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municipales et pour l'objet de l'éducation, et que ceux-ci soient responsables de leur administration, directement aux DAT PA surtout sous le rapport moral et monétaire,
L'opposition a nonobstant continué sous'la loi d'éducation de 1846, loi libérale et bienfaisante si jamais il en fut une, tant il est vrai que lorsque les masses ont éié mises en mouvement, il est bien difficile de les arrûter. À
La loi de 1846 met la nomination de tous les officiers locaux à la disposition des contribuables, et pourvoit aux moyens d'instruction primaire d’une manière aussi certaine et libérale pour les enfants de parents pauvres que pour les enfants de parents fortunés ; aussi, les gens de bien et ceux qui n'avaient pas d'intérêt personnel à servir, en prenant part à cette dernière opposition, ayant compris ces belles dispositions de la loi de 1846, non-seulement ne comptaient pas parmi les agitateurs, mais s'oç osaient bien généralement à leurs menées contre cette 1° contre mon administration.
J'ai fait ve ‘7 mon rapport du onze mars 1848, les avantages, les £a: 1. «at priviléges offerts par loi de 1846, aux enfants des r. Au. nauvres et insolvables.
Au reste, on avait déjà vu tant d'abus se pratiquer sous la loi municipale 4: 341, dent les officiers, comme on vient de le voir, étaient te ax e: méôntu Lmps ceux de la loi d'éducation, qu'on craignait toujours, de vei! ces abus se perpétuer à l'infini. Les officiers locaux de ces deux lois étaient payés, et l'étaient au moyen d’une taxe directe prélevée spécialement sur les habitans. Des préfets de district |‘ warden”) s'étaient fait allouer de cette manière, chacun une somme considérable et dont l’une avait été portée à £300, comme salaire annuel! Cette conduite abusive fut habilement exploitée et représentée par les agitateurs, comme étant une preuve évidente de la vérité de leur assertion. Les agitateurs représentaient partout avec assurance que les officiers de la loi d'éducation de 1846 seraient payés de la même manière, et pendant longtemps les habitants ont été tenus sous l'influence de cette fausse assertion.
Dans tous les cas, ces frais de bureau étaient si peu considérables de mon temps, surtout pendant les premières années de mon administration, que le fait, eñt-il exrsté, n'aurait pas valu la peine d'une mention.
Les agitateurs représentaient encore aux habitants qu’il n’y avait que le commencement qui coûtait, et que s'ils souffraient l'introduction de la taxe pour une chose, on ne manqueraif pas d'en étendre l'imposition et le prélèvement pour toute autre chose, et ce, à un montant indéfini, soit d'une manière directe ou indirecte ; que dejà ils étaient mis à contribution pour payer le Surintendant et tous ses frais de visite et de bureau, en retranchant pour cette fin, le montant nécessaire de la part de l'allocation afférente au Bas-Canada pour écoles, et que les habitants se trouvaient ainsi taxés proportionnellement plus, pour les subventionner convenablement.
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Pendant longtemps les habitants ne furent que trop généralement sous cette fausse impression, malgré tout ce que purent: dire les amis de l'éducation à ce contraire, et si, pour les dissuader de cette erreur, je mêlais ma voix à celles des amis de la bonne cause, les agitatéurs étaient là pour répondre que c'était la crainte de perdre ma place qui me faisait les visiter et leur parler ainsi, et souvent mes visites, mes explications et mes exhortations n'avaient aucun résultat favorable à la loi, même à celle de 1846.
Les dispositions spécuiatives et alarmantes communes aux deux loisde 1841, savoir: la loi des municipalités et la loi des écoles, qui étaient d’ailleurs toutes deux coërcitives et arbitraires, les rendaient si odieuses et impopulaires, qu'il fut imposible de les faire fonctionner soit ensemble, soit séparément. Force fut donc à la législature de les abroger toutes deux, après bien des efforts et des sacrifices pour les faire agréer.
