaspé, vient de l'ériger en diocèse séparé, en y comprenant Pre paroisses du bas du district et dioe' 3e de Québec. La belle paroisse de St. Germain de Rimouski est celle qui a l'honneur de donner son nom au nouveau diocèse et d'en devenir le siége. Messire Jean Langevin, que’ des talents administratifs reconnus, joints à de hautes qualités, recommandaient particulièrement, ayant été présenté au Souverain Pontife, a été nommé l’évêque de ce diocèse.
Ce progrès, si utile à celui de lagriçulture, à la prospérité du commerce, à l'amélioration des mœurs, et au maintien de l'ordre et de la paix, est dû, en grande partie, à la coopération active et éclairée de M. le Juge Winter qui a rempli, pendant, nombre d'années dans le comté de Gaspé, les fonctions d’inspecteur des écoles, à la grande satisfaction de tons les intér'essés. N dé
M. Thos. Benj. Pelletier, prûtre, pour n'être pas au nombre des fondateurs de nos établissements d'éducation, n’a pas moins contribué à répandre l'instruction dans le Bas-Canada, par la part active qu’il a prise dans l’enseignement et par ses nombreux écrits sur l'éducation, sur l'agriculture, sur nombre de sujets encore qui se rattachent à la religion, à la morale publique et quelquefois même au Droit et la politique.
M. l'abbé Pelletier, né à Kamouraska, le 8 juin 1807, fit au collége de St. Roch de Québec les premières années de son cours classique qu'il alla en 1824, terminer au collége de Nicolet où il fit sa rhétorique et sa philosophie.
Après ses études, M. l'abbé Pelletier retourna à Kamouraska sa place natale, où il étudia le notariat, sous Phon. J. Bte. Faché, et fut admis à la pratique de cette profession. Mais il laissa en 1833 le droit pour se consacrer au service des autels et à l’enseignement qu'il affectionnait particulièrement, Il fut ordonné prêtre le #8 octobre, 1837.
En prenant l’habit ecclésiastique, M. Pelletier alla au collége de Nicolet où il fit les classes de rhétorique et de littérature pendant quatre ans, avec un succès signalé. Il fut ensuite préfêt des études au collége de Ste. Aime pendant dix ans. 1] y introduisit le plan d'étude qui y est suivi, et contribua d’ailleurs beaucoup à l’embellissement de cette florissante institution et à lui donner l'aspect romantique et riant qui la distingue avantageusement de la plupart des autres en ce ce pays. Comme à Nécolet. il établit au vcollége de St. Anne une école de dessin et d'écriture soignée qu'on v a continuée jusqu’à ce jour.
Pour se reposer un peu de ses travaux et de ses fatigues,
Li]
Mon!
Cette nat ville | Ou carac qui e répor Géol.
lative dienn Mont
, ville, où il mourut ie 5 mars 1856.
M. l'abbé Pelletier laissa Ste, Anne en 1848; mais, dès le mois de mars 1849, il alla à Terrebonne prendre la direction du collége Masson où il introduisit le plan d’études qu’il avait si heureusement inauguré au collége de St .Anne. M: Pelletier est demeuré chargé de la direction du collége de Terrebonne pendant près de huit ans, après quoi il fut forcé d'abandonner
our rétablir sa santé délabrée. Il alla, pour cette fin, à la
ointe-J évis cù, après avoir laissé le collége de Ste. Anne, il était arrivé huit ans auparavant, à une heureuse convalescence chez son ami, M. Déziel, curé de la paroisse où nous voyons aujourd'hui les beaux établissements d'éducation qu'y a faits ce digne prêtre.
C’est de la Pointe-Lévis que M. l'abbé Pelletier se chargea de la rédaction de la ‘‘ Gazette des campagnes ” publiôe à Ste. Anne dans l'intérêt de l'éducation agricole. IL était un des fondateurs de cet utile journal et il continna d’en être le Rédacteur-en-chef jusqu'à près de quelques semaines seulement ävant sa mort. Son premier éditorial, intitulé ‘“ a semaine,” était sous tous les rapports admirable, , surtout lorsqu'on le comparait au but principal qu'il avait en, vue d'atteindre, l'instruction et la moralité de la classe agricole. Ses écrits, comme toute sa conduite extérieure, indiquaient des qualités éminentes d'esprit et de cœur. Cest bien de cet infatigable éducateur qu'on a pu direen toute vérifé : le mérite se cache, car, il était aussi humble et modeste qu'érudit et habile. Ses vertus, ses travaux littéraires perpétueront honorablement sa mémoire.
