‹ Mémorial de SaintHélèneChapitre 45 sur 89 · I .'Empereur se trouve mieux · texte numérisé non relu

I .'Empereur se trouve mieux

Il fait appeler les enfants du grand maréchal. Il joue avec eux, et les excite lui-môme au tapage. Le petit Arthur se prend de mauvaise humeur, et grommelle entre ses dents. « yue dis-lu, coquin ? Voyons !

«Quoi! Qu'as-tu? » Kl l' Empereur le faisait sauter, rire malgré lui. "Repolit d rôle-là, me dit-il en le quittant, est aussi entier que «je l'étais à son âge; mois les emportements auxquels je m'ubandon- « nais souvent étaient mieux motivés. J'avais einq à six ans. On m'a-

■ voit mis dans une pension de petites demoiselles, dont la mnilresse • était de In eonnaissnnee de ma famille. J'étais gentil, j'étais seul, « chacune me caressait. Mais j'avais toujours mes bas sur mes souliers,

et, dans nos promenades, je ne lâchais pas la main d'une charmante « enfant qui fut l'occasion de bien des rixes. Mes espiègles de cnma- « rades, jaloux de ma Giacominetta, assemblèrent les deux circonstances « dont je parle, et les mirent en chanson. Je ne paraissais pas dans In

rue qu'ils ne m'escortassent en fredonnant : Napoleone di mezza cal- « zetta fa l'amore a Giacominetta. Je ne pouvais supporter d'être le « jouet de cette cohue. Bâtons, cailloux, je saisissais tout ce qui se pré-

■ sentait sous ma main, et m'élançais en aveugle au milieu de lu mêlée. « Heureusement qu'il se trouvait toujours quelqu'un pour mettre le -• holà et me tirer «l'affaire; mais le nombre ne m'arrêtait pas : je ne •> comptais jamais. - Les enfants se retirèrent; la conversation devint sérieuse et tomba peu à peu sur les événements qui suivirent le retour d'Kgyple. Il entra dans une foule de détails, de particularités au sujet de la bataille de Marcngo, et fil une relation de celte journée.

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uimi f. de réserve réunie à I>ijon nie donnait « 1rs moyens de passer rapidement en t » Allemagne on en Italie, selon que le

" cas l'exigerait, l a saison m'a un peu « favorisé. Les moines du Saint-Ber- " naît! m'ont assuré que la neige a « disparu celte année vingt jours plus « tôt que de coutume. Ils ont très-bien « reçu notre armée, un peu fatiguée par le passage des Alpes. Je les avais fait prévenir de notre arrivée en

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