Cependant, si la'loi d'éducation de 1841, bien que coërcitive et obligatoire, avait été offerte indépendante des municipalités rurales, comme là loi de 1846, et de manière à donner aux contribuables le pouvoir de nommer leurs propres officiers, elle aurait été agréée de suite et aurait fonctionné de même, sans difficulté sérieuse, sans obstacle insurmontable, et ce, quelqu’eussent pu être les efforts des charlatans politiques pour empêcher ce bon résultat. Ou bien, si l'on m'avait accordé une loi d'éducation telle que je demandais dans mon rapport du 31 Décembre 1842, bien qu'également coërcitive et obligatoire, les difficultés auraient été en petit nombre, n'auraient probablement pas été sérieuses, ‘et n'auraient eu lieu tout au plus que pendant le temps nécessaire pour faire connaître et apprécier cette loi. Jamais l'opposition, qui avait commencé ses menées sous la loi de 1841, n'aurait pu prendre. plus tard, le funeste ascendant qu'elle a exercé si impunément sur le peuple; jamais elle n'anrait pu l’égarer autant qu'elle a fait, au point de le jeter presque dans la révolte, en vue de la loi des municipalités rurales dont il ne connaissait véritablement ni les dispositions ni la portée.
L'opposition représentait l'institution des municipalités comme une machine à taxer dont on ne pouvait prévoir ni la nature de l'opération, ni l'étendue, ni l’énormité de l'impôt que le pouvoir fixerait par ce moyen sur les propriétés imposables, et qu'à l'exemple de l'Irlande, le Canada pourrait être bientôt taxé pour toutes espèces de choses, même pour celles
qui répugneraient à notre conscience comme catholiques. Ce raisonnement acquèrait une grande force et avait un effet que rien ne pouvait détruire, lorsque les agitateurs parlaient aux Irlandais, et lorsqu'ils représentaient aux Canadiens les efforts qu’on avait déjà faits, surtout pendant les premières années qui suivirent la cession du Canada, pour nous ang!lifier et nous protestantiser.
Si, dès 1843, on nr'avait accordé une loi d'éducation conime j'en demandais une, entièrement indépendante de la loi des municipalités, et si on l'avait maintenue avec énergie et constance, sauf à l’amender plus tard, suivant aue l'expérience et l'observation en auraient indiqué le besoin, comme on a fait de la loi de "1846, qui est encore la loi actuelle, l'éducation primaire aurait été plus populaire, et aurait fait, pendant les trois ou quatre premières années, des progrès universels qui n'ont eu lieu que généralement pendant les huit ou dix premières années de mon administration. [on peut dire que, à l’aide des inspecteurs, les dernières années ontété couronnées d’un plein succès. Je n’en cherche pas d'autre preuve ailleurs que dans l'aveu impartial qu'en a fait mon successeur dans son intéressant rapport du 25 Février 1856, page lère et nde (1).
J'ai eu à combattre cette agitation, et àen subir, personnellement et relativement, les conséquences pénibles qu'on aurait pu prévenir, qu'on n’a pu empêcher entièrement, et qe ont été cause d'un grand retardement dans le progrès de l’éduca- ‘ion dont la souffrance à eu des suites encore plus fâcheuses et plus regrettables que la mienne, parce qu'elles se rapportaient aux enfants de tout un peuple, et que les suites de ma souffrance, très-sensibles, sans doute, je pourrais dire cruelles, v'ont atteint que mes enfants. Ils n'en souffrent pas moins, cependant, puisque, n'étant livré entièrement pendant plus de 13 ans à la pratique des moyens propres opérer le progrès de l'éducation dans le pays, je n'ai pu m'occuper de ceux qui pouvaient faire l'avancement de ma famille dans le monde.
Cependant, je connaissais mon sujet, et je connaissais les dispositions et les besoins du pays à l'égard de la loi d'éduca:
(1) Dans le Panthéon canadien, page 180, on trouve une allusion au succès du fonctionnement de la loi l'éducation sous mon administration, et, en parlant de moi, l’auteur dit : ‘Il fit deux fois le tour du Bas-Canada pour s'assurer de ce qui existait, augmenter et créer ce qui manquait ; et, durant plus de treize années qu'il occupa ce poste élevé, il a contribué des fonds du département à la fondation de quarante-cinq établissements d'éducation supérieure, demandé l’enseignement normal, et presque lout ce qui se fait actuellement de l’aveu impartial de son successeur,”
‘“ Dire tout ce qu'il a fallu à mon prédécesseur d'efforts intelligents et continuels, de persévérance opiniätre, de patience pour bien dire surhumaine, pour seulement parvenir à mettre en opération une loi malheureusement impopulaire dans le principe, ce serait entreprendre un récit presque aussi pénible à subir que les épreuves-mèmes qu'il retracerait.