M. l'abbé Pelletier mourut àla Pointe-Lévis, le 25 avril 1865. à l’âge de près de 58 ans. Il fut très-regretté dé tous ceux qui l’avaient connu mais surtout des amis de l’éducation.
M. Jos. Marie Bélanger, né à Québec, ordonné prêtre en mars 1813, après ses études théologiques au séminaire de Québec, fut vicaire à St. Laurent, île de Montréal. Il remplaca M. Painchaud à Carleton, district de Gaspé, et devint successivement curé.de St. Paschal, de St. François du Lac, de St. Paul de Lavaltrie, et du Grand St. Esprit. Devenu infirme, il se vit obligé de se retirer de cette dernière cure pour prendre la rédaction du journal les ‘ Mélanges Religieux ” publié à Montréal, sous les auspices immédiats de Mgr. Bourget. Cette occupation étant éncore au-dessus de ses forces, il dut bientôt l’abandonner pour aller à l’hospice St. Joseph de cette
Outre les,qualités littéraires et Les vertus spéciales qui le caractérisaient, M. Bélanger avait des dispositions heureuses qui en faisaient un poëte et un physicien profond. C’est en réponse à quelques-unes de ses questions relativement à la Géologie, que j'écrivis quelques observations, un peu spéculatives, qui furent publiées, d'abord dans la ‘Revue Canadienne,” puis, plus tard, dans le ‘ Répertoire National” de Montréal. Ces observations ayant attiré l'attention favorable
RS Er
de quelques savants américains, M. Bélanger, qui avait eu le mérite de les avoir provoquées, én eut certainement la plus grande gloire.
M. Bélanger était un amipersonnel ; il était aussi un ami zélé de l'éducation populaire. Il combattit én faveur de la loi d'éducation de 1836, et résista à ceux qui en attaquaient aveuglement lés principes et en QRRORAIORE le fonctionnement. IL était un des soutiens du Collêge de L'Assomption auquel il achemina nombre de jeunes gens bien disposés, dont un, déjà un peu ancien, M. F. Cassidy, M. P.,a figuré honorablement au Barreau de Montréal, au milieu de plusietirs autres élèves distingués de cette florissante institution. MM. Jettéet Laurier, M. P., sont de ce nombre.
Mais il ne faut pas confondre ce digne prêtre avec son homonyme par consonnance, M. l'abbé Joseph Marie Bélanger qui étudia, pendant quelque temps, chez M. l'abbé Raiïimbault d’heureuse mémoire, M. Bélanger, élève de M. Raimbault, est décédé curé de St. Joseph de fs eauce, en décembre 1813, après avoir été vicaire chez M. Laurent Aubry. à Soulange des Cèdrés, et chez M. Roy à L'Assomption. (Voir la biographie de M. l'abbé Raïmbault par M. l'abbé Bois, curé de Maskinongé.)
Il est, parmi les défunts, un autre ami de l'éducation qui mérite, à juste titre, une mention spéciale et l'hommage de ma reconnaissance particulière ; c’est Ludger Duvernay, ecr. propriétaire du journal la Minerve dont les colonnes, sous ses auspices, ont rendu de grands services à l'éducation, lors de la fondation du département de l'instruction publique, et contribué beaucoup à eu faire triompher les mesures pour la permanence et pour le bon fonctionnement de la loi des écoles primaires. M. Duvérnay et son journal était en faveur des principes de cette loi; et notfmment de la contribution coercitive, sans laquelle on ne pouvait compter sur le succès.
