‹ Mémorial de Sainte-HélèneChapitre 24 sur 51 · II · texte numérisé non relu

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h’emmts savanles; mais, dés le deuxième acte. il a |>assé le livre au grand maréchul, el a sommeillé sur le canapé durant tout le reste de la lecture

l'arolt1» île IEiii|^mii >ur «un «■xfiédili«»n ru Oririit.

Samedi JO, dlflumb» jl. ^

Aujourd'hui le temps u continue a être trcs-immvais; nous en sou T- | Irions tous. De plus, nous sommes littéralement infestés de rats, de puces, de punaises. Moire sommeil en est troublé; de sorte que les peines de lu nuit sont en parfaite harmonie avec celles du jour.

L.e temps s’était remis tout-ù-fait au beau le 31 . Nous sommes sortis en calèche. 1/Empereur, dans le cours de lu conversation, est arrivé à dire, parlant de l’Égvpte et de la Syrie, que s’il eût enlevé Saint-Jeand’Acre, ce qu’il eut dû faire, il opérait une révolution dans l'Orient. 1 « Les plus petites circonstances conduisent les plus grands événements,

« disait-il. Iji faiblesse d’un capitaine de frégate qui prend pliasse au » large au lieu de forcer son passage dans le |airt, quelques contrariétés j « de détails duns quelques chaloupes ou bâtiments légers, ont empêché « que la face du monde ne fût changée. Saint-Jean-d'Acre enlevé, l'ar- - mée française volait à Damas et à Alep; elle eût été en un clin d’œil " sur l'Euphrate. Les chrétiens de la Syrie, les Druses, les chrétiens de » l'Arménie se fussent joints il elle; les imputations allaient être » ébranlées. • En de nous ayant dit qn’on eût été bientôt renforcé de cent mille hommes ; « Dites de six cent mille, a repris i'Empereur; qui » peut calculer ce que c'eût été? J'aurais atteint Constantinople el les « Indes; j’eusse changé la face du monde ! »

lM-frcrii>tioii «le l'apparL-iiMni «I*; l'Einjiereur. - llm lo-r «lu groiul Frédéric. — Montre de lUvoli.

Détail* iiiinutieiu de *a loilelli*. — Son ctnluine. — Druil* ridicule* , absurdité* sur *a i^rsonni* - - Complot «le CeorRO. — De Céraclii. — Attentat du f.inalFiuc de SclHrnhnum.

Lundi l*r, mardi * avril.

Tout cequi louche l’Empereur et le concerne semble devoir être précieux; des milliers de personnes le penseront ainsi. C’est dans ce sentiment, avec celte opinion, que je vais décrire minutieusement ici son appartement, l’ameublement quis’y trouve, lesdétnils de sa toilette, etc.

Et puis, avec le temps, peut-être un jour son tils se plaira-t-il il repro- J «luire les détails, la cou texture de sa prison ! Peut-être aimera-t-il à s’entourer d’objets éloigm’-s, d’omhri’s fugitives, qui lui recomposeront une | espèce de réalité !

I.’appartement de l’Empereur est formé de deux pièces .4 et H, ainsi qu’on peut le voir sur le plan de Longwood inséré dans l’ouvrage, cha- j euw* de quinze pieds de long sur douze de large, etd'environ sept de haut.

I.n cheminée r, supportant line fort petite glace, présente plusieurs tableaux. A droite est celui du roi de Rome sur un mouton, par Aimé Thibault; à gauche, en pendant, est un autre portrait du roi de Rome, assis sur un carreau, essayant une pantoufle, par le même auteur: (dus bas, sur la cheminée', est un petit buste, en marbre, du même enfant. Deux chandeliers, deux flacons, et deux tasses de vermeil, tirés du nécessaire de IT.m|H'reur, achèvent l'ornement et la symétrie de la cheminée.

lin assez mauvais tapis en couvre le plancher; des pièces de nankin, tendues en guise de papier, les tapissent toutes deux.

Dans la chambre à coucher A se voit le petit lit de campagne a, où couche l'Kmpcreur; le eann|>é b, sur lequel il repose la plus grande partie du jour. Il est encombré de livres qui semblent lui en disputer l'usage. A côté est un |K-lit guéridon r, sur lequel il déjeune et dine dans son intérieur, et qui, le soy\ porte un chandelier à trois branches, recouvert d'un grand chapiteau.

Kntre les deux fenêtres, à ('opposite de lu porte, est une commode d, contenant son linge, et sur laquelle est son grand nécessaire.

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