‘“ Il est seulement étonnant que le succès qui a couronné ses efforts n'ait pas aveuglé celui qui, mieux que tout autre, était à même d'en apprécier la valeur, au point de l’empècher de découvrir tout ce que,son œuvre renfermait encore d’imperfections inévitables et de lacunes difliciles à remplir ; il n'est cependant presque pas de réforme importante réclamée aujourd'hui par l'opinion publique, qui n'ait été indiquée, et même demardé avec instance par le surintendant däns ses rapports,” dit l'Honora:e Chauveau.
{Voir son rapport du 25 iévrier 1856, page lère et ?2nde.)
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tion, et je parlais des unes et des autres, et j'aurais pu agir avec cêtté connaissance de cause que personne ne pouvait, mème alors, se flatter d'avoir au môme degré que moi.
Sous une loi temporaire et d'essai, passé en 1829, plusieurs fois amendée, et expirée au premier de Mai 1836, j'avais toujours visité les écoles du comté de l'Assomption, soit en qualité de visiteur ou de membre du parlement, et j'avais toujours été un des syndics de celles qui avaient été établies en la paroisse de l’Assomption. (1)
IL n'y avait sous cette loi ni surintendant, ni direction générale, ni pratique uniforme de l'instruction publique. Le fonctionnement de la loi était confié partiellement aux mains des parents qui élisaient, pour le diriger, des syndies où commissairos d'écoles qui n'avaient guère autre pouvoir.que celui d'engager des instituteurs, de visiter et de pourvoir de toutes choses nécessaires les écoles tenues sous les auspices de la loi, et d'en signer les rapports semi-annuels, afin de permettre aux instituteurs de retirer directement eux-mêmes, sur le trésor publie, leurs parts respectives de l'allocation législative. Or, cette part était déterminée par la loi, et se montait, dans tous les cas, à la somme de £20 par an pour chaque instituteur dont l'école avait été tenue pendant 90 jours, et fréquentée, chaque jour, par au moins 20 enfants. Le rapport, signé par le représentant du comté, faisait foi de l’accomplissement de ces conditions, certifié au préalable par les syndies de chaîue arrondissement d'école. Sans cette double approbation, l'octroi de cette somme ne pouvait avoir lieu, mais muni de cette approbation, l'instituteur pouvait, soit par Lui même ou par son agent, retirer directement du receveur-général, sa part de l'allocation législative faite pour écoles.
D'un autre côté, le représentant ou député du comté avait en sus le pouvoir de donner aux instituteurs des certificats d'aptitude, de déterminer le"nombre d'arrondissements d'école dans chaque paroisse ou township, de fixer le site de la maison d'école, et de réclamer la somme de £50 pour chaque arron-
(1) d’avais, pendant plus de dix ans, réuni et exercé tous les pouvoirs accordés par la confiance publique à ces trois espèces d’ofliciers de la loi de 1829, Je m'étais en.outre volontairement chargé de donner régulièrement chaque semaine dans les écoles du village de l'Assomption, des explications et des exercices de grammaire, d’arithmétique, de géographie, etc. qui en facilitaient aux enfants l'intelligence et la mise en pratique avec succès dans le besoin. à
J'avais donc une bonne occasion de connaitre et d'apprécier les choses relatives à l'éducation primaire et d'acquérir, dès avant d'occuper la charge de surintendant de l'instruction publique créée plus tard, cette connaissance pratique et cette expérience qui, seules, valent mieux que toutes les belles théories du monde.
J'espère qu'on me pardonnera bien ces pelits détails explicatifs dont la’ connaissance paraitra, sans doute, au lecteur comme à moi, nécessaire pour établir les ‘faits dans leur vrai jour, et pour mettre les hommes et les choses, raspectivement dans leur véritable position.
dissement pour aider les habitants à v construire une maison d'école dont la valeur devait être au moins lesdouble de cette somme, à dire d'arbitres. }
IL est évident que, d’après ces dispositions de la loi, le représentant du comté avait un grand patronage, qu'ilpouvait l’exploiter à loisir, et l'on sait que, dans tous les cas, les syndics d'école avaient généralement bien soin de n'engager comme instituteurs où comme entrepreneurs de la bâtisse de maisons d'école, que des personnes contre lesquelles le repré: sentant ne pût faire valoir aucune raison ni prétexte pour se refuser d'apposer sa signatnre au bas des rapports d'écoles ou au bas de demandes d'aides pour bâtisse de maisons d'école, et empêcher ainsi les instituteurs ou les entrepreneurs de bâtisses d'obtenir leur part respective de l'allocation législative appropriée pour l'objet de l'éducation élémentaire, car. le représentant exercait, de cette manière, un contrôle absolu sur les écoles et sur l'octroi de cette allocation, et il était responsable au parlement de l'emploi qu'en faisaient les autres officiers de la loi. D'où résultait pour iuila nécessité de suivre attentivement le fonctionnement général.de la loi.