M. Duvernay, lors des troubles de 37-38, représentait le comté de St. Roch dans le dernier parlement du Bas-Canada, et, principai fondateur de la société nationale canadienne dite de la St. Jean-Baptiste, il én était le président, lors de son
décès, arrivé le 28 Novembre 1852, (1). Les membres de cette société, toute de bienfaisance, fondée en 1834, et organisée régulièrement en 1843, lui ônt fait ériger nn monument qui est un des plus beaux ornements du cimetière catholique de Montréal.
Le fait de l'existence et de la bienfaisance de la société St.* Jean-Baptiste est une preuve implicite du caractère religieux et national qu'elle à su contribuer à ‘imprimer au Canadafrançais. L'aménité, l'intelligence, et la foi du peuple de ce pays, le portent sans cesse à faire les efforts et es sacrifices que demandent de lui les circonstances pour son avancement intellectuel et matériel, et les citoyens marquants que nous
(1) Voir l’article.
ayant &
veuons de signaler ayant sans cesse considéré l'instruction comme puissant moyen de succès dans tout ce qu'il nous incombe dans les entreprises difficiles, ont toujours travaillé à y répandre le bienfait de l'éducation.
ÂL Ls. Proulx, V. G., élève du collége de Njcolet, ayant pris une part active à l’enseignement dans pas moins de trois colléges, mérite aussi une mention spéciale dans cette liste.
M. Proulx a inauguré les commencements du collége Ste. Anne et contribué à l'établissement de plusieurs autres maisons d'éducation. La paroisse de Ste. Marie de la Beauce lui doit l'établissement des Frères des écoles chrétiennes et l'agrandissement du couvent, en cette paroisse, des sœurs de la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.
M. Proulx, né à la Baie du Febvre, le 10 avril 1804, fit son cours d'études au collége de Nicolet, et y fut nommé professeur aussitôt après. Il fut pareillement nommé professeur de Rhétorique au collége de St. Hyacinthe, où il fut ordonné le 28 septembre 1828. IT devint l’un des directeurs du collége de St. Hyacinthe, en remplacement de M. McGuire. C'est pendant sa direction du collége de St. Hyacinthe qu'on attribua faussement à M. Proulx la paternité d’un écrit remaruable, signé Optimiste, fait au soutien de la proposition ‘établir un collége classique à L'Assomption.
M. L. Proulx est décédé curé-de Ste. Marie de la Beauce, le 6 de juillet 1871, à l'âge de 67 ans et 3 mois. Il avait exercé le saint ministère pendant plusieurs années comme Curé, à Québec, où il laissa de nombreux amis. Son départ pour Ste. Marie de la Beauce fut cause d’un regret universel parmi ceux qui avaient été le plus à même d'apprécier ses talents et ses vertus.
Combien d’autres encore ont contribué à répandre l’instruc tion dans le Bas-Canada, soit comme fondateurs d'écoles primaires, soit comme donateurs, soit comme contribuables sous d’autres formes. De ce nombre, pris parmi les prêtres défunts seulement, nous voyons MM. Jean, curé de la paroisse de Lotbinière (1) MM. Bertrand, de la Rivière-du-Loup, Fournier, de la Baie-du-Febvre, Orfroy, de St.-Valier, Verreau et Brodeur, de St.-Roch-des-Aulnets, Deschenaux, V. G., de Lorette, Dumoulin de Yamachiche, Mgr. Plessis à St.-Roch de Québec, MM. Parent. curé de Repentigny, Brault et Paré,
(1) M. le curé Jean avait légué £1,000 pour établir, après sa mort, un couvent de religieuses de Notre-Dame de la Congrégation dans sa paroisse ; mais, malheureusement, cette somme ayant été enveloppée dans les affaires de sa succession, n’a jamais été employée à sa destination. En 1845et 1846, l'Hon. Joly et moi avions fait des efforts pour recouvrer cette somme pour l'objet de l'éducation, mais on vain.
Un autre legs fait pour le même objet a eu le même sort.—M. Simon Sanguinet, membre distingué du barreau de Montréal, avait légué £800 pour aider à l'établissemont d'une Université en Canada, mais cette somme ayant été enveloppé dans une succession, n'a pu être utilisée pour cette fin.