Il résultait encore de ces dispositions de la loi que les pères de famille, les syndics d'école et les visiteurs d'école étaient généralement disposés, intéressés qu'ils étaient, ‘à être partisans politiques dans l’occasion, à faire servir la loi et leur mifistère, à maintenir le représentant du comté dans sa position, celle d’être virtuellement le surintendant d'éducation pour le éomté qu'il représentait en parlement. |
L'on sait, d'ailleurs, que certains représentants étaient bien disposés à tirer parti de cette position et dr: patronage qu'elle leur donnait. Ils avaient ainsi, non-seulement le patronage, mais encore le contrôle de l'instruction publique, et la preuve s'en déquit du fait qu'ils étaient responsables à la législature des octrois qui étaient faits pour l'objet de l'éducation dans leurs comtés respectifs.
L'on sait aussi que de tout lemps, un certain nombre de membres du parlement ont été fort désireux de faire rétablir ce patronage et de s’en saisir, à l'exclusion du gouvernement dont ils ont souvent contrarié les vues, entravé la marche et arrêté les plans. Ils ont gèné, même empêché de passer des mesures relatives à l'éducaiion, lorsqu'elles étaient contraires à celles qu'ils proposaient eux-mêmes, afin d'atteindre leur but ot servir mieux leurs intérêts personnels.
Or, ce patronage si envié, et dont on s’est montré de part et d'autre si jaloux, était l’objet de la convoitise de nombre de représentants. Il a été la pierre d'achoppement contre laquelle toutes les mesures que j'ai proposées sont venues se heurter ensemble ou tout-à-tour, contre laquelle la plupart se sont brisées, et dont seulement quelques fragments réunis ont pu être mis à contribution pour faire le projet qui est devenu D d'éducation en 1846. Encore, at-il été mutilé et dénaturé en
par got l'ay Ple; sou den Lor le re suc« reco jam cau
plusieurs endroits, soit par la dauble traduction qu'on lui a fait subir dans les bureaux de l'assemblée législative, soit par des erreurs de bureau arrivées autrement, soit enfin par les amendements qu'on à faits à plusieurs. de ses clauses, car ce projet a souffert considérablement de toutes ces causes. ependant, la 50e clause de ce projet relativement aux branches d'instruction prescrites par la loi dans les écoles relativement aux bureaux d'examinateurs et à la qualification des instituteurs, a fait exception et traversé tous les procédés parlementaires sans subir aucune altération. Quelques autres clauses en ont subi peu, mais toujours assez pour en affecter le sens primitif et le rendre souvent obscur et susceptible de différentes interprétations.
Il n'y a pas à se dissimuler que nombre des changements qu'on à fait subir au projet de loi d'éducation de 1846, et: bien d'autres encore qu'on a voulu lui faire subir, ont eu lieu en vue du patronage dont de part et d'autre on voulait s'assurer, afin de pouvoir l’exploiter au besoin. La politique est, de sa nature, un être nécessiteux autant qu'envahisseur et usuwrpiteur des droits d'autrui.
En 1789, sous l'administration de lord Dorchester, gouveineur-général du Canada, le gouvernement fit un effort pour s'emparer du nn mi de de l'instruction primaire et universi taire ; mais Mgr. Hubert, Evêque de Québec, fit échouer ce geo qui avait pour but évident l'anglification des Canadiens lrançais.
En 1801, la législature du Bas-Canada, plus libérale que clairvoyante, passa la jioi des écoles royales en vertu de laquelle le gouvernement avait à sa disposition tout le patronage de la loi et des écoles établies sous ses auspices ; inais l'exercice de ce patronage eut pour principal effet de susciter la crainte et la défiance des habitants, surtout des catholiques, et de les porter à tenir leurs enfants éloignés de ces écoles qui, d’ailleurs, étaient généralement protestantes et régies par l'Eglise Anglicane. On essayait d'effectuer ce qu'on avait eu en vue par le plan de 1789.
En 1820, un projet de la loi d'éducation favorable aux catholiques ayant été introduit dans la Législature fut adopté par les deux Chambres du Bas-Canada, et réservé par le gouverneur de la Province à le sanction royale, mais ne l'ayant pas reçue, malgré les pressantes sollicitations de Mgr. Plessis, évêqué de Québec, il fut à sa demande, de nouveau soumis à la considération. des Chambres en 1821, et amendé de manière à le rendre acceptable au souverain de l'Angleterre, Lord Dalhousie, en le réservant encore à la sanction royale, le recommanda à la bienveillance royale, mais sans plus de succès. Malgré les vives réclamations de Mgr. Plessis et les recommandations du gouverneur-général, ce projet ne devint
jamais loi. Lord Bathurst, secrétaire colonial, en donna pour cause, dans une lettre adressée à Mgr. Plessis, des raisons qui
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n’en étaient pas. (1) Les véritables raisons .étaient toutes politiques au point de vue de l’anglicanisme et du fanatisme religieux. Les catholiques furent ainsi laissés à la merci de l'institution royale pour l'instruction de leurs enfants jusqu'en 1824.
En cette année, la Législature du Bas-Canada, sans révoquer la loi des écoles de l'institution royale, passa la loi des écoles de fabriques qui, pour les catholiques, étaient destinées à remplacer dans les paroisses établies dans les seigneuries, les écoles de cette institution, Mais cette loi ne pourvoyant
as, à un degré suffisant, à la subvention des instituteurs, ni
à la construction de maisons d'école, et les fabriques n'étant pas généralement en moyen de suppléer à ce qui manquait pour ces fins, les écoles de fabrique ne furent ni nombreuses ni généralement bien prospères. Le gouvernement avait encore, nonobstant, à sa disposition: le pouvoir d'exercer un grand patronage sur l'instruction et sur l'éducation des enfants du peuple. }
En 1829, les membres du parlement, voyant que l'exercice de ce patronage, par le gouvernement, portait ombrage au gros de la population, passèrent la loi d'éducation de 1829, amendée en 1832, en vertu de laquelle ils s'étaient donné ce patronage ; mais le ministère responsable le reprit en 1841, en vertu de la loi des mumi:palités passée après l'union des provinces du Canada. (2)
Les membres du parlement avaient obtenu du ministère, en 1850, la promesse du rétablissement de la loi de 1829- 1832 ; mais le ministère, ayant pris en considération l'opinion que je lui donnai et celle exprimée généralement en opposition à ce rétablissement, retira sa promesse,
Cependant, en cette même année, et pendant la même session de 1850, le ministère, croyant qu'il fallait, bon gré mal gré, une nouvelle loi d'éducation, proposa, pour obtempérer à la demande pressante qu'un certain parti des membres
du parlement lui en faisait, un projet de loi d'éducation en.
vertu duquel, à l'instar @e la loi des écoles royales, tout le patronage était réservé au gouvernement, (3) ce que voyant, les représentants, qui avaient voulu se le faire donner, signi- ? ul fièrent leur intention de s’opposer à ce projet. C’est pourquoi, le ministère crut devoir le rêtirer de la discussion. En effet, l'opinion publique s'était encore plus fortement opposée à ce projet qu’à celui de rétablir la loi de 1832. Celle de 1846 resta üonc en force, et elle l’est encore aujourd’hui.
(1) Voir le Foyer Canadien.
(2) Voir ce qui a déjà été dit à ce sujet dans les pages précédentes.
(3) Voir la 2e et 3e clause du projet par l'Honorabte Lafontaine. Ce projet ne contenait que huit clauses, et devenu loi, il eut été un pouvoir de plus entre les mains de l'Exécutif, mais non un moyen de faire plus de bien à la cause de l'instruction publique, puisque, dans la pratique des moyens, elle doit être indépendante de toutes considérations politiques.
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j'a av les gr de sai cel qu ne lat pri em val ( pri not { w dar inc su ce ina vol éco du ( moi pay.
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C'est encore pour satisfaire aux exigences de partisans politiques que, pour comble d'embarras, on détourna, en 1854, une partie considérable du fonds des écoles primaires, pour l'employer à une autre ffn, etce, sans m'en prévenir-ni même amender la loi d'éducation à cet effet,
Le détournement de cette partie du fonds des écoles, et que j'avais réclamée en vertu de la loi, en faveur de ceux qui en avaient rempli de bonne foi les conditions pour l'obtenir, pour
les derniers six mois écoulés, me mit dans un embarras aussi grand qu'inoui, car les instituteurs, dans un extrême besoin de leur part respective de l'allocation, pressaient les commissaires d'école de la leur payer, et les poursuivaient même, et ceux.ci me pressaient à leur tour afin de l'obtenir, pendant que, de mon côté, j'avais à lutter'contre un fait accompli qui ne pouvait entièrement disparaître qu'au moyen d'une légis. lation nouvelle. à l'effet de remplacer le fonds des écoles primaires. Je proposai, en attendant, que le gouvernement empruntât sur l'allocation qui deviendrait due l'année sui. vante, et la chose se fit.
C'est'ainsi que l’on démolissait le système actuel des écoles primaires, en l'attaquant par sa base, pour faire place à un nouveau système et à un autre Surintendant, car l'embarras qu'on faisait par le fait à mon administration occasionnait, dans la distribution de l'allocation, un délai dont la cause inconnue ou incomprise et mal interprétée, pouvait devenir un sujet de plainte générale de la loi de l'éducation. Voir, à ce sujet, le budjet de 185% et 1855. On y parle de la balance inappropriée du fonds des écoles pour le Bas-Canada. Mais il n'y avait pas de telle balance, puisque les conditions voulues par la loi d'éducation pour obtenir lallocation pour écoles ayant été remplies, la partie de ce fonds qui demeurait au crédit du bureau de l'instruction publique était due, et par moi réclamée, suivant la loi. Preuve, c’est qu'elle n'a été payée dans la suite et qu'elle à été par moi distribuée aux parties y ayant droit, avant que j'eusse laissé le département de l'éducation.
Suivant les dispositions de la 27e clause de la loi d'édu. cation, l'acte 9 Vict., ch. 27, les commissaires d'école de chaque municipalité scolaire, pour avoir droit à leur part respective de l'allocation des écoles, doivent remplir au préalable, toutes les conditions statuées dans cette clause, et le Surintendant s'étant assuré de l’accomplissement de ces conditions, en fait rapport au gouverneur en conseil. En ce faisant, je transmettais en même temps une liste des municipalités scolaires dont les commissaires d'école avaient rempliles conditions de la loi, et je demandais le montant de l'allocation auquel je déclarais ie commissaires d'école avoir droit pour le semestre écoulé, suivant la 47e clause de la même loi.
Or, d’après cette dernière clause, le Surintendant ne pouvait demander l'allocation pour écoles qu'au fur et à mesure qu'il
recevait des commissaires d'école des rapports satisfaisants. De mème, il n’obtenait pour eux l'allocation qu'au fur et à mesure qu'il pouvait en faire légalement la demande, et il la leur distribuait de la même manière, au moyen des traites tirables sur l’une des banques où le gouvernement l'autorisait à tirer le montant par lui demandé pour écoles tenues suivant la loi. De sorte que, contrairement à ce qui se pratiquait dans le Haut-Canada pour le dernier semestre de l’année scolaire, le Surintendant d'éducation pour le Bas-Canada ne réclamait, et ne recevait jamais un denier pour écoles avant que la période d'instruction pendant laquelle les conditions de la loi devaient être accomplies ne fût entièrement écoulée.
D'un autre côté, la 47e clause de la loi d'éducation limitant! le droit de réclamer l'allocation pour écoles à une seule fois par six mois, et les.commissaires étant rarement prêts à transmettre leurs rapports d'écoles bientôt après la fin du semestre, il s'en suivait que, généralement, je ne pouvais faire la demande de l'allocation que tard après l'expiration du semestre, afin de donner aux commissaires d'école le temps de trans. mettre leurs rapports et de pouvoir inclure dans ma demande de l'allocation, sinon toutes les municipalités scolaires y ayant droit, au moins le plus grand nombre possible. à
Les commissaires d'école ayant généralement beaucoup de difficultés à compléter la somme de contribution voulue par la loi, laquelle doit au moins égaler leur part respective de l'allocation pour écoles, il en résultait qu'ils étaient très souvent retardataires dans la transmission de leurs rapports. Le délai d'un seul contribuable apporté au paiement de sa part de cette somme exigible retardait sa complétion, et suffisait pour empècher les commissaires d'école de transmettre leurs rapports au bureau de l'instruction publique, et pourtant, sans leurs rapports satisfaisants à tous égards, le Surintendant n'a pas le droit de demander pour eux leur part de l'allocation pour écoles.
La difficulté de former sur les lieux et de compléter la somme voulue par la loi, était grande pendant les premières années, et pendant les mauvaises années, mais surtout et en tout temps dans les municipalités où la loi rencontrait quelqu'opposition.
En 1855, on a prétendu que cette condilion sine qué non de l'octroi, et plusieurs,autres encore n'avaient pas été générale. ment remplies; mais le pays ayant été, par la demande que je lui en fis, mis à même de répondre à cette accusation gratuite, s'en est amplement et honorablement justifié. Tout ceci fait clairement voir ce pourquoi l'obtention et la distribution de l'allocation pour écoles ont souvent eu iieu ‘vec un certain délai, et que, dans le dernier cas, une erreur regrettable en était, d'autre part, la cause.
Cependant, en vue de diminuer, autant que possible ce délai regrettable, mes traites, dout chacune pour la part de
l'allocation afférente à chaque municipalité scolaire, étaient généralement toutes faites tite au bureau de l'éducation. On n’y laissait en blanc que la date, mais qu’on y écrivait le jour mème où j'étais informé qu'il avait plu à Son Ecellence e gouverneur général en conseil de m'accorder l’autorisation d'en tirer le montant-sur l’une de nos banques. Ce montant était tiré et distribué au moyen de traites particulières trans. mises immédiatement au secrétaire -trésorier de chaque municipalité scolaire, et, faites d’une manière négociable. Elles étaient souvent négociées, aussitôt après leur réception, avec les capitalistes de l’endroit pour de l'argent courant. Ainsi, après avoir reçu cette autorisation, il n’y avait aucun délai dans la distribution de l'allocation législative pour écolcs. ;
De son côté, le gouvernement; toujours bien disposé envers l'éducation, ne fit jamais avant 1855, aucune difficulté à ma demande de l’allocation pour écoles, et né contribua jamais au délai éprouvé, quelquefois dans ses bureaux, autrement que par défaut de quorum dans le. conseil ou par défaut de fonds disponibles pour cet objet, comme la chose est arrivée en 1849 et en 1855.
En 1849, les troubles qui eurent malheureusement lieu à Montréal, ayant mis le gouvernemeut en désarroi, ma demande de lallocation pour les écoles qui avaient été tenues pendant le dernier semestre de 1848, éprouva plusieurs mois de délai, ce qui occasionna au-dehors des plaintes que les intéressés ne se gènaient pas de proférer touthaut. Le gouvernement en étant par moi informé, et ne voulant pas laisser peser le blâme sur moi, mais montrer de la bonne volonté à rendre justice à toutes les parties initiées, je reçus, le 14 avril, une lettre de M. le secrétaire provincial, m'informant que le 5 juin alors suivant, je recevrais le montant de lallocation que j'avais demandé pour les écoles tenues en 1848. Le même jour, avant exhibé cette lettre à MM les caissiers de deux des banques de notre ville, savoir : ce. dite de Montréal, et celle dite de la Cité, ils m'avancèrent, sans délai ni condition onéreuse aucune, tout ce montant, près de £15,000. Le même jour encore, des traites particulières furent par moi expédiées aux secrétaires trésoriers des municipalités scolaires au montant de cette même somme devenue, par la libéralité de ces banques, tirable sans délai sur leur propre fonds dans l'intérêt de l'instruction publiqne. J'aime à raconter ce beau trait de libéralité, de la part de deux de nos florissantes banques, parce qu'il est honorable sous tous les rapports. Il va sans dire que je fis en sorte qu’elle n'eurent pas à regretter de m'avoir mis en état de venir ainsi au secours des pauvres instituteurs un mois et demi plus tôt que je n'aurais pu le faire sans cet acte louable de générosité et de bienfaisance.
En 1855, je demandai une somme à peu de chose près, semblable, en faveur des écoles qui avaient été tenues pen-